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2008 Études économiques de l'OCDE : Turquie 2008

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Cette édition 2008 de l'étude périodique de l'OCDE de l'économie de la Turquie examine les nouveaux défis auxquels fait face l'économie turque, y compris le passage à des politiques fiscales et monétaires, ainsi qu'une inflation favorables à la croissance, et l'amélioration de la compétitivité en encourageant la croissance du secteur formel. Cette publication inclut des liens StatLinks liant les tableaux et graphiques à des versions Excel® via internet.

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L'économie turque

nouveaux enjeux

Ces deux dernières décennies, la Turquie a mis en oeuvre avec succès une stratégie de croissance axée sur sa compétitivité. Cette stratégie a permis le développement d’un secteur privé extrêmement dynamique, qui a commencé à tirer parti plus efficacement des capitaux, des technologies et des marchés à l’échelle mondiale. Mais cette nouvelle trajectoire de croissance n’a pas pu éviter des chocs macroéconomiques profonds et récurrents. Après une succession de cycles d’accélération et de ralentissement, dont le plus critique s’est produit en 2001, un vaste ensemble de réformes budgétaires, monétaires et institutionnelles a été mis en place. La croissance économique s’est ensuite régulièrement accélérée, avec un rythme moyen de près de 7 % par an au cours de la période 2002-07, confirmé par les dernières révisions du PIB. De très nombreux emplois ont été créés dans l’industrie et dans les services, tandis que l’inflation enregistrait une baisse spectaculaire. Le solde budgétaire s’est remarquablement amélioré et le taux d’endettement a régulièrement diminué. Dans le même temps, stimulée par le niveau élevé de l’IDE et des emprunts étrangers du secteur privé lié à des conditions favorables sur les marchés financiers mondiaux, sans compter des entrées de capitaux attirés par le niveau élevé des taux d’intérêt locaux, la monnaie turque a eu tendance à s’apprécier très fortement en termes réels, sauf durant les périodes de turbulences sur les marchés financiers internationaux ou de tensions politiques internes. L’appréciation tendancielle de la monnaie a contribué à la désinflation, mais elle a aussi avivé la concurrence des pays à plus faible coût dans les activités industrielles. Les industries les plus évoluées ont bien résisté à ces pressions, mais les segments traditionnels s’appuyant sur une main-d’oeuvre peu qualifiée et des ressources locales ont généralement perdu des parts de marché et connu une forte pénétration des importations. En conséquence, le recul des exportations nettes et l’accroissement du déficit extérieur ont affaibli la performance macroéconomique et, malgré l’amélioration globale des fondamentaux macroéconomiques, l’économie est plus vulnérable en cas de modification de la situation extérieure. La Turquie a les ressources nécessaires pour en revenir à une trajectoire de croissance plus équilibrée et plus forte. Mais il faut pour cela consolider de façon irréversible le cadre de politique macroéconomique et offrir à l’ensemble du secteur des entreprises – c’est-à-dire aussi bien à ses segments modernes qu’à ses segments moins productifs – un environnement microéconomique bien plus propice à la croissance et à l’emploi.

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