1887

Talents à l'étranger : Une revue des émigrés marocains

image of Talents à l'étranger : Une revue des émigrés marocains

Près de 3 millions de personnes qui sont nées au Maroc vivaient dans un pays de l’OCDE en 2010/11. Pour évaluer le potentiel que ce groupe représente pour l’économie marocaine, cette revue établit la répartition des émigrés marocains sur les pays de l’OCDE, ainsi que leur âge, leur sexe et leur niveau d’éducation. Les résultats sur le marché du travail des émigrés marocains sont analysés, de même que sont documentées les caractéristiques des émigrés marocains qui retournent vivre au Maroc. La plus grande diaspora marocaine réside en France, suivie par l’Espagne et l’Italie, où leur nombre a fortement augmenté avant que les flux migratoires ne soient affectés par la crise économique. Les émigrés marocains ont un faible niveau d’éducation, et connaissent une intégration sur le marché du travail moins favorable que les natifs dans les pays de destination, et une grande partie travaille dans des professions peu qualifiées. Ceux qui sont retournés vivre au Maroc sont souvent retraités, mais sont aussi particulièrement susceptibles de devenir entrepreneurs.

French Also available in: English

Situation des émigrés marocains sur le marché du travail

Ce chapitre examine la situation sur le marché du travail des émigrés marocains en âge de travailler au travers d’indicateurs clés et la compare à celle d’autres groupes d’émigrés. Les émigrés marocains ont un taux d’emploi relativement bas et un taux de chômage élevé dans les principaux pays d’accueil de l’OCDE, à l’exception du Canada et des États-Unis. Un regard plus précis est porté sur l’évolution dans le temps, notamment sur les changements d’intégration sur le marché du travail relatifs à la crise économique (notamment en Espagne, où la dégradation du marché du travail pendant la crise économique est marquée). Des distinctions selon le sexe et le niveau d’éducation mettent en évidence l’hétérogénéité des situations. Les émigrés marocains au niveau d’éducation faible rencontrent particulièrement plus de difficultés sur le marché du travail. Les secteurs d’activité et professions dans lesquels les émigrés marocains travaillent sont plutôt de nature peu qualifiés, à l’exception de quelques professions spécifiques. Enfin, le taux élevé de déclassement parmi les émigrés témoigne d’une qualité de l’emploi inférieure.

French Also available in: English

This is a required field
Please enter a valid email address
Approval was a Success
Invalid data
An Error Occurred
Approval was partially successful, following selected items could not be processed due to error