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2005 Études économiques de l'OCDE : Grèce 2005

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L'édition 2005 de l'Étude économique consacrée périodiquement par l'OCDE à la Grèce porte sur deux enjeux clés de la politique économique : la nécessité d'un assainissement budgétaire durable et le comblement de l'écart de revenu avec l'Union européenne (UE). Après un examen des principales tendances économiques, l'étude traite de manière plus approfondie du défi budgétaire, puis de la nécessité de renforcer la productivité et le taux d'activité. Le thème spécial de cette édition porte sur l'impact économique des migrations en Grèce.

 

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Évaluation et recommandations

Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce se serait accru, d’après les estimations, de plus de 4 % en 2003 et en 2004, dépassant ainsi largement non seulement la moyenne de l’Union européenne (UE), mais aussi celle de l’OCDE pour la quatrième année consécutive. La baisse prononcée des taux d’intérêt nominaux et réels qui avait précédé l’entrée dans la zone euro en janvier 2001 a été amplifiée par la réforme des marchés financiers, et la forte expansion de l’investissement qui a suivi a entraîné une augmentation marquée de la productivité. La consommation privée a été soutenue par une expansion vigoureuse du crédit, peu développé au départ. Cependant, la croissance de l’emploi n’a été que modérée et le chômage structurel demeure élevé. La vigueur de l’activité au cours de la période récente est surtout imputable à la demande intérieure, en particulier au dynamisme du secteur de la construction et de celui des services, stimulés notamment par les préparatifs des Jeux olympiques et financés par le déficit. L’audit budgétaire réalisé en 2004 a révélé que le déficit a été sous-estimé de 2 points de PIB environ depuis 1997 et le taux d’endettement de 6 à 8 points. Le déficit révisé pour 2004 s’inscrit à 6 % du PIB. Comme la reprise de l’économie mondiale semble devoir se poursuivre au cours des prochaines années, la croissance va probablement rester supérieure à la moyenne de l’UE, en dépit d’importantes mesures d’assainissement budgétaire. Cependant, puisque l’économie grecque continue de dépasser son potentiel, l’écart d’inflation vis-à-vis de la zone euro ne se résorbera sans doute pas suffisamment pour éviter une nouvelle érosion de la compétitivité, qui pourrait à un moment ou à un autre entraîner un net fléchissement de la croissance. 

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