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2005 Études économiques de l'OCDE : Grèce 2005

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L'édition 2005 de l'Étude économique consacrée périodiquement par l'OCDE à la Grèce porte sur deux enjeux clés de la politique économique : la nécessité d'un assainissement budgétaire durable et le comblement de l'écart de revenu avec l'Union européenne (UE). Après un examen des principales tendances économiques, l'étude traite de manière plus approfondie du défi budgétaire, puis de la nécessité de renforcer la productivité et le taux d'activité. Le thème spécial de cette édition porte sur l'impact économique des migrations en Grèce.

 

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Principaux défis à court et moyen terme

Du point de vue de la croissance du PIB réel, l’économie grecque a enregistré de bon résultats ces dernières années et a mieux surmonté le ralentissement international de l’activité que la plupart des pays de l’OCDE. Cependant, cela s’est fait au prix d’un déficit budgétaire qui s’est énormément creusé et d’un taux élevé d’endettement public. Une des principales difficultés pour les responsables de la politique économique sera donc de contenir les déficits publics afin de respecter les obligations européennes et de se préparer à faire face aux pressions sur les dépenses qui apparaîtront après 2015 en raison du vieillissement de la population et d’un système public de retraite qui n’est pas viable sur le plan actuariel et qui, jusqu’à présent, n’a guère subi de réformes. Le coût croissant du système public de santé ajoutera encore aux pressions sur le budget de l’État. Les autorités auront aussi beaucoup à faire pour atteindre leur objectif de réduction de l’écart de niveau de vie entre la Grèce et l’Union européenne, qui s’est creusé de la fin des années 70 au milieu des années 90 pour se resserrer depuis lors. Pour combler l’important écart de revenu par habitant qui subsiste, il faudra : i) mobiliser les énormes réserves existantes de main-d’oeuvre par des réformes complètes du marché du travail, notamment en ce qui concerne les systèmes d’éducation et de formation ; ii) maintenir les gains de productivité à un niveau élevé pendant une longue période, essentiellement en supprimant l’intervention encore généralisée des pouvoirs publics dans le processus économique et en instaurant une culture de la concurrence sur les marchés de produits ; et iii) préserver la stabilité macroéconomique tout en améliorant la compétitivité internationale par la suppression de l’écart d’inflation qui persiste avec la zone euro.

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