Perspectives économiques en Afrique

Centre de Développement de l’OCDE

Frequency :
Annuel
ISSN :
1999-1037 (en ligne)
ISSN :
1815-9508 (imprimé)
DOI :
10.1787/19991037
Prochaine édition: 19 mai 2014
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Cet ouvrage de référence riche en informations contient les données économiques les plus récentes sur la plupart des économies d’Afrique. Il fait fond sur les connaissances spécialisées de la Banque africaine de développement et de l’OCDE et propose une vue d’ensemble du contexte international, des performances macroéconomiques et des enjeux de gouvernance et de stratégie. Chaque édition est en général consacrée à un thème spécifique, comme l’eau et l’assainissement. La deuxième partie rassemble des rapports individuels sur 30 pays. Chacun de ces rapports comporte une évaluation des performances économiques récentes, des projections, une analyse de questions structurelles, et un examen du contexte politique et social. L’annexe statistique se compose de 24 tableaux qui permettent d’établir des comparaisons de variables économiques et sociales entre la totalité des pays d’Afrique.

Egalement disponible en: Anglais
 
Perspectives économiques en Afrique 2012

Perspectives économiques en Afrique 2012

Promouvoir l'emploi des jeunes You do not have access to this content

Centre de Développement de l’OCDE

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Auteur(s):
BAD, OCDE, PNUD, CEA
Date de publication :
28 mai 2012
Pages :
316
ISBN :
9789264176157 (PDF) ; 9789264176133 (imprimé)
DOI :
10.1787/aeo-2012-fr

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Les Perspectives économiques en Afrique sont devenues une réference, en proposant chaque année depuis plus de dix ans un bilan complet de l'économie africaine. Cette onzième édition des Perspectives couvre pour la première fois Erythrée et Sud-Soudan et met l'accent sur la promotion de l'emploi chez les jeunes.

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  • Cliquez pour accéder:  Avant-propos et remerciements
    Cette 11e édition des Perspectives économiques en Afrique (PEA) révèle une performance « duale » : alors que l’Afrique du Nord se remet progressivement des événements politiques qui ont touché plusieurs économies de la région, l’Afrique sub-saharienne continue de croître vigoureusement. Le continent paraît bien placé pour approfondir les réformes structurelles et poser les jalons d’une croissance soutenue et durable à moyen terme.
  • Cliquez pour accéder:  Résumé
    L’économie africaine, qui avait rebondi après la crise économique mondiale de 2009, a marqué le pas dans le sillage des soulèvements arabes de l’an dernier, la croissance reculant de 5 % en 2010 à 3.4 % en 2011.
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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Performances et perspectives en Afrique

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    • Cliquez pour accéder:  Perspectives macroéconomiques
      L’économie africaine devrait rebondir en 2012, après le repli général observé en 2011 qui a abaissé la croissance à 3.4%, provoqué par les révoltes populaires et l’instabilité politique.
    • Cliquez pour accéder:  Flux économiques domestiques et externes
      Les sources extérieures de revenu et les rentrées fiscales disponibles pour le développement en Afrique n’ont jamais été aussi élevées. Elles ont triplé depuis dix ans. En 2011, les finances extérieures ont retrouvé leurs niveaux d’avant la crise, les investissements étrangers, l’APD et les transferts des migrants représentant environ 152.2 milliards USD. En pourcentage du PIB du continent, les apports extérieurs ont doublé entre 2000 et 2006, de 6.8 à 12.3 %, mais sont retombés à 8.2 % en 2011.
    • Cliquez pour accéder:  Politiques commerciales et intégration régionale
      Tous les pays semblent redoubler d’efforts pour conclure des accords régionaux et bilatéraux en faveur du commerce et du développement. La participation à des accords commerciaux préférentiels (ACP) sous différentes formes ne cesse d’augmenter depuis 20 ans, le nombre d’ACP en vigueur étant passé de 70 en 1990 à pratiquement 300 en 2011. Entre eux, les pays africains ont signé un nombre considérable d’accords (24 ACP actifs) mais les ACP avec des partenaires émergents sur le continent américain ou en Asie ne semblent guère évoluer (même si quatre ont été conclus avec l’Asie de l’Ouest et trois avec l’Asie de l’Est en 2010). Certains pays africains membres du groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique ont signé des accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE), plaçant l’Europe en tête des régions (hors Afrique) ayant conclu le plus grand nombre d’accords (16) avec des pays africains (OMC, 2011).
    • Cliquez pour accéder:  Développement humain
      Améliorer la qualité de la vie en Afrique subsaharienne reste un combat quotidien. En 2011, la région se classe à nouveau en queue de peloton pour les indicateurs agrégés de développement humain – espérance de vie, éducation et niveau de vie – même si elle se situe en deuxième position sur la période 2000-11 pour le rythme de progression annuelle.
    • Cliquez pour accéder:  Gouvernance politique et économique
      Le monde se souviendra de l’année 2011 comme celle du « printemps arabe » qui a vu les peuples d’Afrique du Nord se lever contre l’oppression politique, les inégalités sociales et l’absence de perspectives économiques. Les révoltes contre des régimes autocratiques ont conduit à l’avènement de gouvernements et de parlements islamistes démocratiquement élus en Égypte, en Tunisie et au Maroc. Les nouvelles autorités doivent désormais s’attaquer aux racines de ces révolutions, pour satisfaire à court terme des attentes légitimes mais immenses tout en offrant aux citoyens, à long terme, une véritable alternative démocratique.
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  • Ouvrir / Fermer Cacher / Voir les abstracts Thème spécial : Promouvoir l’emploi des jeunes

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    • Cliquez pour accéder:  Promouvoir l'emploi des jeunes
      Comme l’ont montré les éditions successives des Perspectives économiques en Afrique, ce continent affiche depuis une dizaine d’années une croissance supérieure au taux mondial. Cependant, une forte croissance ne suffit pas à garantir un emploi productif à tous. De vastes pans de la population, en particulier les jeunes, peuvent se retrouver laissés-pour-compte et frustrés. En l’absence de processus politique qui leur permette de s’exprimer et d’influer sur l’action publique, c’est l’instabilité qui menace, comme ce fut le cas l’an dernier dans plusieurs pays d’Afrique du Nord. Le moment est venu de réorienter l’agenda des pays africains vers une stratégie de croissance inclusive, créatrice d’emplois et durable, dont l’objectif premier est de répondre aux besoins spécifiques des jeunes.
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    • Cliquez pour accéder:  Algérie
      L’économie algérienne a été marquée en 2011 par une croissance de 2.6 %, une inflation de 3.9 % et un déficit budgétaire de 3 % du PIB. Le surplus du solde des comptes courants est estimé à 9.3 % du PIB et les réserves officielles de change à 182.2 milliards de dollars (USD) à la fin décembre 2011. Hors hydrocarbures, la croissance est estimée à 4.8 %. La production en volume du secteur hydrocarbure poursuit son déclin. Elle est passée de 43.2 à 32 millions de tonnes métriques entre 2007 et 2011. Toutefois, le secteur a généré 98 % du volume global des exportations en 2011 et 70 % des recettes budgétaires, soit 71.24 milliards USD. Le secteur agricole et les services ont enregistré une croissance respective de 10 % et 5.3 %. La politique budgétaire est restée expansionniste. Elle a permis de maintenir le rythme des investissements publics et de contenir la forte demande sociale (emploi et logement). Les prévisions de croissance se situent à 3.1 % en 2012 et 4.2 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Angola
      L’Angola est le deuxième producteur de pétrole d’Afrique, après le Nigeria, avec plus de 1.9 million de barils par jour (b/j). Depuis le ralentissement de l’économie mondiale et l’effondrement des cours du pétrole, qui ont provoqué un choc sur la balance budgétaire et la balance des paiements, le pays se redresse peu à peu. Le produit intérieur brut (PIB) a légèrement progressé, passant de 3.4 % en 2010 à 3.5 % en 2011 selon les estimations, essentiellement sous l’effet de la hausse des cours du pétrole et d’une forte croissance du secteur non pétrolier (7.7 %), qui ont contribué à compenser les difficultés de production dans le secteur pétrolier. Le PIB devrait afficher des taux de croissance de 8.2 % en 2012 puis de 7.1 % en 2013. Il bénéficiera surtout du lancement du projet de complexe de gaz naturel liquéfié (Angola GNL), qui pèse 9 milliards de dollars américains (USD) et de l’expansion attendue de la production pétrolière, qui devrait dépasser 2 millions b/j. L’inflation est restée forte en 2010, à 14.5 %, et devrait s’établir à 13.5 % en 2011, notamment sous l’effet d’une demande intérieure en plein essor. Elle devrait néanmoins retomber à 10.0 % en 2012 puis à 9.4 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Bénin
      L’activité économique au Bénin s’est progressivement rétablie en 2011, au lendemain de l’élection présidentielle de mars, suivie par des législatives en avril. La relance de l’agriculture après les inondations de 2010 et la remise en état des infrastructures ont porté le taux de croissance à 3.0 % contre 2.5 % en 2010. Le redressement devrait se poursuivre en 2012 et en 2013 avec des taux de croissance prévus à 4.2 % et 4.1 %. L’économie béninoise, trop peu diversifiée, n’en reste pas moins vulnérable aux chocs extérieurs. L’économie dépend trop largement de l’agriculture et du commerce. Les stratégies de relance de la croissance sur la période 2011-15, axées sur la modernisation et la diversification du secteur agricole et le développement des infrastructures, devraient cependant permettre une croissance forte et durable.
    • Cliquez pour accéder:  Botswana
      Le Botswana reste l'un des meilleurs exemples de réussite en Afrique. Il figurait parmi les pays les moins développés au lendemain de son indépendance en 1966, mais il s'est hissé en trente ans au rang de pays à revenu intermédiaire. Cette réussite s'explique par des politiques macroéconomiques saines, une bonne gouvernance, des institutions opérationnelles ainsi qu'une gestion judicieuse des ressources en diamants. Le revenu par habitant, qui avoisinait les 70 dollars (USD) en 1966, s'élève à 6 500 USD en 2011.
    • Cliquez pour accéder:  Burkina Faso
      Les perspectives économiques pour 2012 sont favorables, avec une croissance attendue de 5.3 %, contre 5.1 % en 2011. Les pressions inflationnistes devraient en revanche augmenter, avec un taux d'inflation passant à 3.9% après 2.8 % en 2011. La croissance devrait être tirée par les industries extractives, l’égrenage de coton et l’agriculture. Toutefois, l’économie reste très vulnérable à plusieurs facteurs exogènes : un déficit pluviométrique à cause du climat défavorable, mais aussi le repli des cours de l’or ainsi que la forte augmentation du prix du pétrole sur les marchés mondiaux.
    • Cliquez pour accéder:  Burundi
      Les accords de paix signés à Arusha en 2000 ont permis au pays de connaître une période de stabilité. Toutefois, les boycotts de l'opposition lors de l’élection présidentielle de 2010 ont fait resurgir de sérieuses tensions politiques. On assiste, depuis, à des violations des droits de l’homme, en particulier des exécutions politiques extrajudiciaires, des cas de torture et des restrictions aux libertés civiles. Des inquiétudes persistent également sur la possible reprise d’une rébellion armée.
    • Cliquez pour accéder:  Cameroun
      L’économie camerounaise devrait continuer de progresser en 2012 pour se stabiliser à un taux de croissance de 4.4 % contre 4.1 % en 2011. Au niveau sectoriel, les perspectives pour la période 2012-13 laissent entrevoir une croissance de 5 % du secteur primaire grâce à la bonne tenue aussi bien du sous-secteur vivrier (+5 % en moyenne) que du soussecteur des produits de rente (+5.7 % en moyenne). Le secteur secondaire est prévu croître de 1.4 % sur la même période, tiré par les activités du sous-secteur des BTP, l’amélioration de l’offre énergétique et la production des industries agroalimentaires et manufacturières. Le secteur tertiaire devrait également progresser de 3.7 % grâce notamment au dynamisme dans les transports et les télécommunications.
    • Cliquez pour accéder:  Cap-Vert
      Petit État insulaire, le Cap-Vert est un pays à revenu intermédiaire (PRI) tranche inférieure [1], comme l’a entériné la politique de crédit de la Banque africaine de développement (BAfD). Son revenu national brut (RNB) par habitant a avoisiné 3 270 dollars des États-Unis (USD) en 2010. C’est un niveau qui dépasse largement le seuil d’éligibilité fixé à 1 175 USD pour les prêts aux PRI. Cependant, malgré des avancées importantes au cours des deux dernières décennies, le pays reste confronté à plusieurs obstacles fondamentaux qui entravent son développement. En effet, outre son insularité, le pays pâtit de la fragmentation de son territoire (dix îles) et de son faible nombre d’habitants (moins de 500 000), qui limitent la taille de son marché intérieur. De surcroît, le Cap-Vert a un climat sahélien aride et manque de ressources naturelles.
    • Cliquez pour accéder:  République centrafricaine
      Les perspectives économiques en 2012 sont favorables, avec un taux de croissance du PIB réel qui devrait atteindre 4.2 %. Cette croissance bénéficie de l’amélioration de l’environnement sécuritaire et de la fin des incertitudes électorales. Elle devrait être tirée par l’activité agricole et la reprise d’investissements qui ont été retardés dans le secteur minier. L’inflation devrait se situer en dessous du critère de convergence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) mais en augmentation, passant de 1 % en 2011 à 2.8 % en 2012 en raison de la reprise de la demande intérieure.
    • Cliquez pour accéder:  Tchad
      La croissaince du produit intérieur brut (PIB) du Tchad devrait atteindre 7 % en 2012, tirée par le secteur non pétrolier, grâce à la mise en service de nouvelles unités de production d’électricité et de ciment. Mais elle pourrait se ralentir en 2013 (3.2 %) du fait de la baisse de la production pétrolière. L’inflation sera maintenue sur la période 2012-13 largement en deçà de 3 %, critère de convergence retenu par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). En 2011, l’économie tchadienne a connu un net ralentissement avec un taux de croissance de 2.8 %, contre 14.3 % en 2010, à cause principalement de la baisse d’activité dans le secteur primaire.
    • Cliquez pour accéder:  Comores
      Dans une conjoncture internationale difficile, la croissance aux Comores devrait s’établir à 2 % en 2011, tirée par les performances des exportations agricoles et par une demande finale essentiellement privée soutenue par les transferts de fonds des émigrés. Ces envois ont représenté 23 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011; ils devraient se maintenir en 2012 en dépit d’une conjoncture économique défavorable en France, principal pays d'accueil de l’émigration comorienne. La croissance devrait se poursuivre pour atteindre 3.1 % en 2012 et 3.5 % en 2013. Elle devrait être soutenue par l'accélération de la mise en oeuvre de plusieurs grands chantiers d’infrastructures dans les domaine du transport, du tourisme et de l’énergie, dont le lancement devrait toutefois accentuer le déficit budgétaire en pesant sur les importations. Le déficit du compte courant devrait ainsi légèrement se réduire en 2012 avant de se creuser en 2013 et atteindre 9.7 %. Malgré l’application de critères stricts de gestion de la masse monétaire par la Banque centrale des Comores (BCC), la croissance en 2012 et 2013 devrait générer de l’inflation (voir tableau 1).
    • Cliquez pour accéder:  République démocratique du Congo
      La croissance économique de la RDC en 2011 a atteint 6.5 %, en léger retrait sur 2010 (7.2 %) en raison des tensions inflationnistes à l’échelle mondiale et de l’attentisme des entreprises en période électorale. Portée par l’agriculture, les industries extractives, le commerce, le bâtiment et les travaux publics (BTP) la croissance pourrait continuer à se ralentir en 2012 (5.1 %) à cause des incertitudes politiques persistantes.
    • Cliquez pour accéder:  République du Congo
      Les perspectives économiques du Congo demeurent favorables, mais elles pourraient être assombries par la crise de la dette souveraine européenne. Les prévisions pour 2012 et 2013 tablent sur un taux de croissance du PIB réel de 5.7% en 2012 et 4.7% en 2013, contre 5.3% en 2011. Elles sont basées sur l’entrée en pleine production d’au moins la moitié des seize usines en cours d’implantation dans la zone industrielle de Brazzaville et la poursuite du programme d’investissements de l’État, qui prévoit une hausse réelle de 55% des dépenses en capital en 2012. Toutefois, si les risques de décélération dans les pays avancés devaient se réaliser, la croissance pourrait être ralentie. Ces événements mettent en évidence la fragilité de la situation économique du Congo et la nécessité de promouvoir le développement du secteur privé.
    • Cliquez pour accéder:  Côte d'Ivoire
      La crise postélectorale a eu de graves conséquences sur la situation économique, sécuritaire, sociale et humanitaire en Côte d’Ivoire, et s’est traduite par une baisse prononcée du PIB réel (-5.9%). Une reprise graduelle de l’économie est attendue en 2012 dans l’hypothèse de la poursuite de la normalisation de la situation sécuritaire, de la consolidation de la paix, de l’amélioration du climat des affaires et des efforts de restauration de l’appareil productif avec la mise en oeuvre de mesures d’incitation en faveur du secteur privé. La relance de l’économie conduirait en 2012 un taux de croissance du PIB réel de 8.6%, porté par une importante demande d’investissement public et le dynamisme des secteurs secondaire et tertiaire. Le taux de croissance s’établirait à 5.5% en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Djibouti
      En 2011, Djibouti a été affecté par une série de trois chocs successifs qui ont pesé sur sa croissance économique. Le pays a continué d’accuser un ralentissement de sa croissance causé par la poursuite des répercussions de la crise financière sur les deux principaux moteurs de son économie que sont, les investissements directs étrangers (IDE) et les activités portuaires. De plus, l’économie du pays a été affectée par une sévère sécheresse et l’élection présidentielle qui a conduit à une période d’attentisme de la part des acteurs du secteur privé. Les IDE e t l’activité portuaire devraient enregistrer en 2012 et 2013 une croissance liée à la mise en place d’investissements reportés depuis le début de la crise financière mais aussi à l’extension du terminal à conteneurs de Doraleh et à l’exploitation des ressources géothermiques du pays. Le pays a en outre signé en février 2012 un accord historique de coopération tripartite avec l’Éthiopie et le Sud-Soudan visant la construction d’infrastructures de télécommunication, routières, ferroviaires et de transport pétrolier dans les trois pays afin de relier, en passant par l’Éthiopie, le Sud-Soudan à Djibouti qui dispose d’un accès à la mer. Cet accord est porteur de nouveaux investissements pour Djibouti et d’un regain d’activités notamment portuaires pour le pays qui permettrait de découpler les performances économiques de Djibouti des activités commerciales de l’Éthiopie.
    • Cliquez pour accéder:  Égypte
      Après plusieurs semaines de manifestations, le gouvernement d’Hosni Moubarak a été renversé en février 2011. Des élections législatives libres et équitables ont été organisées quelques mois plus tard, et, d’ici juillet 2012, un président élu devrait avoir pris ses fonctions. Les nouveaux partis dominants se sont engagés à améliorer la représentativité, l’obligation de rendre des comptes et la transparence de la gouvernance, ainsi que l’efficacité des services publics et la lutte contre la pauvreté. La nouvelle dynamique politique pourrait créer des opportunités économiques pour les jeunes, qui appellent de leurs voeux le changement. Quelque 60 % de la population a moins de 30 ans et une grande proportion des 15-29 ans est sans emploi.
    • Cliquez pour accéder:  Guinée équatoriale
      Alors que le taux de croissance était négatif en 2010, l’année 2011 a été marquée par une relance de l’économie avec un taux de 7 %. Cette reprise a été soutenue par un regain d’activité dans le secteur pétrolier et les investissements publics. Une baisse de la croissance est attendue en 2012 (4 %) avant une reprise graduelle en 2013 (6.6 %). Ces résultats dépendent de la bonne tenue des cours mondiaux du pétrole et du gaz. La Guinée Équatoriale demeure fortement dépendante du pétrole, qui contribue à hauteur de 78 % à la formation du produit intérieur brut (PIB). Peu de progrès ont été accomplis concernant la diversification de l’économie, alors que le gouvernement dispose de moyens financiers importants pour y parvenir. En effet, les recettes pétrolières devraient être réinvesties dans les secteurs des services mais aussi l’agriculture et la pêche.
    • Cliquez pour accéder:  Erythrée
      En 2011, l’Érythrée a bénéficié d’une croissance économique soutenue estimée à 8.2 %, contre 2.2 % en 2010. Cette performance s'explique par la mise en exploitation de projets miniers bénéficiant d'investissements étrangers substantiels (notamment pour la mine d’or de Bisha) et par les niveaux élevés de production d’argent, de cuivre et de zinc. Mais la croissance devrait tomber à 6.3 % en 2012, avant de chuter de moitié en 2013, du fait du repli attendu des cours internationaux des produits miniers. Les autorités sont plus optimistes à moyen et long terme, tablant sur la production offshore de pétrole, la pêche et le tourisme.
    • Cliquez pour accéder:  Éthiopie
      En 2011, l’économie éthiopienne a poursuivi la forte croissance observée au cours des sept années précédentes. Cette croissance a reposé sur une large assise, les taux les plus élevés étant observés dans le secteur industriel et dans les services. La dynamique devrait se poursuivre en 2012 et 2013, mais à un rythme moins soutenu. Toutefois, le plan quinquennal de croissance et de transformation ( Growth and Transformation Plan - GTP), qui privilégie la modernisation de l’agriculture et l’expansion industrielle, prévoit une croissance de l’économie à des taux très supérieurs. Au cours de l’exercice fiscal 2010/11 (8 juillet au 7 juillet), la politique macroéconomique menée par le gouvernement n’a pas permis de juguler l’inflation, principalement alimentée par la flambée des prix des produits alimentaires. Des facteurs intérieurs et exogènes sont à l’origine de cette résurgence de l’inflation, et notamment une politique monétaire trop souple, des prix à l’importation en hausse, des dysfonctionnements du marché intérieur et des chocs au niveau de l’offre. Cependant, l’inflation devrait décliner notablement en 2013 suite aux efforts continus de stabilisation macroéconomique.
    • Cliquez pour accéder:  Gabon
      Le Gabon est confronté au déclin de la production pétrolière, qui a structuré son économie depuis l’indépendance. Dans ce contexte, le pays fait face à un double défi : d’un côté, la création d’un tissu économique diversifié reposant sur la mise en valeur des ressources naturelles ; de l’autre, l’insertion professionnelle d’une population relativement jeune. Le Gabon ambitionne de devenir un pays émergent à l’horizon 2035. Cette vision s’est matérialisée par une croissance significative des investissements publics en 2010 et 2011, appelés à se maintenir au cours des deux prochaines années. La stratégie du Gabon encourage par ailleurs les investissements privés, tant nationaux qu’étrangers dans le cadre des Zones économiques spéciales (ZES).
    • Cliquez pour accéder:  Gambie
      La croissance économique s'est repliée de 6.3 % en 2010 à environ 5.5 % en 2011 et devrait se stabiliser aux alentours de 5.6 % en 2012 et 2013. Depuis fin 2008, la croissance économique de la Gambie est essentiellement portée par les bons résultats du secteur agricole. Néanmoins, les mauvaises conditions climatiques, qui ont endommagé les récoltes en 2011, ainsi que la crise mondiale de ces dernières années ont plombé les prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) du pays. Les réformes agricoles mises en oeuvre par le gouvernement continueront toutefois de stimuler l'économie et de soutenir sa croissance.
    • Cliquez pour accéder:  Ghana
      La gestion macroéconomique s'est encore améliorée en 2011, avec une inflation réduite à 8.7 % et un déficit budgétaire ramené à 4.3 % du PIB. La croissance est estimée à 13.7 % en 2011 (et 7.5 % hors secteur pétrolier) contre 7.7 % en 2010, grâce aux revenus du pétrole et les exportations d'or et de cacao. Les perspectives restent très favorables, avec 8.3% de croissance en 2012 et 7.7% en 2013 selon les prévisions. La production pétrolière et les activités minières ont tiré la croissance du secteur industriel (36.2 % en 2011). Viennent ensuite les services (5.8 %) et l'agriculture (5.2 %).
    • Cliquez pour accéder:  Guinée
      Après des années de dirigisme étatique et d’instabilité politique, Alpha Condé a été élu président en décembre 2010, mais le climat social et politique reste tendu, avec des dissensions autour des prochaines élections et les problèmes financiers et logistiques. Les frictions au sein de l’armée ont débouché sur une tentative d’assassinat du président, le 19 juillet 2011. Les élections législatives sont désormais prévues le 8 juillet 2012.
    • Cliquez pour accéder:  Guinée-Bissau
      La Guinée-Bissau a réalisé des performances économiques remarquables pour 2011. Sur le plan macroéconomique, le taux de croissance du PIB a atteint 5.1 %, (contre 3.5 % en 2010) stimulé par les exportations - en particulier celles de noix de cajou. Ce fruit oléagineux constituait près de 81 % des exportations du pays sur la période 2009/2010 et a atteint 90 % en 2011 en raison d’une récolte exceptionnelle. Cependant, avec la crise de la dette en Europe, il est attendu une baisse du cours mondial de ce produit. En conséquence, la croissance devrait redescendre à 4.6 % en 2012 puis 4.9 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Kenya
      En 2011, l’économie du Kenya a enregistré une croissance mitigée, ses principaux moteurs étant les secteurs de l’intermédiation financière, du tourisme, du bâtiment et travaux publics (BTP) et de l’agriculture. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) a été estimé à 4.2 % pour les neuf premiers mois, contre 4.9 % au cours de la même période en 2010. Globalement, la croissance de 2011 a été freinée par un environnement macroéconomique instable se caractérisant par une inflation croissante, une dépréciation du taux de change et des coûts énergétiques élevés. En outre, le pays a manqué de précipitations au cours du premier semestre 2011, ce qui s’est répercuté sur la production alimentaire globale. L’année 2011 devrait donc enregistrer une croissance positive modérée, estimée à 4.5 %. Celle-ci devrait grimper à 5.2 % en 2012 pour atteindre 5.5 % au cours des années suivantes.
    • Cliquez pour accéder:  Lesotho
      L’économie du Lesotho a montré des signes de reprise en 2009, suite à la crise financière mondiale ; toutefois, le rythme de cette reprise a été ralenti par l’impact des inondations qui se sont produites au début du mois de janvier 2011. Selon les estimations, la croissance aurait atteint 3.1 % en 2011 (une baisse de 2.5 points par rapport à 2010) grâce à la reprise du secteur manufacturier et à la forte demande pour les exportations de diamants. En dépit des prévisions qui tablent sur un accroissement des besoins en importations et sur une relative faiblesse des recettes issues de l’Union douanière de l’Afrique australe (Southern African Customs Union - SACU), sur le moyen terme, la croissance devrait approcher une moyenne de 4.8 %, tirée par les investissements dans la phase II du Lesotho Highlands Water Project et la réhabilitation des infrastructures affectées par les inondations récentes (Figure 1 et Tableau 1). La politique budgétaire du pays reste dépendante des performances des recettes issues de la SACU (en particulier les recettes brutes, qui sont non cycliques), qui devraient représenter en moyenne 27 % du PIB sur le moyen terme, chiffre bien plus élevé que les 15 % observés sur la période 2010-11. Le Lesotho s’est traditionnellement appuyé sur les recettes issues de la SACU pour financer près de 60 % du budget national. La part du Lesotho dans les recettes issues de la SACU devrait décliner de 4.9 milliards LSL en 2009/10 à 1.7 milliard LSL en 2010/11. Le budget de 13.7 milliards LSL établi par le gouvernement est basé sur une hypothèse de reprise des recettes issues de la SACU à 5 milliards LSL et 4.7 milliards LSL en 2012/13, et à 4.7 milliards LSL en 2013/14.
    • Cliquez pour accéder:  Liberia
      En 2011, l'économie du Liberia a enregistré sa huitième année consécutive de croissance d'après-guerre, avec une progression estimée de 6.9 % dans l'année. Ceci est le résultat des premières exportations de minerai de fer depuis la fin du conflit, des importantes exportations de caoutchouc et de l’accroissement de la production forestière. L'investissement direct étranger (IDE) dans la construction minière, le caoutchouc et les importations de bois ainsi que les récents investissements dans les plantations d’huile de palme vont contribuer à la croissance dans les années à venir. La progression du produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 8.8 % en 2012 grâce à la première année complète d'exportation de minerai de fer, puis retomber à 7.2 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Libye
      À bien des égards, 2011 aura été une année capitale pour la Libye. La chute du régime Kadhafi a, pour la première fois, apporté au pays une chance de mener le type de réformes économiques et sociales jusqu'alors paralysées par des intérêts établis. Bien que le changement en soi offre une opportunité, la façon dont la révolution a abouti a eu de sérieuses conséquences économiques et pose nombre de problèmes. En premier lieu, la Libye a temporairement cessé de produire et d'exporter du pétrole, sa principale source de revenus, tandis que le gel des avoirs du pays par la communauté internationale a créé des obstacles significatifs. Le conflit a de fait paralysé l'économie formelle, provoquant en 2011 une récession du PIB réel estimée à 41.8 %. Néanmoins, l'économie du pays devrait se redresser avec la stabilisation de la situation politique, et afficher des taux de croissance estimés à 20.1 % en 2012 et 9.5 % en 2013. Le retour rapide des compagnies pétrolières étrangères et le fort soutien international au pays augurent bien du rétablissement post-conflit de la Libye
    • Cliquez pour accéder:  Madagascar
      L’année 2011 a été marquée par la poursuite de la crise politique à Madagascar. Cette crise continue d’avoir des répercussions sur la situation économique et sociale du pays. La hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires, combinée à une mauvaise pluviométrie a eu également un impact sur l’activité économique en 2011. Ainsi, la croissance du PIB réel a atteint 0.6 %, taux proche de celui de l’année 2010 (0.5 %). Le rythme de la croissance devrait s’accélérer en 2012 et 2013 pour s’établir respectivement à 2.4 % et à 4.5 %. Cette évolution serait liée d’une part, aux perspectives de sortie de crise politique qui se dessinent à la faveur de la signature le 17 septembre 2011 de la feuille de sortie de crise, et d’autre part, au dynamisme du secteur minier. Toutefois, la persistance de la crise économique actuelle dans la zone euro pourrait compromettre cette dynamique. En effet, l’affaiblissement de la demande européenne des produits malgaches et la hausse du chômage en Europe, pourraient affecter les exportations vers ce continent et le secteur touristique malgache.
    • Cliquez pour accéder:  Malawi
      La croissance économique du Malawi est tombée de 6.7 % en 2010 à 5.8 % en 2011 en raison de la réduction des rentrées de fonds des donneurs et l’insuffisance de réserves de change et de produits de base indispensables tels que le carburant et les intrants pour la fabrication. L’économie devrait continuer de tourner au ralenti, et la croissance de chuter à 5 % et à 5.2 % en 2012 et 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Mali
      Le Mali a connu en 2011 une forte baisse de sa production agricole due à l’irrégularité des pluies et à leur mauvaise répartition dans le temps et l’espace. Est venue s’ajouter la conjonction de chocs externes, notamment la crise post électorale en Côte d’Ivoire, la guerre en Libye et le renchérissement des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires. La croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) s’est établie à 1.1 % en 2011. Cette contre-performance résulte principalement de la baisse de la production vivrière (-16 %), qui représente presque un quart du PIB, en particulier de la production de riz (-25 %). La croissance devrait atteindre 6.9 % en 2012 et 5.2 % en 2013, à condition que la campagne agricole se passe dans de bonnes conditions, que les cours de l’or et du coton augmentent et que les échanges avec la Côte d’Ivoire se renforcent. Mais les incertitudes pesant sur les prévisions pour 2012-13 relèvent surtout de l’évolution de la situation politique consécutive au coup d’État et aux violences ayant marqué les premiers mois de 2012.
    • Cliquez pour accéder:  Mauritanie
      Avec un taux de croissance du PIB, hors pétrole, estimé à 4.3 % en 2011 et une prévision de croissance de 4.7 % en 2012, l’économie mauritanienne aligne pour la troisième année consécutive une croissance positive significative. Cette dynamique est tirée essentiellement par le volume important des investissements dans le secteur minier, notamment l’or, le programme d’investissement public et la bonne performance des industries manufacturières.
    • Cliquez pour accéder:  Maurice
      La résistance de l’économie mauricienne, laquelle repose sur quatre piliers (sucre, textile, tourisme et services financiers), a été mise à rude épreuve ces dernières années. Si Maurice a affiché des résultats macroéconomiques raisonnablement solides, la fragilité et l’incertitude de l’environnement économique mondial continuent de menacer son redressement. Soutenu par un train de mesures anticycliques, le produit intérieur brut (PIB) réel mauricien a fait un bond de 4.2 % en 2010, contre 3.0 % en 2009, stimulé par la reprise du tourisme et par les bons résultats des services financiers, des transports et communications et de la pêche. En 2011, selon les estimations, la croissance du PIB a très légèrement ralenti, à 4.1 %, la zone euro ayant souffert d’un nouveau repli de grande ampleur. Les perspectives de rebond en 2012 restent modestes car la demande extérieure se contracte, les projections faisant apparaître un nouveau recul de la croissance à 4.0 %. En 2011, la politique monétaire a ciblé en priorité la stabilité des prix et le traitement des risques pour la croissance. Compte tenu de l’accélération du taux d’inflation officiel, qui devait passer de 2.9 % en 2010 à 6.5 % en 2011, le Comité de politique monétaire a relevé son taux des prises en pension à 5.5 % au premier trimestre de 2011. Au quatrième trimestre 2011, ce taux a été ramené à 5.4 %, les risques pour la croissance étant alors jugés plus menaçants que les tensions inflationnistes.
    • Cliquez pour accéder:  Maroc
      Le modèle de développement adopté ces dix dernières années par le Maroc, caractérisé par l’ouverture, la libéralisation et la conduite de réformes structurelles, a permis à l’économie de résister en 2011, dans un contexte national et international difficile. Au Maroc, le « Printemps arabe », avec son lot de revendications sociales et politiques, a débouché sur l’adoption d’une nouvelle Constitution et précipité la tenue des élections législatives. Malgré les tensions internes et une conjoncture économique dégradée en Europe, principal partenaire économique du pays, le Maroc a enregistré un taux de croissance réel de 4.6 % en 2011. Une bonne campagne agricole et le dynamisme de la demande intérieure ont permis d’atténuer l’effet du recul de la demande extérieure sur l’économie nationale. En 2012 et 2013, le taux de croissance de l’économie marocaine devrait se consolider autour de 4.5 et 4.8 % respectivement.
    • Cliquez pour accéder:  Mozambique
      Le coup de fouet donné à la production de charbon par les premiers mégaprojets mis en exploitation en 2011, couplé à la solide performance des services financiers, des transports, de la communication et du bâtiment, a contribué à porter la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel à 7.2 % en 2011. Le pays affiche un taux de croissance moyen impressionnant de 7.2 % sur les dix dernières années. La tendance devrait se maintenir en 2012 et 2013, à respectivement 7.5 et 7.9 %. L'économie reste dopée par le niveau élevé des investissements directs étrangers (IDE), destinés en priorité aux industries extractives, mais aussi par la bonne tenue de la production agricole et la poursuite des investissements d’infrastructure. Malgré ce rythme soutenu, la politique monétaire stricte maintenue par la banque centrale et la prudence budgétaire des autorités ont permis de ramener l’inflation de 12.7 % à 10.8 % en fin d’année 2011. Le reflux devrait se confirmer en 2012, à 7.2 %, avant une stabilisation à 5.6 % attendue en 2013, ce qui autorise un relâchement de la politique monétaire en 2012 pour stimuler le crédit. La mise en oeuvre des mesures en faveur des pauvres élaborées en 2011 et l’ambitieux programme d’investissement dans les infrastructures devraient creuser le déficit budgétaire, de - 3.3 % en 2011 à respectivement -6.8 et -7.4 % en 2012 et 2013. À moyen terme, le principal défi structurel consistera à élargir l’assiette fiscale du pays. Les apports d’aide devraient poursuivre leur décrue, de 51.4 % du budget en 2010 à 39.6 % en 2012. La diversification de la base du revenu, à travers notamment une fiscalité plus efficace dans le secteur des industries extractives, sera vitale pour soutenir et promouvoir une croissance inclusive.
    • Cliquez pour accéder:  Namibie
      L’économie namibienne a marqué le pas en 2011, son taux de croissance reculant à 3.8 %, contre 6.6 % en 2010 – une évolution qui s’explique par les faibles performances des activités minières et agricoles. Les perspectives à moyen terme restent toutefois favorables et la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait continuer de s’affermir pour atteindre une moyenne de 4.2 % sur 2012 et 2013, tirée par la construction, l’agriculture et l’élevage, l’industrie et l’extraction minière.
    • Cliquez pour accéder:  Niger
      Sous l’effet de chocs externes, une contraction de la croissance économique a été enregistrée en 2011. Les effets combinés des aléas climatiques et d’une pluviométrie peu abondante, ainsi que les répercussions des crises ivoirienne, nigériane et libyenne ont ralenti la croissance de l’économie, qui serait en net recul à 4.2 % contre 8.0 % en 2010. Les perspectives à moyen terme sont toutefois très favorables avec un taux de croissance qui devrait atteindre 11.2 % en 2012 avant de se stabiliser à 6.0 % en 2013. Cette accélération de la croissance est tirée par les secteurs minier (uranium) et pétrolier avec la raffinerie de Zinder.
    • Cliquez pour accéder:  Nigeria
      Au cours des dix dernières années, la croissance économique du Nigeria a avoisiné les 7.4 % par an en moyenne et elle est restée robuste en 2011, à 6.9 %, tirée par le secteur non pétrolier et en particulier par les télécommunications, le bâtiment et les travaux publics (BTP), le commerce de gros et de détail, l’hôtellerie et la restauration, les industries manufacturières et l’agriculture. Selon les projections, la croissance s’établira à 6.9 % en 2012 et à 6.6 % en 2013. L’État devrait atteindre son objectif et ramener l’inflation sous la barre des 10 % en 2013. Le taux d’inflation est passé de 13.7 % en 2010 à 10.2 % en 2011, en conséquence de la politique de rigueur monétaire et de la baisse des prix des denrées alimentaires. Il devrait fléchir à 10.1 % en 2012 et à 8.4 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Rwanda
      L’économie du Rwanda est restée sur une trajectoire de croissance solide : le produit intérieur brut (PIB) en volume, qui avait augmenté de 7.6 % en 2010, a crû de 8.8 % en 2011, au-delà de la prévision initiale de 7.0 %. En 2011, la croissance a été tirée par les bonnes récoltes obtenues grâce au programme d’intensification des cultures, conduisant à une expansion de 8.2 % dans le secteur agricole ; par l’augmentation des recettes d’exportation largement due à la hausse des prix des produits de base ; et par l’expansion du crédit au secteur privé, qui a soutenu la forte demande nationale. L’industrie a enregistré le taux de croissance le plus élevé : 15.1 %, dû à la reprise du secteur minier et de la construction, avec des hausses respectives de 15.5 % et 22.3 %. L’expansion des dépenses publiques et la reprise du tourisme ont également contribué à la croissance. À 7.2 %, la progression du secteur des services a été plus faible que les 9.6 % enregistrés en 2010, en raison d’un ralentissement dans le domaine des transports et des communications, ainsi que dans le secteur des services financiers.
    • Cliquez pour accéder:  São Tomé et Príncipe
      São Tomé et Principe, situé sur l’Équateur au large de la côte de l’Afrique occidentale, est le plus petit pays d’Afrique en termes de population. Son produit intérieur brut (PIB) est estimé à 253 millions de dollars (USD) en 2011, soit 1 222 USD par habitant. Le pays est considéré comme une nation fragile, selon les résultats harmonisés de la Banque africaine de développement (BAfD) et les évaluations de la Banque mondiale. Sa vulnérabilité aux chocs extérieurs s'accompagne d'une forte dépendance à l'égard de l’agriculture et de l’aide publique au développement (APD). En 2011, la croissance du PIB réel a enregistré une légère baisse, estimée à 4.3 % (contre 4.5 % en 2010). Elle est tirée par les secteurs de la construction, de la consommation, du commerce de détail, du tourisme et des mines. Le secteur des services domine l’économie, représentant 48.6 % du PIB en 2011 (contre 60 % en 2010). Il emploie près de 60 % de la population active. Les secteurs industriels et agricoles ont contribué chacun à 20 % du PIB. Depuis 2009, le gouvernement progresse dans la réforme de la gestion des finances publiques. Le pays s'est classé 12ème sur 53 pays dans l’indice Mo Ibrahim de gouvernance en Afrique publié en 2011.
    • Cliquez pour accéder:  Sénégal
      La dynamique de reprise s’est légèrement ralentie en 2011, avec un taux de croissance estimé à 4%, notamment du fait des délestages électriques persistants jusqu’à fin septembre. La croissance est projetée à 4,2% en 2012 et 4,7% en 2013. Ces perspectives reposent sur la mise en oeuvre du Programme du gouvernement, avec l’appui de l’Instrument de politique économique (ISPE-II) 2010-2013. Les principaux programmes d’investissements le sous-tendant concernent le secteur de l’énergie dans le cadre du Plan de restructuration et de relance du secteur de l’énergie (Plan TAKKAL) et du secteur routier, avec la poursuite des travaux de l’autoroute à péage. Toutefois, les incertitudes nées des perspectives électorales du premier semestre 2012 peuvent influencer négativement la mise en oeuvre de l’ISPE-II notamment la réforme du secteur de l’énergie et le programme d’infrastructures routières. Cette inquiétude pourrait être levée du fait de l’issue pacifique de l’élection présidentielle.
    • Cliquez pour accéder:  Seychelles
      En 2011 le produit intérieur brut (PIB) réel des Seychelles a augmenté, selon les estimations, de 5 %, un taux inférieur aux 6.7 % enregistrés en 2010 mais supérieur aux prévisions établies en début d’année. Ce meilleur résultat qu’attendu est la conséquence de l’augmentation de 11 % du nombre de touristes et de l’effet positif des réformes économiques mises en oeuvre. Le recul de la croissance par rapport à 2010 s’explique par la baisse des investissements directs étrangers (IDE) ainsi que par l’augmentation des prix des produits pétroliers et alimentaires. Le tourisme devant continuer à être, en 2012/13, le principal moteur de la croissance, celle-ci devrait continuer à se ralentir en 2012 à 4 % si la crise financière en Europe, d’où proviennent environ 70 % des touristes, se poursuit. Une inflation et des taux d’intérêt en hausse, conjugués à la poursuite de l’assainissent budgétaire, pèseront aussi sur la demande intérieure. À partir de 2013 la croissance du PIB devrait atteindre 5 % grâce à un environnement économique international plus favorable, aux réformes de structures en cours, à l’augmentation des investissements et aux dépenses de consommation.
    • Cliquez pour accéder:  Sierra Leone
      La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel (hors minerai de fer) est passée de 5 % en 2010 à 5.7 % en 2011, et elle devrait atteindre 6.2 % en 2012 et 2013 grâce à la reprise des activités du secteur minier. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la prospection de nouvelles mines de fer attendue en 2012 pourrait propulser d'un seul coup la croissance du PIB réel (minerai de fer compris) à un rythme de 51.4 % dès cette année. La croissance devrait se stabiliser ensuite au rythme d'environ 10.2 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Afrique du Sud
      Selon les estimations, le produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique du Sud a progressé de 3.1 % en 2011 contre 2.9 % en 2010. La croissance devrait se ralentir à 2.8 % en 2012 à cause des handicaps structurels internes et de la fragile reprise de l’économie mondiale. Sous réserve que cette reprise se confirme et que la crise budgétaire et financière de la zone euro trouve une solution ordonnée, la croissance du PIB devrait s’élever à 3.6 % en 2013.
    • Cliquez pour accéder:  Sud-Soudan
      Le 9 juillet 2011, la République du Sud-Soudan est devenue la 54e nation africaine. Elle a officiellement accédé à l’indépendance après un référendum historique sur l’autodétermination, qui s’est tenu le 9 janvier 2011. Les Sud-Soudanais ont voté à l’écrasante majorité pour une séparation totale d’avec le Soudan.
    • Cliquez pour accéder:  Soudan
      Depuis la sécession du Sud-Soudan en juillet 2011, le Soudan n’a plus produit de données économiques détaillées. Les données macroéconomiques utilisées dans la présente note s’appuient par conséquent sur les estimations extraites du projet de budget 2012 pour 2011 et 2012[1]. D’après ce document, la croissance du PIB aurait chuté, passant de 5 % en 2010 à 2.8 % en 2011, un résultat imputable à la sécession du Sud du pays, amputé ainsi d’environ 20 % de sa population et de 75 % de ses recettes pétrolières.
    • Cliquez pour accéder:  Swaziland
      L’année 2012 sera l’occasion pour le gouvernement du Swaziland d’exploiter judicieusement la forte hausse prévue des recettes retirées de l’Union douanière d’Afrique australe (Southern Africa Customs Union – SACU). Couplées à des réformes décisives, des mesures budgétaires adéquates pourraient placer le pays sur une trajectoire de croissance soutenue et inclusive – d’autant qu’il a des atouts à faire valoir, comme son emplacement stratégique, sa base de production relativement diversifiée et sa main-d’oeuvre qualifiée.
    • Cliquez pour accéder:  Tanzanie
      L’économie de la Tanzanie oppose une bonne résistance aux chocs et devrait poursuivre sur sa trajectoire, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) estimée à 6.8 % en 2012 et à 7.1 % en 2013, nettement supérieure aux moyennes régionales. Ses principaux moteurs restent les services, l’industrie et le bâtiment et travaux publics (BTP). Néanmoins, la croissance potentielle pâtit toujours des fréquentes coupures de courant.
    • Cliquez pour accéder:  Togo
      Au Togo, la croissance de 3.9 % en 2011 s’explique par une meilleure production agricole et le maintien de l’activité industrielle. En revanche, le commerce intérieur s’est montré vulnérable, à cause de deux hausses consécutives des prix du carburant et du renchérissement des aliments importés. Le déficit budgétaire est estimé à 3.8 % du PIB contre 2.8 % en 2010, en raison de la politique menée depuis 2009 pour atténuer les effets de la crise mondiale.
    • Cliquez pour accéder:  Tunisie
      L’année 2011 a été marquée par la révolution du 14 janvier en Tunisie et ses répercussions sur le monde arabe. Le 23 octobre 2011, la Tunisie a connu son premier scrutin démocratique depuis l’indépendance. L’élection de l’Assemblée constituante a permis au pays de passer à une phase de transition. Celle-ci consiste à rédiger une nouvelle Constitution, posant les bases d’une démocratie multipartite et fondée sur le respect des droits de l’homme. La prochaine étape demeure délicate, à cause des défis posés par la stabilité sociale, la sécurité publique et la relance de l’économie. L'avenir politique et la reprise économiques sont étroitement liés. Il n'y aura pas de relance sans stabilité, et pas de transition démocratique réussie sans relance, avec des réponses tangibles aux aspirations exprimées par les jeunes.
    • Cliquez pour accéder:  Ouganda
      Supérieure à 6 % en 2010, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Ouganda est tombée à 4.1 % en 2011. Sur l’année, l’inflation est ressortie à 18.8 % en moyenne (contre 4.1 % en 2010), le taux de change s’est déprécié de 6.2 % par rapport au dollar des États-Unis (USD) et le déficit commercial s’est creusé, de 9.6 à 10.8 % du PIB.
    • Cliquez pour accéder:  Zambie
      Largement affectée par les mauvais résultats du secteur minier, l'économie de la Zambie a ralenti, enregistrant une croissance en repli à 6.6 % en 2011, contre 7.6 % en 2010. Néanmoins, les perspectives économiques à moyen terme restent favorables, la croissance devant être stimulée par le développement durable de l'agriculture, de la construction, des industries manufacturières, des transports et des communications, ainsi que par un rebond dans l'activité minière. L'inflation devrait se maintenir à un chiffre, conséquence de la politique monétaire prudente, alors que la politique de change vise à soutenir la compétitivité externe. La priorité à moyen terme reste d'accroître le recouvrement des recettes intérieures, alors que les vastes projets de développement des infrastructures nécessiteront des ressources supplémentaires. Les autorités prévoient de recueillir 700 millions de dollars USD par un emprunt obligataire en 2012 pour combler le déficit de financements dans les projets d'infrastructure. Les investissements dans les infrastructures devraient stimuler la croissance de l'ordre de 2 points de pourcentage par an. Toutefois, la vulnérabilité de la Zambie aux chocs externes et la lente reprise de l'économie mondiale, qui pourrait réduire la demande en exportations, risquent de peser sur les perspectives économiques du pays. En outre, le gouvernement doit impérativement rassurer les investisseurs après être revenu sur son projet de privatiser l'entreprise zambienne de télécommunications.
    • Cliquez pour accéder:  Zimbabwe
      La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du Zimbabwe a ralenti à 6.8 % en 2011, alors qu’elle ressortait à 9.0 % en 2010, et elle devrait encore se tasser, à 4.4 %, en 2012, avant de se redresser à 5.5 % en 2013.
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