Perspectives économiques en Afrique

OECD Development Centre

Frequency :
Annual
ISSN :
1999-1037 (online)
ISSN :
1815-9508 (print)
DOI :
10.1787/19991037
Next Edition: 19 May 2014
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Cet ouvrage de référence riche en informations contient les données économiques les plus récentes sur la plupart des économies d’Afrique. Il fait fond sur les connaissances spécialisées de la Banque africaine de développement et de l’OCDE et propose une vue d’ensemble du contexte international, des performances macroéconomiques et des enjeux de gouvernance et de stratégie. Chaque édition est en général consacrée à un thème spécifique, comme l’eau et l’assainissement. La deuxième partie rassemble des rapports individuels sur 30 pays. Chacun de ces rapports comporte une évaluation des performances économiques récentes, des projections, une analyse de questions structurelles, et un examen du contexte politique et social. L’annexe statistique se compose de 24 tableaux qui permettent d’établir des comparaisons de variables économiques et sociales entre la totalité des pays d’Afrique.

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Perspectives économiques en Afrique 2010

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OECD Development Centre

French
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Author(s):
OECD, AfDB, ECA
Publication Date :
09 June 2010
Pages :
290
ISBN :
9789264086906 (PDF) ; 9789264086609 (print)
DOI :
10.1787/aeo-2010-fr

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Depuis 2002, la publication annuelle Perspectives économiques en Afrique a surveillé le progrès des économies du continent. L’Afrique a beaucoup progressé au cours des sept années de forte croissance entre 2002 et 2008, mais son élan a été coupé court par la récession la plus profonde et la plus étendue de ces dernières 50 années. Cette édition montre un continent se remettant difficilement de la crise et essayant d’identifier de nouvelles pratiques plus résistantes aux chocs économiques, afin de retrouver le progrès. Dans ce contexte, les décideurs politiques des pays africains et de l’OCDE, dans les secteurs public comme privé, trouveront un intérêt particulier à l’édition actuelle dans le cadre de leurs activités.

Publié conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE et la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), le projet Perspectives économiques en Afrique est généreusement soutenu par le Fonds de développement européen. Il combine l’expertise accumulée par l’OCDE, qui publie les Perspectives économiques de l’OCDE deux fois par an, avec les connaissances de la BAD, de la CEA et un réseau de centres de recherches africains sur les économies africaines.   

Les Perspectives de cette année examinent les développements récents dans les secteurs économique, social et politique, ainsi que l’évolution probable à court-terme de 50 pays africains. Les Perspectives économiques de l’Afrique sont tirées d’une analyse pays-par-pays basée sur un cadre commun unique. Cela inclut un exercice de prévision de 2010 à 2012 basé sur un modèle macroéconomique simple, ainsi qu’une analyse du contexte social et politique. Le chapitre sur la vue d’ensemble de la situation contient une synthèse comparative des perspectives des pays africains, plaçant ainsi l’évolution des économies africaines dans le contexte économique mondial. Un annexe statistique complète le volume.

Les Perspectives économiques de l’Afrique 2010 met l’accent sur la mobilisation des ressources et de l’aide publiques en Afrique, présentant un rapport détaillé des meilleures pratiques d’administration fiscale, de politique et d’accords multilatéraux, y compris des recommandations sur la manière d’aborder les défis à venir. Le rôle de l’aide au développement dans la mobilisation des ressources publiques des pays africains pour atteindre leurs objectifs de développement est également abordé. Les données d’origine, résultat de l’analyse des 50 pays, sera disponible gratuitement sur www.africaneconomicoutlook.org.

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  • Mark Click to Access
  • Click to Access:  Avant-propos
    Cette neuvième édition des Perspectives économiques en Afrique dépeint un continent qui se remet lentement de la pire crise économique que le monde ait connue depuis un demi-siècle. Pratiquement tous les pays africains devraient renouer en 2010 avec une croissance plus alerte qu’en 2009.
  • Click to Access:  Remerciements
    Le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique a été préparé par un consortium de trois équipes de la Banque africaine de développement (BAfD), du Centre de développement de l’OCDE et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Willi Leibfritz a coordonné le projet. L’équipe de la BAfD était dirigée par Peter Walkenhorst, Beejaye Kokil, Alex Mutebi Mubiru et Ahmed Moummi. L’équipe de la CEA était conduite par Adam Elhiraika et celle du Centre de développement de l’OCDE par Henri-Bernard Solignac-Lecomte, Federica Marzo et Jean-Philippe Stijns. Les Perspectives économiques en Afrique ont été supervisées par Léonce Ndikumana, directeur du département de la recherche sur le développement de la BAfD, Emmanuel Nnadozie, directeur du département du développement économique et du NEPAD de la CEA et Kiichiro Fukasaku, chef des bureaux régionaux du Centre de développement de l’OCDE.
  • Click to Access:  Résumé
    Les pays africains sont confrontés à un immense défi, puisqu’ils doivent surmonter le ralentissement de l’économie provoqué par la récession mondiale sans perdre de vue la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies. Engagée sur la voie de la reprise, grâce au redressement des échanges mondiaux et au rebond des matières premières, l’Afrique ne sera néanmoins pas forcément en mesure de réduire significativement le chômage et la pauvreté. Le continent doit donc faire tomber les obstacles qui, même avant la crise, freinaient son potentiel de croissance et creusaient les inégalités. La première partie de l’édition 2010 des Perspectives économiques en Afrique analyse l’évolution macro-économique et structurelle du continent. Elle revient sur la crise mondiale et la manière dont le continent, ses régions et ses pays l’ont surmontée, avant de se livrer à un exercice de projections économiques pour les années 2010 et 2011. Après une description des fluctuations des flux financiers extérieurs, le texte discute des politiques et des mesures commerciales censées renforcer l’intégration régionale. Il s’attarde aussi sur les progrès obtenus sur le front des OMD et retrace l’évolution de la gouvernance politique et économique.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Vue d’ensemble

    • Mark Click to Access
    • Click to Access:  Situation macro-économique et perspectives
      Dans les années qui ont précédé la récession mondiale de 2009, la plupart des économies d’Afrique ont progressé à un rythme impressionnant : en moyenne, le continent a connu une croissance annuelle d’environ 6 % pour la période 2006-08, doublée d’une augmentation du produit intérieur brut (PIB) par habitant de pratiquement 4 %. Une conjonction de facteurs favorables explique ces performances : la bonne tenue des cours des matières premières, l’augmentation rapide des exportations en volume, la prudence des politiques macro-économiques observées, les allégements de dette et la constance des flux d’aide et d’investissements directs étrangers (IDE). Des conditions d’encadrement économique plus en harmonie avec le marché ont également favorisé la croissance.
    • Click to Access:  Apports financiers extérieurs à l'Afrique
      Les investissements directs étrangers (IDE) sont un facteur de croissance. Non contents de renforcer l’activité des entreprises qui en bénéficient, ils peuvent avoir des effets de retombée technologique sur d’autres entreprises ou secteurs et attiser la concurrence, augmentant par là même la productivité de l’économie tout entière. Bon nombre de pays africains ont adopté des cadres propices aux investissements aux fins d’attirer davantage d’investissements étrangers. Mais pour l’essentiel, les investissements étrangers privilégient les industries extractives du continent dans un nombre assez restreint de pays. De sorte que l’impact plus large des projets soutenus par les IDE pour le développement est souvent minime. L’Afrique doit redoubler d’efforts pour attirer des investissements dans des secteurs plus diversifiés et à plus forte valeur ajoutée.
    • Click to Access:  Politiques commerciales et intégration régionale en Afrique
      Dans les années qui ont précédé la crise mondiale, les échanges internationaux avaient augmenté de manière exponentielle. Même si les pays africains ont également bénéficié de cette expansion, leur part dans le commerce mondial est restée minime : les exportations africaines ne représentent que 3 % environ des exportations mondiales. Cette médiocre performance s’explique en partie par les contraintes internes à l’Afrique qui empêchent le commerce intra-africain mais aussi par des barrières aux échanges implantées en dehors du continent et qui bloquent les produits africains. Alors que l’économie et les échanges mondiaux devraient repartir à un rythme généralement modeste (chapitre 1), les pays africains ont plus que jamais besoin de doper leurs échanges à la fois avec le reste du monde et à l’échelle du continent.
    • Click to Access:  Les objectifs du Millénaire pour le développement : les avancées
      À cinq ans de l’échéance fixée pour la réalisation des OMD, les progrès sont dans l’ensemble trop lents pour que ces objectifs soient atteints. Les gouvernements africains doivent redoubler d’efforts pour accélérer le rythme, avec l’appui de la communauté internationale. Mais ils doivent aussi se résoudre à procéder à des arbitrages difficiles. Face à une échéance qui se rapproche et aux contraintes à la fois humaines et financières, ils doivent choisir entre tendre, sans y parvenir, vers la réalisation de tous les objectifs à la date prévue, ou entre atteindre quelques-uns seulement de leurs objectifs, jugés les plus vitaux pour leur développement à long terme.
    • Click to Access:  Gouvernance politique et économique
      La stabilité politique a regagné du terrain en Afrique en 2009, après une année 2008 assez perturbée. Plusieurs pays ont franchi avec succès l’étape des élections démocratiques et les pouvoirs publics se montrent davantage enclins à assumer de plus belle leurs responsabilités. Malgré des déconvenues répétées, le renforcement des mécanismes de contrepouvoir augure bien à terme de la consolidation institutionnelle sur le continent.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts La mobilisation de ressources publiques et l’aide en Afrique

    • Mark Click to Access
    • Click to Access:  Qu'est-ce que la mobilisation des ressources publiques et pourquoi importe-t-elle?
      financement pour construire l’avenir – s’il veut réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et porter ses infrastructures au niveau du reste du monde, le continent nécessitera 93 milliards USD d’investissement annuel sur la décennie à venir (Foster and Briceño-Garmendia, 2009). Pour satisfaire aux besoins de l’Afrique subsaharienne à elle seule, il faudrait recruter 3.8 millions d’enseignants dans les cinq prochaines années pour assurer l’éducation primaire pour tous (Unesco, 2009). Aucune économie ne peut se permettre de financer un développement de cette ampleur à partir de fonds extérieurs, qu’ils soient privés ou publics.
    • Click to Access:  État de la mobilisation des ressources publiques en Afrique
      Dans ce chapitre, nous présentons une série de faits indicatifs des principales tendances de la mobilisation des ressources publiques sur le continent. L’accent est mis sur les recettes fiscales, le montant de l’impôt par habitant, l’impôt direct et indirect, les taxes commerciales et la capacité contributive. Cette analyse s’appuie sur l’ensemble des données rassemblées au cours de l’enquête des Perspectives portant sur 50 pays. Au moment de la mise sous presse, les données pertinentes s’étalent jusqu’à 2007.
    • Click to Access:  Les défis posés aux responsables africains
      Pour les besoins de l’analyse, on peut regrouper en trois catégories les principaux défis de l’Afrique en matière fiscale, même si, dans les faits, nombre d’entre eux sont interdépendants. Premièrement, il existe des problèmes structurels transversaux : la difficulté de taxer une économie informelle très répandue, la capacité limitée des administrations fiscales, et le soutien mesuré des partenaires du développement en matière fiscale. Deuxièmement, l’assiette fiscale soulève également des problèmes : l’évasion et la fraude, y compris le mauvais usage des prix de transfert, la difficulté de taxer les industries extractives et la surutilisation des avantages fiscaux. Troisièmement, les déséquilibres de la structure fiscale sont compliqués par les défis que posent le déclin des recettes fiscales et l’inefficacité des taxes foncières en milieu urbain.
    • Click to Access:  Possibilités d'action
      Dans cette partie, nous évoquons diverses possibilités d’action. Leur présentation suit l’ordre logique d’un processus de réforme fiscal type. À court terme, les décideurs politiques doivent se concentrer sur les moyens d’élargir l’assiette fiscale de la manière la plus efficace, mais aussi la plus équitable – en supprimant les avantages fiscaux, en remédiant aux abus commis par les multinationales en matière de prix de transfert et en taxant les industries extractives de manière impartiale et transparente. À moyen terme, les déséquilibres structurels requièrent des stratégies qui ciblent le secteur informel, renforcent la légitimité fiscale et la capacité administrative et sollicitent la coopération internationale en vue d’améliorer la mobilisation des ressources. L’objectif à plus long terme, qui consiste à générer des recettes en s’appuyant sur une structure fiscale plus équilibrée, peut être atteint à l’aide d’instruments, telles les taxes foncières urbaines. Il s’agit d’impôts progressifs dont le champ d’application peut être étendu pour suivre le rythme effréné de l’urbanisation en Afrique et répondre aux besoins conséquents d’infrastructures urbaines. Les partenaires du développement peuvent facilement apporter leur aide en la matière.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Études par pays (Disponible uniquement en ligne)

    • Mark Click to Access
    • Click to Access:  Algérie
      Malgré la bonne performance de près de 9 % de croissance enregistrée dans l’activité hors hydrocarbures, due principalement à la très bonne tenue du secteur agricole qui a crû de 17 %, la croissance économique globale a été de 2.2 % en 2009, en recul de 0.2 point de pourcentage par rapport à 2008. Cette croissance modérée reste insuffisante pour atténuer le chômage et la pauvreté dans le pays ; elle a été obérée par la chute brutale des recettes budgétaires des exportations d’hydrocarbures, qui demeurent le principal produit d’exportation du pays. Avec la reprise attendue en 2010 de la demande mondiale et la consolidation du programme d’investissements publics (PIP) au titre du plan 2010-14, la croissance devrait repartir à la hausse et atteindre 3.9 % en 2010 puis 4.3 % en 2011. Le taux d'inflation, contenu à 3.9 % en 2008, a connu une hausse sensible en 2009, avec un rythme de 5.7 %, en raison de la flambée des prix des produits alimentaires frais qui ont augmenté de plus de 20 % sur la période.
    • Click to Access:  Angola
      L’Angola a été durement touché par l’effondrement des cours du pétrole en 2009. Son essor économique, l’un des plus rapides au monde avant la crise internationale, s’est brutalement arrêté. Le pays a connu une croissance négative en 2009, avec une contraction de -0.6 % du PIB. Un rebond est attendu en 2010, à hauteur de 7.4 %, grâce à la remontée des prix des hydrocarbures. L’inflation est restée forte en 2009, à 14 %, et pourrait grimper à 15 % en 2010.
    • Click to Access:  Bénin
      Le Bénin est l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à avoir réussi une transition politique pacifique au début des années 90. Le pays a adopté une nouvelle constitution en décembre 1990, mettant ainsi fin au système marxiste-léniniste qui avait prévalu depuis 1974, au profit d’un système démocratique. Depuis lors, le pays connaît une situation socio-politique relativement stable. La dernière élection présidentielle, qui a porté au pouvoir le président Boni Yayi en avril 2006, a jeté les bases d’une relance de l’économie qui s’est poursuivie jusqu’en 2008. Toutefois, en raison de la crise financière mondiale, la croissance s’est ralentie en 2009 pour rester cantonnée à 3 %, contre une moyenne de 4.5 % au cours des trois années précédentes.
    • Click to Access:  Botswana
      La crise économique mondiale a eu un effet dévastateur sur l’économie botswanaise, principalement parce que celle-ci dépend en très grande partie du secteur minier, à hauteur de plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB), et tout particulièrement des exportations de diamants. L’effondrement de la demande de cette production a imposé la suspension des activités extractives fin 2008 et début 2009. Les branches non minières ont été moins touchées. Le secteur bancaire du pays, qui est relativement isolé du système financier international, a été protégé, dans une certaine mesure, des effets de la crise. D’autres segments du secteur privé ont bénéficié du relèvement des dépenses publiques. Néanmoins, l’écroulement de la production de diamants a provoqué un important recul du PIB au premier trimestre 2009. Lorsque cette production a repris au deuxième trimestre, l’économie du pays s’est redressée mais, en raison du net repli au trimestre précédent, on estime que le PIB s’est affaissé de 4 % en 2009 par rapport à 2008. En 2010, les mines devraient continuer de tirer parti de la reprise mondiale. Dans le même temps, l’État commence à comprimer ses dépenses pour assurer la soutenabilité de son budget sur le long terme. L’économie va donc renouer avec la croissance, avec un taux de 3.4 % en 2010 et de 3.1 % en 2011, grâce aux exportations de minerais et aux services.
    • Click to Access:  Burkina Faso
      Le Burkina Faso reste très vulnérable aux chocs extérieurs et aux conditions climatiques. Cette situation aggrave les risques de surendettement du pays. L’économie, trop peu diversifiée, dépend largement des exportations d’or et de coton.
    • Click to Access:  Burundi
      L’économie burundaise a connu un tassement de la croissance en 2009. Le taux de croissance du produit intérieur brut réel est tombé de 4.3 % en 2008 à 3.3 % en 2009. Les causes majeures sont : i) la persistance des effets de la crise financière internationale ; ii) la baisse de la production du café et celle des cultures vivrières ; ainsi que iii) la diminution de la production industrielle, essentiellement attribuée à la branche du sucre. L’augmentation de la production du secteur tertiaire de près de 12 % n’a pas pu produire un effet de compensation suffisant pour empêcher la tendance baissière de la croissance du produit intérieur brut (PIB). La structure de la production est caractéristique des économies en développement, le secteur primaire jouant un rôle primordial dans la croissance économique.
    • Click to Access:  Cameroun
      L’économie camerounaise ralentit : de 2.9 % en 2008, le taux de croissance devrait revenir à 2 % en 2009. Ce ralentissement s’explique par la détérioration de la balance commerciale, la morosité de l’environnement économique international et l’aggravation des difficultés budgétaires du pays découlant des effets combinés de la crise économique et financière mondiale, de la crise alimentaire et du déficit énergétique. Aussi le gouvernement a-t-il pris des mesures d’urgence afin de stimuler le secteur agricole et notamment les productions jugées prioritaires telles que le maïs, le riz, le manioc, la pomme de terre, le palmier à huile et la banane plantain. Toutefois, les signaux de reprise observés dans les pays avancés permettent d’envisager une croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) de 3.5 % en 2010 et de 4.6 % en 2011. Selon les prévisions, l’amélioration de l’environnement international devrait se traduire par une forte progression de la demande mondiale, et donc par une relance les exportations de matières premières en provenance des pays en développement.
    • Click to Access:  Cap-Vert
      L’économie du Cap-Vert a été durement touchée par la crise financière mondiale. Le rythme de croissance de son produit intérieur brut (PIB) s’est contracté à 3.9 % en 2009, contre 5.9 % en 2008. La croissance a ralenti avec le recul du tourisme, du bâtiment et des travaux publics (BTP) et des investissements directs étranger (IDE). Mais, fin 2009, le tourisme et le BTP sont repartis à la hausse et les entrées d’IDE se sont stabilisées. Les envois de fonds des travailleurs expatriés sont restés quasiment constants, progressant même de 1.7 % en 2009.
    • Click to Access:  République centrafricaine
      Après une reprise progressive de la croissance économique à l'issue des conflits civils en 2004, la République centrafricaine (RCA) a subi une série de chocs internes et externes qui ont bouleversé ses perspectives de croissance. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel a été de 2 % en 2009 (estimation).
    • Click to Access:  Tchad
      L’année 2009 a été marquée par un léger recul de l’activité économique compte tenu de la mauvaise performance du secteur agricole et la poursuite des effets de la crise financière internationale sur l’économie. Dans ces conditions, le produit intérieur brut (PIB) réel global a diminué de 0.8 %. L’inflation s’est accélérée pour atteindre 10.5 % en moyenne annuelle à la fin décembre 2009, en raison de l’accroissement de la masse monétaire et de la faiblesse des rendements agricoles. Pour 2010/11, les politiques de l’État viseront à respecter le critère régional Cemac d’une inflation de 3 % en moyenne annuelle. La crise financière internationale a conduit à une dépréciation de la position fiscale et extérieure du Tchad en 2009.
    • Click to Access:  Comores
      L'économie des Comores a continué de stagner en 2009, avec une croissance du PIB réel limitée à 1.4 % (estimation). La récession mondiale a affecté le pays principalement en différant des investissements directs étrangers (IDE) prévus dans le secteur du tourisme. Les remises de dettes ont légèrement reculé en volume, ce qui a fait chuter l'aide publique au développement (APD) à ses niveaux de 2007, après son pic historique de 2008.
    • Click to Access:  République démocratique du Congo
      En 2009, la République démocratique du Congo (RDC) a réalisé une croissance économique de 2.5 %, contre 6.2 % en 2008. Un repli lié à ses problèmes structurels et aux effets de la crise économique et financière mondiale. Celle-ci a principalement touché la RDC par le canal du commerce international et des investissements directs étrangers (IDE), à la suite de la baisse de la demande mondiale et de la chute des cours des principaux produits d’exportation congolais. Avec la reprise de l’économie mondiale, la mise en oeuvre de l’accord sino-congolais (l’attribution de gisements miniers à un consortium chinois contre la construction d'infrastructures), l’allègement attendu de la dette extérieure et les réformes en cours, le taux de croissance devrait passer à 6.5 % en 2010 et 8.8 % en 2011.
    • Click to Access:  République du Congo
      La République du Congo a accompli des progrès significatifs dans la consolidation de la paix interne et dans la mise en oeuvre des réformes lancées dans le cadre du programme triennal conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) au titre de la facilité de la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC). Politiquement, l'année 2009 a été marquée par l’élection, contestée par les partis d’opposition, du président de la République, Denis Sassou Nguesso, pour un nouveau mandat de sept ans. Malgré la crise internationale, l’économie congolaise a réalisé une forte croissance du produit intérieur brut (PIB) de 7.6 %, tirée principalement par la production pétrolière et le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). En revanche, les activités d’exploitation forestière et de première transformation du bois ont été sévèrement affectées par la crise en raison de la chute de la demande extérieure et des prix à l’exportation. En dépit de ces contre-performances, la croissance du pays reste largement soutenue par les exportations et par l’investissement. En 2010, elle devrait s’accélérer pour passer à 11.9 % grâce au rebond prévu de la production pétrolière.
    • Click to Access:  Côte d'Ivoire
      Le redressement entamé par l’économie ivoirienne s’est poursuivi en 2009, malgré le contexte de crise internationale. La croissance s’est élevée à 3.6 % en 2009 et l’inflation a reculé, grâce à un bon approvisionnement du marché local et un dégel des prix internationaux. La réunification du pays, entre anciennes zones rebelles du Centre Nord Ouest (CNO) et régions contrôlées par l’armée régulière, a permis d’amortir le choc de la crise. Le pays a en effet renoué avec les bailleurs de fonds et engagé une politique budgétaire prudente. D’autres facteurs positifs ont joué en 2009, tels que la bonne pluviométrie et l’évolution favorable des cours du café, du cacao et du pétrole. La reprise devrait se consolider en 2010, si les élections présidentielle et législatives, plusieurs fois reportées, se déroulent dans un climat de paix. Dans cette hypothèse, la croissance devrait s’élever à 3.9 % en 2010 et 4.5 % en 2011.
    • Click to Access:  Djibouti
      Djibouti a connu en 2009 un ralentissement de sa croissance : elle reste toutefois soutenue avec un taux de 4.8 %. Ce ralentissement est principalement dû à la baisse des investissements privés, de nombreux investissements directs étrangers (IDE) ayant été reportés.
    • Click to Access:  Égypte
      L’économie égyptienne a ralenti en 2008/09, avec une croissance de 4.7 % (figure 1), en baisse à cause de la crise mondiale. La consommation intérieure de produits finis a résisté et l’augmentation des investissements publics a permis de compenser, en partie, le déclin des investissements privés. Parmi les secteurs les plus dynamiques figurent les industries extractives, les technologies de l’information et de la communication (TIC), la construction et le commerce de gros et de détail. Toutefois, tous les domaines liés à l’international ont été affectés par la crise, particulièrement le tourisme, le canal de Suez et les fonds envoyés par les travailleurs émigrés. Les investissements directs étrangers (IDE) ont baissé de 38.7 % en 2008/09.
    • Click to Access:  Guinée équatoriale
      Après àvoir commencé à exploiter son pétrole dans les années 90, la Guinée équatoriale est devenue l’une des économies à avoir connu la croissance la plus rapide au monde. Elle reste l’un des pays d’Afrique ayant la croissance la plus forte de même qu'une des principales destinations pour les investissements étrangers. Cependant elle a souffert en 2009 d'un ralentissement économique, la croissance du produit intérieur brut (PIB) tombant à 1.9 % contre 11.3 % en 2008. Cet effondrement résulte de la chute des cours et de la production de pétrole dans le sillage de la récession mondiale. Si bien que la part des hydrocarbures dans le PIB est tombée de 77 % en 2008 à environ 61 % en 2009. Les hydrocarbures restent néanmoins le principal secteur de l’économie.
    • Click to Access:  Éthiopie
      L'Éthiopie est une économie non pétrolière qui progresse rapidement, avec une croissance à deux chiffres sur la période 2003-08. Cependant, depuis 2007/08, le pays doit faire face à deux difficultés macro-économiques : l'inflation élevée et la pénurie de réserves internationales. La croissance économique reste solide, puisque le taux de croissance du PIB en volume a été de 9.9 % en 2008/09, contre 11.6 % en 2007/08 (son niveau le plus bas depuis 2003/04). Ce taux de croissance élevé s'explique surtout par l'essor des services et la bonne progression de l'agriculture, soutenus par un grand nombre d'exportations de services et une augmentation de l'aide publique au développement. Au vu des modestes prévisions de reprise économique mondiale, la croissance devrait reculer à 9.7 % en 2009/10. La rigueur des politiques budgétaire et monétaire destinées à contenir l'inflation devrait ralentir la demande intérieure.
    • Click to Access:  Gabon
      La situation macro-économique du Gabon en 2009 a été marquée par la morosité et l’incertitude. Omar Bongo, le président de la République, est mort en juin. Une élection présidentielle anticipée a suivi en août, remportée par son fils, Ali Bongo. L'incertitude, quant à elle, a été liée à la crise internationale, qui a compromis la relance.
    • Click to Access:  Gambie
      La croissance économique de la Gambie devrait rebondir en 2010/11, si les pluies sont suffisantes et si l’économie mondiale se redresse. La direction des recettes publiques, nouvellement créée, a amélioré l'efficacité du recouvrement de l'impôt. Sur le long terme, le pays devra notamment combattre la pauvreté dans les zones rurales, ce qui nécessitera des investissements pour renforcer la productivité agricole.
    • Click to Access:  Ghana
      Après une décennie de bonnes performances, le produit intérieur brut (PIB) ayant progressé au rythme moyen de 6 % par an depuis 2004, le début de 2009 a été marqué par l’incertitude quant aux perspectives de croissance du Ghana. Comme on pouvait s’y attendre, le ralentissement a bien eu lieu en 2009, avec 4.7 % de croissance, le plus faible taux depuis 2002, alors que le pays avait atteint un pic de 7.3 % en 2008. La croissance devrait reprendre légèrement en 2010 pour s’établir à 6.4 %, avant d’atteindre 8.3 % en 2011, sous l’impulsion de la reprise mondiale, mais aussi des investissements publics exceptionnels dans le secteur pétrolier et des recettes attendues des nouveaux champs pétroliers.
    • Click to Access:  Guinée
      La Guinée dispose d’un potentiel économique considérable, varié et inexploité. Pourtant, le pays peine à décoller. La croissance économique est structurellement faible et lente, avec des poussées inflationnistes. D’autre part, le pays est frappé de plein fouet par la crise pétrolière (2007/08), alimentaire (2008) et la crise financière (2009).
    • Click to Access:  Guinée-Bissau
      La croissance de la Guinée-Bissau a diminué : elle est passée à 2.9 % en 2009 (contre 3.3 % en 2008). Elle a été freinée par l’instabilité politique intérieure, qui a provoqué un retard des décaissements de l’aide au développement.
    • Click to Access:  Kenya
      En 2009, les performances de l’économie kenyane ont gravement pâti de trois chocs négatifs. Premièrement, le ralentissement économique mondial a, par ricochet, déprimé les principaux marchés d’exportation du Kenya. Deuxièmement, les précipitations irrégulières, plus tardives et plus brèves ont eu des répercussions négatives sur le secteur agricole et celui de l’énergie. Troisièmement, les effets prolongés des violences post-électorales de 2008 ont sapé la confiance des investisseurs et pesé sur l’ensemble de l’économie et de la population. En conséquence, la croissance kenyane s'est élevée seulement à 2.5 % en 2009. Malgré la morosité des marchés des capitaux à l’international, le Kenya a fait la preuve de la profondeur et de la liquidité de ses marchés financiers par le succès de deux ventes de titres obligataires pour financer son infrastructure en 2009.
    • Click to Access:  Lesotho
      La crise mondiale a eu de graves incidences sur l’économie du Lesotho en 2009, compromettant les perspectives pour 2010 et audelà. De 4.4 % en 2008, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est tombée à 1.1 % en 2009, à la suite du ralentissement des secteurs industriel et minier. L’emploi dans le secteur industriel a diminué de 4.1 % en 2009, selon les estimations du gouvernement, et la hausse du chômage est également due aux licenciements dans les industries textile et extractive en Afrique du Sud. Le nombre de mineurs lesothans partant travailler en Afrique du Sud a baissé de 10 % au troisième trimestre 2009.
    • Click to Access:  Liberia
      Depuis la fin de la deuxième guerre civile, qui a déchiré le pays entre 1999 et 2003, la reconstruction et le volume d’aide impressionnant débloqué par les donneurs stimulent la croissance économique du Liberia. Estimée dans un premier temps à 10.8 % pour 2009, la croissance du produit intérieur brut (PIB) en volume a dû être revue à la baisse à 4.1 %, car le redémarrage complet des activités minières et de la production de bois d’oeuvre a pris du retard. Cette croissance devrait être alimentée par l’agriculture (y compris la foresterie) et par les services. Les perspectives pour 2010 et 2011 sont positives étant donné que la crise du crédit et la récession mondiales sont en train de se dissiper. Selon les projections, le PIB devrait afficher une croissance d’environ 6.9 % en 2010 et de 7.7 % en 2011.
    • Click to Access:  Libye
      La Libye est l’un des pays les plus prospères d’Afrique. Troisième producteur de pétrole après l’Angola et le Nigeria, elle possède les plus grandes réserves prouvées du continent. La Libye n’a été que légèrement touchée par la crise économique et financière mondiale. Selon les prévisions, la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est toutefois ralentie à 2 % en 2009, en raison du repli des cours internationaux du pétrole et de la réduction des quotas de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
    • Click to Access:  Madagascar
      L’année 2009 a été marquée par une nouvelle et profonde crise politique, dont les conséquences néfastes ont amplifié celles de la crise financière mondiale : le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2009 est négatif, à -4.5 %. Le changement de pouvoir, considéré comme non démocratique, a été condamné par la communauté internationale et l’aide extérieure a en partie été gelée. Or, la croissance est principalement tirée par les investissements publics, eux-mêmes financés par les ressources extérieures. Le pays est donc très dépendant de l’aide et les perspectives pour 2010 et 2011 sont par conséquent largement conditionnées à la capacité du pays à sortir de la crise politique. Mais, même dans l’hypothèse d’une normalisation rapide de la situation politique, la croissance devrait rester négative en 2010. En effet, les moteurs de croissance, tels que le tourisme et le bâtiment et les travaux publics (BTP), sont particulièrement sensibles à la crise. En outre, le tarissement des financements pour subventionner une « révolution verte » pourrait avoir des conséquences négatives sur la production agricole.
    • Click to Access:  Malawi
      Le Malawi affiche des performances macro-économiques globalement constantes et solides, même si les engagements du gouvernement à réformer ont perdu en vigueur, à mesure qu’approchaient les élections présidentielle et législatives de 2009. Les recettes nationales ont été robustes, à 29.8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009/10 (estimations), sous l’effet des récentes réformes de l’administration fiscale et des institutions. La création d’une unité chargée des gros contribuables (Large Taxpayers Unit – LTU) et l’élargissement de la fonction de contrôle au sein de l’autorité fiscale du Malawi (Malawi Revenue Authority – MRA) ont contribué à améliorer l’efficience du recouvrement des impôts. Cependant, l’envolée de la dette intérieure, qui a alourdi le service de la dette, et l’extension des subventions aux engrais bien au-delà des prévisions de budget initiales ont contrebalancé les bénéfices tirés des bonnes performances au niveau des recettes, creusant le déficit budgétaire à 5.4 % du PIB en 2009.
    • Click to Access:  Mali
      Comme en 2008, le gouvernement malien a poursuivi la mise en oeuvre du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP 2007‑11) en 2009, dans un environnement marqué par la crise financière et économique mondiale. Son ambition, sur la base d’un taux de croissance annuel moyen de 7 %, est d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Malgré la crise, qui a rendu plus complexe la gestion économique, les performances de l’économie malienne ont été satisfaisantes sur le plan conjoncturel. Le produit intérieur brut (PIB) réel a affiché un taux de croissance de 4.3 %, en raison principalement d’une bonne tenue de l’agriculture, qui a bénéficié d’une campagne agricole et d’une pluviométrie satisfaisantes. La poursuite d’une gestion budgétaire et monétaire prudentes, dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de formalisation de la gestion des finances publiques, a permis de contenir l’inflation ainsi que le creusement des déficits budgétaires et courants.
    • Click to Access:  Mauritanie
      Après plusieurs années de croissance positive, l’année 2009 s’est révélée particulièrement difficile pour la Mauritanie. Le taux de croissance du PIB a reculé de 1.2 % contre plus 3.7 % en 2008. Cette dégradation résulte des effets combinés d’une crise politique nationale et de la crise économique mondiale qui s’est répercutée sur la demande des ressources naturelles, notamment les minerais, principale source de revenu du pays. Les prix du fer et du cuivre ont baissé de respectivement 36 et 28 % entre 2008 et 2009. Le pays a par ailleurs été lourdement affecté par la crise alimentaire de 2008 et qui a laissé des traces profondes sur son économie. En effet, pour faire face à la flambée des prix des denrées alimentaires et limiter l’impact de la crise sur la population défavorisée, le gouvernement a créé un plan d’urgence, le programme spécial d’intervention (PSI), doté de 42 milliards d’ouguiyas (MRO).
    • Click to Access:  Maurice
      Depuis le déclenchement de la crise financière mondiale, la politique gouvernementale a consisté à accélérer les réformes et la diversification de l’économie tout en la préparant à la reprise mondiale. L’objectif est de renforcer la capacité de résistance du pays aux chocs externes et d'accroître sa compétitivité sur les marchés mondiaux. Il conviendra tout particulièrement de se concentrer sur des services à plus forte valeur ajoutée, comme les technologies de l’information et de la communication (TIC).
    • Click to Access:  Maroc
      Les performances économiques du Maroc sont restées bonnes en 2009, malgré la mauvaise conjoncture internationale. L’instabilité des marchés financiers, la flambée du prix du pétrole et l’essoufflement des grands partenaires commerciaux du royaume chérifien ont d’abord fait redouter le pire. Pourtant, les fondamentaux sont restés stables, témoignant d’une meilleure résistance face aux chocs externes. La croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est élevée à 5 % en 2009, soutenue par une campagne agricole exceptionnelle, une demande interne vigoureuse et des mesures de soutien à l’économie. Ces dernières ont été mises en place pour contrecarrer les effets de la crise, ressentis dès le deuxième trimestre 2008.
    • Click to Access:  Mozambique
      Quoiqu’en recul par rapport à 2008, la croissance est restée solide tandis que l’inflation a été contenue. La présence réduite du système bancaire du pays sur les marchés financiers internationaux a limité les retombées de la crise mondiale. Les mesures d’accompagnement prises par les pouvoirs publics, comme les subventions aux carburants, ont aidé à soutenir la croissance en même temps qu’à accroître la production agricole.
    • Click to Access:  Namibie
      Sous l’effet de l’effondrement de la demande extérieure provoqué par la crise mondiale, l’économie de la Namibie, lourdement dépendante des exportations minières, s’est contractée de 1.5 % en 2009 – un taux négatif que le pays n’avait connu qu’une fois depuis son accession à l’indépendance en 1990. La production et les prix du diamant ont lourdement chuté et le tourisme a été sérieusement touché, provoquant une hausse du chômage dans de nombreux secteurs.
    • Click to Access:  Niger
      L’économie nigérienne, totalement dominée par un secteur agricole sinistré par le déficit pluviométrique, montre de réels signes de faiblesse. Résultat : une croissance économique considérablement réduite en 2009, qui s’est établie à -0.9 % alors qu’elle avait atteint 9.5 % en 2008.
    • Click to Access:  Nigeria
      Huitième exportateur de pétrole au monde et deuxième économie d’Afrique, le Nigeria a continué d’être ébranlé en 2009 par la récession mondiale. Mais les réformes engagées dans la dernière décennie ont renforcé sa capacité à gérer la crise et à prévenir l’alternance de phases d’expansion et de récession qui avaient caractérisé les cycles pétroliers antérieurs. La croissance du produit intérieur brut (PIB) est tombée à 3 % en 2009, contre 6 % en 2008. Selon les prévisions, elle devrait atteindre 4.4 % en 2010 et 5.5 % en 2011, sous l’effet de la remontée des cours du pétrole.
    • Click to Access:  Rwanda
      Le produit intérieur brut (PIB) du Rwanda a progressé de 4.5 % en 2009 et il devrait afficher une hausse modérée, de 5.1 %, en 2010. La croissance impressionnante du pays ces six dernières années tient en grande partie à de bonnes performances agricoles. Cependant, l’État s’attache à diversifier l’économie dans le cadre d’une stratégie de long terme qui a pour objectif d'étayer une expansion durable. Avec 384 habitants/km2 en 2008, le Rwanda est le deuxième pays d’Afrique subsaharienne en ce qui concerne la densité de sa population, après Maurice.
    • Click to Access:  São Tomé et Príncipe
      La République démocratique de São Tomé-et-Príncipe (STP) est la plus modeste des économies d'Afrique. Son produit intérieur brut (PIB) pour 2009 est estimé à 190 millions de dollars (USD), soit 1 160 USD par habitant. Le rythme de la croissance s’est ralenti à 4.1 % en 2009, contre 5.8 % en 2008. Il devrait remonter à 4.6 % en 2010 et à 5.1 % en 2011. C'est le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) qui a tiré l'activité en 2009, compensant la chute des investissements directs étrangers (IDE) et du tourisme provoquée par la crise internationale. Les prix des importations de pétrole et de produits alimentaires sont largement responsables de l'inflation, ainsi que les importantes entrées de devises générées par l'aide et par les activités de recherche pétrolière. Le taux de l'inflation a cependant reculé, passant de 26.1 % en 2008 à 17.3 % en 2009. L'objectif est de le réduire encore à moyen terme.
    • Click to Access:  Sénégal
      Comme ses principaux partenaires, le Sénégal a été fortement affecté en 2009 par la crise financière internationale à laquelle sont venus s’ajouter plusieurs chocs intérieurs. La baisse de l’investissement privé, le recul du tourisme, la réduction des transferts de fonds des émigrés constituent les principales retombées de cette crise mondiale sur l’économie sénégalaise. Ces phénomènes ont eu pour conséquences le ralentissement de l’activité économique et une quasi stagnation des recettes fiscales.
    • Click to Access:  Seychelles
      En 2009, les deux moteurs de l'économie seychelloise, le tourisme et les exportations de poisson, se sont grippés, engendrant une baisse du produit intérieur brut (PIB) estimée à 6.8 % : le tourisme a décliné d'environ 12 % tandis que les recettes d'exportation du thon baissaient de quelque 8 %. L'industrie du thon a notamment été pénalisée par les récents changements climatiques et les actes de piraterie dans et autour des eaux territoriales du pays. Ce faisant, la prise totale de poisson s'est effondrée d'environ 50 % en 2009. Les Seychelles important plus de 90 % de leurs intrants de production primaire et secondaires totaux, toute répercussion négative sur le tourisme et la pêche se traduit par une baisse du PIB. L'économie est donc extrêmement vulnérable aux chocs extérieurs.
    • Click to Access:  Sierra Leone
      La reprise progressive prévue en 2010 traduit essentiellement le dynamisme soutenu de la production agricole et des services, mais aussi le redressement mesuré des exportations. Toutefois, les exportations des ressources minérales du pays, entraînées par le retour de la croissance internationale, restent modestes en raison de la contraction des cours, de la réduction des investissements et des difficultés de production persistantes dans le sous-secteur de l'extraction de rutile. En dépit d'une croissance en hausse qui devrait s'établir à 5 % en 2011 sous l'effet d'une reprise mondiale plus robuste, de la progression des exportations, des retours sur investissements dans les infrastructures et d'un contexte plus propice aux affaires, celle-ci restera inférieure aux taux d'avant-crise. Même minime, tout écart de croissance peut potentiellement s'avérer très dommageable pour un pays déjà vulnérable comme la Sierra Leone, compte tenu de la pauvreté généralisée et des risques de retournement politique et d'instabilité sociale. Les pouvoirs publics auront donc pour prochaine mission stratégique de remettre rapidement l'économie sur la voie d'une croissance soutenue et la plus large possible, alors que le ralentissement actuel engendre déjà un fort taux de chômage, freine les progrès visant à réduire la pauvreté et aggrave les risques de refragiliser le pays. Dans un tel contexte, une aide étrangère stable et fiable reste un facteur des plus essentiels.
    • Click to Access:  Afrique du Sud
      Après plusieurs années de croissance soutenue, l’économie sud-africaine est entrée en récession en 2009 pour la première fois depuis 1992, le PIB se contractant de 1.8 %. Le ralentissement économique avait débuté en 2008 par l’affaiblissement de la demande interne ; il s’est accentué quand la crise mondiale a entraîné une chute brutale des exportations. La croissance devrait redémarrer graduellement pour atteindre 2.4 % en 2010, aidée par la reprise de la demande mondiale et par l’engouement autour de la Coupe du monde de football, puis accélérer jusqu’à 3.3 % en 2011.
    • Click to Access:  Soudan
      Le Soudan est le troisième plus gros producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne après le Nigeria et l'Angola. Le pétrole demeure le principal moteur de croissance du pays, bien que l'agriculture représente toujours plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB) et près des deux tiers des emplois. La part du pétrole dans le PIB s'est établie à 22 % en 2008, les recettes pétrolières ayant largement participé à la reconstruction du pays au lendemain de la guerre civile, en permettant notamment aux pouvoirs publics de développer le réseau routier et les infrastructures destinées à l'approvisionnement en énergie. En dehors de ces dépenses, il n'existe aucun autre programme de redistribution à grande échelle des recettes pétrolières dans les États ni d'initiative axée sur les populations défavorisées. Le Soudan a été durement touché par le ralentissement économique mondial et l'effondrement des cours mondiaux du pétrole depuis le dernier trimestre 2008. Les recettes pétrolières ont chuté de près de 21 % en 2009, par rapport aux 11.1 milliards de dollars (USD) atteints en 2008, mais elles devraient repartir pour s'établir à 12.4 milliards USD en 2010, avec la reprise des cours.
    • Click to Access:  Swaziland
      Deuxième plus petite économie d’Afrique australe après le Lesotho, le Swaziland va devoir relever de nombreux défis économiques à court et moyen termes. La faiblesse des investissements – sur laquelle viennent se greffer l’expiration du traitement préférentiel de l’Union européenne (UE) dont bénéficiaient les principales exportations du pays (sucre et textiles), le recul de la productivité, la détérioration des recettes commerciales, la faible mobilisation des ressources intérieures ainsi que les effets persistants de la crise économique mondiale – compromet sérieusement l’objectif d’une croissance soutenue. En effet, plusieurs années de croissance en berne ont aggravé la pauvreté et le chômage. En outre, le taux alarmant de prévalence du VIH/Sida de 32.4 % continue de peser lourdement sur les ressources publiques et plafonne la croissance démographique annuelle du pays à environ 0.4 % depuis 1997.
    • Click to Access:  Tanzanie
      La croissance annuelle de la Tanzanie est ressortie en moyenne à 7 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2001 et 2008. En 2008, le PIB a progressé de 7.5 %, l’une des croissances les plus rapides de l’Afrique subsaharienne. Mais la crise mondiale a écourté ce record, la croissance retombant à 5.5 % en 2009 (estimation). Les tensions inflationnistes se sont parallèlement accentuées, portant le taux d’inflation annuel moyen à 10.3 % en 2008 et à 12.2 % en 2009.
    • Click to Access:  Togo
      Avec un taux de croissance de 2.2 %, le produit intérieur brut (PIB) en volume du Togo a amorcé une légère reprise en 2009, qui devrait se poursuivre en 2010 et 2011 avec des taux de croissance respectifs de 2.5 et 3.6 %. L’inflation s’est considérablement ralentie sur l’année, au rythme de 1.9 % en glissement annuel contre 8.7 % en 2008. La baisse des cours des produits pétroliers et celle, du fait d’une production agricole nationale abondante, des prix des denrées alimentaires, expliquent le tassement de l’inflation. Cette décélération de l’inflation a permis au Togo de respecter depuis novembre 2009 le critère de convergence de 3 % requis par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
    • Click to Access:  Tunisie
      Jusqu’ici, la Tunisie gère relativement bien les conséquences de la récente crise mondiale. Si le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel a enregistré une baisse significative, passant à 3.1 % en 2009 (contre 6.3 % en 2007 et 4.6 % en 2008), ce recul a en partie été compensé par une bonne récolte céréalière et par une forte activité dans les secteurs des industries extractives et de l’énergie.
    • Click to Access:  Ouganda
      En 2009, l’économie ougandaise a affiché un taux de croissance impressionnant de 7 %, malgré l’atonie persistante de l’économie mondiale. Après les violences postélectorales au Kenya au début de l’année 2008, qui ont perturbé les relations commerciales entre les deux pays, la situation s’améliore même si le prix des carburants reste élevé. La demande d’exportations ougandaises et les transferts de fonds des travailleurs expatriés ont repris avec le recul de la récession mondiale. En conséquence, la croissance devrait atteindre 7.4 % en 2010 et poursuivre sur sa lancée en 2011, à 7.9 %. Les résultats seront encore meilleurs si les autorités tiennent leurs promesses de lancer la production de pétrole d’ici deux ou trois ans. En 2009, la croissance a été tirée par le secteur des services et l’industrie alors que l’agriculture restait déprimée. Les services représentent environ la moitié du produit intérieur brut (PIB), contre 26 % pour le secteur industriel et 25 % pour le secteur primaire. Du côté de la demande, la croissance s’explique surtout par la consommation privée (+6.7 %) mais les investissements ont eux aussi fortement progressé. Ils devraient s’accélérer tout au long de la période de prévision, avec des taux de respectivement 17 et 18 % en 2010 et en 2011 pour l’investissement privé et l’investissement privé.
    • Click to Access:  Zambie
      Après trois décennies de performances économiques plutôt médiocres, la situation macro-économique de la Zambie a changé ces dix dernières années avec une croissance sans précédent du produit intérieur brut (PIB), de 4.8 % en moyenne de 1999 à 2009. La croissance continue d’être tirée par le bâtiment et les travaux publics (BTP), l’exploitation minière et l'agriculture. Mais elle reste sévèrement handicapée par : des goulets d’étranglement de l'offre d'énergie ; les pesanteurs du secteur public, en particulier de l'administration ; les problèmes d’infrastructures ; et le peu de progrès sur la voie des réformes institutionnelles clés. Côté positif, la croissance du PIB est estimée à 6.1 % pour 2009, à peine en légère baisse par rapport aux 6.3 % de 2008, et les prévisions restent assez bonnes pour 2010 (5.5 %) et 2011 (5.7 %).
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