Gestion de l'enseignement supérieur

ISSN :
2307-1974 (en ligne)
ISSN :
1013-8501 (imprimé)
DOI :
10.1787/23071974
Cacher / Voir l'abstract

Publié antérieurement sous le titre Revue internationale de gestion des établissements d’enseignement supérieur, le journal Gestion de l'enseignement supérieur est publié trois fois par an par le Programme de l'OCDE sur la gestion des établissements d'enseignement supérieur (IMHE). Il analyse ce domaine à travers des articles et rapports sur l'assurance qualité, les ressources humaines, le financement et l'internationalisation. C'est aussi une source d'information sur les activités et événements organisés par le Programme IMHE de l'OCDE. Disponible également en anglais.

Egalement disponible en: Anglais
 
 
 

Volume 14, Numéro 2 You do not have access to this content

Date de publication :
22 jui 2002
DOI :
10.1787/hemp-v14-2-fr
Egalement disponible en: Anglais

Cacher / Voir les abstracts Articles

Sélectionner Sélectionner Date Titre
  22 jui 2002 L'enseignement supérieur
Peter van Tilburg

Le présent article a pour objet d’évaluer l’interaction entre l’enseignement supérieur et le développement sociétal. A la question posée « l’enseignement supérieur est-il la force motrice de l’évolution de la société ou bien s’ajuste-t-il aux exigences mondiales ? », la réponse est affirmative dans les deux cas. Il n’est cependant pas aisé de mesurer l’impact de l’enseignement supérieur qui varie selon les interventions des différentes parties prenantes : l’université, les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile. Ces interventions peuvent avoir des effets contradictoires. Des formations qui répondent aux vœux des étudiants peuvent générer une maind’œuvre hautement qualifiée dont cependant la société n’a peut-être pas besoin. Les exigences que nourrissent pour la société les pouvoirs publics, le secteur privé ou la société civile peuvent ne pas concorder et ces discordances peuvent devenir particulièrement manifestes quand les établissements d’enseignement supérieur opèrent dans un réseau mondial.

  22 jui 2002 Accréditation et assurance qualité
Andrea Schenker-Wicki

En Suisse, comme dans d’autres pays européens, les notions d’accréditation et d’assurance qualité à l’université ont pris une nouvelle dimension sous les effets conjugués de l’autonomie grandissante des universités, de l’apparition de nouveaux types d’établissement d’enseignement offrant des programmes internationaux, et de la mise en œuvre de la Déclaration de Bologne. Au vu de ces développements, le gouvernement fédéral suisse et les cantons universitaires ont convenu d’instituer conjointement un Organe d’accréditation et d’assurance qualité qui serait chargé des questions non seulement d’accréditation, mais aussi d’assurance qualité et de promotion de la qualité dans les universités.

Les discussions entourant la création d’un organe chargé d’examiner de manière critique la qualité de l’enseignent supérieur ont déclenché en Suisse un vif débat. Toutefois, après des mois de débat acharné entre les universités et les autorités politiques (gouvernement et administration), les différents points de vue ont fini par converger vers un modèle qui jouit aujourd’hui du soutien sans réserve de toutes les parties concernées. Ce modèle présente l’avantage de ne pas se limiter aux seules questions d’accréditation (c’est-à-dire de respect de normes minima), mais de comprendre aussi la mise en œuvre des mécanismes d’assurance qualité nécessaires pour garantir un développement durable de la qualité dans les universités. Les propositions d’accréditation formulées dans le cadre de ce modèle concerneront en outre les filières d’études comme les établissements universitaires.

  22 jui 2002 L'avenir de la mission tripartite
Tom Smith, Celia Whitchurch

Dans tous les pays, les partenaires de l’université et du milieu clinique ont des objectifs similaires malgré les variations qui existent selon les contextes nationaux. Ils visent à assurer des services de recherche, d’enseignement et de soins de santé de niveau international. Mais ils font aussi face à des tensions similaires. Les partenaires de la santé et de l’enseignement supérieur se trouvent confrontés à deux paradoxes centraux : ils sont interdépendants (ils ont besoin l’un de l’autre pour s’acquitter de leur mission) et indépendants (ils sont gérés en fonction de priorités différentes). Ensuite, ils s’efforcent d’équilibrer les exigences de deux maîtres (la santé et l’enseignement) dont les priorités sont difficiles à concilier. La façon traditionnelle de mettre en place les partenariats se trouve partout confrontée aux répercussions des facteurs mondiaux de changement dans les services cliniques, l’enseignement et la recherche. Malgré les pressions qui s’exercent sur ses formes d’organisation, la mission tripartite demeure une activité vitale. La manière dont elle est accomplie doit être réexaminée.

Introduire des pratiques fondées sur l’expérience et des innovations dans les services, convertir la recherche en pratique, gérer une base de connaissances de plus en plus vaste, mettre au point de nouvelles formes de travail, tout cela exige une approche tripartite. Les partenariats ne se concentrent pas nécessairement sur la synergie entre les missions, autrement dit sur l’intégration des composantes pour produire un effet plus grand que la somme des parties.

Ce rapport s’appuie sur les débats entre dirigeants d’organismes situés à la rencontre des secteurs universitaires et de santé sur l’orientation actuelle et future des relations entre les services, la recherche et l’enseignement. Il décrit quelques défis que doivent relever ceux qui gèrent la mission tripartite et propose des moyens de les surmonter.

  22 jui 2002 Responsables universitaires ou chefs d'entreprise ? Doyens et directeurs dans le système d'enseignement supérieur australien entre 1977 et 1997
Grant Harman

Cet article examine l’évolution du rôle et du profil des doyens de faculté et des directeurs de département universitaires dans les institutions australiennes d’enseignement supérieur sur une période de vingt années comprise entre 1977 et 1997. Alors que doyens et directeurs n’ont cessé d’être recrutés parmi les enseignants-chercheurs les mieux titrés et les plus prolifiques, l’écart en matière de publications entre les doyens et les directeurs d’une part et les autres universitaires d’autre part s’est réduit entre 1977 et 1997, tandis qu’il s’est creusé entre les premiers et les professeurs titulaires. En 1997, doyens et directeurs étaient proportionnellement moins nombreux qu’en 1977 à avoir été professeur titulaire ou professeur associé. L’organisation du travail des doyens, des directeurs, et des autres universitaires a remarquablement peu évolué entre 1977 et 1997, à ceci près que pour chacune de ces catégories, le nombre d’heures de travail hebdomadaire a augmenté. Toutefois, l’intérêt des doyens et des directeurs tout comme des autres universitaires pour les travaux administratifs et de commission a fortement décliné entre 1977 et 1997.

  22 jui 2002 La transformation des universités en République tchèque
Josef Rosenberg

On décrit brièvement la situation des universités tchèques au début de la dernière décennie du XXe siècle en insistant sur certaines de leurs originalités. Le personnel académique a été confronté à des problèmes nouveaux au moment où sont intervenus des changements dans la société tchèque. La participation à plusieurs programmes internationaux et la possibilité de se procurer une information pertinente sur l’évolution de l’enseignement supérieur en Europe et dans le monde ont été d’une importance cruciale. L’assistance et les changements intervenus dans la législation interne ont accéléré le processus de transformation de l’enseignement supérieur tchèque.

La partie centrale de la présente contribution est consacrée à une présentation rapide de la réaction de l’Université de Bohème occidentale de Pilsen (UWB) au monde extérieur telle qu’elle ressort de son plan de développement. Prenant l’UWB comme exemple d’université moyenne, elle décrit le processus d’analyse du potentiel et de l’environnement de l’université qui a débouché sur la formulation de son plan de développement. Dans la mise en œuvre de ce plan, on cherche avant tout à modifier l’attitude du personnel (académique ou non académique). On présente les résultats positifs et les obstacles qui demandent encore à être levés.

  22 jui 2002 La réforme dans un système fragmentaire
Paul Temple

La guerre qui a eu lieu de 1992 à 1995 en Bosnie-Herzégovine a creusé d’importantes divisions ethniques dans des structures universitaires déjà morcelées où chaque faculté jouissait d’une indépendance académique et financière considérable. A leur tour, les facultés, conformes à la tradition humboldtienne, se composaient de « chaires » et d’instituts semi-autonomes. Ce niveau de l’organisation avait vu son autonomie s’accroître au cours de l’ère communiste, en vertu du principe « d’autodétermination » caractéristique de la Yougoslavie et destiné à renforcer l’autonomie des unités opérationnelles. Cette fragmentation du niveau institutionnel est encore intensifiée dans la Bosnie-Herzégovine actuelle par l’absence, au niveau national, de toute planification ou contrôle efficace de l’enseignement supérieur.

Les efforts de réformes entrepris après la guerre par les organismes internationaux ont abordé quelques-uns des problèmes posés par cette structure fragmentaire. Mais ils n’ont pas suffisamment tenu compte des différences entre les principes théoriques sur lesquels se fondent les universités de Bosnie-Herzégovine et ceux de la tradition anglo-américaine qui inspirent le plus souvent les modèles de réforme de la gestion. En essayant de mieux comprendre les schémas traditionnels de l’organisation universitaire, on pourra sans doute amener les projets d’aide à rendre plus efficace la gestion institutionnelle et à inverser quelques-uns des effets les plus nocifs d’une fragmentation qui agit à plusieurs niveaux.

  22 jui 2002 Notes de lectures
David Palfreyman

Alors que l’Assemblée galloise, suivant en cela l’Écosse, rétablit (dans une certaine mesure) l’octroi, sous conditions de ressources, de bourses aux étudiants, il est opportun d’examiner l’ouvrage de Nicholas Barr, intitulé The Welfare State as Piggy Bank. Barr se penche sur la question de l’assurance maladie et des pensions avant d’aborder celle de l’éducation ; dans ce domaine, il plaide pour que l’enseignement scolaire relève de l’État mais que l’enseignement supérieur soit soumis aux lois du marché : les étudiants, précise-t-il, « forment un groupe de consommateurs avisés, pleins de bon sens et remarquablement informés » et, de ce fait, sont « plus à même que les responsables de la planification centrale de faire des choix conformes à leurs propres besoins et à ceux de l’économie »....

Ajouter à ma sélection