Les signataires de la recommandation du CAD sur le déliement de l’APD s’engagent à délier l’aide destinée aux pays les moins avancés (PMA), aux pays pauvres très endettés (PPTE), aux autres pays à faible revenu (OLIC) ainsi qu’aux pays et territoires éligibles uniquement à un financement de l’Association internationale de développement (IDA uniquement). Sont exclus de cette recommandation la coopération technique autonome, l’aide humanitaire, l’aide alimentaire et le financement de base des ONG.
Le CAD s’efforce d’améliorer constamment l’efficacité de l’APD de ses membres en limitant les distorsions de l’aide et du commerce liées à l’aide liée.
- Introduits en 1987, les Principes directeurs relatifs au financement associé et à l’APD liée et partiellement déliée ont contribué à restreindre l’aide liée aux projets de développement prioritaires.
- Cette initiative a été suivie en 1992 par les « Nouvelles mesures dans le domaine de l’aide liée », visant à mieux cibler les pays et les projets ayant un accès limité au financement. Ces mesures ont instauré des appels d’offres internationaux pour les grands projets et des règles relatives à l’aide liée alignées sur celles de l’Accord de l’OCDE de 1991 sur les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public. Le respect de ces règles est principalement contrôlé par les participants à l’Accord.
- Ces travaux ont abouti en 2001 à l’adoption de la recommandation du CAD sur le déliement de l’APD.
- La recommandation a été révisée en 2026 afin de garantir qu’elle reste adaptée à son objectif. Cette révision confirme l’engagement du CAD en faveur du déliement de l’aide et introduit des améliorations importantes, notamment l’intégration des pratiques d’achat durable dans la coopération au développement, la garantie d’une concurrence loyale et ouverte, la promotion d’un développement mené par les acteurs locaux, ainsi que l’amélioration de la transparence et des rapports.
Le déliement de l’aide a également figuré parmi les principaux engagements liés à l’APD pris par les membres du CAD dans les instances internationales. Il s’agit notamment de l’objectif de 0,7 % de l’APD par rapport au RNB convenu aux Nations unies en 1970, qui devrait en principe être déliée, de la Déclaration de Paris de 2005 sur l’efficacité de l’aide et des engagements ultérieurs en matière d’efficacité du développement, ainsi que de l’Engagement de Séville de 2025 adopté lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement.