Le PIB devrait croître au rythme de 1.3 % en 2025, de 1.6 % en 2026 et de 2.2 % en 2027, tiré par la consommation privée, puis par le rebond des exportations. Le conflit au Moyen-Orient devrait peser sur l’économie islandaise principalement par le jeu de la hausse des prix à l’importation. L’investissement des entreprises devrait redémarrer après avoir brutalement chuté à la fin de 2025, tandis que les exportations devraient se redresser en 2027. Le chômage devrait se hisser à près de 7 % avant de redescendre quelque peu en 2027. L’inflation devrait rester bien supérieure à l’objectif à court terme et revenir à un niveau proche de celui-ci avant la fin de 2027. Parmi les principaux risques qui entourent ces projections figurent l’apparition d’une spirale prix-salaires, l’atonie de la demande d’exportations et une résurgence de l’activité volcanique.
La banque centrale a relevé son taux directeur en deux temps au printemps 2026, le portant de 7.25 % à 7.75 %, et elle devrait le réduire progressivement une fois passé le pic des prix de l’énergie. La politique budgétaire est restrictive et devrait le demeurer en 2026-27, le solde primaire sous-jacent s’améliorant de 1.4 % du PIB en 2026 et en 2027. Cette orientation appuiera la désinflation et la reconstitution des marges de manœuvre budgétaires. Renforcer le cadre réglementaire applicable au secteur de l’électricité et assouplir les réglementations contraignantes qui entravent l’investissement direct étranger contribueraient à atténuer les contraintes d’approvisionnement en énergie naissantes et rehausseraient les perspectives de croissance.