La croissance du PIB devrait se raffermir en 2026 et 2027 pour atteindre respectivement 1.2 % et 1.7 %, la reprise économique intervenant après le ralentissement des échanges commerciaux observé en 2025 à la suite du relèvement des droits de douane américains. La consommation des ménages et les dépenses publiques consacrées à la défense et aux infrastructures continueront de soutenir la croissance, tandis que l’investissement des entreprises devrait se redresser progressivement. Compte tenu de la situation d’exportateur net d’énergie du Canada, les exportateurs devraient bénéficier de la hausse des prix de l’énergie résultant du conflit au Moyen-Orient. L’inflation globale devrait enregistrer une hausse temporaire avant de revenir aux alentours de 2 % au cours de la période considérée, alors que l’inflation sous-jacente resterait plus proche de l’objectif, freinée par la persistance de capacités économiques inutilisées.
Le taux directeur est maintenu à 2.25 % depuis octobre 2025 et devrait rester inchangé à court terme, la Banque du Canada faisant abstraction des hausses temporaires des prix de l’énergie étant donné l’ampleur des ressources inemployées qui subsiste dans l’économie. L’assouplissement de la politique budgétaire devrait se poursuivre en 2026, tandis qu’une orientation globalement neutre est envisagée pour 2027, une trajectoire jugée adéquate. Les principales priorités de l’action publique portent sur l’avancement des réformes du marché intérieur, le renforcement de la diversification des échanges et la réalisation des projets d’infrastructures, ainsi que sur l’accélération de la transformation numérique.