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Lutter contre la consommation nocive d'alcool

Politiques économiques et de santé publique

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Les boissons alcoolisées, et leur consommation nocive, sont depuis toujours un trait commun des sociétés humaines. L’alcool est l’une des premières causes de morbidité et de mortalité prématurée dans le monde. Il est en effet à l’origine d’un décès sur 17, et d’une proportion importante de handicaps, surtout chez les hommes. Dans les pays de l’OCDE, la consommation d’alcool est près de deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Son coût social est estimé à plus de 1 % du PIB dans les pays à revenu élevé et intermédiaire. Quand elle n’est pas liée à une dépendance, la consommation d’alcool est un choix individuel, déterminé par des normes sociales et associé de fortes connotations culturelles. Cela se traduit par des schémas uniques de disparités sociales face à la consommation d’alcool, les plus aisés étant dans certains cas plus enclins à boire dangereusement, et par une polarisation des problèmes de consommation excessive aux deux extrémités du spectre social. Certaines habitudes de consommation d’alcool ont un impact social, ce qui justifie amplement sur le plan économique le fait que les pouvoirs publics cherchent à influencer les comportements en prenant des mesures axées sur la réduction des préjudices, y compris ceux subis par les personnes autres que les consommateurs. Certaines stratégies sont plus efficaces et judicieuses que d’autres, selon qu’elles parviennent à faire évoluer les normes sociales et à cibler les groupes les plus vulnérables. La présente publication examine dans le détail les tendances et les disparités sociales liées à la consommation d’alcool. Elle présente en outre une vaste analyse des effets sanitaires, sociaux et économiques des principales politiques de lutte contre les méfaits de l’alcool dans trois pays de l’OCDE (Allemagne, Canada et République tchèque), et dégage des messages pertinents pour l’action des pouvoirs publics dans un plus grand nombre de pays.

 

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Quel effet un prix unitaire minimum de l'alcool a-t-il sur les différents types de consommateurs ?

En 2012, les pouvoirs publics écossais ont voté une loi afin d’instaurer un prix unitaire minimum (PUM) pour l’alcool. La loi stipule que l’alcool ne doit pas être vendu à un prix inférieur à 50 pence (0.615 eurosTaux de change 1 GBP = 1.23 EUR, 29 mai 2014.) par unité d’alcool (une unité étant égale à 10 ml d’alcool pur). Cette loi n’a pas encore été appliquée en raison d’un recours juridique toujours en cours devant les tribunaux. L’État irlandais envisage aussi d’intégrer un PUM dans sa stratégie de lutte contre l’alcool. Les pouvoirs publics du Royaume-Uni ont organisé des consultations sur le PUM mais ont initialement envisagé d’instaurer une restriction concernant la vente à perte – interdiction de vendre de l’alcool au-dessous d’un prix équivalent au prix majoré des droits d’accise et de la TVA. Les droits d’accise sur l’alcool n’étant pas uniquement prélevés en fonction de la teneur en alcool, cette proposition se traduirait par une variation du prix le plus bas autorisé de 11 pence ou moins par unité d’alcool pour les cidres non gazeux à faible teneur en alcool à 42 pence par unité pour les cidres pétillants à forte teneur en alcool, les autres boissons alcoolisées se situant entre ces deux extrêmes (Home Office, 2014).

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