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L'obésité et l'économie de la prévention

Objectif santé

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L’obésité est passée au premier plan des politiques de santé publique dans le monde. Avant 1980, nettement moins de 10 % de la population étaient concernés. Depuis, la proportion a doublé ou triplé dans beaucoup de pays et, dans près de la moitié de la zone OCDE, 50 % ou plus des habitants sont en surpoids. Grave facteur de risque pour toute une série de maladies chroniques, l’obésité est devenue un problème majeur de santé publique.  

On croit généralement que l’épidémie d’obésité a des explications simples et que des solutions devraient pouvoir y être apportées sous peu. Or, un examen détaillé des données fait apparaître une situation plus complexe, dans laquelle il est même difficile de trouver des informations objectives sur le phénomène. Autorités, professionnels de la santé et chercheurs font face au défi de comprendre l’épidémie et d’élaborer une stratégie efficace pour la combattre.  

Cet ouvrage contribue, par l’étude de multiples aspects du problème de l’obésité, à la mise au point de politiques scientifiquement fondées. Il examine l’étendue et les caractéristiques de l’épidémie, les rôles et influences respectifs des forces du marché et des pouvoirs publics, et l’impact des interventions. Une approche économique de la prévention des maladies chroniques est décrite, qui ouvre de nouvelles pistes par rapport à une approche plus traditionnelle de la santé publique.

Les analyses ont été réalisées par l’OCDE, pour partie en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé. Les principaux chapitres sont complétés par des contributions spéciales d’experts de la santé et de l’obésité comme Marc Suhrcke, Tim Lobstein, Donald Kenkel et Francesco Branca.



« Cet ouvrage présente une série de suggestions et de résultats précieux sur les mesures de prévention de l’obésité les plus efficaces. Tous les pays préoccupés par cette maladie y trouveront des conseils utiles pour définir des stratégies publiques propres à infléchir les tendances actuelles. »

 – Julio Frenk, Doyen de l’École de santé publique de Harvard

 

« Le message positif de ce livre est que l’épidémie d’obésité peut être vaincue par des stratégies globales regroupant de multiples actions au niveau individuel et à l’échelle des populations. »

 – Ala Alwan, Sous-directeur général de l’Organisation mondiale de la santé

 

« Ce rapport novateur et fouillé adopte une approche pluridisciplinaire pour présenter un tableau précis des données dont les responsables ont besoin pour agir. »

 – Martin McKee, professeur de santé publique en Europe,

London School of Hygiene & Tropical Medicine

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Remerciements

«Il y avait dans notre rue un garçon qui était gros. Les gens se moquaient toujours de lui », observe le principal personnage du roman intitulé Kieron Smith, Boy, dans lequel James Kelman raconte l’histoire telle que l’a vécue un enfant, entre l’âge de 4 ans et presque 13 ans. Au travers des yeux de l’enfant, le roman dresse un tableau de la vie à Glasgow dans les années 60 et des évolutions en cours. À cette époque, l’obésité était quelque chose de suffisamment inhabituel pour attirer l’attention. Or aujourd’hui plus d’un tiers des jeunes Écossais de 12 ans sont en surpoids, un sur cinq est obèse et plus d’un sur dix gravement obèse. Et les statistiques chez les adultes sont pires encore : près des deux tiers des hommes et plus de la moitié des femmes sont en surpoids. La situation est moins mauvaise dans les autres pays de l’OCDE, en dehors des États-Unis, mais l’obésité n’en est pas moins un sujet de préoccupation presque partout, dans la zone OCDE et au-delà.Nombreuses sont les personnes ayant collaboré à cet ouvrage qui méritent d’être citées. Mais il est deux personnes qui méritent tout particulièrement d’être mentionnées – Michele Cecchini et Marion Devaux, qui ont consacré des efforts sans relâche à ce projet. Le travail de Michele Cecchini sous-tend les analyses de l’impact des stratégies de prévention qui font l’objet du chapitre 6, tandis que Marion Devaux est derrière toutes les analyses statistiques présentées aux chapitres 2 et 3. Sans eux, cet ouvrage n’aurait pu exister. L’auteur tient aussi à remercier tout particulièrement Jeremy Lauer et Dan Chisholm qui ont apporté une précieuse contribution à l’évaluation de l’impact des stratégies de prévention et ont aidé à établir, avec David Evans et Tessa Tan-Torres, une collaboration extrêmement productive entre l’OCDE et l’OMS sur l’économie de la prévention des maladies chroniques. D’autres collègues de l’OCDE également doivent être cités, pour leur précieuse contribution aux travaux, à divers stades du projet relatif à l’économie de la prévention : Jeremy Hurst, Linda Fulponi, Mark Pearson, Peter Scherer, E l i z ab e t h Do c t e u r, Jo h n Mar t i n, M a rt i n e Du ra n d , E l e n a R u s t i c e l l i, Christine Le Thi et Francesca Borgonovi; ainsi qu’Anna Ceccarelli, Jody Church, Amrita Palriwala, Ji Hee Youn, Fareen Hassan, Romain Lafarguette, Angelica Carletto et Lucia Scopelliti, qui ont travaillé sur le projet relatif à l’économie de la prévention durant leur stage au sein de la Division Santé de l’OCDE. Il convient aussi d’évoquer la contribution des membres du Groupe d’experts sur l’économie de la prévention nommés par les pays de l’OCDE, trop nombreux pour être cités ici nommément, ainsi que les membres invités par le Secrétariat de l’OCDE – Donald Kenkel, Marc Suhrcke, Evi Hatziandreu, Edward Glaeser, Francesco Branca, Thomas Philipson, Tim Lobstein, Klim McPherson, Julia Critchley, Taavi Lai, Godfrey Xuereb, et Mike Murphy – qui ont grandement amélioré la qualité des travaux présentés dans cet ouvrage. Plusieurs d’entre eux ont directement contribué à cet ouvrage, avec les sections spéciales qui suivent certains des chapitres. L’auteur tient aussi à remercier les représentants de l’industrie des produits alimentaires et des boissons et de l’industrie des sports et des loisirs qui ont fait part de commentaires sur les axes du projet et sur ses résultats au travers du Comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE (BIAC). Les analyses par pays de l’impact des stratégies de prévention ont été rendues possibles par les apports émanant de...

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