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Gérer les migrations économiques pour mieux répondre aux besoins du marché du travail

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Cette publication présente de nouvelles illustrations de l’influence des migrations internationales en Europe et dans quelques autres pays de l’OCDE sur la population active ; sur les niveaux d’éducation ; et sur l’évolution de la distribution des professions  au cours de la dernière décennie. Elle analyse les compétences dont disposent les migrants et la façon dont elles sont utilisées sur la base d’une revue approfondie de la littérature ; et présente de nouvelles analyses des données européennes et américaines , canadiennes  et de l’OCDE en général en se basant sur les données de l’Évaluation des compétences des adultes – PIAAC. Enfin, plusieurs chapitres  discutent du rôle que les migrations internationales pourraient jouer pour répondre aux besoins de main-d’oeuvre présents et futurs en Europe, aux États-Unis et dans l’Union européenne. Ces travaux montrent que si les migrations peuvent contribuer de façon importante à l’accroissement de la population active, leur capacité à contrer les effets du vieillissement de la population dépendront de la capacité des pays à mettre en adéquation les besoins en main-d’oeuvre avec les caractéristiques des migrants. Dans ce domaine, des efforts doivent être réalisés pour mieux utiliser les compétences des migrants et adapter les systèmes de gestion des migrations de travail aux besoins des employeurs.

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Les migrations en Europe

vue d'ensemble des résultats du module 2008 et implications pour les migrations de travail

Selon une nouvelle et récente source de données, il a été démontré, entre autres, que seule une petite fraction d’immigrés au titre du travail sont effectivement recrutés à l’étranger en tant que migrants de travail, et que les emplois hautement qualifiés sont beaucoup plus nombreux à être pourvus par des immigrés recrutés dans le pays que par des immigrés recrutés à l’étranger. La même source suggère que les immigrés qui ont une situation plus défavorable sur le marché du travail tendent à rester moins longtemps et qu’au bout de cinq ans, la moitié des travailleurs hautement qualifiés n’occupent plus les emplois pour lesquels ils avaient initialement été recrutés.

Ces résultats suggèrent que les listes de professions en situation de pénurie et les examens du marché du travail ne sont pas forcément des outils très pertinents pour réguler les flux en fonction des besoins. La protection des travailleurs autochtones pourrait être mieux assurée en veillant à ce que les salaires et les conditions de travail liés aux premiers emplois des immigrants soient conformes aux normes nationales.

De plus, pour garantir une meilleure rétention, encourager les immigrés à venir avec leurs familles et inciter les candidats potentiels à apprendre la langue nationale, il faudra mettre en place des incitations beaucoup plus fortes que celles actuellement en vigueur. À cette fin, le droit de séjour permanent à l’entrée semble être une option idéale. Plus généralement, la capacité à obtenir un bon emploi et à montrer une excellente maîtrise de la langue devrait être bien mieux récompensée que ce n’est le cas dans la plupart des pays.

Il semble que la faiblesse des migrations de main-d’oeuvre hautement qualifiée dans la plupart des pays européens ait moins à voir avec la faible attractivité de ces pays qu’avec le fait que les employeurs ne recrutent pas beaucoup à l’étranger.

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