Israël1

Place du tourisme dans l’économie

Le tourisme représente directement 2.8 % du PIB d’Israël, et environ 3.5 % de l’emploi total. Estimé à 230 000, le nombre total d’emplois touristiques directs et indirects est tout juste supérieur à 6 % de l’emploi total.

En 2016, on a dénombré 2.9 millions d’arrivées de touristes internationaux, soit 3.6 % de plus qu’en 2015, auxquels se sont ajoutés 169 800 visiteurs de la journée. Le tourisme interne a représenté environ 62 % de l’ensemble des personnes/nuitées, tous types d’hébergement confondus.

Les recettes du tourisme international sont estimées à 4.7 milliards USD. Les principaux marchés émetteurs internationaux sont, par ordre décroissant d’importance, les États-Unis, la Fédération de Russie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui, ensemble, regroupent 54 % des arrivées de touristes.

On estime que les recettes du tourisme récepteur représentaient en 2016 15 % des exportations de services et 5 % des exportations totales d’Israël. Au cours du premier semestre 2017, les arrivées de touristes internationaux ont augmenté d’environ 25 % par rapport à la même époque de l’année antérieure, principalement du fait des répercussions positives de la stabilité géopolitique dans la région et d’activités de commercialisation intensives, tout particulièrement en Europe.

Gouvernance et financement du tourisme

La politique, la commercialisation et le développement du secteur du tourisme sont du ressort du ministère du Tourisme, secondé par plusieurs autres ministères, les actions se concentrant sur les infrastructures et la mise en valeur des sites, le tourisme rural et l’agrotourisme, le développement des PME et la formation professionnelle. Il s’agit notamment du ministère de la Protection de l’environnement, du ministère du Développement du Néguev et de la Galilée, du ministère de l’Économie et du ministère de l’Agriculture.

Le pays compte en outre de nombreux organismes régionaux et locaux de promotion du tourisme. Les autorités régionales et locales sont investies des pouvoirs et responsabilités suivants :

  • examen par des comités de planification locaux de l’ensemble des projets de construction sur leurs territoires, y compris les projets concernant des hôtels et autres projets touristiques, et transmission de recommandations au comité chargé de la planification nationale, dont ils sont membres ;

  • délivrance de permis de construire ;

  • prélèvement des impôts locaux ; toutefois, pendant une crise ou en guise d’encouragement, cette charge fiscale sur les projets touristiques peut être allégée ;

  • entretien des sites touristiques ;

  • gestion de projets en collaboration avec le ministère du Tourisme, notamment : construction d’infrastructures touristiques (promenades le long des plages et pistes cyclables, par exemple) ; campagnes de commercialisation internes ; et organisation et promotion d’événements et festivals locaux.

Dans les villes et régions de villégiature d’Acre, Eilat, Jaffa, Jérusalem et Tel Aviv, les autorités ont créé des entreprises publiques chargées du développement.

Israël : Organigramme des organismes de tourisme
picture

Source : OCDE, d’après le ministère du Tourisme, 2018.

En 2016, le budget général du ministère du Tourisme s’est établi à 930 millions ILS, dont 43 % affectés à la commercialisation, 24 % à des incitations à l’investissement et 23 % aux infrastructures touristiques publiques. Les ressources proviennent toutes du budget général de l’État. Les actions de commercialisation et les infrastructures sont financées par l’État et les autorités locales, tandis que l’hébergement est financé par le secteur privé, qui bénéficie néanmoins parfois d’aides sous forme de subventions publiques.

Politiques et programmes liés au tourisme

Les principaux enjeux et défis du tourisme en Israël sont les suivants :

  • diversifier et améliorer les produits, et intensifier le séjour des touristes, notamment en développant les infrastructures touristiques publiques ;

  • pénétrer et développer de nouveaux marchés tout en préservant les marchés existants et les flux de visiteurs ;

  • créer et assurer un accès facile aux informations touristiques ;

  • adapter le produit aux visiteurs en provenance de nouveaux marchés et de marchés émergents.

Les domaines d’action prioritaires sont notamment les suivants :

  • accroître l’offre hôtelière en réalisant des investissements ;

  • améliorer la compétitivité du tourisme, en particulier en faisant baisser les prix des vacances grâce à l’assouplissement de la réglementation hôtelière et en encourageant d’autres types d’hébergements ;

  • commercialiser et promouvoir, principalement en incitant les compagnies aériennes à intégrer les aéroports Ben-Gurion, Ovda et Ilan Ramon (nouvel aéroport qui doit ouvrir en 2018) à leurs itinéraires, afin d’accroître le nombre de vols à destination d’Israël ; et coopérer avec les agences de voyage en ligne et les agences de voyage classiques en leur proposant des mesures incitatives alignées sur l’importance de l’augmentation des ventes de voyages à forfait à destination d’Israël ;

  • améliorer la satisfaction des touristes, faire en sorte que l’information soit accessible sur support numérique et favoriser la création de nouvelles applications touristiques pour smartphone ;

  • développer de nouveaux produits touristiques, comme le produit consacré au désert dans la région du Negev (encadré 1.10).

Les politiques destinées à s’attaquer à ces défis et priorités consistent notamment à :

  • mettre l’accent sur la satisfaction des touristes en construisant des installations spécifiques (comme des pistes cyclables ou des campings), en réduisant les prix et en modernisant les bureaux d’information ;

  • encourager les investissements dans le tourisme, notamment en repérant des entrepreneurs et en les accompagnant ;

  • soutenir les négociations avec un éventail d’agences de voyage en ligne et de compagnies aériennes ;

  • diversifier les types d’hébergement et accroître le nombre de lits dans les hôtels ;

  • rationaliser l’innovation technologique ;

  • améliorer les activités de commercialisation : organiser des voyages de découverte, accueillir des journalistes et autres acteurs influents, et accroître l’activité du ministère prenant la forme de campagnes numériques ;

  • unifier les outils et programmes de recherche et assurer un suivi des résultats.

Profil statistique

Tableau 1. Israël : Tourisme interne, récepteur et émetteur

picture

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933716082

Tableau 2. Israël : Entreprises et emploi dans le tourisme

picture

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933716101

Tableau 3. Israël : Consommation du tourisme intérieur
Millions ILS

picture

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933716120

Note

← 1. Les données statistiques concernant Israël sont fournies par et sous la responsabilité des autorités israéliennes compétentes. L’utilisation de ces données par l’OCDE est sans préjudice du statut des hauteurs du Golan, de Jérusalem-Est et des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie aux termes du droit international.