4. Dynamique des start-ups

Taux d’entrée et de sortie des entreprises, secteur des TIC et autres secteurs d’activités, 2013-15
Nombre d’unités entrantes/sortantes en pourcentage du nombre total d’unités entrantes/sortantes et existantes
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Source: Calculs de l’OCDE, d’après des données préliminaires des bases de données DynEmp v. 2 et v. 3, http://oe.cd/dynemp, juillet 2017. Davantage de données via StatLink. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933722276

Le saviez-vous ?

Dans la plupart des pays, le secteur des TIC est plus dynamique que les autres, avec une plus grande proportion de jeunes petites entreprises qui, souvent, connaissent une croissance plus rapide.

Les taux d’entrée sur le marché et de sortie du marché sont plus élevés dans le secteur des TIC que dans les autres secteurs dans la plupart des pays couverts par le projet DynEmp de l’OCDE. Cette tendance doit surtout aux entrées et aux sorties observées dans les secteurs des services de TIC (activités informatiques et services d’information, et télécommunications). Ces taux d’entrée et de sortie plus importants pourraient être associés à une plus grande redistribution susceptible d’améliorer la productivité dans ces secteurs.

Comparativement aux autres secteurs de l’économie, celui des TIC tend à accueillir une proportion plus élevée de jeunes petites et micro-entreprises. Cette observation demeure vraie lorsqu’on compare les services de TIC aux autres services marchands non financiers. Le secteur manufacturier est caractérisé par une dynamique plus hétérogène avec, dans de nombreux pays, de petites différences entre les activités de fabrication de biens TIC et les autres activités de fabrication. Dans le cas de cet indicateur, comme dans celui sur les taux d’entrée, la tendance aux États-Unis et au Royaume-Uni est inverse à la tendance générale observée.

Dans tous les pays, les petites entreprises jeunes croissent plus vite que leurs homologues plus anciennes. Le plus souvent, la différence de croissance moyenne de l’emploi entre les petites entreprises jeunes et les petites entreprises anciennes est plus importante dans le secteur des TIC que dans les autres secteurs de l’économie. Cette observation confirme la perception générale que l’on a d’un secteur des TIC plus dynamique.

Définitions

Le secteur des TIC recouvre les divisions 26, 61 et 62-63 de la CITI rév. 4 (ordinateurs, articles électroniques et optiques, télécommunications, et activités informatiques et services d’information). Les autres secteurs englobent les activités de fabrication et les services marchands non financiers à l’exclusion du secteur des TIC, de la cokéfaction et fabrication de produits pétroliers raffinés et des activités immobilières.

Le taux d’entrée sur le marché s’obtient en divisant le nombre d’unités entrantes par le nombre total d’unités entrantes et existantes, c’est-à-dire le nombre total d’unités actives pendant l’année en cours. Le taux de sortie du marché s’obtient en divisant le nombre d’unités sortantes par le nombre total d’unités sortantes et existantes, c’est-à-dire le nombre total d’unités actives pendant l’année précédente.

La part des jeunes petites et micro-entreprises existantes s’obtient en divisant le nombre d’entreprises existantes en activité depuis moins de 6 ans et de moins de 50 employés par le nombre total d’entreprises existantes.

Les petites entreprises jeunes sont celles qui sont en activité depuis moins de 6 ans et qui emploient de 10 à 49 salariés. Les petites entreprises anciennes sont celles qui sont en activité depuis 6 ans ou plus et qui emploient de 10 à 49 salariés. La croissance de l’emploi est définie comme la moyenne des taux de croissance de l’emploi au niveau des unités GRit = Emploit – Emploit-1/0.5 * (Emploit + Emploit-1) dans le groupe d’unités du pays et du secteur d’activités considérés. C’est un indicateur indifférent à l’échelle et compris dans l’intervalle [−200 % ; +200 %].

Part des jeunes petites et micro-entreprises existantes dans le secteur des TIC et les autres secteurs d’activités, 2013-15
En pourcentage du nombre total d’entreprises existantes
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Source: Calculs de l’OCDE, d’après des données préliminaires des bases de données DynEmp v.2 et v.3, http://oe.cd/dynemp, juillet 2017. Davantage de données via StatLink. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933722295

Différences de croissance de l’emploi entre les petites entreprises jeunes et les petites entreprises anciennes dans le secteur des TIC et les autres secteurs, 2013-15
Taux de croissance en pourcentage
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Source: Calculs de l’OCDE, d’après des données préliminaires des bases de données DynEmp v. 2 et v. 3, http://oe.cd/dynemp, juillet 2017. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933722314

Mesurabilité

Le projet DynEmp de l’OCDE s’appuie sur un processus de collecte de données distribuées conçu pour créer une base harmonisée de données micro-agrégées sur la dynamique de l’emploi. Les principales sources de données sont les registres des entreprises. Le projet est soutenu par des experts nationaux qui appliquent la même routine statistique élaborée par l’OCDE aux microdonnées confidentielles auxquelles ils ont accès. Ces experts appliquent également les procédures de divulgation d’information propres à chaque pays de façon à veiller au respect de la confidentialité. Les informations concernant la Belgique, le Brésil, l’Espagne, la Finlande, la Hongrie, la Norvège, la Suède et la Turquie proviennent de la version 3 de la base DynEmp ; celles qui concernent les autres pays proviennent de la version 2. Les chiffres de la version 3 excluent les unités de la catégorie de taille 0-1. De plus, les deux versions de DynEmp appliquent chacune une correction différente à l’année de création lorsqu’elle se situe dans la période examinée. S’agissant du Royaume-Uni, les travaux contiennent des données statistiques de l’Office of National Statistics (ONS), soumis aux droits d’auteur de la Couronne (Crown Copyright). L’utilisation de données statistiques de l’ONS dans ces travaux ne vaut pas approbation par l’ONS de l’interprétation ou de l’analyse de ces données statistiques. Ces travaux utilisent également des ensembles de données de recherche qui pourraient ne pas exactement reproduire les agrégats des statistiques nationales.