7. Capital intellectuel

Travailleurs suivant une formation, selon le type de formation, 2012 ou 2015
En pourcentage du nombre total de personnes occupant un emploi
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Source: Calculs de l’OCDE, d’après la base de données du Programme international pour l’évaluation des compétences des adultes (PIAAC), juin 2017. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933721269

Le saviez-vous ?

Dans de nombreux pays de l’OCDE, les entreprises investissent davantage dans les actifs incorporels que dans les machines et le matériel – plus de deux fois plus en Irlande et en Norvège.

Le capital intellectuel désigne des actifs qui, par nature, sont dépourvus de substance physique (on parle d’actifs « incorporels »). Ces actifs ont trait pour la plupart à l’investissement dans le capital humain et portent sur la création, la codification et l’utilisation de la connaissance. Entrent dans le capital intellectuel le capital organisationnel, la recherche et l’innovation, les logiciels et les bases de données. Certains de ces éléments, à commencer par la R-D et les logiciels, sont désormais pris en considération dans le Système de comptabilité nationale (SCN, tel que révisé en 2008) et équivalent en moyenne à plus d’un tiers de l’investissement total que les entreprises consacrent aux machines et au matériel.

En 2015, en moyenne pour l’ensemble des pays étudiés, l’investissement total consenti par le secteur des entreprises dans le capital intellectuel – en tenant compte de l’investissement dans le capital organisationnel et la formation, lorsque l’on disposait d’estimations – était d’importance comparable à l’investissement dans les actifs corporels et représentait 15 % de la valeur ajoutée brute. C’est en France, en Irlande, en Suède et aux États-Unis que cette proportion était la plus élevée (excédant les 20 %).

L’investissement du secteur non marchand dans le capital intellectuel, qui vient compléter celui du secteur des entreprises, connaît lui aussi d’amples variations puisqu’il représente de 2 % (en Espagne) à 11 % (en Irlande) de la valeur ajoutée brute du secteur. Les niveaux les plus élevés sont atteints par l’Irlande, la Suède, les États-Unis et le Royaume-Uni. En comparaison, l’intensité de capital intellectuel du secteur marchand demeure entre 1.5 et 5 fois plus importante, et progresse à un rythme plus soutenu (40 % contre 11 % en moyenne depuis 2000).

Investir dans la formation permet de doter les individus des compétences nécessaires pour accomplir les tâches qui leur incombent et pour passer d’un emploi à un autre, surtout s’ils opèrent dans un domaine où la technologie évolue rapidement. Les estimations de l’OCDE tendent à indiquer que si près de 60 % des travailleurs, en moyenne, bénéficient d’une formation formelle ou en cours d’emploi, la probabilité de suivre une telle formation est très variable : allant de 30 % environ (en Fédération de Russie) à plus de 75 % (en Finlande). Les formations ont principalement lieu en cours d’emploi (dans 72 % des cas en moyenne), pour une meilleure adéquation aux besoins de l’entreprise.

Définitions

Une formation formelle est une formation dispensée dans un cadre organisé, extérieur à l’environnement professionnel, et sanctionnée par un diplôme. Une formation en cours d’emploi est dispensée au sein ou en dehors de l’entreprise mais ne débouche pas, en règle générale, sur l’obtention d’un diplôme officiel. Les actifs intellectuels entrant dans le SCN comprennent la R-D, les logiciels, la prospection minière et les œuvres artistiques originales. L’investissement dans les autres actifs intellectuels fait l’objet d’estimations fondées sur les données d’INTAN-Invest et concerne les marques, les dessins et modèles, les nouveaux produits financiers, le capital organisationnel et la formation en entreprise. La valeur ajoutée brute se calcule comme la valeur de la production diminuée de celle de la consommation intermédiaire. La formation brute de capital fixe (FBCF) hors logement est constituée de l’investissement dans les actifs corporels à l’exclusion du logement.

Investissement des entreprises en capital fixe et en capital intellectuel, 2015
En pourcentage de la valeur ajoutée brute du secteur des entreprises
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Source: Calculs de l’OCDE, d’après la Base de données des Comptes nationaux des pays de l’OCDE ; des données d’INTAN-Invest (http://www.intan-invest.net) ; et des données du Bureau d’analyse économique (BEA, Bureau of Economic Analysis) des États-Unis, mai 2017. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933721288

Investissement en capital intellectuel des secteurs marchand et non marchand, 2000 et 2015
En pourcentage de la valeur ajoutée brute du secteur
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Source: Calculs de l’OCDE, d’après la Base de données des Comptes nationaux des pays de l’OCDE ; des données d’INTAN-Invest (http://www.intan-invest.net) ; et des données de SPINTAN (http://www.spintan.net), mai 2017. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933721307

Mesurabilité

Les chiffres concernant la formation sont dérivés du nombre d’employés qui, dans le cadre de l’Évaluation des compétences des adultes (PIAAC) ont déclaré avoir suivi une formation d’un certain type au moins une fois dans l’année, qu’ils appartiennent au secteur public ou au secteur privé. Une pondération est appliquée pour que ces chiffres soient représentatifs au plan national. La fréquence des formations est susceptible de masquer des différences en ce qui concerne leur durée. L’investissement dans les actifs intellectuels entrant dans la comptabilité nationale est repris de la Base de données des Comptes nationaux. Les autres actifs intellectuels sont une estimation, établie à partir des données d’INTAN-Invest, que l’on a extrapolée en se fondant sur le taux de croissance de l’investissement dans les actifs intellectuels entrant dans la comptabilité nationale. Dans la définition retenue ici, les investissements du secteur marchand s’entendent des investissements réalisés par les entreprises qui relèvent des divisions 1 à 82 de la CITI rév. 4, exception faite des divisions 68 et 72. Les investissements du secteur non marchand sont tels que définis par SPINTAN et couvrent les établissements publics et les entités sans but lucratif appartenant aux divisions 72 et 84 à 93 de la CITI rév. 4. Les intensités de capital sont obtenues en calculant le quotient de l’investissement par la valeur ajoutée brute, telle qu’elle figure dans la Base de données des Comptes nationaux, dans les divisions correspondantes. Le dénominateur n’est pas corrigé : i) du caractère institutionnel des agents économiques, contrairement aux données de l’investissement figurant au numérateur, ni ii) de la capitalisation des actifs hors SCN.