4. Chercheurs

Personnel de R-D, 2015
Pour mille emplois
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Source: OCDE, Base de données des Principaux indicateurs de la science et de la technologie, http://oe.cd/pist-fr, juillet 2017. Davantage de données via StatLink. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933721098

Le saviez-vous ?

En Lituanie, il y a autant d’hommes que de femmes chez les chercheurs tandis qu’en Suède les secondes sont plus actives que les premiers dans la recherche en entreprise.

Les chercheurs, et plus généralement le personnel de R-D, apportent un concours indispensable aux activités de R-D. Si l’on mesure en équivalent temps plein (ETP), plus de 2 % des personnes pourvues d’un emploi au Danemark, en Finlande et en Israël travaillent dans le domaine – soit pratiquement deux fois la moyenne des autres pays (1.1 %). La Norvège et l’Irlande arrivent en bonne position malgré des dépenses de R-D inférieures à la moyenne OCDE. Que ce soit en termes absolus ou relatifs, les effectifs de chercheurs ont pratiquement partout progressé entre 2005 et 2015, même si leur poids dans le total du personnel de R-D est très variable puisqu’il est supérieur à 80 % en Israël, en Corée, en République slovaque, en Suède et au Portugal, contre 49 % en Italie et 43 % en Chine.

Le secteur des entreprises et celui de l’enseignement supérieur sont les principaux employeurs de chercheurs. Les entreprises arrivent en tête – avec plus de 70 % des chercheurs aux États-Unis, en Corée, en Israël et au Japon. Entre 2005 et 2015, la proportion de chercheurs employés par elles a fait un bond considérable en Hongrie, en Pologne et en Turquie, alors qu’elle s’est contractée en Afrique du Sud, en Grèce, au Luxembourg et au Mexique.

Les femmes comptent pour plus de 40 % des chercheurs en Afrique du Sud, en Estonie, en Lettonie, au Portugal et en République slovaque, quand elles ne représentent pas 25 % de l’effectif en Allemagne, en Autriche et en République tchèque. Ce sont souvent les établissements d’enseignement supérieur qui les emploient en majorité. Au Luxembourg, la création en 2003 de la première et seule université publique du pays dédiée à la recherche, a contribué à faire croître la proportion de femmes parmi les chercheurs, qui avait ainsi gagné 10 points de pourcentage en 2015.

Définitions

Le personnel de recherche-développement réunit toutes les personnes employées directement pour des activités de R-D et comprend aussi bien les chercheurs que les techniciens et le personnel auxiliaire.

Les chercheurs s’entendent des spécialistes travaillant à la conception ou à la création de nouveaux savoirs. Ils mènent des travaux de recherche en vue d’améliorer ou de mettre au point des concepts, théories, modèles, techniques, instruments, logiciels ou modes opératoires et sont, en règle générale, directement associés à la gestion des projets de R-D.

Le personnel de R-D est comptabilisé en équivalent temps plein, soit le nombre d’heures de travail réellement consacrées à la R-D au cours d’une période de référence donnée (habituellement une année civile) rapporté au nombre total d’heures qu’une personne ou un groupe de personnes est censé travailler au cours de la même période. Ainsi une personne travaillant à mi-temps à des activités de R-D pendant une année donnée compte pour 0.5 personne-année en ETP de R-D. Cela donne une mesure plus juste du volume de ressources humaines consacrées à la R-D dans un pays que les effectifs ou le nombre de postes. À des fins de comparaisons internationales, les chiffres afférents au personnel de R-D sont normalisés par rapport à ceux de l’emploi total figurant dans les statistiques de l’OCDE sur les comptes nationaux.

Chercheurs, par secteur d’emploi, 2015
En pourcentage de l’effectif total des chercheurs, équivalents temps plein
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Source: OCDE, Base de données sur les Statistiques de la recherche et développement, http://oe.cd/srd-fr, juin 2017. Davantage de données via StatLink. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933721117

Femmes chercheurs, 2015
En pourcentage de l’effectif total des chercheurs, équivalents temps plein
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Source: OCDE, Base de données sur les Statistiques de la recherche et développement, http://oe.cd/srd-fr, juin 2017. Davantage de données via StatLink. Voir notes de chapitre.

 StatLink http://dx.doi.org/10.1787/888933721136

Mesurabilité

Il s’avère parfois difficile de réunir des renseignements détaillés (par ex. : sexe, tranche d’âge, qualifications, origine géographique, etc.) sur les personnes qui exécutent des activités de R-D. Le Manuel de Frascati 2015 (http://oe.cd/frascati) préconise diverses ventilations en ce qui concerne les personnes occupées à des activités de R-D car les exécutants sont mieux à même de fournir ces renseignements au sujet de leurs employés directs. Certains pays toutefois prennent aussi en considération des acteurs externes – comme les consultants intervenant sur site ou le personnel non rémunéré ou bénévole – dans leurs données sur le personnel de R-D. Plusieurs pays ces dernières années ont fait entrer de nouveaux groupes – tels les étudiants en doctorat bénéficiaires de subventions ou l’ensemble des enseignants des universités titulaires d’un poste permanent – dans la catégorie des chercheurs. Les estimations elles non plus ne sont pas toujours établies selon les mêmes règles ; ainsi, les méthodes de calcul des ETP peuvent varier non seulement d’un pays à l’autre, mais encore entre les secteurs d’un même pays, du fait de l’utilisation de données issues de sources différentes pour y mesurer la R-D. L’estimation des ETP est particulièrement délicate dans le secteur de l’enseignement supérieur, de nombreux chercheurs ayant en effet d’autres activités – enseignement, gestion administrative – dont certaines se situent parfois à la frontière de la R-D. Ces disparités entre les pays affectent la comparabilité des résultats à l’échelle internationale.