5. Chercheurs

Personnel de R-D, 2013
Pour mille emplois
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Source : OCDE, Base de données des Principaux indicateurs de la science et de la technologie, www.oecd.org/fr/sti/pist.htm, juin 2015. Voir notes de chapitre.

 http://dx.doi.org/10.1787/888933311741

Les activités de R-D dans les pays de l’OCDE et les principales économies partenaires dépendent de la contribution des ressources humaines qui participent à l’effort de R-D. La part du personnel de R-D dans l’emploi total – mesurée en équivalent temps plein (ETP) – dépasse 2 % au Danemark, en Finlande et en Israël, soit plus du double de la moyenne de l’OCDE. L’emploi dans la R-D a augmenté au cours des dix dernières années, principalement du fait de l’accroissement du nombre de chercheurs par rapport aux techniciens et autres catégories de personnel de R-D. La part des chercheurs dans le total du personnel de R-D, communiquée par les pays, varie considérablement ; elle va de 45 % au Chili à 90 % au Portugal.

Les secteurs des entreprises et de l’enseignement supérieur sont les deux principaux employeurs de chercheurs. Dans plus de la moitié des pays qui fournissent des estimations, les entreprises emploient l’essentiel des chercheurs, avec des taux supérieurs à 65 % en Corée, en Israël, au Japon et en Suède. La dernière décennie a vu une augmentation de la part des chercheurs dans le secteur des entreprises dans la majorité des pays, en particulier en Hongrie et en Turquie. Toutefois, les changements méthodologiques destinés à résoudre les difficultés de communication des statistiques auxquelles sont confrontés les exécutants de la R-D mettent à mal les tentatives de mesurer avec précision l’évolution des effectifs et de la répartition des chercheurs dans les différents secteurs.

Parmi les pays pour lesquels des données sont disponibles, la part des femmes dans la population des chercheurs s’échelonne entre 20 % en Israël et en Allemagne, et près de 45 % en Estonie, au Portugal et en Afrique du Sud. Les établissements d’enseignement supérieur sont les principaux employeurs des chercheurs femmes. Le Danemark, la France, la Hongrie, Israël, la Slovénie et la Suède font figure d’exception, puisque dans ces pays, la majorité des chercheurs femmes travaillent dans le secteur des entreprises.

Définitions

Le personnel de recherche-développement réunit toutes les personnes employées directement dans des activités de R-D : outre les chercheurs, il comprend donc les techniciens et le personnel auxiliaire. Les chercheurs se définissent comme des spécialistes travaillant à la conception et la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes et de systèmes nouveaux et directement impliqués dans la gestion de projets. Le personnel de R-D et les chercheurs sont comptabilisés en équivalent temps plein (ETP). Ainsi, une personne travaillant à mi-temps dans la R-D pendant une année donnée compte pour 0.5 personne-année en ETP de recherche. Les données ETP donnent une mesure plus juste du volume de ressources humaines consacrées à la recherche dans un pays que les effectifs ou le nombre de postes. À des fins de comparaisons internationales, les chiffres afférents au personnel de R-D sont rapportés à l’emploi total figurant dans les statistiques des comptes nationaux de l’OCDE.

Chercheurs, par secteur d’emploi, 2013
En pourcentage de l’effectif total des chercheurs, équivalents temps plein
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Source : OCDE, Base de données sur les Statistiques de la recherche et développement (SRD), www.oecd.org/sti/srd, juin 2015.

 http://dx.doi.org/10.1787/888933311753

Femmes chercheurs, par secteur d’emploi, 2013
En pourcentage, sur la base des équivalents temps plein
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Source : OCDE, Base de données sur les Statistiques de la recherche et développement (SRD), www.oecd.org/sti/srd, juin 2015.

 http://dx.doi.org/10.1787/888933311765

Mesurabilité

La production d’estimations comparables internationalement sur le personnel de R-D pose un certain nombre de difficultés pratiques ; en témoigne l’absence de données pour plusieurs pays de l’OCDE. Par exemple, les méthodes de calcul des unités d’ETP peuvent varier non seulement d’un pays à l’autre, mais aussi, au sein des secteurs d’un même pays, en raison de différences entre les sources de données utilisées pour estimer la R-D dans chacun d’eux. L’estimation des ETP est particulièrement délicate dans le secteur de l’enseignement supérieur, car de nombreux chercheurs mènent d’autres activités – enseignement, gestion administrative – parfois à la frontière de la R-D. Il est également difficile d’identifier et de déterminer l’affectation des chercheurs invités et autres personnels externes. Dans le secteur des entreprises, les rapports financiers relatifs à la R-D ne concordent pas toujours exactement avec les rapports du personnel. Les services des ressources humaines sont sollicités pour remplir les questionnaires sur la R-D, alors même qu’ils disposent parfois d’informations limitées sur les projets de R-D. La nouvelle version du Manuel de Frascati (OCDE, 2015) contient des lignes directrices qui ont été améliorées pour remédier à ces contraintes. Les résultats de l’adoption de ces recommandations par les agences nationales devraient être visibles à terme dans les bases de données sur la R-D et les publications connexes de l’OCDE.