Chili

Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, près de 411 000 ressortissants étrangers vivaient au Chili en 2014, représentant 2.3 % de la population totale. Les trois quarts étaient des ressortissants de pays d’Amérique du Sud, et 17 % des ressortissants de pays européens et nord-américains (24 % en 2005).

Les principaux pays d’origine des résidents étrangers étaient le Pérou (32 % en 2014), l’Argentine (16 %), la Bolivie (9 %), la Colombie (6 %) et l’Équateur (5 %) ; pour ce qui est des pays d’origine hors Amérique du Sud, les plus représentés étaient l’Espagne (4 %), les États-Unis (3 %) et la Chine (2 %). La population résidente étrangère est concentrée à Santiago et Arica, ainsi que dans les régions minières de Tarapacá, Antofagasta et Atacama, où la part de la population étrangère a presque doublé depuis le milieu des années 2000.

En 2014, le nombre de permis de résidence permanente délivrés a augmenté de 39 % pour atteindre 39 000, après une baisse de 5 % en 2013. Les titulaires d’un -permis de résidence permanente étaient principalement des Péruviens (28 %), des Boliviens (21 %), des Colombiens (16 %) et des Argentins et des Espagnols (5 % dans les deux cas). Par rapport à 2005, le nombre de permis -permanents octroyés à des Péruviens et des Argentins a diminué, tandis qu’il a augmenté pour les Boliviens, les Colombiens et les Espagnols. Le nombre de permis de résidence permanente délivrés aux ressortissants dominicains et haïtiens était infime en 2005, mais a représenté respectivement 3 % et 2 % des entrées permanentes en 2014.

Le nombre de nouveaux visas délivrés a plus que -triplé entre 2005 et 2014, passant de 41 400 à 137 400. Après un à deux ans sous le régime des visas (ou à la fin de leurs études), les immigrés peuvent demander un titre de séjour permanent. En 2014, environ la moitié des visas délivrés à des étrangers ont été accordés sur la base de contrats de travail (66 600). Si les Péruviens étaient -toujours les plus nombreux à obtenir des visas au titre du travail (44 % de cette catégorie en 2014), le nombre de visas délivrés aux Colombiens et aux Haïtiens (deuxième et troisième nationalités les plus représentées) a -augmenté par rapport aux années précédentes (32 % et 4 % des flux, respectivement).

L’autre moitié des nouveaux visas délivrés (68 500) était composée en grande partie de visas temporaires. Cette catégorie en expansion inclut plusieurs types de visas, comme ceux accordés aux professionnels et aux techniciens, aux membres de la famille des ressortissants chiliens ou des résidents permanents, et aux ressortissants de quelques autres pays d’Amérique du Sud dans le cadre de l’Accord de résidence du Mercosur. En 2012, les immigrés qui ont obtenu un visa spécial pour les ressortissants du Mercosur représentaient déjà 16 % des entrées annuelles, et leur part est susceptible de croître, ce qui rend moins évidente l’utilité des autres catégories de visas étant donné que celle-ci peut inclure les travailleurs, les étudiants ou les migrants familiaux. Ces individus se dirigent plus souvent que ces dix dernières années vers les régions du nord, surtout l’Antofagasta, tandis que les flux migratoires vers la région métropolitaine et le sud du pays diminuent. Les principales nationalités recourant à ce visa en 2014 sont les Boliviens, qui peuvent en bénéficier depuis 2010 (40 %, contre 4 % en 2005), les Péruviens (15 %), les Colombiens (10 %) et les Argentins (9 %).

Les visas étudiants représentaient seulement 2 % (2 300) des nouveaux visas délivrés, les bénéficiaires venant principalement de Colombie, du Pérou, -d’Équateur et des États-Unis.

En 2014, le Chili a reçu 280 demandes d’asile. La grande majorité des demandes émanaient de ressortissants colombiens.

Le régime d’immigration chilien a connu d’importantes modifications en 2015. Premièrement, la procédure à suivre pour demander un permis de résidence dans la région d’Antofagasta – qui attire un nombre -croissant d’immigrés temporaires, venant surtout de Bolivie – a été simplifiée en janvier 2015. Deuxièmement, une nouvelle catégorie de visas (visa de unión civil) a été créée pour permettre aux étrangers qui ont épousé un(e) ressortissant(e) chilien(ne) à l’étranger et à ceux qui ont contracté une union civile, soit au Chili soit à l’étranger, de résider et de travailler au Chili. Un nouveau visa pour raisons professionnelles (visa por motivos laborales) a également été mis en place. Troisièmement, un accord a été conclu pour améliorer l’accès des immigrés vulnérables aux services de santé. Enfin, afin de mieux se conformer à la législation internationale, les sanctions migratoires ne s’appliquent plus aux enfants de moins de 14 ans.

En avril 2016, un nouvel accord a été signé entre le Chili et la Hongrie concernant l’échange de vacanciers actifs. Il s’agit du deuxième accord de ce genre, après celui signé avec la Nouvelle-Zélande en 2001.

Tendances récentes des flux et des effectifs de migrants
Chili
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Les notes et les sources figurent à la fin du chapitre.

 http://dx.doi.org/10.1787/888933394650