copy the linklink copied!Autres fournisseurs publics ne communiquant pas de données à l’OCDE

Ce chapitre renseigne sur le volume estimé et les principales caractéristiques de la coopération pour le développement fournie par huit apporteurs qui sont parmi les principaux fournisseurs de coopération pour le développement non membres du Comité d’aide au développement (CAD), en passe de devenir membres de l’OCDE ou des Partenaires clés de l’OCDE.

L’OCDE a effectué des estimations sur le volume de leurs programmes à partir des rapports officiels communiqués par les autorités nationales, lesquels ont été complétés par des informations recueillies sur l’internet (concernant principalement les contributions aux organisations multilatérales) suivant une méthode permettant les comparaisons internationales.

Ce chapitre présente également des informations sur les volumes de coopération pour le développement tels que calculés selon les méthodologies propres au fournisseur et des informations sur leur organisation institutionnelle.

copy the linklink copied!Brésil

Introduction

Le Brésil étend la portée de sa coopération Sud-Sud et de sa coopération triangulaire ; il facilite l’intégration régionale, infrarégionale et interrégionale ; il déploie des approches innovantes pour des actions collectives, et il renforce sa contribution au développement durable dans ses trois dimensions (écologique, économique et sociale), mis en œuvre suivant les principes de respect de la souveraineté nationale, de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays et de non conditionnalité.

La coopération brésilienne Sud-Sud se constitue d’initiatives dans l’administration publique, l’agriculture familiale, les sciences et technologies, la culture, le développement social, l’éducation et l’alimentation scolaire, l’énergie, l’industrie, les échanges, la justice, l’environnement, l’élevage, la santé, la sûreté et la sécurité publiques, et l’emploi. Le Brésil a élaboré ou est en train de mettre au point des projets dans tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ; avec la Communauté des pays de langue portugaise et ses membres en Afrique et en Asie, ainsi qu’avec des pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe de l’Est.

La coopération Sud-Sud déployée par le Brésil s’effectue selon des modalités bilatérales, trilatérales ou régionales. Il s’agit de partage des connaissances, de renforcement des capacités, de coopération humanitaire, de bourses et de développement technologique. Pour le Brésil, la coopération triangulaire n’a rien de nouveau ; en effet, c’est un instrument qu’il utilise régulièrement dans sa coopération pour le développement. Le Brésil ne recourt pas à des financements innovants.

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L’Initiative brésilienne pour un meilleur coton

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L’Initiative brésilienne pour un meilleur coton (Better Cotton Initiative) promeut le renforcement du secteur cotonnier en Afrique (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Malawi, Mali, Mozambique, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Soudan, Tchad, Togo et Zimbabwe). Cette initiative est un partenariat entre des institutions publiques et privées brésiliennes ayant une expertise dans le secteur du coton. Ce programme vise à augmenter la production de coton, mais aussi à étoffer la production dans les pays où elle existe déjà, grâce à la fourniture d’une technologie appliquée et à des formations dans les domaines de l’amélioration génétique du coton, la lutte contre les ravageurs des cultures, la gestion agronomique, le non-labour, la vulgarisation rurale et la production de semences de coton.

Cadre institutionnel

La coopération Sud-Sud du Brésil constitue un instrument de politique étrangère, si bien que c’est le ministère des Affaires étrangères qui a la charge de sa coordination. L’Agence brésilienne de coopération (ABC) du ministère des Affaires étrangères gère les modalités techniques et humanitaires de la coopération brésilienne. La coopération Sud-Sud du Brésil mobilise plus de 100 institutions publiques, et comprend une collaboration avec des entités infranationales, avec le secteur privé et avec la société civile. Le mandat d’ABC a été étendu de manière à comprendre la coopération humanitaire, ce qui a permis au gouvernement brésilien de renforcer la dimension humanitaire de sa coopération Sud-Sud, répondant à la conviction que la prévention des catastrophes et des calamités ainsi que l’amélioration de la résilience à celles-ci jouent un rôle essentiel dans l’avancée des populations, en particulier les plus vulnérables.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

En 2016, la coopération internationale pour le développement dispensée par le Brésil a atteint 907.7 millions USD, contre 111 millions USD en 2015. Les contributions brésiliennes aux organisations multilatérales en 2016 se sont montées, au total, à 840.5 millions USD (IPEA et ABC, 2018). Les données sur les versements de 2017 et 2018 sont en cours de calcul.

Le gouvernement brésilien souhaiterait insister sur le fait que la méthodologie retenue par l’Institut de recherche économique appliquée (IPEA) pour quantifier la coopération Sud-Sud en termes monétaires diffère quelque peu de la méthodologie de notification du Comité d’aide au développement (CAD). En conséquence, les estimations du CAD concernant la coopération pour le développement fournie par le Brésil au fil des ans sont nettement inférieures aux chiffres obtenus par l’IPEA.

D’après les estimations de l’OCDE, en 2016 (année la plus récente pour laquelle des informations sont disponibles), la coopération internationale pour le développement fournie par le Brésil a atteint 316 millions USD, contre 112 millions USD en 2016. Les contributions du Brésil aux organisations multilatérales en 2017 sont ressorties à 152 millions USD. Ces contributions étaient essentiellement acheminées par l’intermédiaire du système des Nations Unies (85 %) et du Groupe de la Banque mondiale (15 %).

Ressources complémentaires

Agence brésilienne de coopération (ABC) : www.abc.gov.br/Training/Informacoes/ABC_en.aspx.

IPEA et ABC (2018), Coperação Brasileira para o Desenvolvimento Internacional: Levantamento 2014-2016 [Coopération brésilienne pour le développement international - COBRADI] (en portugais), Institut de recherche économique appliquée et Agence brésilienne de coopération, Brasilia, www.ipea.gov.br/portal/index.php?option=com_content&view=article&id=34507.

copy the linklink copied!Chine (République populaire de)

Introduction

En avril 2018, la République populaire de Chine (ci-après la « Chine ») a inauguré l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA), et en septembre 2018, elle a promulgué des mesures administratives de la CIDCA pour l’aide extérieure. Entité incontournable de la coopération pour le développement, la CIDCA est responsable de l’élaboration des stratégies d’aide, et notamment des règles statistiques.

Les nouvelles mesures administratives de la CIDCA stipulent que les bénéficiaires de l’aide extérieure sont essentiellement des pays en développement ayant besoin d’un soutien et qui ont noué des relations diplomatiques avec la Chine, y compris les organisations internationales ou régionales dont la majorité des membres sont des pays en développement. La coopération pour le développement déployée par la Chine doit, entre autres, respecter la souveraineté des pays bénéficiaires, contribuer à réduire et à éliminer la pauvreté, améliorer les conditions de vie et l’environnement écologique, favoriser le développement économique et le progrès social, améliorer la capacité des bénéficiaires à se développer de manière indépendante, et entretenir des relations amicales et coopératives avec les bénéficiaires.

Précédemment, la coopération extérieure chinoise pour le développement s’appuyait sur Les huit principes pour l’aide économique et l’assistance technique aux autres pays, annoncés en 1964 par le Premier ministre Zhou Enlai (Gouvernement de la Chine, 1964).

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Approche de la Chine vis-à-vis de la coopération pour le développement

« Lorsqu’elle dispense son aide extérieure, la Chine se conforme aux principes consistant à ne pas imposer de condition d’ordre politique, à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des pays bénéficiaires et à respecter pleinement le droit de ces derniers à choisir en toute indépendance leur trajectoire et leur modèle de développement. Les principes fondamentaux qui régissent les efforts d’aide extérieure de la Chine sont le respect mutuel, le souci de l’égalité, le respect des promesses, la recherche de l’avantage mutuel et la promotion des intérêts de toutes les parties. »

Livre blanc sur l’aide extérieure de la Chine, 2014.

Cadre institutionnel

La CIDCA, qui a été mise en place par le Conseil d’État, a repris certaines des responsabilités et fonctions du ministère des Affaires étrangères et du ministère du Commerce, à savoir le Département de l’aide aux pays étrangers et une partie du Département de l’investissement extérieur et de la coopération économique. Si la CIDCA n’a pas vocation à être une agence d’exécution, il lui appartient de concevoir des stratégies, des plans et des mesures concernant l’aide étrangère dispensée par la Chine, mais aussi d’évaluer leur mise en œuvre.

Auparavant responsable de la majeure partie de la gestion et des opérations relatives à l’aide extérieure, le ministère du Commerce gère désormais l’aide et les projets bilatéraux ; le ministère des Affaires étrangères est, quant à lui, chargé à présent des questions relatives aux Objectifs de développement durable (ODD) et de la coordination avec les autres ministères.

Le ministère des Finances gère la coopération avec les banques multilatérales de développement et les banques régionales.

Les conseillers économiques et commerciaux (ECC) de l’Ambassade de Chine supervisent et coordonnent l’aide dispensée à l’étranger. Les ambassadeurs sont nommés par le ministère des Affaires étrangères et le ministère du Commerce ; toutefois, récemment, l’Agence de coopération économique internationale (AIECO), relevant du ministère du Commerce, a elle-même dépêché du personnel pour la mise en œuvre de projets.

La Banque d’import-export de Chine (China Eximbank) lève des fonds, octroie des prêts concessionnels et accorde des crédits acheteurs préférentiels.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

D’après les estimations de l’OCDE, en 2017, la coopération internationale pour le développement dispensée par la Chine a atteint 4.8 milliards USD, contre 3.6 milliards USD en 2016. Les contributions chinoises aux organisations multilatérales se sont montées, au total, à 2.3 milliards USD, et ont essentiellement emprunté le canal de banques régionales de développement (51 %) – en particulier la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) –, le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies en recevant respectivement 29 % et 20 %.

Résultats obtenus au regard des engagements pris en faveur de l’efficacité de la coopération pour le développement

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Consulter le Tableau de bord de suivi du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (en anglais).

Ressources complémentaires

Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA) : http://fr.cidca.gov.cn/.

Gouvernement de la Chine (2018), « Administrative measures for foreign aid », Agence chinoise de coopération internationale pour le développement, Pékin, projet pour consultation.

Gouvernement de la Chine (2014), « China’s foreign Aid - White paper », Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État de la République populaire de Chine, Pékin, http://english.gov.cn/archive/white_paper/2014/08/23/content_281474982986592.htm.

Gouvernement de la Chine (1964), China’s Eight Principles for Economic Aid and Technical Assistance to Other Countries, Gouvernement de la Chine, Pékin, http://english1.english.gov.cn/official/2011-04/21/content_1849913_10.htm.

copy the linklink copied!Colombie

Introduction

La Colombie est à la fois un bénéficiaire de l’aide publique au développement (APD) et un fournisseur de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire.

La coopération pour le développement colombienne est régie par les principes suivants : nécessité d’une coopération plus efficace, alignement sur les priorités nationales de développement, focalisation sur les résultats, diversification des modalités, renforcement des capacités locales, et transparence accrue. Le gouvernement colombien est déterminé à faire de la coopération Sud-Sud et de la coopération triangulaire un instrument de réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 – comme l’a prévu la Deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud (BAPA+40).

En sa qualité d’apporteur de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire, la Colombie s’efforce de consolider ses relations bilatérales et régionales avec l’Amérique latine et les Caraïbes, et de diversifier, sur le plan géographique et thématique, son programme de coopération avec l’Eurasie et l’Afrique.

Les modalités de coopération pour le développement retenues par la Colombie incluent la coopération multilatérale par le biais des obligations à impact social du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement1 ; le financement fondé sur les résultats ; la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire ; ainsi que la coopération régionale, à travers des mécanismes d’intégration régionale tels que l’Alliance du Pacifique, le projet Mésoamérique et l’Association des États de la Caraïbe. Les échanges COL-COL (c’est-à-dire intranationaux)2 ont été introduits afin de mettre en commun les bonnes pratiques tirées des projets d’APD, depuis les territoires qui ont bénéficié du projet vers ceux qui n’en étaient pas bénéficiaires, de manière à maximiser, au sein de la Colombie, les résultats des projets de coopération internationale fructueux.

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Entrepreneuriat et développement des entreprises en Mésoamérique : le projet EDEM

L’expérience de la Colombie en matière d’entrepreneuriat et de développement des entreprises lui permet d’apporter une assistance technique fortement demandée dans la région Amérique latine et Caraïbes, la Colombie étant reconnue parmi les pays en développement pour son souci de la faisabilité, ses méthodologies innovantes et son approche multipartite.

Consciente de cette avance d’importance, l’Union européenne a choisi la Colombie comme partenaire pour étendre les bénéfices de cet effort régional de coopération Sud-Sud en Mésoamérique. Mobilisant des ressources supplémentaires et complétant ces capacités, le projet EDEM a, pour la toute première fois, associé l’Union européenne ; l’Agence présidentielle colombienne pour la coopération internationale ; le ministère des Échanges, de l’Industrie et du Tourisme ; et les chambres régionales de commerce pour promouvoir l’innovation en matière de politique publique sectorielle, le renforcement des capacités tournées vers l’innovation et l’amélioration de la compétitivité dans les pays partenaires que sont le Belize, le Costa Rica, El Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama et la République dominicaine.

On trouvera de plus amples renseignements sur les résultats du projet EDEM à l’adresse : www.adelante-i.eu/edem.

Cadre institutionnel

Les deux principaux acteurs de la coopération pour le développement en Colombie sont le ministère des Affaires étrangères (International Cooperation Directorate, DICI) et l’Agence présidentielle pour la coopération internationale (APC-Colombia). Si le ministère des Affaires étrangères formule et oriente les politiques étrangères dans la mesure où elles ont trait à la coopération internationale, et entretient des relations politiques avec tous les partenaires au développement de la Colombie, APC-Colombia est l’entité technique chargée du suivi de la coopération non remboursable.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

Entre 2012 et 2019, la contribution de la Colombie à la coopération Sud-Sud et à la coopération triangulaire s’est montée à 35 millions USD, dont 70 % étaient destinés à la coopération technique et 30 % à l’assistance internationale portée après une catastrophe. Le budget annuel moyen était de 4 millions USD.

Depuis 2015, la Colombie élabore un modèle quantification et de mesure de la valeur ajoutée. Au-delà de la quantification des coûts directs (financiers), ce modèle se concentre sur l’évaluation des connaissances fournies durant un échange (coûts indirects). Cette approche prend en compte le profil de ceux qui fournissent les connaissances (ambassadeurs de savoir) et mesure les résultats selon des catégories de valeur telles que contribution de connaissances, resserrement des relations, approche différentielle, alignement sur les Objectifs de développement durable et visibilité de la coopération Sud-Sud.

D’après les estimations de l’OCDE, en 2017, la coopération internationale pour le développement fournie par la Colombie a atteint 198 millions USD (apports bilatéraux et multilatéraux). La coopération bilatérale de la Colombie s’est montée à 14.4 millions USD, une forte hausse essentiellement due à des contributions extrabudgétaires aux organes des Nations Unies3, qui, d’après la méthodologie de l’OCDE, peuvent être comptabilisées comme de la coopération au développement.

Ressources complémentaires

Département du développement national, plateforme sur les ODD : https://www.ods.gov.co/es (en espagnol)

Agence présidentielle colombienne pour la coopération internationale, Colombia’s role in the SDGs: https://www.apccolombia.gov.co/seccion/rol-de-apc-colombia-en-los-ods (en espagnol)

Département du développement national, plan national de développement 2018-22 « Un pacte pour la Colombie, un pacte pour l’équité » : https://www.dnp.gov.co/DNPN/Paginas/Plan-Nacional-de-Desarrollo.aspx (en espagnol)

copy the linklink copied!Costa Rica

Introduction

Le Costa Rica joue un double rôle dans le domaine de la coopération pour le développement. Les efforts du Costa Rica en matière de coopération pour le développement revêtent uniquement la forme d’apports de coopération technique dans le cadre d’initiatives bilatérales et régionale menées au titre de la coopération triangulaire ou de la coopération Sud-Sud. Ainsi, l’Espagne a mis en place un fonds spécial pour soutenir le Costa Rica dans l’exécution de ses projets de coopération triangulaire avec d’autres pays d’Amérique centrale et des Caraïbes (ex. : El Salvador, Guatemala et Honduras) dans des domaines tels que le développement durable, la cohésion sociale, la compétitivité et la production, ainsi que la démocratie participative. Le Costa Rica participe également à des projets du Fonds régional allemand pour la promotion de la coopération triangulaire en Amérique latine et dans les Caraïbes. De plus, le pays est intéressé par le déploiement d’initiatives de coopération décentralisées, en droite ligne des Objectifs de développement durable.

En 2017, le Costa Rica, pays candidat à l’adhésion à l’OCDE, a participé aux réunions du Comité d’aide au développement (CAD) à haut niveau et au niveau des hauts fonctionnaires. En 2017 et 2018, il a participé au Groupe de travail sur le soutien public total au développement durable (SPTDD ou TOSSD). En outre, en 2018, le ministère de la Planification nationale et de la Politique économique (MIDEPLAN) et l’OCDE ont conduit une étude pilote sur le TOSSD au Costa Rica.

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Politique costaricienne de coopération internationale (2014-22)

« S’agissant des tendances récentes de la coopération internationale, le Costa Rica a renforcé ses capacités dans des domaines tels que la santé, l’éducation, le développement durable et la protection de l’environnement. Entre autres, celles-ci représentent, pour la coopération, une offre sur laquelle le Costa Rica souhaite s’appuyer pour se positionner sur la scène internationale comme un pays résolument solidaire des autres et soucieux de promouvoir de nouvelles modalités de coopération… ».

Politique costaricienne de coopération internationale du Costa Rica (2014-22)

Cadre institutionnel

La Direction générale de la coopération internationale du ministère des Affaires étrangères et la section du MIDEPLAN chargée de la coopération internationale gèrent les apports entrants et sortants de coopération pour le développement du Costa Rica. Il revient au MIDEPLAN de formuler, de négocier, de coordonner, d’approuver et d’évaluer les programmes d’assistance technique, conformément au plan national de développement. Les demandes d’assistance technique sont transmises par le MIDEPLAN au ministère des Affaires étrangères, lequel évalue si ces demandes concordent avec la politique étrangère du pays et les soumet aux instances publiques et organes internationaux compétents4. Le ministère des Affaires étrangères représente le Costa Rica en matière de coopération internationale, étant le seul à être compétent pour ce qui est des négociations diplomatiques et de la formalisation des accords de coopération pour le développement. Les ministères et institutions du secteur public utilisent un système de liaison pour la coopération internationale (sous-système national de coopération) pour contacter le MIDEPLAN lorsqu’ils souhaitent mettre en œuvre un projet de coopération internationale.5

Estimation de la coopération internationale pour le développement

En 2018, le Costa Rica a fourni plus de 4.5 millions USD de coopération internationale en nature comme apports sortants ou comme contrepartie d’une coopération pour le développement entrante dans le cadre de la coopération triangulaire, de la coopération Sud-Sud et de la coopération multilatérale.

D’après les estimations de l’OCDE, en 2017, la coopération internationale pour le développement dispensée par le Costa Rica est ressortie à 8 millions USD, alors qu’elle s’élevait à 9 millions USD en 2016. Les contributions du Costa Rica aux organisations multilatérales ont atteint un total de 7 millions USD. Ces contributions ont essentiellement été acheminées par l’intermédiaire de banques régionales de développement (60 %) et du système des Nations Unies (31 %).6

Ressources complémentaires

Gouvernement du Costa Rica (2018), International Cooperation Projects Management System, ministère de la Planification et de la Politique économique, San José.

Gouvernement du Costa Rica (2016), Loi de finances 2016 (en espagnol), ministère des Relations extérieures et du Culte, San José, www.hacienda.go.cr/docs/5669c545d0a92_Ley%202016%20SFM%20Titutlo%20204.pdf (consulté le 16 mars 2018).

Gouvernement du Costa Rica (2015), Loi de finances 2015 (en espagnol), ministère des Finances, San José, www.hacienda.go.cr/docs/55255f1966c39_LeyActMarzo_204.pdf (consulté le 7 mars 2016).

copy the linklink copied!Inde

Introduction

La politique étrangère de l’Inde est intégrée à la priorité nationale d’un développement socio-économique soutenu, rapide et inclusif. Dans sa coopération pour le développement, l’Inde met l’accent sur la recherche d’un bénéfice mutuel et combine divers instruments d’investissement, de commerce et de développement dans sa coopération avec les pays en développement.

L’Inde participe également à la coopération triangulaire et travaille ainsi en partenariat avec plusieurs organisations internationales et des membres du Comité d’aide au développement (CAD), comme les États-Unis, le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni, entre autres.

Dans son aide au développement, l’Inde se concentre sur des pays situés dans son voisinage immédiat et en Afrique, bien qu’elle élargisse aussi la portée de son assistance à l’Asie du Sud-Est, aux Caraïbes, à l’Amérique latine, à la Mongolie et au Pacifique. Les principaux secteurs auxquels l’Inde affecte sa coopération pour le développement sont le développement des infrastructures, la santé, l’éducation, la production électrique (hydroélectricité), l’agriculture, le renforcement des capacités et le développement communautaire.

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L’approche de l’Inde vis-à-vis de la coopération pour le développement

« L’approche diplomatique de l’Inde et son engagement vis-à-vis de toute la planète reflètent sa certitude d’être une puissance en plein essor, capable d’orienter le discours mondial dans un monde multipolaire émergent. »

« Le partenariat au développement constitue un instrument clé de la politique étrangère de l’Inde. Le partenariat au développement qu’elle déploie se fonde sur les besoins des pays partenaires et s’attache à répondre à autant de demandes reçues de la part de ces pays qu’il lui possible, techniquement et financièrement. »

Ministère des Affaires étrangères, Rapport annuel 2017-18

Cadre institutionnel

L’Administration chargée du partenariat pour le développement (Development Partnership Administration, DPA) au sein du ministère des Affaires étrangères coordonne la coopération bilatérale indienne pour le développement. Elle gère les dons et le Programme indien de coopération technique et économique. La DPA compte trois divisions :

  1. 1. DPA-I gère les lignes de crédit ainsi que les dons bilatéraux au Bangladesh, au Bhoutan et au Népal dans le cadre du Programme indien d’aide économique et au développement (IDEAS) du ministère des Finances.

  2. 2. DPA-II se concentre sur la coopération technique. Il gère le Programme indien de coopération technique et économique (ITEC), dispositif ayant vocation à former du personnel de défense et des civils dans le cadre du Plan de Colombo pour le développement économique et social coopératif en Asie et dans le Pacifique. Il apporte aussi de l’aide humanitaire.

  3. 3. DPA-III gère les dons bilatéraux à l’Afghanistan, au Bangladesh, aux Maldives, à Maurice, au Myanmar, au Népal et au Sri Lanka destinés aux infrastructures, à l’éducation et à la santé. Il soutient également des projets communautaires et impulsés par la population locale dans ces pays.

Le ministère des Finances assure la gestion de l’aide multilatérale, ainsi que la supervision administrative des lignes de crédit et prêts concessionnels accordés par la Banque indienne d’importation et d’exportation.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

En 2017, la coopération internationale pour le développement dispensée par l’Inde a atteint 3 milliards USD, contre 1.7 milliard USD en 2016. Les contributions de l’Inde aux organisations multilatérales se sont élevées à 1.1 milliard USD et ont majoritairement emprunté le canal des banques régionales de développement (78 %) – en particulier la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) –, le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies en recevant respectivement 16 % et 6 %.

Résultats obtenus au regard des engagements pris en faveur de l’efficacité de la coopération pour le développement

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Consulter le Tableau de bord de suivi du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (en anglais).

Ressources complémentaires

Gouvernement de l’Inde (2018), « Annual report 2017-2018 », ministère des Affaires étrangères, New Delhi : www.mea.gov.in/Uploads/PublicationDocs/29788_MEA-AR-2017-18-03-02-2018.pdf.

Gouvernement de l’Inde (2016), « Annual Report 2016-2017 », ministère des Finances, New Delhi : https://dea.gov.in/ sites/default/files/Annual%20Report-2016-17-E.pdf.

Ministère des Affaires étrangères, Administration chargée du partenariat pour le développement (Development Partnership Administration, DPA) : https://www.mea.gov.in/development-partnership-administration.htm.

copy the linklink copied!Indonésie

Introduction

Le plan national de développement à moyen terme (National Medium-Term Development Plan – NMTDP) 2015-19 du gouvernement de l’Indonésie souligne la nécessité pour le pays de mobiliser des financements à l’appui du développement et donc l’importance de la coopération pour le développement. Cette dernière doit être alignée sur les trois dimensions du développement à moyen terme fixées par le pays : développement humain, secteurs prioritaires, et égalité et développement régional.

Le NMTDP 2015-19 pose également quatre principes pour la coopération Sud-Sud de l’Indonésie, qui sont la solidarité, la non-conditionnalité, la recherche de bénéfices mutuels et la non-ingérence. L’Indonésie s’engage en outre à atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) no 17. Trois programmes phares pour la coopération Sud-Sud de l’Indonésie portent sur le développement, la gouvernance et l’économie.

La coopération pour le développement indonésienne s’opère sous trois formes principales : formation et ateliers, détachement d’experts, et acheminement de fonds par des organisations multilatérales. L’Indonésie est également partenaire de donneurs bilatéraux, d’agences des Nations Unies et de banques multilatérales de développement dans le cadre d’une coopération triangulaire, afin de fournir une assistance technique aux pays en développement et d’opérer un transfert de connaissances vers eux, à leur demande.

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L’approche indonésienne vis-à-vis de la coopération pour le développement

Le gouvernement de l’Indonésie, l’OCDE et des partenaires multipartites ont lancé la Feuille de route Tri Hita Karana pour le financement mixte (Tri Hita Karana Roadmap for Blended Finance), soutenant cinq valeurs communes pour un financement mixte efficace : 1) ancrage du financement mixte dans les ODD ; 2) engagement à recourir au financement mixte pour mobiliser des financements commerciaux ; 3) mise au point de modalités de financement mixte pour progresser vers la viabilité commerciale ; 4) structuration des financements mixtes de manière à constituer des marchés inclusifs ; et 5) promotion de la transparence lors de l’utilisation de financements mixtes.

« Les approches vis-à-vis du financement mixte ont évolué au fil du temps à des rythmes variables, et pour apporter des réponses à divers acteurs et parties prenantes. Cette multiplicité d’approches a débouché sur la nécessité d’une coordination efficace, afin d’obtenir de meilleurs résultats au niveau du programme de financement mixte en général et de l’impact en termes de développement. Partant, différents points de vue sont réunis dans un effort multipartite, afin de mettre au point un argumentaire pour un système de valeurs partagées à l’appui du financement mixte et de contribuer à une coordination efficace. »

Cadre institutionnel

L’équipe de coordination nationale pour la coopération Sud-Sud, conduite par le ministère des Affaires étrangères, avec comme principaux partenaires le BAPPENAS (ministère de la Planification nationale du développement), le ministère des Finances et le Secrétariat d’État, élabore des politiques publiques et facilite la mise en œuvre des activités relatives à la coopération Sud-Sud et à la coopération triangulaire entreprises par les ministères sectoriels ou en partenariat avec les partenaires au développement. Le BAPPENAS est le ministère chef de file pour l’élaboration des politiques à moyen terme de financement à l’appui du développement, et pour la définition des priorités de la coopération pour le développement du pays.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

L’Indonésie estime que, sur la période 2016-18, ses financements affectés à la coopération pour le développement ont avoisiné 685.88 millions USD. Plus de 90 % de cette somme a été acheminée sous la forme de dotations au capital par l’intermédiaire d’organisations multilatérales, parmi lesquelles la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), la Banque islamique de développement (BIsD), l’Association internationale de développement (IDA), le Fonds international de développement agricole (FIDA), et l’Institut mondial de la croissance verte (GGGI) en ont reçu des proportions importantes. Aucune information n’a été publiée sur les efforts de coopération bilatérale de l’Indonésie au titre du développement pour 2016-18. Certains financements acheminés par des organismes des Nations Unies sont apparemment spécifiquement affectés au soutien de travaux humanitaires et de développement d’autres pays.

Financements de la coopération pour le développement empruntant le canal d’organisations internationales, 2016-18, Indonésie
Graphique 701. Financements de la coopération pour le développement empruntant le canal d’organisations internationales, 2016-18, Indonésie

Note : Les données concernant les dotations au capital de l’Indonésie à des organisations multilatérales sont tirées du document publié présentant le budget annuel de l’État. Ce chiffre reflète donc uniquement les paiements annuels, et non les fonds accumulés investis en tant que fonds propres dans ces organisations.

Les contributions volontaires à des organisations internationales sont calculées à partir des données des Nations Unies sur les contributions volontaires aux organismes des Nations Unies.

En 2016, l’Indonésie a déployé 84 activités de coopération Sud-Sud ou de coopération triangulaire, soit une hausse par rapport à 2014 et 2015. Comme en 2014 et 2015, la formation et les ateliers constituaient les principales activités. L’Indonésie a consacré 6.22 millions USD en 2016 et 7.51 millions USD en 2017 du budget de l’État au financement des activités de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire.

D’après les estimations de l’OCDE, en 2017, les contributions aux organisations multilatérales se sont élevées à 445.4 millions USD, et ont emprunté le canal de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII, 77 %), du Groupe de la Banque mondiale (19 %) et des organismes des Nations Unies (4 %). Aucune information n’est disponible concernant la coopération bilatérale pour le développement pour 2017. En 2016, la coopération internationale pour le développement dispensée par l’Indonésie a atteint 144 millions USD.

Coopération triangulaire Sud-Sud, 2014-16, Indonésie
Graphique 702. Coopération triangulaire Sud-Sud, 2014-16, Indonésie

Source : Gouvernement d’Indonésie (2017), « Voluntary national review (VNR): Eradicating poverty and promoting prosperity in a changing world », https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/15705Indonesia.pdf.

Ressources complémentaires

Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination (s.d.), « Agency revenue by government donor (voluntary contributions, specified) » : https://www.unsceb.org/content/FS-D03-01?gyear=2017 (consulté le 6 juin 2019).

Gouvernement de l’Indonésie (2018), Buku II Nota Keuangan Beserta Anggaran Pendapatan dan Belanja Negara Tahun Anggaran 2018 [Livre II, Note financière et budget des recettes et dépenses publiques, exercice 2018], Gouvernement de l’Indonésie : https://www.kemenkeu.go.id/media/6526/nota-keuangan-apbn-2018.pdf.

Gouvernement de l’Indonésie (2017), « Voluntary national review (VNR): Eradicating poverty and promoting prosperity in a changing world », Gouvernement de l’Indonésie : https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/15705Indonesia.pdf.

Gouvernement de l’Indonésie (2016), Buku II Nota Keuangan Beserta Anggaran Pendapatan dan Belanja Negara Tahun Anggaran 2016 [Livre II, Note financière et budget des recettes et dépenses publiques, exercice 2016], Gouvernement de l’Indonésie : https://www.kemenkeu.go.id/media/6632/nota-keuangan-apbn-2016.pdf.

Gouvernement de l’Indonésie (2015), Rencana Pembangunan Jangka Menengah Nasional 2015-2019 [Plan national de développement à moyen terme 2015-19], ministère de la Planification nationale du développement : https://www.bappenas.go.id/id/data-dan-informasi-utama/dokumen-perencanaan-dan-pelaksanaan/dokumen-rencana-pembangunan-nasional/rpjp-2005-2025/rpjmn-2015-2019.

OCDE et al. (2018), « Tri Hita Karana roadmap for blended finance: Blended finance and achieving the Sustainable Development Goals (SDGs) », OCDE, Paris : www.oecd.org/dac/financing-sustainable-development/development-finance-topics/Tri-Hita-Karana-Roadmap-for-Blended-Finance.pdf.

UNRWA (2019), « Indonesian foreign minister visits UNRWA in Jordan and announces USD 1 million contribution for Palestine refugees », Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient : https://www.unrwa.org/newsroom/press-releases/indonesian-foreign-minister-visits-unrwa-jordan-and-announces-us-1-million (consulté le 6 juin 2019).

copy the linklink copied!Qatar

Introduction

Le Fonds de développement du Qatar (Qatar Fund for Development – QFFD) est le principal instrument de mise en œuvre de l’aide extérieure fournie par le Qatar, grâce à des projets et des programmes dans plus d’une centaine de pays à travers le monde. Compte tenu des tendances internationales qui se font jour, avec notamment les Objectifs de développement durable (ODD), le Qatar doit disposer d’une agence d’aide extérieure plus institutionnelle et coordonnée, qui aspire à ce que ses projets produisent un impact maximal, de façon plus efficiente et durable. À l’heure actuelle, au Qatar, le secteur de l’aide extérieure est davantage aligné sur les principes d’efficacité de l’aide et positionne des partenariats solides et innovants au cœur de ses activités. Cela s’explique par le rôle d’organisme de coordination qu’endosse le QFFD, qui adopte systématiquement une démarche de partenariat inclusif.

La stratégie du QFFD est axée sur le développement humain, et donne la priorité à l’éducation, à la santé et à l’infrastructure économique. Cette approche s’appuie sur des secteurs qui étaient prédominants avant 2014 (interventions dans des domaines historiques), à savoir le soutien infrastructurel et budgétaire, mais s’en écarte lentement.

Sur le plan géographique, en 2018, le Fonds du Qatar s’est focalisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (77.2 %), dispensant une aide plus faible à l’Afrique subsaharienne (10.9 %), à l’Asie (4.9 %), à l’Amérique et à l’Océanie (3.1 %) et à l’Europe (0.3%). Il a également fourni une aide aux organismes multilatéraux et internationaux (3.4%).

Le Fonds du Qatar a noué des relations avec un ensemble vaste et varié de partenaires locaux et sur toute la planète au cours de quatre dernières années, intervenant auprès d’eux selon de multiples modalités de financement, qui contribuent directement à prôner et à renforcer l’efficacité de la coopération en matière de développement et d’aide humanitaire, avec notamment du cofinancement grâce à des dons, des financements groupés, des contributions au budget central non préaffectées destinées à des organismes des Nations Unies et à des organisations multilatérales.

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Du conflit à la stabilité : mise en place de complexes de village de services intégrés au Darfour

Le Document de Doha pour la paix au Darfour (DDPD) a été finalisé lors de la Conférence de toutes les parties prenantes au Darfour en mai 2011, à Doha (Qatar). Dans le droit fil de la vision du DDPD, l’une des initiatives entreprises pour promouvoir la paix, la sécurité et améliorer la qualité de vie pour les communautés touchées par la guerre et encourager le retour et la réinstallation volontaires des déplacés internes dans la région du Darfour, s’est attachée à mettre en place des villages avec des services modernes, intégrés, notamment pour ce qui concerne l’eau potable, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, l’énergie solaire et la sécurité.

Lors de la première phase du projet, des financements ont été apportés pour mettre en place, gérer et fournir des services dans cinq villages, un dans chacun des États du Darfour. Ce projet a eu pour impact le plus immédiat la construction de complexes de village, et l’intégration de services qui procuraient un soutien manquant par ailleurs pour la renaissance d’une vie communautaire, notamment des salles de classe et des enseignants, des centres de santé dotés de personnel, une police et des bureaux de la sécurité dotés de personnel, une station d’alimentation en eau et des locaux d’habitation pour le personnel de ces complexes. Mettre en place des infrastructures est une entreprise coûteuse et ardue, mais elle est susceptible d’avoir un impact substantiel durable pour les populations bénéficiaires. Au-delà des infrastructures en elles-mêmes, l’attachement du projet à assurer une prestation de services a permis d’être sûr que la vie avait véritablement changé. Globalement, selon des estimations prudentes du QFFD, les 5 premiers villages ont eu une incidence sur plus de 123 000 personnes. Si l’on compare à la manière dont les autres financeurs ont soutenu la reconstruction, les cinq villages constituaient un projet pilote pour une approche particulière de village modèle, que l’on ne trouve quasiment nulle part ailleurs qu’au Darfour. Cette approche comprend des éléments de conception de projet qui favorisent la durabilité. L’un de ces éléments résidait dans l’affectation de financements pour soutenir la prestation de services pendant trois ans après la finalisation des complexes de village. Ainsi, les services fournis à travers les complexes de village ont eu assez de temps pour devenir un élément central de la vie du village. Actuellement, le QFFD prévoit de lancer dix nouveaux villages au Darfour, sur la base de ce modèle pilote réussi.

Cadre institutionnel

En 2018, l’unité de suivi et d’évaluation du QFFD était chargée de mesurer l’impact des interventions du QFFD. Le fonds a également renforcé sa capacité de reddition de compte, et lancé son troisième rapport annuel ; il prévoit d’aligner ses efforts de publication d’informations sur les directives du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE en 2019. Le fonds a renforcé sa capacité interne de planification et de suivi des risques et des actions d’atténuation pour ses projets. Le QFFD renforce ses capacités dans le domaine de l’évaluation des besoins et a engagé une stratégie de développement national approfondie pour cinq pays d’Afrique et d’Asie.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

D’après le Fonds de développement du Qatar, en 2015, 2016, 2017 et 2018, la coopération internationale pour le développement fournie par le Qatar s’est élevée, respectivement, à 269 millions USD, 503 millions USD, 674 millions USD et 585 millions USD. Pour la période 2016-18, les contributions du Qatar aux organisations multilatérales ont totalisé 67.1 millions USD.

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Estimations sur la coopération pour le développement dispensée par le Qatar, fournies par le QFFD
En millions USD

 

2015

2016

2017

2018

2019 (janv.-avril)

Total versé (dons et prêts)

268.45

503.31

673.86

585.38

202.29

Total versé (dons)

214.38

490.83

618.53

499.11

202.29

Total versé (prêts)

54.07

12.49

55.34

86.27

-

APD bilatérale (dons)

178.61

395.71

558.54

354.48

147.12

APD multilatérale (dons)

1.10

12.01

7.09

18.01

26.00

Organisations internationales – APD autre (dons)

82.92

88.54

77.55

91.34

27.61

Source : QFFD.

L’OCDE procède également à des estimations de la coopération pour le développement à partir des données librement accessibles pour obtenir des données comparables entre pays. D’après l’OCDE, la coopération pour le développement fournie par le Qatar se montait à 337 millions USD en 2016 et 744 millions USD en 2017. Les contributions aux organisations multilatérales ont totalisé 123.5 millions USD en 2017, majoritairement acheminés par le biais des Nations Unies (97 %).

L’OCDE n’a pas encore produit d’estimations pour 2018, suivant en cela le calendrier du cycle de notification des pays qui communiquent des statistiques à l’OCDE, dont les activités de coopération pour le développement de 2018 seront publiées à la fin de 2019.

Ressources complémentaires

Fonds de développement du Qatar, Rapports annuels 2016, 2017 et 2018 : https://qatarfund.org.qa/en/annual-reports.

copy the linklink copied!Afrique du Sud

Introduction

Le Plan stratégique révisé 2015-20 du ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO) met l’accent sur la coopération avec « le continent africain » et sur « le renforcement des relations Sud-Sud ».

L’Afrique du Sud privilégie la coopération avec les pays du continent africain, en accordant une place importante aux États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Les secteurs auxquels elle destine en priorité ses apports bilatéraux de coopération pour le développement sont la paix, la sécurité, la reconstruction postérieure aux conflits, l’intégration régionale, la gouvernance et l’aide humanitaire. Ceux-ci revêtent principalement la forme d’activités de coopération technique.

L’Afrique du Sud participe en outre à la coopération triangulaire et travaille ainsi en partenariat avec plusieurs membres du Comité d’aide au développement (CAD) (ex. Allemagne, Canada, Espagne, États-Unis, Irlande, Norvège et Suède) afin d’apporter un soutien à d’autres pays d’Afrique dans des domaines tels que la gouvernance, la sécurité publique et la reconstruction après les conflits.

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Le Fonds pour la renaissance africaine et la coopération internationale

« En droite ligne de notre politique étrangère, le Fonds pour la renaissance africaine et la coopération internationale (ARF) demeure un instrument important, qui s’attache à renforcer l’aide et la coopération au développement, avec en ligne de mire la réalisation du Programme pour l’Afrique (African Agenda). Par cette approche, le programme de coopération pour le développement est bénéfique à la fois à l’Afrique du Sud, au continent africain et à toute la planète, et il sera poursuivi.

Selon nous, la mise en place d’institutions solides nous permettra d’asseoir dans la durée une culture de la bonne gouvernance mais aussi de l’efficience et de la réactivité, qui fait partie intégrante du programme pour le renouveau de l’Afrique. »

Lindiwe Nonceba Sisulu, Ministre des Relations internationales et de la Coopération (Gouvernement de l’Afrique du Sud, 2019)

Cadre institutionnel

Le DIRCO est responsable de la définition des orientations stratégiques et de la politique étrangère, et d’autres ministères sectoriels sont associés à l’exécution des projets de coopération pour le développement. Le Trésor national exerce une fonction de coordination dans le cadre de la gestion des apports entrants d’aide publique au développement et des fonds affectés aux apports de coopération pour le développement destinés à l’extérieur. Il siège avec le DIRCO au comité consultatif du Fonds pour la renaissance africaine et la coopération internationale (ARF). Tous les ministères sud-africains peuvent faire appel à l’ARF pour le financement de projets de coopération pour le développement. Il est possible que la structure de la coopération sud-africaine pour le développement change lorsque l’Agence sud-africaine de partenariat pour le développement, qui relèvera du ministère des Relations internationales et de la Coopération, entrera en activité.

Estimations de la coopération internationale pour le développement

D’après les estimations de l’OCDE, en 2017, la coopération internationale de l’Afrique du Sud a atteint 104 millions USD, contre 95 millions USD en 2016. Les contributions sud-africaines aux organisations multilatérales se sont montées à 71 millions USD. Elles ont majoritairement emprunté le canal des Nations Unies (30 %), de banques régionales de développement (16 %) et du Groupe de la Banque mondiale (16 %).

Ressources complémentaires

Gouvernement de l’Afrique du Sud (2019), « African Renaissance and International Cooperation Fund (ARF), Revised strategic plan 2015-2020. Annual performance plan 2018/2019 », ministère des Relations internationales et de la Coopération, Pretoria : www.dirco.gov.za/department/african_renaissance2015_2020/arf_revised3_2015_2020.pdf.

Gouvernement de l’Afrique du Sud (s.d.), « Revised strategic plan 2015-2020 », ministère des Relations internationales et de la Coopération, Pretoria : www.dirco.gov.za/department/strategic_plan_2015_2020_revised2/strategic_plan2015_2020_revised2.pdf.

copy the linklink copied!Tableaux

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Estimation des apports concessionnels bruts au titre de la coopération pour le développement, 2012-16
En millions USD

Pays

2012

2013

2014

2015

2016

2017

Source

Brésil

411

316

293

112

316

..

Institut de recherche économique appliquée (IPEA) et Agence brésilienne de coopération (ABC)

Chili

38

44

49

33

33

24

Ministère des Finances

Chine (République populaire de)

3 123

2 997

3 401

3 113

3 615

4 792

Annuaire des statistiques des finances publiques, ministère des Finances

Colombie

27

42

45

42

..

198

Plans institutionnels stratégiques, Agence présidentielle pour la coopération internationale

Costa Rica1

..

21

24

10

9.0

8.3

Lois budgétaires annuelles, ministère des Finances

Inde2

1 077

1 223

1 398

1 772

1 695

2 957

Chiffres du budget annuel, ministère des Finances

Indonésie

26

49

56

..

144

..

Ministère de la Planification du développement national

Mexique3

203

526

169

207

220

340

Agence mexicaine pour la coopération internationale pour le développement (AMEXCID)

Qatar

543

1 344

..

..

337

744

Rapports sur l’aide étrangère, ministère des Affaires étrangères, rapports du Fonds de développement du Qatar

Afrique du Sud2

191

191

148

100

95

104

Estimations des dépenses publiques, services du Trésor. Rapports annuels. Ministère des Relations internationales et de la Coopération.

Notes : 1. Les chiffres sur l’aide bilatérale concernant le Costa Rica ont été fournis par le MIDEPLAN et comprennent le coût des experts chargés de la mise en œuvre de la coopération Sud-Sud et de la coopération triangulaire en 2017, à la fois pour la coopération fournie par le Costa Rica et pour celle qu’il a reçue.

1. Les chiffres concernant l’Afrique du Sud et l’Inde correspondent à leurs exercices budgétaires. Par exemple, les données relatives à 2012 se rapportent à l’exercice 2012/13.

2. D’après l’AMEXCID, l’Agence mexicaine de coopération pour le développement, les contributions à des organisations internationales en 2017 se sont élevées à 280 millions USD. L’OCDE ne peut prendre en compte ces informations puisqu’elle n’a pas accès à la liste des contributions à des organisations internationales pour vérifier que toutes les contributions à des organismes multilatéraux ont bien pour objectif principal la promotion du développement économique et le bien-être des pays en développement. En pratique, dans les statistiques du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, un pourcentage est appliqué à ces contributions lorsque l’organisation multilatérale ne se consacre pas exclusivement à des activités de promotion du développement dans les pays en développement. L’OCDE estime que les contributions à des organisations internationales se sont élevées à 178 millions USD. Ces estimations sont donc prudentes et reposent sur les contributions à de grandes banques de développement multilatérales et à des agences des Nations Unies, mais peuvent ne pas inclure les contributions à des organisations infrarégionales.

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Estimation des contributions au titre du développement dirigées vers ou ayant transité par des organisations multilatérales, 2017
En millions USD, aux prix courants

 

Brésil

Chili

Chine (République populaire de)

Colombie

Costa Rica

Inde

Indonésie

Mexique

Qatar

Afrique du Sud

Système des Nations Unies, total

128.4

12.3

457.1

182.0

2.2

63.1

19.5

63.6

120.2

21.6

Organisation des Nations Unies (18 %)

17.4

1.8

36.0

1.5

0.2

3.4

2.3

6.5

1.2

1.7

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (51 %)

15.5

0.9

16.0

7.4

0.1

2.0

0.9

11.3

0.5

0.9

Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (60 %)

16.4

1.6

23.5

0.6

0.2

4.3

1.0

4.1

1.3

0.7

Organisation mondiale de la santé (76 %)

13.4

1.4

38.1

1.1

0.2

10.7

2.5

5.0

1.2

1.9

Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (7 %)

1.7

0.3

112.8

0.1

0.0

0.3

0.2

0.6

2.5

0.2

Programme alimentaire mondial (100 %)

10.7

0.0

75.9

18.1

-

1.0

-

1.0

2.5

3.7

Fonds international de développement agricole (100 %)

-

-

20.0

-

-

12.0

6.0

1.7

-

-

Organisation internationale du travail (60 %)

13.9

1.4

19.1

10.6

0.6

1.7

1.2

3.4

1.6

4.1

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (100 %)

4.0

0.5

8.7

0.8

0.1

1.5

0.5

2.5

0.3

0.5

Agence internationale de l’énergie atomique (33 %)

13.3

0.9

19.6

0.4

0.2

1.7

0.9

3.3

1.2

0.8

Organisation internationale pour les migrations (100 %)

2.1

0.6

5.4

37.3

0.0

0.8

-

2.6

-

0.2

Programme des Nations Unies pour le développement (100 %)

1.5

0.6

21.8

0.2

0.7

11.2

1.0

2.8

-

2.6

Nations Unies, autres

18.5

2.4

60.2

103.9

-

12.6

3.1

19.0

107.8

4.4

Banques régionales de développement, total

-

-

1 146.7

0.9

4.2

870.5

342.8

147.6

-

11.2

Banque interaméricaine de développement (100 %)

-

-

-

-

1.7

-

-

96.1

-

Banque africaine de développement (100 %)

-

-

132.6

-

-

17.0

-

-

-

11.2

Banque centraméricaine d’intégration économique (100 %)

2.5

Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (85 %)

-

-

1 012.5

-

-

853.5

342.8

-

-

Société andine de développement (CAF) (100 %)

-

-

-

-

-

-

-

51.5

-

-

Banque de développement des Caraïbes (100 %)

-

-

1.6

0.9

-

-

-

-

-

-

Groupe de la Banque mondiale, total

23.5

-

649.4

1.0

-

183.0

83.1

49.0

-

11.1

Autres organisations multilatérales

-

-

6.0

-

0.7

6.0

41.9

3.3

27.2

Le Fonds mondial (100 %)

6.0

6.0

3.3

2.0

Autres organisations

0.7

41.9

3.3

25.2

Total général

151.9

12.3

2 259.3

183.9

7.1

1 122.6

445.4

302.1

123.5

71.1

Note : Les données se rapportent uniquement aux contributions liées au développement. Les coefficients définis par le Comité d’aide au développement (CAD) – lesquels correspondent à la part du budget central d’une organisation qui est affectée à la promotion du développement dans des pays en développement (chiffre entre parenthèses dans la première colonne) – sont appliqués aux contributions au budget central des organisations concernées. Enfin, les ressources locales, c’est-à-dire les fonds qu’un pays apporte par l’intermédiaire d’organisations multilatérales en les destinant à des programmes mis en place sur son propre territoire, ne sont pas prises en compte.

Les informations qui figurent dans ce tableau sont principalement tirées de données provenant du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DAES), du site www.aidflows.org, des sites web des autres organisations multilatérales et de publications nationales des pays considérés. Comme les données sur les contributions aux organisations multilatérales ne sont pas toutes rendues publiques, les informations présentées peuvent ne pas être complètes.

← 1. En Colombie, on compte 26 fonds, programmes et organes spécialisés du système des Nations Unies pour le développement : 23 organismes résidents, 2 organismes non résidents (le Fonds international de développement agricole et l’UNESCO) et la Mission de vérification des Nations Unies. Pour la période 2015-19, la coopération des Nations Unies en Colombie s’appuie sur le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) et 11 cadres de coopération individuels convenus avec les gouvernements nationaux.

← 2. Pour en savoir plus, voir : https://www.apccolombia.gov.co/node/2810.

← 3. En 2017, la Colombie a versé 101.6 millions USD à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC ; soit la contribution la plus élevée à l’ONUDC en 2017), 18.1 millions USD au Programme alimentaire mondial (PAM) et 37.3 millions USD à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les contributions au budget central de l’ONUDC, du PAM et de l’OIM se voient appliquer un coefficient de 100 %. Données fournies par le Département des affaires économiques et sociales (DAES) des Nations Unies.

← 4. . D’après l’article 11 de la loi de planification nationale no 5525 de 1974 et les amendements y afférents.

← 5. D’après l’article 15 du Décret exécutif no 35056-PLAN-RE du 12 novembre 2008 sur la réglementation de l’article 11 de la loi de planification nationale no 5525 du 2 mai 1974.

← 6. Pour le Costa Rica, ces contributions à des organisations internationales ne s’assimilent pas à de la coopération pour le développement. D’après la méthodologie du CAD de l’OCDE, seront considérées comme coopération pour le développement les contributions destinées à des organisations dont le mandat est d’œuvrer au développement, ou bien la proportion des activités ciblant le développement pour les organisations qui ne travaillent pas exclusivement à promouvoir le développement.

Mentions légales et droits

https://doi.org/10.1787/5cd4ba84-fr

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