Croissance de la productivité par taille d’entreprise

À savoir

  • Dans de nombreuses économies, la croissance de la productivité du travail dans le secteur manufacturier après la crise a été plus ou moins similaire dans les PME et les grandes entreprises. Cependant, au Danemark, en République slovaque, en République tchèque et en Slovénie, les grandes entreprises ont affiché de meilleures performances que les PME, tandis que la Grèce a connu une situation inverse.

  • Dans la plupart des pays, la croissance de la productivité du travail dans les PME et les grandes entreprises a eu lieu dans un contexte de diminution de l’emploi et de la valeur ajoutée, ce qui laisse à penser que les disparitions d’entreprises ou d’activités peu performantes ont peut-être joué un rôle important dans la hausse globale de la productivité du travail qui a été enregistrée.

Pertinence

La performance d’une entreprise dépend de toute une série de facteurs, dont sa taille et son secteur d’activité. Si les grandes entreprises ont tendance à être plus productives que les petites, la croissance de la productivité dans les petites structures peut s’expliquer par l’utilisation intensive de technologies de l’information et des communications (TIC) abordables, ainsi que par l’avantage concurrentiel qu’elles détiennent dans des activités de niche, à forte notoriété ou à haute teneur en contenu protégé par la propriété intellectuelle.

Définitions

La productivité du travail est la valeur ajoutée brute aux prix courants par personne employée – tirée de la base de données de l’OCDE sur les statistiques structurelles et démographiques des entreprises –, divisée par l’indice d’ajustement sectoriel provenant de la base de données Statistiques de l’OCDE sur les comptes nationaux.

Pour une définition des « activités de fabrication », se reporter au Guide de lecture.

Informations sur les données concernant Israël : http:// dx.doi.org/10.1787/888932315602.

Comparabilité

Les données concernant la valeur ajoutée correspondent à la valeur ajoutée au coût des facteurs dans les pays de l’UE et aux prix de base pour les autres pays. Les estimations de la valeur ajoutée et de l’emploi présentées par taille d’entreprise sont établies à partir de la base de données de l’OCDE sur les statistiques structurelles et démographiques des entreprises, et ne coïncident généralement pas avec les estimations produites selon le Système de comptabilité nationale (SCN). Ce dernier prévoit en effet un certain nombre d’ajustements destinés à prendre en considération des entreprises et activités qui peuvent ne pas figurer dans les statistiques structurelles sur les entreprises, comme les microentreprises ou les travailleurs indépendants, ou à tenir compte de l’économie non observée.

La comparabilité des classes de taille, secteurs et pays peut pâtir des disparités de la part de l’emploi à temps partiel dans l’emploi total. C’est pourquoi la mesure préférée du facteur travail, dans l’analyse de la productivité, est le nombre total d’heures travaillées plutôt que l’effectif, mais on ne dispose généralement pas de ventilation de ces données par taille d’entreprise. Des lacunes dans les données imputables aux règles de confidentialité en vigueur dans les pays concernés peuvent également créer des complications au regard de la comparabilité internationale.

Parce qu’elles ne s’appuient pas sur des cohortes fixes d’entreprises, les estimations présentées ici donnent une image faussement élevée de la croissance de la productivité dans les grandes entreprises, et une image faussement faible de celle des PME : les PME qui affichent au démarrage une forte croissance de leur productivité sont en effet plus susceptibles de devenir de grandes entreprises, tandis que les grandes entreprises enregistrant une faible productivité ont plus de chances de se contracter et de devenir des PME.

Pour le Royaume-Uni, les données présentées n’incluent pas les quelque 2.6 millions de petites entreprises non enregistrées, c’est-à-dire des entreprises n’atteignant pas le seuil prévu pour le régime de la taxe sur la valeur ajoutée et/ou celui de la retenue de l’impôt à la source (pour les entreprises employant des salariés).

Sources

OCDE, Statistiques structurelles et démographiques des entreprises (SDBS) (base de données), http://dx.doi.org/10.1787/sdbs-data-fr.

Statistiques de l’OCDE sur les comptes nationaux (base de données), http://dx.doi.org/10.1787/na-data-fr.

Statistiques de l’OCDE sur la productivité (base de données), http://dx.doi.org/10.1787/pdtvy-data-fr.

Pour en savoir plus

Hsieh, C. (2015), « Policies for Productivity Growth », OECD Productivity Working Papers, n° 3, Éditions OCDE, Paris, http://dx.doi.org/10.1787/5jrp1f5rddtc-en.

OCDE (2001), Mesurer la productivité – Manuel de l’OCDE: Mesurer la croissance de la productivité par secteur et pour l’ensemble de l’économie, Éditions OCDE, Paris, http://dx.doi.org/10.1787/9789264294516-fr.

OCDE (2016), OECD Compendium of Productivity Indicators 2016, Éditions OCDE, Paris, http://dx.doi.org/10.1787/pdtvy-2016-en.

Graphique 3.5. Croissance de la productivité du travail par taille d’entreprise, activités de fabrication
Valeur ajoutée réelle par personne employée, taux annuel moyen, 2008-13
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 http://dx.doi.org/10.1787/888933450531

Graphique 3.6. Croissance de la valeur ajoutée réelle et de l’emploi par taille d’entreprise, activités de fabrication
Taux annuel moyen, pourcentage, 2008-13
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 http://dx.doi.org/10.1787/888933450540