Pollution atmosphérique et dégradation de l’environnement

Le changement climatique est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontées les générations actuelles et futures. Il est lié à de nombreux problèmes environnementaux, dont la pollution atmosphérique et les températures extrêmes. La pollution atmosphérique est déjà le principal risque environnemental pour la santé et une cause importante de mortalité et d’invalidité, et ses conséquences seront sans doute encore plus graves à l’avenir si des mesures appropriées ne sont pas mises en œuvre. Selon les projections, la pollution de l’air extérieur pourrait provoquer de 6 à 9 millions de décès prématurés par an, dans le monde, à l’horizon 2060 ; par ailleurs, les arrêts-maladie, les dépenses de santé et la baisse de la production agricole en résultant pourraient se traduire par une perte de PIB mondial de 1 % (OCDE, 2016[44]).

Dans les pays de l’OCDE, la pollution par les particules (en particulier les PM 2.5) en suspension dans l’air (extérieur) a été responsable d’environ 29 décès pour 100 000 habitants en 2019 (Graphique 4.21). Les taux de mortalité sont compris entre plus de 60 décès pour 100 000 habitants en République slovaque, en Hongrie et en Pologne, et moins de 7 en Suède, en Nouvelle-Zélande et en Islande. Parmi les pays partenaires, ils sont particulièrement élevés en Inde (72 pour 100 000) et en Chine (environ 99 pour 100 000) ; et également supérieurs à ceux de la plupart des pays de l’OCDE en Russie et en Indonésie. Depuis 2000, les décès pour 100 000 habitants dus à la pollution par les particules en suspension dans l’air ont sensiblement diminué – de 25 % en moyenne – dans la plupart des pays de l’OCDE, même si la mortalité a augmenté dans sept pays au cours de la période (Chili, Colombie, Costa Rica, Mexique, Japon, Corée et Turquie). Au cours de la même période, les décès ont augmenté rapidement dans un certain nombre de pays partenaires – de 43 % en Indonésie, de 58 % en Chine et de 97 % en Inde.

Les températures extrêmes sont une autre conséquence du changement climatique. Les épisodes de chaleur ou de froid extrêmes peuvent entraîner des problèmes de santé et des décès. Dans les pays de l’OCDE, les grands froids ont généralement des conséquences plus importantes sur la mortalité que les vagues de chaleur, surtout en Europe de l’Est et dans les pays nordiques – quoique les canicules puissent également être responsables de nombreux décès certaines années. Les températures record enregistrées au cours de l’été 2003, par exemple, ont entraîné la mort d’environ 80 000 personnes en Europe, et les canicules de l’été 2015 ont causé plus de 3 000 décès rien qu’en France. De même, la vague de chaleur qui a frappé en 2021 l’Ouest du Canada et aux États-Unis a entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes, principalement âgées. Les records de température ont été battus ; les scientifiques ont établi qu’un tel épisode n’aurait pratiquement pas pu avoir lieu sans le changement climatique (Philip et al., 2021[45]).

Bien que les origines du SRAS-CoV-2 n’aient pas été déterminées de manière définitive, la pandémie fait néanmoins ressortir les conséquences de la dégradation de l’environnement et les effets possibles des changements d’affectation des sols sur la transmission des maladies de l’animal à l’homme. Avant même le COVID-19, plusieurs pandémies récentes préoccupantes à l’échelle mondiale – notamment le SRAS, la pandémie de grippe H1N1 de 2009 et le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient – sont apparues chez des animaux avant de se transmettre à l’homme. La dégradation persistante des écosystèmes naturels, notamment la perte ou la modification d’habitats essentiels pour les espèces sauvages en raison de changements d’occupation des sols, fait peser des menaces croissantes sur la biodiversité et accroît le risque de transmission de nouvelles maladies zoonotiques des espèces sauvages aux humains (Plowright et al., 2021[46]).

Entre 2000 et 2014, les surfaces bâties se sont étendues de plus de 15 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE (Graphique 4.22). Cette progression a été la plus faible au Japon et au Royaume-Uni, deux pays dont la proportion du total des terres consacrées aux zones bâties est supérieure à la moyenne de l’OCDE, tandis qu’elle était de l’ordre de 30 % au Mexique et en Norvège. L’évolution des surfaces bâties a été importante dans plusieurs pays de l’OCDE dont la densité de population est relativement faible, notamment en Finlande et en Norvège. Les pays partenaires de l’OCDE ont également connu des taux élevés de changement d’occupation des sols, les surfaces bâties en Chine ayant augmenté de 34 % et de 30 % en Inde sur la même période. Dans les pays de l’OCDE, le développement de la plupart des surfaces artificielles, notamment les bâtiments, s’est fait en grande partie sur ce qui était auparavant des terres cultivées, tandis que les zones naturelles et semi-naturelles sont restées largement stables (OCDE, 2021[47]).

Des politiques intersectorielles s’imposent pour atténuer les conséquences du changement climatique. Les pays peuvent d’ores et déjà prendre des dispositions pour lutter contre la pollution et ses effets sur la santé, par exemple en créant des partenariats avec différents intervenants internationaux, nationaux et locaux, notamment les autorités municipales et les ministères de l’industrie, de l’environnement, des transports et de l’agriculture. La réduction de la culture sur brûlis et celle des émissions des véhicules motorisés et des industries abaisseraient la pollution de l’air extérieur. Les systèmes de santé peuvent également jouer un rôle en se préparant à traiter les nouvelles maladies susceptibles d’apparaître avec l’évolution des conditions climatiques et de la biodiversité, en promouvant la consommation d’aliments produits durablement et en réduisant l’empreinte carbone des établissements de santé. Les prestataires de services de santé peuvent en outre diminuer l’empreinte environnementale des hôpitaux et des établissements d’accueil médicalisé en encourageant une alimentation plus saine, la réduction des déchets et l’efficacité énergétique (Landrigan et al., 2018[48] ; OECD, 2017[49]).

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