16. Capital social

Dans les pays de l’OCDE, une personne sur six en moyenne fait du bénévolat au moins une fois par mois auprès d’une organisation établie, par exemple un organisme de bienfaisance, un parti politique, un syndicat ou une autre organisation à but non lucratif (Graphique 16.2). Cette proportion est sensiblement plus élevée au Canada, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas (où plus d’un quart de la population prend part régulièrement à des activités bénévoles), mais beaucoup plus faible en Lituanie et en Turquie, où c’est le cas d’une personne sur 16 seulement.

Dans les pays de l’OCDE, la confiance moyenne envers autrui s’établit à 6.1 sur une échelle de 0 (aucune confiance en personne) à 10 (la plupart des gens sont dignes de confiance) (Graphique 16.3). Les pays nordiques enregistrent des moyennes supérieures à 7, alors que les niveaux de confiance interpersonnelle sont inférieurs à 5 en Turquie et en France.

Pour ce qui est de la confiance envers les institutions publiques, la police recueille parmi les populations des pays de l’OCDE un score moyen de 6.3 sur une échelle de 0 (aucune confiance) à 10 (confiance totale) (Graphique 16.4). Comme dans le cas de la confiance interpersonnelle (envers autrui), la confiance envers la police atteint les niveaux les plus élevés dans les pays nordiques, où la moyenne dépasse 7, ainsi qu’en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Suisse. En revanche, les citoyens de Grèce, de la République slovaque et de la République tchèque déclarent avoir peu confiance dans la police, avec des moyennes inférieures ou égales à 5.

Moins de la moitié de la population en moyenne (43 %) fait confiance à l’administration nationale. Ce résultat correspond cependant à une légère amélioration par rapport au niveau (40 %) enregistré au lendemain de la crise financière en 2010-12 (Graphique 16.5). De fait, après une détérioration générale à la suite de la crise, la confiance envers l’administration est maintenant repartie à la hausse et atteint des valeurs tout juste inférieures au niveau d’avant la crise en 2006, dans un quart des pays de l’OCDE. Les hausses les plus fortes par rapport à 2010-12, représentant plus de 15 points de pourcentage, ont eu lieu dans la République tchèque, en Irlande et au Japon. Parallèlement, le Chili a enregistré une baisse de plus de 10 points de pourcentage et la Colombie de 20 points de pourcentage en. Dans l’ensemble, la confiance envers l’administration nationale est la plus forte (65 % ou plus) au Luxembourg, en Norvège et en Suisse, et la plus faible (25 % ou moins) en Colombie, en Italie, en Grèce et en Slovénie.

Il est essentiel d’associer les parties prenantes aux affaires publiques pour améliorer la conception, la mise en œuvre et la révision des lois. L’adoption systématique par les pays de l’OCDE de pratiques officielles de concertation avec les parties prenantes dans le cadre de l’élaboration des lois, évaluée sur une échelle de 0 (aucune concertation) à 4 (concertation maximale) s’échelonne entre 1.3 en Hongrie et 3.2 au Mexique. De manière générale, la collaboration avec les parties prenantes est plus forte en ce qui concerne les textes législatifs (qui offre un cadre de résolution des problèmes de politique publique) que pour les textes réglementaires (axés sur la mise en œuvre). (OCDE, 2018[1]). Globalement, le niveau moyen de concertation avec les parties prenantes s’est accru depuis 2014, passant de 2 à 2.2 (Graphique 16.6). La progression est particulièrement nette en Italie, en Israël et dans la République slovaque (avec des hausses de plus de 1.3 point, essentiellement grâce à l’amélioration de la concertation sur les textes législatifs). En revanche, un fléchissement est observé dans la République tchèque (de 0.3 point), en Turquie (0.5) et en Espagne (0.7) – pays qui se trouvent tous dans le dernier tiers du classement de l’OCDE.

En moyenne, les femmes détenaient 28 % des sièges de députés dans l’OCDE en 2017, ce qui ne représente qu’une légère hausse par rapport au pourcentage de 26 % enregistré en 2012. Même l’Islande, le pays qui présente la plus forte proportion de femmes dans la politique, n’est pas encore parvenue à une parité totale. Les femmes députées sont les moins nombreuses au Japon (9.3 % des sièges) et les plus nombreuses en Islande (47.3 %) (Graphique 16.7). De 2012 à 2017, la part des femmes siégeant au parlement s’est accrue dans près d’un tiers des pays de l’OCDE. Elle a ainsi progressé de plus de 7 points de pourcentage en Islande, en Irlande et au Royaume-Uni. En revanche, elle a reculé en Lettonie, où le parlement compte maintenant 7 % de moins de femmes députées.

D’après les évaluations des experts et des représentants d’entreprises qui servent à construire l’Indice de perception de la corruption 2018 de Transparency International, le niveau moyen de corruption du secteur public dans les pays de l’OCDE est de 67, sur une échelle de 0 (niveau élevé de corruption) à 100 (niveau élevé d’intégrité). Selon cette mesure, la perception de l’intégrité du secteur public est la meilleure dans les pays nordiques, en Suisse et en Nouvelle-Zélande (avec des scores compris entre 84 et 88) et la plus défavorable en Colombie, en Grèce, en Hongrie, au Mexique et en Turquie (avec des scores inférieurs à 50) (Graphique 16.8). La moyenne de l’OCDE reste stable depuis 2012, mais cette constance masque de nets progrès de la lutte contre la corruption dans certains pays (avec des gains de 9 points ou davantage dans la République tchèque, en Estonie, en Grèce, en Italie et en Lettonie) et une régression sensible dans d’autres (de 8 points environ en Australie, en Turquie et en Hongrie).

Références

[2] Arndt, C. et al. (2015), « 2015 Indicators of Regulatory Policy and Governance : Design, Methodology and Key Results », OECD Regulatory Policy Working Papers, n° 1, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/5jrnwqm3zp43-en.

[5] OCDE (2018), Comment va la vie ? 2017 : Mesurer le bien-être, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/how_life-2017-fr.

[1] OCDE (2018), Politique de la réglementation : Perspectives de l’OCDE 2018, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/9789264305458-fr.

[3] OCDE (2017), OECD Guidelines on Measuring Trust, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/9789264278219-en.

[7] ONUDC (2018), Manual on Corruption Surveys, http://unodc.org/documents/data-and-analysis/Crime-statistics/CorruptionManual_2018_web.pdf (consulté le 23 septembre 2019).

[6] Praia Group on Governance Statistics (2020), Handbook on Governance Statistics.

[4] The Comparative Candidates Survey (2019), The Comparative Candidates Survey (CCS), http://comparativecandidates.org/node/1 (consulté le 23 septembre 2019).

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