Indicateur B3. Quel est le profil des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ?

Les connaissances et compétences qui s’acquièrent dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont souvent considérées comme le bagage minimal requis pour entrer sur le marché du travail ; elles sont indispensables aussi à la poursuite des études. Dans l’ensemble, les jeunes qui quittent l’école sans terminer le deuxième cycle de l’enseignement secondaire éprouvent des difficultés sur le marché du travail, où ils n’ont pas de bonnes perspectives d’emploi (voir l’indicateur A4). Dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, les élèves doivent choisir leur filière et leur domaine d’études. Hommes et femmes font des choix très différents, qui influent sur leurs options dans l’enseignement supérieur, puis sur leurs perspectives professionnelles. Le milieu socio-économique intervient aussi dans la filière que les élèves choisissent dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et dans la probabilité qu’ils sont d’être diplômés de ce niveau (voir l’Encadré B3.1). Comprendre leur choix et ses implications est indispensable pour garantir l’égalité des chances dans l’éducation et concevoir des politiques efficaces pour combler les inégalités.

La filière professionnelle représente une part importante du deuxième cycle de l’enseignement secondaire dans de nombreux pays de l’OCDE ; elle permet aux élèves d’acquérir de l’expérience pratique dans le métier qu’ils ont choisi. En moyenne, 38 % des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ont opté pour la filière professionnelle dans les pays de l’OCDE selon les chiffres de 2019 ; ce pourcentage est compris entre 6% au Canada et 76% en Autriche.

Traditionnellement, les hommes sont plus incités que les femmes à choisir la filière professionnelle dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire (OCDE, 2021[1]). Dans les pays de l’OCDE, les femmes constituent en moyenne 55 % de l’effectif diplômé en 2019 du deuxième cycle de l’enseignement secondaire en filière générale, contre 45 % en filière professionnelle (voir le Graphique B3.1). Ces chiffres ont de grandes implications pour la probabilité des hommes de continuer leurs études. Il apparaît en effet que dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, deux tiers des élèves en filière professionnelle suivent une formation qui leur donne directement accès à l’enseignement tertiaire, contre plus de neuf dixièmes d’entre eux en filière générale (voir l’indicateur B7 et OCDE (2020[3]).

Dans la quasi-totalité des pays dont les données sont disponibles, les femmes constituent au moins 50 % de l’effectif diplômé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire en filière générale ; leur pourcentage s’élève à 49 % en Corée, à 61 % en Slovénie et à 62 % en Italie. Elles sont en revanche sous-représentées en filière professionnelle dans plus de trois quarts des pays dont les données sont disponibles. Leur pourcentage en filière professionnelle varie sensiblement entre les pays dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire : il est inférieur à 34% en Estonie, en Hongrie et en Islande, mais supérieur à 60% en Irlande. En fait, l’Irlande compte parmi les cinq pays seulement où le pourcentage de diplômées est plus élevé en filière professionnelle qu’en filière générale. Dans les quatre autres pays, le Brésil, la Colombie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, la différence de pourcentage de diplômées est nettement plus ténue entre la filière générale et la filière professionnelle (moins de 5 points de pourcentage).

Le domaine d’études choisi par les jeunes en filière professionnelle est tout à fait déterminant pour leurs perspectives professionnelles et leur place sur le marché du travail. Des différences s’observent toutefois souvent entre les domaines d’études choisis par les hommes et les femmes. Elles peuvent en partie s’expliquer par les stéréotypes sociaux au sujet des domaines dans lesquels femmes et hommes excellent et des carrières à leur portée.

Selon les chiffres de 2019, c’est dans le domaine de l’ingénierie, des industries de transformation et de la construction que le pourcentage de diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire est le plus élevé en filière professionnelle (de l’ordre de 30 %) ; viennent ensuite le commerce, l’administration et le droit (17 %) ; les services (17 %) ; et la santé et la protection sociale (12 %). Cette tendance ne s’observe toutefois pas partout. La plupart des diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire en filière professionnelle ont choisi le commerce, l’administration et le droit au Brésil, au Luxembourg et en Suisse, la santé et la protection sociale en Espagne, en Irlande et aux Pays-Bas et les services en Italie et au Portugal (voir le Tableau B3.1).

De fortes différences s’observent dans le domaine d’études qu’hommes et femmes choisissent en filière professionnelle dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Les femmes préfèrent de loin le commerce, l’administration et le droit ainsi que la santé et la protection sociale. Quant aux hommes, ils s’orientent plus vers l’ingénierie et l’information, la communication et la technologie, dont les diplômés sont très demandés sur le marché du travail dans les pays de l’OCDE. Ces différences peuvent s’expliquer par les perceptions traditionnelles des identités des deux sexes et des rôles qui leur sont dévolus ainsi que par les valeurs culturelles parfois associées à des domaines d’études particuliers. Selon certaines recherches, ces différences de domaine d’études entre les hommes et les femmes s’observent dans les aspirations professionnelles à l’âge de 15 ans : dans les pays de l’OCDE, le pourcentage moyen d’élèves très performants en sciences ou en mathématiques qui disent envisager d’exercer une profession en rapport avec les sciences ou l’ingénierie s’élève à 14% seulement chez les filles, contre 26% chez les garçons. Ce pourcentage d’élèves très performants qui se voient exercer une telle profession est en revanche aussi élevé chez les filles que chez les garçons en Estonie, en Finlande, en Pologne et en Slovénie (OCDE, 2019[4]).

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Les pays sont classés par ordre décroissant du pourcentage de garçons dans l'effectif diplômé de la filière professionnelle du deuxième cycle du secondaire en ingénierie, industries de transformation ou construction.

Source : OCDE/ISU/Eurostat (2021). Base de données de Regards sur l’éducation (http://stats.oecd.org). Consulter la section « Source » pour tout complément d’information et l’annexe 3 pour les remarques (https://www.oecd.org/education/education-at-a-glance/EAG2021_Annex3_ChapterB.pdf).

Dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, peu de femmes choisissent l’ingénierie, les industries de transformation et la construction en filière professionnelle : 10% seulement des diplômées en 2019 ont fait ce choix. Le Costa Rica est le seul pays où l’écart entre les sexes est favorable aux femmes : 34 % des diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire en filière professionnelle ont suivi une formation en rapport avec l’ingénierie, les industries de transformation ou la construction, contre 23% des diplômés (voir le Graphique B3.2). En revanche, les femmes sont surreprésentées dans l’effectif diplômé après des études en rapport avec la santé et la protection sociale, (83%) ; le commerce, l’administration et le droit (63%) ; et les services (58%) (voir le Tableau B3.1).

Lors de la crise du COVID-19, les travailleurs en première ligne dans le secteur des soins de santé étaient essentiellement des femmes (Gabster et al., 2020[5]). Le problème des ressources dans le secteur de la santé et les pénuries d’infirmiers constatées dans la plupart des économies de l’OCDE ont ajouté au fardeau des femmes. Faire en sorte que davantage d’hommes choisissent le secteur de la santé et de la protection sociale pourrait sans doute aider à combler cet écart silencieux entre les sexes.

Proposées sous différentes formes dans des pays de l’OCDE, les formations post-secondaires non tertiaires (niveau 4 de la CITE) se situent à la frontière entre le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et l’enseignement post-secondaire : elles relèvent du deuxième cycle de l’enseignement secondaire dans certains pays, mais de l’enseignement post-secondaire dans d’autres. L’enseignement post-secondaire non tertiaire n’est pas nécessairement d’un niveau beaucoup plus élevé que le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, mais il sert à enrichir les connaissances des diplômés de ce niveau d’enseignement. Ce niveau relève principalement de la filière professionnelle et est relativement moins important que d’autres niveaux dans le système d’éducation. Selon les chiffres de 2019, 1% environ des 15-19 ans sont inscrits dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire (OCDE, 2021[1]) ; ce niveau d’enseignement n’existe pas dans huit pays de l’OCDE, à savoir le Chili, la Corée, le Costa Rica, le Mexique, les Pays-Bas, la Slovénie, le Royaume-Uni et la Turquie (voir le Tableau B3.3).

Dans les pays de l’OCDE, on estime en moyenne qu’environ 95 % des diplômés de l’enseignement post-secondaire non tertiaire (premier diplôme) ont opté pour la filière professionnelle (voir le Tableau B3.2). Les formations post-secondaires non tertiaires sont fortement professionnalisantes puisqu’elles visent à ce que leurs diplômés entrent directement sur le marché du travail. Certains pays ont pris des initiatives pour proposer des formations post-secondaires non tertiaires en filière générale aux diplômés de la filière professionnelle du deuxième cycle de l’enseignement secondaire qui souhaitent multiplier leurs chances d’accéder à l’enseignement tertiaire. En Suisse par exemple, une formation complémentaire d’un an en filière générale sanctionnée par le Certificat de passerelle permet aux diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire en filière professionnelle de s’inscrire en licence (OCDE/Eurostat/Institut de statistique de l'UNESCO, 2016[6]).

Dans les pays de l’OCDE, le pourcentage moyen de diplômés de l’enseignement post-secondaire non tertiaire en filière professionnelle s’élève à 23% dans la santé et la protection sociale ; à 21% dans l’ingénierie, les industries de transformation et la construction ; à 18 % dans le commerce, l’administration et le droit ; et à 18% aussi dans les services. Cette tendance ne s’observe toutefois pas partout. Le pourcentage de diplômés de l’enseignement post-secondaire non tertiaire dans le domaine de l’ingénierie, des industries de transformation et de la construction s’élève par exemple à 62% au Luxembourg, mais à 1 % seulement en Autriche (voir le Tableau B3.2).

Le pourcentage de diplômées de l’enseignement post-secondaire non tertiaire en filière professionnelle s’établit à 54% en moyenne dans les pays de l’OCDE, mais il varie sensiblement entre les pays, de 23% au Luxembourg à 76% en Pologne. Cela compense la sous-représentation des femmes en filière professionnelle dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Deux raisons principales expliquent la surreprésentation des femmes en filière professionnelle dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire, mais pas dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. En premier lieu, les femmes affichent un taux de réussite supérieur à celui des hommes en filière professionnelle dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, de sorte qu’elles sont plus susceptibles de poursuivre des études dans l’enseignement post-secondaire. En second lieu, les femmes sont plus nombreuses dans certains grands domaines d’études, tels que la santé et la protection sociale et le commerce, l’administration et le droit, qui sont très prisés en filière professionnelle dans l’enseignement tertiaire de cycle court, mais surtout dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire (OCDE, 2020[3]).

Les femmes constituent plus de la moitié de l’effectif diplômé de l’enseignement post-secondaire non tertiaire en filière professionnelle dans tous les pays dont les données sont disponibles, sauf en Belgique, au Danemark, en Fédération de Russie, en Irlande, en Islande, au Luxembourg, en Nouvelle-Zélande, au Portugal et en République tchèque. Rares sont les femmes ayant opté pour une formation en rapport avec l’ingénierie, les industries de transformation ou la construction dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire : elles ne constituent en effet que 17 % de l’effectif diplômé dans ce domaine d’études. Elles sont en revanche surreprésentées dans la santé et la protection sociale, où leur pourcentage dans l’effectif diplômé est égal ou supérieur à 70% dans tous les pays dont les données sont disponibles, sauf au Danemark (25%) et en Estonie (68 %). L’effectif diplômé est plus proche de la parité dans les services et le commerce, l’administration et le droit, dont les femmes constituent respectivement 60 % et 64 % en moyenne (voir le Tableau B3.2).

Les connaissances et compétences qui s’acquièrent dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont souvent considérées comme le bagage minimum requis pour entrer sur le marché du travail ; elles sont indispensables aussi pour poursuivre des études. Ne pas terminer ce niveau d’enseignement dans le délai imparti peut être très coûteux, tant pour les jeunes que pour la société, vu l’augmentation de la probabilité d’être sans emploi et ni scolarisé, ni en formation (NEET, de l’anglais neither employed nor in education or training) (voir l’indicateur A2). Les taux d’obtention d’un diplôme montrent si les mesures prises par les pouvoirs publics pour accroître le pourcentage de diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont efficaces. Les différences marquées de taux d’obtention d’un diplôme entre les pays s’expliquent par la diversité des systèmes d’éducation et de l’offre de formations ainsi que par d’autres facteurs spécifiques à chaque pays, tels que les normes sociales et la performance économique.

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1. Post-secondaire non tertiaire inclus dans le deuxième cycle du secondaire.

Les pays sont classés par ordre décroissant des taux d'obtention d'un premier diplôme du deuxième cycle du secondaire en 2019 dans l'effectif scolarisé âgé de moins de 25 ans.

Source : OCDE/ISU/Eurostat (2021). Tableau B3.3. Consulter la section « Source » pour tout complément d’information et l’annexe 3 pour les remarques (https://www.oecd.org/education/education-at-a-glance/EAG2021_Annex3_ChapterB.pdf).

Dans les pays de l’OCDE, on estime qu’en moyenne, 80 % des jeunes seront diplômés pour la première fois du deuxième cycle de l’enseignement secondaire avant l’âge de 25 ans si les taux actuels restent constants. Ce pourcentage varie toutefois sensiblement entre les pays. Le taux moyen d’obtention d’un premier diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire avant l’âge de 25 ans est supérieur à 90% en Corée, en Grèce et en Slovénie, mais inférieur à 60% au Costa Rica (voir le Tableau B3.3).

Dans les pays de l’OCDE, l’effectif diplômé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire est resté stable dans l’ensemble entre 2013 et 2019 et n’a augmenté que de 1 point de pourcentage durant cette période. Il a toutefois spectaculairement progressé dans certains pays durant cette période. Le pourcentage de jeunes censés être diplômés la première fois du deuxième cycle de l’enseignement secondaire avant l’âge de 25 ans a augmenté de 15 points de pourcentage au moins au Mexique et en Turquie entre 2013 et 2019. Le pourcentage de jeunes censés être diplômés la première fois de ce niveau d’enseignement avant l’âge de 25 ans a par contre diminué de 8 points de pourcentage au moins au Portugal et en Suède durant la même période. Dans certains pays, le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ne s’est que peu développé entre 2013 et 2019 après l’adoption de politiques visant à accroître les taux d’accès à ce niveau d’enseignement. En Grèce et en Israël, le taux d’obtention d’un diplôme du deuxième cycle de l’enseignement secondaire avant l’âge de 25 ans est resté stable depuis 2005, où il était déjà supérieur à 90% (voir le Tableau B3.3).

Les taux d’obtention d’un premier diplôme sont peu élevés dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire par comparaison avec le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Dans les pays de l’OCDE, on estime qu’en moyenne, 6 % des jeunes seront diplômés de l’enseignement post-secondaire non tertiaire avant l’âge de 30 ans si les taux actuels se maintiennent. L’Allemagne et la Nouvelle-Zélande sont les seuls pays où le taux d’obtention d’un premier diplôme de l’enseignement post-secondaire non tertiaire passe la barre des 20 %. Dans les pays de l’OCDE dont les données de 2005, de 2013 et de 2019 sont disponibles, le taux d’obtention d’un premier diplôme de l’enseignement post-secondaire non tertiaire avant l’âge de 30 ans est resté constant durant les dix dernières années (de l’ordre de 7 % en moyenne).

Par diplômés (premier diplôme), on entend les élèves qui ont réussi une première formation d’un niveau d’enseignement donné durant la période de référence. Les titulaires de plusieurs diplômes sont donc comptabilisés parmi les diplômés chaque année, mais ne le sont qu’une seule fois dans le taux d’obtention d’un premier diplôme.

Le taux d’obtention d’un premier diplôme est une estimation de la probabilité de réussir des études pour la première fois avant un certain âge (25 ans dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et 30 ans dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire) si les tendances actuelles se maintiennent.

Le taux net d’obtention d’un diplôme correspond au pourcentage de diplômés d’un niveau d’enseignement dans un groupe d’âge sur la base des taux actuels d’obtention d’un diplôme.

Par âge typique, on entend l’âge au début de la dernière année scolaire ou académique du niveau d’enseignement considéré, à l’issue de laquelle le diplôme est décerné.

Sauf mention contraire, les taux d’obtention d’un diplôme sont nets (ils correspondent à la somme des taux d’obtention d’un diplôme par âge) jusqu’à un certain âge. Le taux net d’obtention d’un diplôme par âge est calculé comme suit : le nombre de diplômés (premier diplôme) de cet âge est divisé par l’effectif total de la population du même âge. La somme des taux nets d’obtention d’un diplôme correspond à la somme des taux d’obtention d’un diplôme à chaque âge, jusqu’à un certain âge. Le taux d’obtention d’un diplôme est une estimation de la probabilité d’être diplômé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire avant un certain âge si les tendances actuelles se maintiennent. Cet âge correspond à l’âge maximum de la réussite du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire. L’âge maximum retenu dans les analyses est 25 ans dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et 30 ans dans l’enseignement post-secondaire non tertiaire. Le taux d’obtention d’un diplôme avant l’âge typique est calculé uniquement si la part des diplômés dont l’âge est inconnu se trouve sous le seuil qualitatif de 10 %. Les diplômés d’âge inconnu sont exclus du calcul de ces indicateurs ce qui peut induire une légère sous-estimation de ce taux, en particulier lorsque cette part est proche du seuil.

Les taux bruts d’obtention d’un diplôme sont utilisés en l’absence de données par groupe d’âge et dans l’hypothèse où l’âge moyen d’obtention d’un diplôme est nettement inférieur à celui retenu dans cet indicateur. Dans ce cas, le nombre de diplômés dont l’âge est inconnu est divisé par la population ayant l’âge typique d’obtention de ce diplôme (voir l’annexe 1).

L’âge moyen des diplômés est calculé à la date du 1er janvier dans les pays où l’année scolaire débute au deuxième semestre de l’année civile et à la date du 1er juillet dans ceux où elle débute au premier semestre. Par voie de conséquence, l’âge moyen peut être biaisé de six mois maximum, à la hausse chez les nouveaux inscrits et à la baisse chez les diplômés (premier diplôme).

Les taux d’obtention d’un diplôme sont sensibles aux changements intervenant dans le système d’éducation, comme l’introduction de nouvelles formations. Les taux peuvent être très élevés en cas d’afflux imprévus. Cet indicateur rend également compte du pourcentage de diplômés (premier diplôme) avant l’âge maximum en plus du taux d’obtention d’un diplôme afin de fournir des informations contextuelles sur la pertinence de l’âge maximum dans chaque pays.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation (OCDE, 2018[10]).

Les données se rapportent à l’année scolaire 2018/19 et proviennent de l’exercice OCDE/ISU/Eurostat de collecte de données statistiques sur l’éducation réalisé par l’OCDE en 2020. Voir l’annexe 3 (https://doi.org/10.1787/69096873-en) pour plus de détails.

References

[5] Gabster, B. et al. (2020), « Challenges for the female academic during the COVID-19 pandemic », The Lancet, vol. 395/10242, pp. 1968-1970, http://dx.doi.org/10.1016/s0140-6736(20)31412-4.

[7] OCDE (2021), 21st-Century Readers : Developing Literacy Skills in a Digital World, PISA, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/a83d84cb-en.

[1] OCDE (2021), Base de données Regards sur l’éducation, https://stats.oecd.org/.

[2] OCDE (2021), The State of School Education : One Year into the COVID Pandemic, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/201dde84-en.

[3] OCDE (2020), Regards sur l’éducation 2020 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/7adde83a-fr.

[4] OCDE (2019), PISA 2018 Results (Volume II) : Where All Students Can Succeed, PISA, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/b5fd1b8f-en.

[9] OCDE (2019), Regards sur l’éducation 2019 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/6bcf6dc9-fr.

[10] OCDE (2018), Guide de l’OCDE pour l’établissement de statistiques internationalement comparables dans le domaine de l’éducation : Concepts, normes, définitions et classifications, Éditions OCDE, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/9789264292116-fr.

[6] OCDE/Eurostat/Institut de statistique de l’UNESCO (2016), Guide opérationnel CITE 2011 : Directives pour la classification des programmes éducatifs nationaux et des certifications correspondantes, Institut de statistique de l’UNESCO, Paris, https://dx.doi.org/10.1787/9789264248823-fr.

[8] Thomson, S. (2018), « Achievement at school and socioeconomic background: An educational perspective », npj Science of Learning, vol. 3/5, https://doi.org/10.1038/s41539-018-0022-0.

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