copy the linklink copied!Résumé

copy the linklink copied!L'activité économique est propice à de très bons résultats en termes de bien-être

La Suisse se classe au troisième rang des pays de l'OCDE pour ce qui est du PIB par habitant, grâce à des taux d'emploi et des niveaux de productivité élevés. Ces performances s'appuient et contribuent à de bons résultats dans le domaine de la santé et à un système d'éducation performant.

Certaines mesures larges du niveau de vie, comme le bien-être subjectif ou la sécurité personnelle, sont parmi les plus élevées de toute la zone OCDE. L'intensité carbone de la Suisse est certes modérée, grâce à une faible intensité énergétique et à une production d'électricité presque totalement décarbonée. Toutefois, le transport représente 40 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d'énergie et contribue à la pollution de l'air, laquelle est supérieure aux recommandations internationales.

L'adaptation à l'évolution démographique devient urgente. Avec l'arrivée à l'âge de la retraite de la génération du baby-boom et l'augmentation de l'espérance de vie, la part des personnes de 65 ans et plus dans la population atteindra 30 % dans les décennies à venir (Graphique 1). Cette évolution, conjuguée à la transformation numérique, sera porteuse de nouvelles perspectives, pour les citoyens comme pour l'économie. Pour en exploiter tout le potentiel et éviter que le vieillissement de la population ne pèse sur les entreprises et les salariés, il faudra qu'un large éventail de politiques publiques portant notamment sur les retraites, l'emploi ou la santé, s'adaptent à cette nouvelle donne.

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Graphique 1. La population vieillit
Part de la population âgée de 65 ans et plus
Graphique 1. La population vieillit

Source: OCDE, Modèle à long terme du Département des affaires économiques.

 StatLink https://doi.org/10.1787/888934039255

copy the linklink copied!La croissance devrait rester modérée, et les risques s'accumulent

Après avoir été dynamique en 2018, l'économie a ralenti fortement. Cela tient en partie à la dissipation de l'effet stimulant induit par les manifestations sportives internationales organisées par de grandes fédérations internationales établies en Suisse. L'aggravation des tensions commerciales et le ralentissement en Europe pèsent également sur l'activité. La politique monétaire est très accommodante, tandis que la politique budgétaire est neutre.

L'investissement manque de vitalité, de même que le commerce extérieur (Graphique 2). Néanmoins, la consommation est robuste, et le chômage est faible. Des pénuries se font de plus en plus ressentir dans certains secteurs, notamment techniques. Les salaires réels restent stables. Sur fond de tensions modérées sur les coûts, la hausse des prix à la consommation est positive, mais modeste.

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Graphique 2. Après avoir affiché un rythme rapide, la croissance ralentit
Graphique 2. Après avoir affiché un rythme rapide, la croissance ralentit

Source : OCDE, Perspectives économiques de l'OCDE (base de données)

 StatLink https://doi.org/10.1787/888934039274

La croissance s'affermira en 2020 grâce à des facteurs ponctuels (Tableau 1). Abstraction faite des manifestations sportives internationales, le taux de croissance sera proche de son niveau tendanciel. Une reprise de la hausse des salaires et la vigueur du marché du travail soutiendront la consommation. Cependant, les risques que les tensions mondiales font peser sur les perspectives restent importants.

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Tableau 1. L'économie devrait se redresser en 2020

(Taux de croissance annuelle, en %, sauf indication contraire)

2018

2019

2020

Produit intérieur brut (PIB)

2.8

0.8

1.4

Consommation privée

1.0

1.1

1.4

Consommation publique

0.3

1.1

1.1

Formation brute de capital fixe

1.1

0.4

1.5

Exportations de biens et de services

2.9

-0.4

2.7

Importations de biens et de services

-0.3

-0.6

3.3

Taux de chômage (% de la population active)

4.7

4.5

4.5

Indice des prix à la consommation

0.9

0.5

0.4

Source: OCDE, Perspectives économiques de l'OCDE (base de données), octobre 2019.

Le taux directeur est négatif, à -0.75 %, depuis 2015, et les réserves de change de la banque centrale restent importantes. La faiblesse des taux d'intérêt contribue à alimenter des risques liés aux expositions au secteur du logement, et dans le secteur financier, les risques en lien avec les taux d'intérêt sont élevés.

Exploiter davantage la marge de manœuvre budgétaire aiderait à la normalisation de la politique monétaire. Les excédents budgétaires ont été supérieurs à 1% du PIB en 2017-18. Il est possible d'augmenter les dépenses tout en respectant la règle du frein à l'endettement. De fait, les recettes ont été plus importantes que ne le prévoyait le budget, et les dépenses constamment inférieures au plafond. La règle du frein à l'endettement devrait traiter de manière symétrique les dépassements de dépenses et les économies réalisées. Lorsque l'inflation sera solidement orientée sur une trajectoire haussière, il faudrait commencer à resserrer la politique monétaire, en prenant en compte les risques d'appréciation du taux de change.

Un durcissement de la réglementation macroprudentielle permettrait de réduire les risques pour la stabilité financière. Un durcissement des critères d'octroi des prêts destinés à financer des placements immobiliers, qui sont devenus plus risqués que les prêts accordés à des propriétaires occupants, aura lieu en 2020. Les mesures prises devraient être renforcées par la création d'un cadre officiel relatif aux critères d'octroi des crédits, qui serait mis en œuvre selon le principe « se conformer ou s'expliquer ».

En Suisse, le secteur financier est également exposé à des risques liés au climat. Des informations sur l'exposition à ces risques aideraient les investisseurs à prendre des décisions plus éclairées. Par ailleurs, les décisions de financement prise par le secteur financier peuvent aller dans le sens de la lutte contre le changement climatique. Améliorer la diffusion d'informations en lien avec le climat concernant les banques, les caisses de pension et les assurances pourrait accroître les investissements dans des actifs durables et réduire les risques associés aux actifs à forte intensité de carbone.

copy the linklink copied!Prendre dès maintenant des mesures plus vigoureuses permettrait de mieux se préparer au vieillissement de la population

Les politiques publiques n'ont pas évolué en même temps que l'augmentation de l'espérance de vie. En particulier, l'âge légal de départ à la retraite est resté fixé à 65 ans pour les hommes depuis son introduction en 1948 et ce, alors même que l'espérance de vie à 65 ans en Suisse a augmenté de huit ans. L'âge légal de la retraite est de 64 ans pour les femmes. Les paramètres actuels signifient que les individus passeront une période relativement longue à la retraite (Graphique 3).

Pour l'instant, le système de pensions offre des revenus adéquats à la retraite. Le système assure à la plupart des salariés un taux de remplacement élevé, y compris par le biais de dispositifs facultatifs (dits « surobligatoires »). Cependant, les taux de remplacement du régime obligatoire chuteront au cours des décennies à venir. Cette évolution risque de creuser les inégalités de revenu ou d'ajouter à la pression budgétaire par le biais du versement d'autres aides sociales. Dans le deuxième pilier, le taux auquel les actifs accumulés dans la partie obligatoire du régime sont convertis en pensions est fixé par la loi. Or, ce taux est trop élevé, ce qui a pour effet d'amoindrir les prestations dont pourront bénéficier les générations plus jeunes.

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Graphique 3. La période de la retraite devrait être relativement longue
Pour un homme né en 1996
Graphique 3. La période de la retraite devrait être relativement longue

Source : OCDE (2017), Panorama des pensions 2017 - Les indicateurs de l'OCDE et du G20 ; Nations Unies (2019), World Population Prospects: The 2019 Revision.

 StatLink https://doi.org/10.1787/888934039293

Les dépenses publiques consacrées aux pensions de vieillesse et aux soins de santé augmenteront à mesure du vieillissement de la population. La charge est moins lourde que dans de nombreux autres pays de l'OCDE, mais elle pèsera dans une large mesure sur les cantons et les communes. Malgré les récentes réformes, le régime public constituant le premier pilier du système de retraite reste confronté à des problèmes de viabilité. Compte tenu des règles budgétaires en vigueur, l'augmentation des dépenses liées au vieillissement risque d'exercer un effet d'éviction sur d'autres dépenses publiques.

Relever l'âge légal de départ à la retraite permettrait d'atténuer le coût économique du vieillissement. Cela aurait aussi pour conséquence d'augmenter l'épargne-retraite des particuliers, de réduire les besoins de financement du régime public de retraite, d'accroître les recettes publiques et de stimuler la croissance économique. L'âge légal de départ à la retraite devrait être relevé pour les femmes et aligné sur celui des hommes. Il devrait ensuite être progressivement porté à 67 ans puis être indexer sur l'espérance de vie.

Il faudrait s'attaquer aux obstacles à l'allongement de la durée de la vie active. Jusqu'à 65 ans, les travailleurs âgés affichent des taux d'emploi comparativement élevés. Cela étant, les rémunérations fondées sur l'ancienneté, conjuguées aux taux plus élevés des cotisations de sécurité sociale, freinent leur embauche et leur maintien dans l'emploi. La conférence annuelle sur le thème des travailleurs âgés, qui réunit les partenaires sociaux ainsi que d'autres parties prenantes, devrait être mise à profit pour trouver les moyens d'introduire davantage de souplesse dans le système de fixation des salaires. Des possibilités de formation pourraient faire partie de la stratégie. La possibilité d'augmenter davantage les prestations de retraite en continuant à travailler après 65 ans est à l'étude, et c'est une initiative bienvenue.

Revoir la structure fiscale de manière à privilégier des sources de recettes plus propices à la croissance aiderait à se préparer au vieillissement de la population. Les projets de relèvement du taux de TVA et d'abaissement du taux de l'impôt sur le revenu pour les deuxièmes apporteurs de revenu vont dans la bonne direction. Un recours plus large à la TVA, aux impôts périodiques sur la propriété immobilière et aux taxes liées à l'environnement aiderait à financer des baisses de l'impôt sur le revenu pour les bas salaires.

La maîtrise des coûts des soins de santé constitue à juste titre une priorité pour les autorités. En moyenne, les dépenses de santé par personne sont les deuxièmes plus élevées de tous les pays de l'OCDE. Les réformes prévues vont cibler les coûts hospitaliers, les honoraires de spécialistes et les prix des médicaments. La mise en place du dossier électronique du patient va potentiellement améliorer la coordination, l'efficience et les résultats. Des incitations devraient être offertes aux praticiens pour maximiser leur participation et faire en sorte que tous les avantages de la réforme puissent bien être exploités.

Les besoins de soins de longue durée augmentent avec la vieillesse. Plus d'un cinquième des personnes de 65 ans et plus ont bénéficié de soins de longue durée en 2017. Cependant, le système est fragmenté, et les dépenses de soins à domicile restant à la charge du patient peuvent être inabordables, même pour des besoins peu importants. Cela peut inciter des patients à se tourner vers des établissements médicalisés, même si leurs besoins de soins sont modérés, ce qui n'est ni rationnel du point de vue des coûts, ni bénéfique en termes de bien-être.

copy the linklink copied!La Suisse peut tirer un meilleur parti des évolutions technologiques

Grâce au bon niveau d'éducation de sa main d'œuvre, à d'excellentes infrastructures et au degré de développement de la R-D, la Suisse est bien placée pour bénéficier des nouvelles technologies. Les technologies numériques, par exemple, peuvent stimuler la productivité. En Suisse, leur taux d'utilisation est proche de la moyenne de l'OCDE, et nombre d'entreprises mettent plus de temps à les adopter que dans les pays à la pointe.

Des pénuries de compétences dans les secteurs liés à l'informatique freinent l'expansion des entreprises et l'adoption des nouvelles technologies. Le développement des compétences en informatique n'a pas été aussi rapide que dans les pays les plus performants (Graphique 4). Assouplir les procédures de l'immigration extra-européenne permettrait d'atténuer les pénuries de compétences. Promouvoir les formations techniques et scientifiques, en particulier chez les femmes, permettrait aussi d'accroître l'offre à moyen terme.

Favoriser l'instauration d'un environnement des affaires plus dynamique peut accélérer l'adoption des technologies numériques. Les obstacles à l'entrée, notamment entre les cantons, freinent la concurrence. La présence de l'État dans des secteurs comme les télécommunications est importante, et les autorités de réglementation sectorielle ont moins de pouvoirs qu'ailleurs. Les restrictions aux échanges de services restent considérables. Une meilleure protection de la vie privée conjuguée à des mesures allant dans le sens d'une meilleure gestion des risques de sécurité numérique pourraient contribuer à promouvoir la confiance.

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Graphique 4. En Suisse, les compétences numériques des adultes sont inférieures à celles observées dans les pays les plus performants
Part des adultes ayant des compétences numériques avancées
Graphique 4. En Suisse, les compétences numériques des adultes sont inférieures à celles observées dans les pays les plus performants

Source : Eurostat, Compétences numériques (base de données)

 StatLink https://doi.org/10.1787/888934039312

La requalification et l'amélioration des compétences sont indispensables pour faire en sorte que les travailleurs ne restent pas à l'écart de la transformation numérique. Une telle évolution aura également pour effet d'améliorer les revenus à la retraite. La formation continue est bien établie en Suisse, mais les travailleurs ayant un faible niveau d'éducation et les personnes en dehors de la population active sont moins susceptibles d'en bénéficier. Les mesures récemment adoptées pour favoriser la formation sont les bienvenues. Une aide ciblée sur les travailleurs vulnérables, sous la forme de chèques formation par exemple, pourrait accroître encore la participation. Les dépenses consacrées à des programmes de formation ciblés devraient être augmentées. En revanche, les mesures prévues pour le versement de prestations en espèces aux demandeurs d'emploi de plus de 60 ans risque de faire baisser le taux d'emploi des travailleurs âgés.

Développer l'administration numérique peut déboucher sur une hausse de la productivité et une amélioration des services. L'introduction prévue d'un système d'identification électronique permettra de surmonter un obstacle majeur à l'avènement de l'administration en ligne. L'action publique pâtit également du manque de disponibilité de données. Mettre en œuvre la feuille de route sur la mesure de la transformation numérique établie dans le cadre du projet Vers le numérique de l'OCDE, en faisant porter l'accent sur des données plus actuelles et comparables au niveau international, permettrait de disposer d'un socle solide sur lequel fonder l'action des pouvoirs publics en la matière.

Des évolutions technologiques comme les véhicules électriques ou les plateformes de covoiturage pourraient faire baisser les émissions de carbone de la Suisse. Les véhicules achetés en 2018 émettent 14 % de CO2 de plus que la moyenne de l'OCDE. Les pouvoirs publics ont pour objectif de porter de 3 % en 2018 à 15 % en 2022 la part des voitures électriques dans les achats de véhicules. Établir un lien entre le taux de la taxe sur l'achat de véhicules et les émissions permettrait de renforcer les incitations-prix à l'achat de véhicules peu polluants. Grâce à une mesure de ce type, un plus grand nombre de cantons pourraient associer leurs impôts annuels à un parc de voitures plus propres. Rendre obligatoires les bornes de recharge dans les nouveaux bâtiments permettrait en outre de favoriser la mise en œuvre.

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PRINCIPALES CONCLUSIONS

PRINCIPALES RECOMMANDATIONS

Politiques macroéconomiques visant à soutenir la croissance et à maintenir une inflation basse

La dette est faible et la situation budgétaire est saine. Les excédents structurels sont supérieurs aux attentes au niveau fédéral.

Le taux directeur est négatif et figure parmi les plus bas de la zone OCDE.

Tirer parti de la marge de manœuvre budgétaire disponible autant que de besoin, y compris en exploitant pleinement les marges existant avec le plafond de dépenses du cadre budgétaire (fixé par la « règle du frein à l'endettement »).

Lorsque l'inflation sera fermement orientée à la hausse, commencer à donner un tour moins accommodant à la politique monétaire.

Remédier aux difficultés du secteur financier

Les risques liés au marché du logement ont augmenté sous l'effet de la recherche de rendement. Les prêts hypothécaires contractés pour financer des placements immobiliers sont devenus plus risqués, mais les critères d'octroi de ces crédits seront durcis en 2020.

Mettre en place un cadre juridique officiel permettant de fixer des plafonds de prêts hypothécaires en prenant en compte la capacité financière des emprunteurs, et qui sera mis en œuvre selon le principe « se conformer ou s'expliquer ».

En Suisse, le secteur financier international, qui est important, se trouve confronté à des risques mais aussi des perspectives en lien avec le changement climatique et les mesures visant à en faciliter l'atténuation au niveau mondial. Fournir davantage d'informations aux investisseurs et aux détenteurs de polices d'assurance permettrait d'améliorer la répartition des ressources.

Renforcer la diffusion d'informations sur les risques liés au climat auxquels sont exposés les intermédiaires financiers, conformément aux recommandations du Groupe de travail sur la publication d'informations financières relatives au climat.

Se préparer à l'accélération du vieillissement démographique

Le maintien du même âge légal de départ à la retraite malgré l'allongement de l'espérance de vie va entraîner une augmentation rapide du ratio retraités-salariés. Les réserves du régime public constituant le premier pilier du système de retraite devraient être épuisées au milieu des années 2030.

Fixer l'âge légal de la retraite à 65 ans pour les deux sexes comme prévu, puis le porter progressivement à 67 ans et l'indexer ensuite à l'espérance de vie.

Les taux de remplacement offerts par le régime de retraite obligatoire sont actuellement élevés. Néanmoins, dans le cadre du deuxième pilier, le taux de conversion des actifs accumulés en prestation de retraite est fixé par la loi. Ce taux est trop élevé, ce qui se traduit par une redistribution substantielle, des travailleurs jeunes au profit des travailleurs âgés et des retraités, au sein du deuxième pilier.

Revoir à la baisse le paramètre utilisé pour calculer les rentes (le « taux de conversion minimal ») et en faire un paramètre technique plus souple fixé par ordonnance.

À tous les échelons de l'administration, les revenus proviennent pour beaucoup de l'imposition sur le travail, mais ce système génère des contre-incitations au travail et il risque davantage d'être mis sous tension par le vieillissement de la population.

Réduire l'impôt sur le revenu des personnes physiques (à tous les échelons de l'administration) en abaissant les taux d'imposition pour les faibles revenus et en supprimant les contre-incitations visant les deuxièmes apporteurs de revenu, et financer ces mesures par un recours plus large à la TVA, aux impôts périodiques sur la propriété immobilière et aux taxes liées à l'environnement.

Les Suisses sont peu nombreux à travailler au-delà de l'âge légal de la retraite, en partie à cause d'aspects financiers fortement dissuasifs pour les employeurs comme pour les salariés. Les demandeurs d'emploi âgés ont davantage de difficultés à trouver du travail.

Mettre à profit la conférence annuelle sur le thème des travailleurs âgés pour trouver les moyens d'introduire une plus grande souplesse dans le mécanisme de fixation des salaires et de réduire la rémunération en fonction de l'ancienneté. Atténuer la progressivité des taux de cotisation de retraite en fonction de l'âge. Interdire la discrimination en fonction de l'âge et prévoir des dispositifs de mise en œuvre de cette mesure.

Permettre aux individus de compenser toute interruption dans l'acquisition de leurs droits à retraite en continuant à cotiser après 65 ans.

Le vieillissement démographique va tirer vers le haut les dépenses liées à la santé, qui sont déjà importantes. Du fait de l'assurance maladie obligatoire et des frais restant à la charge des patients, la hausse des coûts pèsera aussi sur les budgets des ménages.

Engager des programmes de maîtrise des coûts, en particulier pour les soins curatifs et les médicaments.

Mettre en place des incitations et sanctions financières pour encourager l'adoption du dossier électronique du patient par les professionnels de santé et favoriser la saisie de données de bonne qualité.

La demande de soins de longue durée est forte, et elle est appelée à augmenter au fur et à mesure du vieillissement de la population. Cependant, l'accessibilité financière des soins à domicile est variable d'un canton à l'autre. Les règles d'admission au bénéfice des aides financières peuvent amener des patients à se tourner vers des établissements médicalisés sans en avoir véritablement besoin.

Utiliser des instruments innovants tels qu'un système de chèques ou de budgets individuels fondés sur le niveau des besoins de soins, et prévoir des coordinateurs chargés d'aider les patients à s'orienter dans le système, afin d'en assurer le développement d'une manière économiquement efficiente.

Saisir les possibilités offertes par l'avènement du numérique et les nouvelles technologies

L'adoption des technologies numériques ne s'est pas faite au même rythme que dans les pays les plus performants, en particulier au niveau des petites et moyennes entreprises. Les pénuries de compétences en technologies de l’information et de la communication ont augmenté. L'insuffisance des tensions concurrentielles et le manque de confiance peuvent aussi freiner le processus d'adoption.

Faciliter l'entrée d'immigrés très qualifiés originaires de pays non membres de l'Union européenne (UE) pour répondre aux besoins actuels du marché du travail.

Réduire les obstacles à l'entrée, notamment en supprimant les restrictions qui concernent le nombre de concurrents et en simplifiant les autorisations professionnelles entre les cantons.

La participation à la formation continue est forte, mais elle est inférieure aux niveaux observés dans les pays les mieux classés pour les travailleurs ayant un faible niveau d'éducation et pour ceux qui sont sans emploi.

Augmenter les dépenses de formation pour les demandeurs d'emploi, y compris ceux qui bénéficient de l'aide sociale.

Utiliser des subventions pour inciter les catégories les plus exposées aux conséquences de la transformation numérique à participer à la formation continue.

Les services d'administration en ligne s'améliorent. La poursuite de la généralisation du numérique a le potentiel de réduire la charge administrative et de doper la productivité.

Développer le recours à des outils numériques pour améliorer les services et simplifier les procédures à tous les échelons de l'administration.

L'absence de données freine l'élaboration de politiques publiques liées à l'économie numérique.

Mettre en œuvre la feuille de route sur la mesure de la transformation numérique établie dans le cadre du projet « Vers le numérique » de l'OCDE, en faisant porter l'accent sur des données plus actuelles et comparables au niveau international.

Les nouvelles technologies offrent la possibilité de décarboner le transport, qui constitue une source importante d'émissions de carbone en Suisse.

Repenser l'impôt fédéral sur les véhicules à moteur pour renforcer les incitations-prix à l'achat de véhicules peu polluants.

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