Essai n° 488 : Essais de mutations génétiques des cellules somatiques et germinales de rongeurs transgéniques

Cette Ligne directrice  décrit un test in vivo qui détecte  les produits chimiques qui peuvent induire des mutations génétiques. Pour ces essais, on utilise des rats ou des souris transgéniques qui comportent de multiples copies de vecteurs navettes de plasmides ou de phages intégrés dans leurs chromosomes. Les transgènes contiennent des gènes rapporteurs pour la détection de différents types de mutations induites par les substances d’essai. Des animaux transgéniques répartis en un groupe témoin négatif et un minimum de 3 niveaux de dose sont traités pendant 28 jours consécutifs. L'administration est généralement suivie d'une période de 3 jours, antérieure au sacrifice, au cours de laquelle la substance n'est pas administrée et au cours de laquelle les lésions d'ADN non réparées se fixent sous forme de mutations stables. A la fin de cette période de 3 jours, les animaux sont sacrifiés et l'ADN génomique est isolé du/des tissus(s) d'intérêt puis purifié. On score les mutations qui se sont produites chez les rongeurs en retrouvant le transgène et en analysant le phénotype du gène rapporteur chez un hôte bactérien démuni du gène rapporteur. On obtient la fréquence des mutants,  qui est le paramètre observé dans cet essai, en divisant le nombre de plages/plasmides contenant les mutations qui se produisent dans le transgène par le nombre total de plages/plasmides retrouvés dans un même échantillon d'ADN.

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