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Petite enfance, grands défis II

Éducation et structures d'accueil

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Cet examen consacré à l’éducation et à l’accueil des jeunes enfants (EAJE) dans 20 pays de l’OCDE décrit les facteurs sociaux et économiques ainsi que les concepts et les recherches qui influent sur la politique de la petite enfance. Parmi ceux-ci, on peut citer la participation grandissante des femmes au marché du travail, la nécessité de permettre à celles-ci de concilier responsabilités professionnelles et familiales de façon plus équitable pour elles, les défis démographiques auxquels sont confrontés les pays de l’OCDE et surtout les problèmes d’accès, de qualité, de diversité, de pauvreté infantile et de handicap scolaire auxquels il faut s’attaquer. Petite enfance, grands défis II souligne les progrès accomplis par 20 pays dans la mise en œuvre des grands principes d’une politique d’EAJE réussie – principes définis dans le premier volume, Petite enfance, grands défis (OCDE, 2001). Ce deuxième volume offre également de nombreux exemples d’initiatives nouvelles en matière d’EAJE. Dans leurs conclusions, les auteurs recensent dix domaines d’action requérant l’attention des pouvoirs publics. L’ouvrage présente aussi des « profils nationaux » qui donnent une vue d’ensemble des systèmes d’EAJE en place dans les 20 pays examinés.

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Les investissements publics dans les services et l'infrastructure

Le chapitre 5 porte sur la question cruciale des investissements publics dans les services destinés aux jeunes enfants, notamment les investissements dans l’infrastructure de gouvernance et les services de soutien. Les avantages des investissements publics dans les services d’éducation et accueil des jeunes enfants (EAJE) sont examinés et l’ampleur des investissements consacrés par les pays aux services d’EAJE est mesurée. Les stratégies utilisées par certains pays pour injecter des financements supplémentaires dans ce secteur sont énumérées et des informations sont données sur la façon dont les gouvernements financent les services d’EAJE. Une discussion est engagée sur la question de savoir si la modalité de financement employée – en particulier le financement direct des services ou, au contraire, le versement d’aides aux parents – a un impact sur la qualité d’ensemble du système. L’une des conclusions formulées est que le financement public direct des services se traduit, pour le moment du moins, par un pilotage plus efficace, des avantages d’échelle, une qualité plus uniforme au plan national, une formation plus efficace des éducateurs et plus d’équité dans l’accès et la participation qu’avec les modèles prévoyant le versement d’aides aux parents. Cela est peut-être dû au fait que les modèles reposant sur le versement d’aides aux parents sont un phénomène récent ainsi qu’à l’inexpérience relative des administrations pour ce qui est d’exiger des prestataires privés le respect des règles en matière d’équité et de transparence. Pour être efficace, la politique du secteur de la petite enfance – qui est relativement récente – suppose aujourd’hui d’importants investissements dans l’administration et les services de soutien. Sans une masse critique d’administrateurs expérimentés capables de prodiguer des conseils et d’attirer l’attention sur les résultats des recherches, les politiques publiques à l’égard de la petite enfance risquent d’être à courte vue et d’entraîner des gaspillages.

French

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