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La bioéconomie à l'horizon 2030

Quel programme d'action ?

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Les sciences biologiques apportent une valeur ajoutée à de très nombreux biens et services qui sont génériquement réunis sous le terme de « bioéconomie » et les progrès dans ce domaine peuvent aboutir à des avancées socioéconomiques majeures, dans les pays de l’OCDE.  En utilisant des analyses quantitatives des données concernant les innovations en cours et les dépenses de recherche et développement tirées des bases de données privées et publiques, elle estime les évolutions futures dans le domaine des biotechnologies d’ici 2015. Adoptant un point de vue institutionnel plus large, elle examine également les rôles joués par le financement de la recherche et du développement, les ressources humaines, la propriété intellectuelle et la réglementation de la bioéconomie, ainsi que les évolutions futures qui seraient susceptibles d’influer sur les nouveaux modèles économiques. Des scénarios fictifs à l’horizon 2030 sont pris en compte pour encourager les lecteurs à réfléchir sur l’interaction entre les choix de politique économique et les avancées technologiques dans la mise en place de la bioéconomie. Enfin, l’ouvrage étudie les différentes options de politique économique permettant de tirer parti des avantages sociaux, environnementaux et économiques de la bioéconomie.

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Les déterminants institutionnels et sociaux de la bioéconomie

La bioéconomie émergente sera influencée par l’aide publique à la recherche, la réglementation, les droits de propriété intellectuelle et les réactions de l’opinion publique. En 2005, les dépenses publiques de R-D consacrées aux biotechnologies, tous types confondus, se sont élevées à 28.7 milliards USD, chiffre à comparer aux dépenses correspondantes du secteur privé qui se sont élevées à 21.5 milliards USD en 2003. Le secteur public est un acteur majeur des biotechnologies appliquées à la santé et il assure une part notable de la recherche dans la production primaire avec 20% des essais au champ de cultures transgéniques réalisés par des universités ou des instituts de recherche publics entre 1989 et 2007. Dans le domaine des biotechnologies industrielles, exception faite des biocarburants, on ne dispose pas de données sur l’aide publique à la recherche. Il semble cependant que cette aide va essentiellement à des installations pilotes plutôt qu’à la R-D. La réglementation, qui vise à garantir la sûreté et l’efficacité des produits biotechnologiques, influe sur les types de recherche commercialement viables et sur les coûts de la recherche. Les coûts réglementaires stricto sensu atteignent leur niveau le plus élevé pour les cultures transgéniques (de 0.4 à 13.5 millions USD par variété) et pour la dissémination de microorganismes génétiquement modifiés dans l’environnement (environ 3 millions USD par dissémination). Le moratoire de fait de l’Union européenne sur la production industrielle de plantes transgéniques semble avoir freiné la recherche sur les OGM en Europe. Dans le secteur de la santé, les orientations futures de la réglementation ne sont pas claires, pressions économiques et possibilités technologiques exerçant des forces dans des directions différentes. Les droits de propriété intellectuelle pourraient être davantage utilisés pour encourager le partage des connaissances au moyen de mécanismes de collaboration comme les communautés de brevets ou les consortiums de recherche. Quant aux réactions de la population à l’égard des biotechnologies, elles continueront d’influer sur les perspectives commerciales, mais l’opinion publique peut changer, par exemple si les produits biotechnologiques procurent des avantages substantiels aux consommateurs ou à l’environnement.

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