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Études économiques de l'OCDE : Slovénie 2011

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Les Études économiques de l'OCDE : Slovenie 2011 examine les développements économiques récents, les politiques et les perspectives économiques, le système educatif, et investissement étranger.

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Investissement étranger, gouvernance et performance de l'économie

Depuis l’amorce de la transition de la Slovénie vers une économie de marché au début des années 90, le niveau de la productivité s’y est rapidement rapproché des niveaux moyens de la zone euro et des pays de l’OCDE. Cela étant, un écart de productivité globale de 30 % demeure vis-à-vis de la moitié la plus performante des pays de l’OCDE et la productivité reste faible dans un certain nombre de secteurs industriels à forte participation publique ou faible participation étrangère. Cette structure un peu biaisée de la propriété des actifs dans le pays est liée aux orientations antérieures des pouvoirs publics qui favorisaient directement ou indirectement les investisseurs nationaux publics et privés. Par exemple, le premier programme de privatisation slovène avait privilégié les parties prenantes internes des entreprises, la privatisation d’entreprises de services collectifs avait été limitée et les deux fonds publics d’investissement avaient été autorisés à acquérir des blocs d’actions dans nombre de grandes entreprises privées du pays. L’investissement étranger a également été dissuadé par les institutions du marché du travail qui ont alourdi le coût unitaire relatif de l’embauche de travailleurs par rapport à d’autres économies en transition. Dans le cadre du processus d’adhésion du pays à l’OCDE, le gouvernement slovène est convenu d’améliorer la transparence de la gestion des actifs publics par la création d’une nouvelle agence centrale des participations de l’État. Cette nouvelle agence va gérer l’ensemble des participations directes et indirectes de l’État, élaborer un plan de cession des éventuels actifs dont la gestion publique ne lui paraît plus nécessaire et mettre en place un véritable régime de gouvernement d’entreprise des actifs qui restent entre les mains du secteur public. Pour que la politique de participation publique encourage une plus forte présence des investisseurs étrangers, une plus grande compétitivité des marchés nationaux et un renforcement de la restructuration des entreprises, cette nouvelle agence centrale devra être entièrement indépendante du gouvernement, saisir l’opportunité de rationaliser le portefeuille d’actifs de l’État en poursuivant les privatisations et en améliorant sensiblement la gouvernance des entreprises publiques. Il conviendrait en outre de faciliter le développement de l’investissement étranger en rendant le régime fiscal plus simple et plus neutre, en réduisant les lourdeurs administratives et réglementaires pesant sur les investisseurs étrangers et en assouplissant la législation en matière de protection de l’emploi.

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