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2009 Études économiques de l'OCDE : Royaume-Uni 2009

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L'édition 2009 de l'étude économique de l'OCDE consacrée périodiquement au Royaume-Uni analyse les mesures à prendre pour surmonter la crise et comporte des chapitres sur les mesures visant à surmonter la crise et à restaurer des finances publiques saines, sur le NHS et le bilan de santé économique, la stabilité financière et les politiques structurelles afin de promouvoir une croissance durable à long terme.

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Évaluation et recommandations

L’économie mondiale a subi une série de chocs en 2007 et en 2008. Le Royaume-Uni, comme la plupart des économies de l’OCDE, affronte une grave récession économique, et les perspectives macroéconomiques sont extrêmement incertaines. Depuis le pic du cycle, le PIB s’est contracté de 4.2 % en termes réels et devrait baisser encore, puisqu’on s’attend à un recul de 4.3 % en 2009. La chute des prix des logements et l’effondrement des prix des actions déprimeront la consommation des ménages, de même que la montée du chômage et l’érosion de la confiance des consommateurs. Des perspectives très difficiles et des conditions financières tendues pèseront sur l’investissement des entreprises. Bien que la livre sterling se soit dépréciée de quelque 20 % en termes effectifs depuis 2007, la forte contraction de la demande extérieure fera baisser les exportations. Toutefois, les importations devraient baisser encore plus rapidement, de sorte que le solde extérieur apportera une contribution positive à la croissance. Le taux de chômage augmente à vive allure et pourrait avoisiner 10 % d’ici à 2010. La relance monétaire et budgétaire, l’effritement du taux de change et un certain redressement de la demande étrangère devraient favoriser une reprise en 2010. Mais celle-ci dépendra de façon cruciale de l’efficacité des mesures de stabilisation du système financier. Même si celles-ci atteignent leur objectif, la croissance devrait rester très inférieure à la tendance étant donné que les ménages et les entreprises assainissent leurs bilans. La répercussion de la hausse des prix à l’importation ralentira la décrue de l’inflation au début de 2009, mais l’atonie de la demande entraînera une importante sous-utilisation des capacités, ce qui maintiendra l’inflation bien au-dessous de l’objectif officiel pendant un certain temps. L’ampleur du ralentissement mondial de l’activité n’est pas claire. Un retour plus lent que prévu à des conditions financières normales aurait un impact négatif sur l’économie. Une baisse plus forte que prévu des prix des logements pèserait davantage sur la consommation et accentuerait l’effet de rétroaction en induisant des tensions supplémentaires sur les bilans des banques et des ménages. D’importantes mesures de relance monétaires et budgétaires sont en place, et même s'il est possible qu'elles ne s’avèrent pas aussi efficaces qu’escompté, il se peut que ces actions aient un effet positif plus rapide et plus marqué que prévu.

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