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Études économiques de l'OCDE : Norvège 2007

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Étude économique de l’OCDE consacré périodiquement à la Norvège. Cette édition analyse les défis auquel la Norvège devra face dans les années à venir ; Préserver son succès économique ; Conduire la politique monétaire dans un contexte de faible inflation ; Assurer la viabilité des finances publiques ; Mettre en œuvre des réformes pour accroître l’offre de travail ; Encourager l’innovation.

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Encourager l'innovation

L’intensité de la R-D et les autres indicateurs classiques de l’innovation se situent à un faible niveau en Norvège. Cette situation est quelque peu énigmatique. D’une part, la croissance de la productivité est forte et, d’autre part, la Norvège a mis en place un solide cadre institutionnel d’aide à l’innovation. Le principal problème semble se poser du côté des entreprises qui, tout en s’adaptant très bien aux technologies actuelles pour accroître leur efficience productive, ne jugent apparemment guère nécessaire d’innover elles-mêmes en raison des risques et des coûts que cela implique. De fait, le tissu industriel se caractérise par une proportion relativement élevée de petites entreprises et d’activités à faible intensité technologique. On retrouve le même schéma dans l’éducation, avec la diminution du nombre de diplômés en mathématiques, sciences et technologie. Or, le potentiel de croissance sera de plus en plus tributaire à l’avenir de l’innovation, surtout parce que le secteur pétrolier, source jusqu’à présent de nombreuses retombées en termes de connaissances, est désormais appelé à se contracter, alors même que le vieillissement de la population limite la croissance future de la main-d’oeuvre. De plus, il faut une masse critique minimale de compétences techniques pour pouvoir faire face à la concurrence mondiale en identifiant et en adaptant les nouvelles technologies, qui évoluent très rapidement. Toute cela montre qu’il faut mettre davantage l’accent sur l’amélioration des conditions-cadres de la concurrence et la prise de risque, ce qui suppose une politique de la concurrence plus vigoureuse, une participation plus réduite de l’État dans la production marchande et des marchés de capitaux plus développés. De la sorte, les entreprises seraient plus sensibles à l’impératif d’innovation, et la demande de compétences en mathématiques, sciences et technologie progresserait en conséquence. Le gouvernement contribuerait à cette évolution en augmentant l’offre d’enseignants qualifiés en mathématiques, sciences et technologie et en remédiant aux carences du marché pour le financement en capital-risque et, plus généralement, en fonds propres. Il faudrait aussi éliminer divers obstacles réglementaires et fiscaux à la croissance des entreprises, de manière à harmoniser les conditions de concurrence.

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