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2019 Études économiques de l'OCDE : Luxembourg 2019

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Le Luxembourg est l’une des économies les plus prospères de l’OCDE. Toutefois, la prospérité et la qualité de la vie ne peuvent y être tenus pour acquis. La présente Étude est consacrée en priorité à trois grands défis auxquels le pays est confronté. Le premier concerne le logement : la forte hausse de la population conjuguée à des contraintes du côté de l’offre ont provoqué une augmentation considérable des prix, qui nuit à l’accessibilité et qui est source de vulnérabilités pour certains ménages et certaines banques. Il est indispensable de s’attaquer aux contraintes qui pèsent sur l’offre de logements et d’accroître l’offre de logements sociaux locatifs pour améliorer l’accessibilité. Le deuxième enjeu consiste à relancer la croissance de la productivité, ce qui nécessitera d’aider les entreprises loin de la frontière mais viables à opérer un rattrapage et d’encourager les entreprises à la frontière à innover encore davantage. Enfin, le troisième défi consiste à instaurer une croissance plus durable et inclusive. Il faudra pour cela, entre autres, engager des réformes budgétaires pour faire face à l’augmentation des dépenses de retraite et réorienter la fiscalité pour accroître le poids des recettes provenant des taxes environnementales et des impôts fonciers.

THÈME SPÉCIAL : LOGEMENT

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Politiques publiques en faveur d’un marché du logement plus efficient et plus inclusif

Le prix des logements s’est envolé au Luxembourg, sous l’effet de la croissance démographique, d’un taux élevé de formation des ménages et d’une utilisation limitée de terrains disponibles à la construction. La hausse du ratio prix/revenu reflète principalement les hausses substantielles de prix de l’immobilier résidentiel, qui progressent plus vite que les revenus, entraînant une montée des risques financiers liés à l’endettement des ménages. L’accessibilité financière des logements s’est détériorée, en particulier pour les ménages à faible revenu qui ne bénéficient pas des logements sociaux fortement subventionnés. Un ensemble de politiques publiques destinées à remédier aux restrictions existant du côté de l’offre, comme la rétention foncière et la résistance à la densification, associées à des politiques visant à accroître la neutralité vis-à-vis du mode d'occupation des logements et à des mesures de soutien budgétaire mieux ciblées s’avèreront nécessaires pour rendre le marché du logement plus efficient et plus inclusif. Des mesures d’alourdissement des coûts d’opportunité des terrains inutilisés dans les zones urbanisées et des logements inoccupés pourraient être conjuguées à une nouvelle réforme de l’occupation des sols, notamment en impliquant les communes afin d’accroître la densité d’occupation de manière sélective dans des zones bien reliées au réseau de transport. La neutralité vis‑à‑vis du mode d'occupation des logements pourrait être renforcée en supprimant ou du moins en réduisant la déductibilité des intérêts hypothécaires ainsi que d’autres instruments budgétaires favorisant la propriété, et en faisant de l’imposition périodique des biens immobiliers une ressource budgétaire plus importante fondée sur des évaluations immobilières récentes. L’offre de logements sociaux locatifs devrait être étoffée et l’accès à ces logements soumis périodiquement à des conditions de ressources, afin de mieux cibler les personnes les plus démunies. Le secteur locatif privé pourrait être développé en assouplissant les règles sur la location de certaines parties des unités de logement et sur la conversion d’habitations existantes en logements locatifs.

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