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2008 Études économiques de l'OCDE : Luxembourg 2008

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L’étude économique de 2008 consacrée périodiquement au Luxembourg analyse l’adaptabilité de la politique budgétaire et sa viabilité à l’aune du moindre dynamisme des recettes fiscales. Le secteur financier est au cœur de cette analyse en tant que principal moteur de la croissance. L’efficacité économique des soins de santé et un enseignement plus efficace pour plus d’autonomie aux établissements scolaires sont aussi longuement débattus.

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Le secteur financier peut-il rester le principal moteur de la croissance ?

Le secteur financier a été le principal moteur de l’économie au cours des deux dernières décennies. Les avantages comparatifs du Luxembourg en matière d’activités financières résident essentiellement dans le faible niveau de sa fiscalité et le caractère évolutif de son cadre législatif et réglementaire. En conséquence, le Luxembourg est aujourd’hui un des principaux centres internationaux pour les fonds d’investissement. Au-delà des effets directs et indirects de ce secteur d’activité sur l’emploi, sa retombée la plus importante est l’ampleur des recettes fiscales qu’il permet aux pouvoirs publics d’engranger, puisqu’il représente directement plus de 20 % de l’ensemble des rentrées d’impôts. Cela dit, ces recettes fiscales sont très fluctuantes, dans la mesure où ce secteur est extrêmement sensible à l’évolution des marchés de capitaux internationaux. De fait, les contractions intervenues par le passé sur ces marchés ont eu tendance à entraîner un net ralentissement de la croissance de l’économie luxembourgeoise ainsi que des revenus du secteur financier, ce qui laisse à penser que les risques associés aux turbulences financières internationales actuelles sont très substantiels. Au-delà de ces considérations à court terme, le taux de croissance tendanciel du secteur va probablement diminuer à moyen terme. Les principales activités du secteur sont les prestations d’administration financière correspondant aux services de suivi de marché et de post-marché, que les nouvelles technologies de l’information permettront de délocaliser de plus en plus. Par ailleurs, le secteur a des difficultés à attirer des spécialistes hautement qualifiés pour prendre pied dans le domaine plus rémunérateur des activités de service de clientèle. À plus long terme, la concurrence internationale continuera à exercer des pressions qui pourraient finir par remettre en cause la position du Luxembourg. L’ampleur du déclin de la croissance tendancielle du secteur financier dépendra de la capacité du Luxembourg à préserver et renforcer l’attrait qu’il exerce sur les investisseurs et les travailleurs. Pour ce faire, les autorités devront parvenir à adapter leurs politiques dans les domaines de la fiscalité, des infrastructures et du logement pour attirer des étrangers très compétents, tout en révisant la réglementation du secteur financier et en renforçant sa transparence.

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