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2010 Études économiques de l'OCDE : Hongrie 2010

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Cette édition 2010 de l’examen périodique de l'OCDE consacré à l’économie de la Hongrie comprend les chapitres suivants :  retour à une croissance durable, viabilité de la réforme budgétaire, intensification de la stabilité financière par une meilleure réglementation et rôle accru de l’éducation dans la croissance.

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Ramener l'économie sur une trajectoire de croissance viable

La Hongrie est confrontée à l’une des plus graves récessions observées parmi les pays de l’OCDE. Le niveau élevé de la dette libellée en devises a entraîné une perte de confiance des marchés, et l’impossibilité de financer le déficit public en faisant appel au marché, conjuguée à la faiblesse des réserves de change, a conduit les autorités à demander l’assistance financière d’organisations internationales. Dans un contexte de grande instabilité des taux de change, il a fallu mener une politique macroéconomique rigoureuse en dépit d’une grave récession. Pour la banque centrale, la défense du forint a parfois dû l’emporter sur le ciblage de l’inflation. Sur le plan budgétaire, les dépenses discrétionnaires ont fait l’objet de coupes claires. La crise a servi de déclencheur à des réformes structurelles décisives, dont une vaste réforme fiscale, une réforme des retraites et la mise en place d’un Conseil budgétaire et de règles budgétaires. À la faveur de la reprise mondiale, la politique monétaire a été assouplie et les autorités ont en partie laissé jouer les stabilisateurs automatiques. Éviter un dérapage budgétaire majeur, surtout pendant l’année électorale de 2010, devrait concourir à rétablir la confiance et à stabiliser l’économie. L’ampleur de la récession ne manquera pas de laisser son empreinte sur la capacité de production. Pour stimuler la croissance potentielle et résorber les écarts d’efficience (entre régions, entreprises et groupes de la population active), il importe donc de poursuivre les réformes structurelles dans les domaines du marché du travail, de l’enseignement, de l’entrepreneuriat et de l’innovation. À cet égard, le transfert de charge fiscale du travail vers la consommation intervenu en 2009 a utilement contribué à la réduction des distorsions économiques. La réforme des retraites et le raccourcissement du congé de maternité, qui auront une incidence positive sur l’offre de travail, doivent être maintenus. Les politiques actives du marché du travail doivent être mieux coordonnées. Quant aux mesures touchant les marchés de produits, elles doivent davantage soutenir l’innovation. Enfin, la poursuite de l’assainissement des finances publiques devrait contribuer à un meilleur dosage des mesures adoptées, tout en ouvrant la voie à des réductions d’impôts favorables à la croissance.

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