1887

Études économiques de l'OCDE : France 2017

image of Études économiques de l'OCDE : France 2017

La croissance annuelle du PIB devrait être assez forte en 2017-18, tirée par la consommation et l’investissement. Le marché du travail s’améliore, mais les gains de productivité sont trop modestes pour maintenir à long terme le niveau de protection sociale, des services publics de qualité et des revenus individuels en hausse. Des réformes récentes ont renforcé la concurrence dans certains secteurs de services, mais celle-ci reste faible dans d’autres secteurs. Combiné avec des impôts complexes et élevés, ceci pèse sur l’emploi et la croissance de la productivité. Dans l’ensemble la pauvreté est faible. Cependant, les jeunes et les travailleurs peu qualifiés sont souvent exclus du marché du travail, notamment dans les quartiers défavorisés. La qualité des soins de santé est louable, mais une prévention perfectible, une coordination  incomplète entre les prestataires de soins et le haut niveau de couverture pour la plupart des ménages contribuent  à une consommation des soins et des dépenses importantes. Une stratégie de long terme est nécessaire pour réduire les dépenses publiques sans mettre en péril la protection sociale afin de baisser les impôts tout en assurant la soutenabilité des finances publiques. Mieux cibler les dépenses d’infrastructure et d’éducation sur les populations pauvres permettrait d’améliorer l’équité. Cette Étude formule également des recommandations pour favoriser un développement inclusif des compétences et de l’emploi qui conduira à une croissance plus forte de la productivité et un niveau de vie plus élevé.

THÈMES SPÉCIAUX : QUARTIERS DÉFAVORISÉS ; SOINS DE SANTÉ

 

French English

.

Améliorer les perspectives économiques et le bien-être des habitants des quartiers défavorisés

Grâce à un système de protection sociale très développé, le taux de pauvreté moyen est peu élevé en France. Toutefois, comme dans d’autres pays, la pauvreté est fortement concentrée dans certains quartiers. Leurs habitants sont confrontés à de nombreux handicaps sur le plan social : chômage et inactivité élevés, forte proportion d’élèves en difficulté, logements et infrastructures urbaines en mauvais état, et pénurie d’entreprises, de services et d’agréments. L’État cible un large éventail de politiques sur ces quartiers afin d’améliorer les résultats scolaires, l’emploi et l’activité économique. Les politiques de rénovation urbaine et du logement social ont un objectif explicite de promotion de la mixité sociale, souvent considérée comme un instrument de lutte contre les ghettos. Les investissements ciblés dans les infrastructures de transport et de logement ainsi que dans l’éducation et la formation jouent un rôle déterminant dans l’amélioration des perspectives économiques et du bien-être des habitants des quartiers défavorisés. À l’inverse, les zones franches urbaines (ZFU) offrant des allègements d’impôts aux entreprises qui s’y installent obtiennent des résultats en demi-teinte. La mixité sociale est difficile à mettre en œuvre et il est loin d’être évident qu’elle permette, à elleseule, d’améliorer les conditions de vie des populations pauvres. Il est aussi crucial d’améliorer la coordination entre les politiques sociale, de la ville et de la justice, en privilégiant les peines alternatives et l’accompagnement des anciens détenus dans leur réinsertion afin de briser le cercle vicieux du handicap social et de la criminalité.

French English

Graphs

More
This is a required field
Please enter a valid email address
Approval was a Success
Invalid data
An Error Occurred
Approval was partially successful, following selected items could not be processed due to error