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2009 Études économiques de l'OCDE : Brésil 2009

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Étude économique de l'OCDE consacré périodiquement au Brésil. L'édition 2009 aborde les thèmes suivants : l’après-crise, les fruits de la consolidation macroéconomique, la réforme des impôts indirects et des prélèvements obligatoires, et enfin, le meilleur fonctionnement de l’administration.

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Évaluation et recommandations

Les conditions financières intérieures se sont considérablement durcies avec la dégradation des perspectives financières et économiques mondiales dès la miseptembre 2008. L’offre de crédits étrangers aux entreprises brésiliennes, notamment aux exportateurs, avait été abondante avant la crise, mais elle s’est rapidement asséchée. Le coût des emprunts intérieurs a vivement augmenté, et le réal s’est déprécié de plus de 40 % entre les points hauts de la mi-2008 et la fin de l’année. L’activité a chuté au dernier trimestre, entrainée par un effondrement de la production industrielle, surtout dans les secteurs sensibles aux conditions de crédit, en particulier l’automobile, et par un déstockage massif à partir de niveaux élevés. La demande adressée aux exportations brésiliennes a également commencé de faiblir vers la fin de l’année. Mais ces tensions étaient nettement plus modérées que celles qu’ont connues les autres grandes économies de marché émergentes. Cela tient essentiellement à la consolidation continue de l’ajustement macroéconomique après la mise en flottement du real – à la faveur d’un cadre d’action conjuguant un ciblage de l’inflation, un taux de change flottant, une politique budgétaire fondée sur des règles et une gestion prudente de la dette publique. Ce dispositif a induit une décrue progressive de l’inflation et de l’endettement public et atténué les vulnérabilités externes. Ces facteurs se sont avérés essentiels pour accroître la résilience aux chocs externes et pour rehausser le potentiel de croissance de l’économie. La performance relativement satisfaisante du Brésil en dépit de la crise s’explique aussi par le fait que le secteur bancaire se porte bien et que les entreprises non financières et les ménages ne souffrent pas des problèmes de bilans qui sont au coeur même des difficultés financières dans d’autres pays. De fait, certains signes montrent que l’économie amorce une reprise, encore que les perspectives économiques mondiales demeurent extrêmement incertaines.

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