Vers une intégration régionale arabe et euro-méditerranéenne

OECD Development Centre

L’intégration entre les pays arabes et européens du pourtour méditerranéen présente des difficultés pour l’ensemble des pays concernés, mais ses avantages potentiels à long terme sont très importants. Parce qu’elles favorisent le libre-échange des biens, des services et des actifs financiers entre pays développés et en développement, les diverses initiatives multilatérales relatives aux échanges et les mesures parallèles d’intégration régionale « ouverte » avec l’Union européenne et entre pays arabes peuvent accélérer la croissance économique. Toutefois, ces accords ont des implications profondes pour les pays arabes de la région car elles soulèvent des problèmes - anciens et nouveaux - quant à l’économie politique de la coopération régionale et du développement. Il ressort des données et des analyses présentées dans cet ouvrage que si la combinaison de ces accords commerciaux régionaux permet « d’approfondir » l’intégration, alors la compétitivité et la cohésion s’en trouveront renforcées bien au-delà des frontières orientale et méridionale de l’UE.

Réduire la pauvreté par la croissance économique est devenu un objectif commun dont l’urgence se fait plus pressante encore en cette période de crise. C’est un autre des avantages potentiels à long terme d’une intégration plus poussée entre pays arabes et euro-méditerranéens. En négociant ces accords de libre-échange, l’UE doit donc s’efforcer de les rendre aussi équitables que possible. Et pour les mettre en œuvre de manière efficace, les pays partenaires doivent entreprendre les réformes nécessaires. Dans l’idéal, l’intégration arabe et euro-méditerranéenne peut maximiser les bénéfices pour l’ensemble des pays concernés, malgré les obstacles importants qui restent à surmonter dans les domaines juridique, institutionnel et administratif, pour que ces relations fonctionnent.

Les questions nouvelles étudiées dans cet ouvrage (la dynamique du régionalisme ouvert, l’expansion des marchés domestiques liée à la stabilité monétaire et à l’augmentation des investissements directs étrangers, la combinaison optimale d’accords commerciaux régionaux) s’appuient sur les résultats d’études antérieures qui mettent en évidence la modestie des gains à tirer d’une intégration superficielle. Les accords régionaux plus complets sont bénéfiques pour la croissance et pour la stabilité dans une région qui a manqué des deux ces dernières années.

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