Taux de change

Ni fixe, ni flottant

OECD Development Centre

Taux de change : ni fixe, ni flottant parle de crédibilité, et de l’absence de crédibilité. Cet ouvrage traite des questions relatives à l’architecture financière internationale du point de vue des pays en développement, des marchés émergents et des économies en transition. Les autorités monétaires doivent-elles fixer le taux de change de la monnaie nationale ? Doivent-elles au contraire laisser flotter leur monnaie sur le marché du change ? Entre les solutions extrêmes - fixer ou laisser flotter - n’y a-t-il pas de place pour des marges de fluctuation, des paniers de monnaie, des parités ajustables ? Les réponses à ces questions sont bien évidemment primordiales pour les économies concernées mais, compte tenu de la globalisation des marchés financiers, leur portée va bien au-delà.

Si l’institution d’un régime purement flottant peut sembler chimérique, même parmi les monnaies dominantes, la mise en place d’un régime à taux fixe n’ouvre pas nécessairement la voie rapide vers la crédibilité. C’est par un processus de développement qui renforce les institutions monétaires, financières et budgétaires qu’une économie obtient cette crédibilité vis-à-vis de l’étranger. Il est vrai que des règles d’ajustement budgétaire (telles que le déficit zéro en Argentine ou le pacte de stabilité et de croissance de l’UE) sont des conditions nécessaires pour qu’un régime de taux de change donné puisse assurer développement et croissance économique. Taux de change : ni fixe ni flottant, présente des propositions argumentées de régimes intermédiaires pour cinq groupes de pays en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Les pays en développement, les marchés émergents et les économies en transition, de concert avec les pays de la zone OCDE, doivent faire face aux conséquences d’une conjoncture économique mondiale qui se détériore. Dans ce contexte, les questions de développement qui sous-tendent cet ouvrage acquièrent une importance capitale.

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