Examens en matière de coopération pour le développement : Allemagne 1998

Le programme d'aide de l'Allemagne est un des plus importants au monde. Il est géré avec une compétence et un savoir-faire impressionnants. Il s'articule sans conteste autour du principe du partenariat. L'aide allemande a trois objectifs fondamentaux : faire reculer la pauvreté, protéger l'environnement et les ressources naturelles, et améliorer l'enseignement et la formation. Toutes les activités d'aide de l'Allemagne intègrent le souci de réduire la pauvreté, d'assurer l'égalité entre les sexes et de préserver l'environnement.

Depuis le dernier examen du programme allemand de coopération pour le développement par le Comité d'aide au développement de l'OCDE en 1995, l'Allemagne a pris diverses mesures pour rehausser la qualité et l'efficacité de son aide, parmi lesquelles : - le recadrage de sa politique de coopération pour le développement ; - l'établissement de directives pour l'intégration des considérations de réduction de la pauvreté et de la problématique homme-femme dans la conception de tous les projets et programmes ; - l'élaboration et la mise en oeuvre de programmes d'aide d'urgence axés sur le développement, notamment dans le domaine du règlement des conflits ; - l'adoption d'une nouvelle approche de l'évaluation ; - la décentralisation de l'agence allemande chargée de la coopération technique (la GTZ) et l'ouverture de bureaux locaux de celle chargée de la coopération financière (la KfW) ; - l'instauration de relations plus structurées avec les organisations non gouvernementales.

D'un autre côté, du fait de sa structure complexe où interviennent de nombreuses institutions, le système allemand a encore beaucoup de mal à s'adapter aux besoins nouveaux qu'imposent des programmes coordonnés de caractère stratégique; il lui est par ailleurs difficile de faire face aux pressions persistantes qui s'exercent sur le budget de l'aide. Le volume de l'aide allemande s'est nettement effrité ces dernières années. La part des versements nets d'APD dans le PNB est en effet tombée de 0.42 pour cent en 1990 à 0.28 pour cent en 1997. Le soutien apporté au processus de réforme en cours en Europe centrale et orientale et dans l'ex-Union soviétique a, lui aussi, sensiblement fléchi en 1996 et 1997.

Outre celui de l'Allemagne, le programme de coopération pour le développement des Membres suivants du CAD sera également soumis à un examen au cours de l'année 1998 : Canada, Communauté européenne, Espagne, Etats-Unis, Finlande et Luxembourg.

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