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Entreprendre pour le développement

Promouvoir le secteur privé

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L’époque où l’on considérait que le développement était l’affaire des seuls gouvernements est bel et bien révolue. Mais impliquer d’autres acteurs de la société, tels que le secteur privé et les ONG, reste encore aujourd’hui un défi à relever. Ce livre part de l’observation des activités du secteur privé dans les pays en développement et dans les économies émergentes, et montre de quelle façon ces activités sont en relation avec les politiques gouvernementales. Comprendre ces activités et ces interactions public-privé est indispensable pour que le secteur privé puisse jouer pleinement son rôle dans le processus de développement d’un pays. À cette fin, plusieurs études de cas fournissent ici des exemples concrets d’Afrique, d’Asie, et d’ailleurs.

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L'agriculture africaine est-elle ouverte au monde des affaires ?

OECD Development Centre

L’agriculture offre aux pays africains des opportunités substantielles de promouvoir la croissance et de réduire la pauvreté. Et ces opportunités seraient encore plus grandes si les subventions étaient réduites, aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés. Des obstacles considérables empêchent toutefois d’exploiter pleinement ces possibilités. En effet, il existe un véritable fossé entre les très petites et les grandes entreprises, qui sont souvent sous contrôle étranger. En outre, la présence du continent africain sur le marché agroalimentaire mondial est très limitée. Le développement du secteur privé agro-industriel est notamment freiné par la faiblesse des capacités de production et la mauvaise connaissance des marchés, qui entraînent une faible productivité, des pertes importantes dans le processus de production et une incapacité à respecter les normes de qualité. À cela s’ajoutent d’autres problèmes, dûs à la difficulté d’accéder aux intrants, notamment au crédit, et au sous-développement des marchés locaux. Ce chapitre analyse les expériences de la Tanzanie et de la Zambie. Il passe en revue les divers problèmes qui touchent le développement des exportations agricoles : l’inefficience des méthodes de production, le manque d’investissement et de crédit, l’imposition excessive, le manque d’eau et la difficulté à faire appliquer les contrats. Il présente des exemples prometteurs, notamment des projets d’agriculture contractuelle, qui ont permis à de petits exploitants agricoles de se lancer dans les cultures d’exportation. Trois conclusions principales se dégagent de cette étude : i) il est nécessaire de promouvoir l’agriculture commerciale à grande échelle. Pour cela, il faut renforcer les capacités de production des exploitants agricoles et des entreprises agroalimentaires. En attendant, des mesures doivent être prises pour réduire la vulnérabilité des petites exploitations agricoles et soutenir leur transformation, car ces exploitations continueront à dominer l’agriculture africaine dans les années à venir. ii) En travaillant en plus étroite collaboration, les détaillants et les entreprises de transformation peuvent rapprocher les exploitants agricoles des marchés et mettre à niveau leurs capacités. Cela leur permettra d’entrer dans la chaîne de valeur agroalimentaire, au sein de laquelle les normes sont de plus en plus strictes. iii) L’agriculture ne peut pas être analysée isolément : l’environnement d’affaires global doit être amélioré, et la stabilité macroéconomique joue un rôle essentiel.

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