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Coopération pour le développement 2018

Agir ensemble pour n'oublier personne

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Lorsque les États membres des Nations Unies ont approuvé l’Agenda 2030 pour le développement durable en 2015, ils ont convenu que les objectifs et les cibles du développement durable devaient être atteints pour toutes les nations et tous les groupes de la société. Les gouvernements et les autres parties prenantes de l’agenda 2030 assument ainsi l'ambition de ne laisser personne de côté. Cette ambition apparaît de plus en plus souvent dans les politiques de développement, les priorités de la communauté internationale et les actions de plaidoyer de la société civile.

 

Comment garantir, dans les faits, que personne ne soit laissé de côté ? Les décideurs politiques, la société civile et les entreprises demandent plus de clarté. Concrètement, qu’est-ce que cela implique pour la conception et la mise en œuvre des politiques économiques, sociales et environnementales ? Comment adapter les politiques de coopération au développement, la programmation et les mécanismes de responsabilisation ? Qu'est-ce que les gouvernements, les partenaires au développement et la communauté internationale devraient faire différemment pour que la poursuite des objectifs de développement durable améliore la vie de tous, et en premier lieu celle des plus défavorisés ?

 

Le Rapport Coopération pour le développement 2018 : Agir ensemble pour n’oublier personne répond à ces questions et à bien d'autres. Il s’appuie sur les données les plus récentes pour montrer ce qu‘être « laissé de côté » veut dire. Tout en adoptant un large éventail de perspectives, l’ouvrage tire les leçons des politiques publiques, des pratiques et des partenariats qui fonctionnent le mieux. Il propose un cadre d’action holistique et innovant pour garantir que les politiques et les outils de coopération au développement soient à la hauteur de l’enjeu : n’oublier personne.

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Tendances du financement du développement et évolution des politiques d’aide

Ce chapitre décrit les nouvelles tendances qui marquent les apports d’aide publique au développement (APD) des membres du Comité d’aide au développement (CAD) et d’autres fournisseurs de ressources pour le développement. Il en ressort en particulier que la croissance du volume total des fonds concessionnels de développement est stimulée par les fournisseurs d’aide au développement n’appartenant pas au CAD, en raison de l’intensification de leur effort d’aide et d’une meilleure notification de leurs apports en la matière. Les auteurs constatent par ailleurs que l’amélioration des résultats économiques mondiaux ne se traduit pas par une augmentation de l’APD. Selon les données préliminaires, en 2017, l’APD nette des membres du CAD a atteint 146.6 milliards USD, soit 0.31 % du revenu national brut, ce qui représente un léger recul, de 0.6 % en termes réels, par rapport à 2016. Cette baisse a tenu en partie à la diminution des dépenses consacrées aux réfugiés dans les pays donneurs. En revanche, l’aide humanitaire apportée par les membres du CAD s’est accrue de 6.1 % en termes réels, passant à 15.5 milliards USD en 2017. L’aide-pays programmable et les apports aux pays d’Afrique subsaharienne et aux petits États insulaires en développement continuent de diminuer, tandis que le pourcentage d’aide acheminé par l’intermédiaire du système multilatéral et des organisations de la société civile est en progression.

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