1887

Appropriation et conditionnalité de l'aide

Une revue critique à la lumière de la crise financière

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La crise économique mondiale a contraint la communauté des donneurs à reconsidérer ses positions concernant la conditionnalité de l’aide au développement. Cette étude évalue les controverses persistantes à ce sujet et dans quelle mesure les donneurs sont parvenus à contenir la tendance, constatée au cours des années 1980 et 1990, à durcir la conditionnalité de l’aide. Le rapport vérifie si l'aide se répartit effectivement selon les critères de gouvernance et de développement invoqués par la communauté des donneurs. Il montre à quel point la crise financière compromet de plus en plus le respect des procédures habituelles de la conditionnalité. À la lumière du caractère inapplicable des procédures existantes, il propose des stratégies visant à réduire le nombre des critères de conditionnalité et à renforcer l'appropriation des politiques d'aide par les pays bénéficiaires.

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Conclusions et recommandations

OECD Development Centre

À bien des égards, le débat relatif à l’appropriation et à la conditionnalité est contre-productif et détourne l’attention de problèmes graves que les bailleurs de fonds doivent régler de manière urgente. L’architecture internationale de l’aide a évolué de manière spontanée et présente malheureusement de graves dysfonctionnements. Reisen (2008) la décrit comme un « non-système ». Kharas (2009) a très bien résumé les problèmes récurrents qui affectent l’aide au développement. En dépit de la volonté affichée d’y remédier (paragraphes 6 et 33 de la Déclaration de Paris), l’aide continue de se fragmenter (Banque mondiale, 2008 ; OCDE, 2008a). La charge administrative associée à l’aide et supportée par les pays bénéficiaires n’a quasiment pas diminué. La coordination est insuffisante et l’assistance technique a crû dans des proportions excessives, aux dépends de l’investissement dans les secteurs productifs et sociaux. Dans le même temps, la part de l’aide programmable par pays (c’est-à-dire le montant des fonds disponibles pour des projets et des programmes de développement dans les pays bénéficiaires) sur l’ensemble des flux d’aide reste trop faible. Il faut trouver une solution rapide à ces problèmes structurels.

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