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  • L’adoption de l’euro par douze pays de l’Union européenne (UE) a représenté un pas déterminant vers l’intégrat ion économique : les marchés financiers se sont approfondis et la concurrence a été stimulée. Les cycles conjoncturels sont devenus plus synchronisés et le chômage structurel a reculé. Néanmoins, la longue période de croissance inférieure au potentiel qui a débuté en 2001 a confronté les responsables à de sérieux problèmes. Promouvoir une croissance non inflationniste et renforcer la résilience aux chocs, favoriser la cohésion et asseoir les finances publiques ...

  • L’adoption de l’euro par douze des quinze États alors membres de l’Union européenne a représenté une étape majeure dans la voie de l’intégration économique, consolidant et renforçant les acquis de la stratégie de marché unique. Avec la disparition du risque de change, les marchés financiers se sont étoffés. Les coûts de financement pour les entreprises européennes ont baissé et les émissions d’obligations de sociétés sont montées en flèche. Les fusions et acquisitions se sont multipliées, donnant davantage de force au secteur des entreprises. Les comparaisons de prix sont devenues plus faciles, ce qui stimule la concurrence. Les chocs asymétriques dus à l’action des gouvernements des différents pays de la région deviennent moins ...

  • La définition opérationnelle de la stabilité des prix adoptée par la Banque centrale européenne (BCE) – une hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) inférieure à 2 pour cent dans le moyen terme – a offert des marges de manœuvre pour absorber les chocs de prix négatifs temporaires. Dans l’examen de mai 2003 de sa stratégie de politique monétaire, la BCE a confirmé sa définition de la stabilité des prix en précisant qu’elle entendait maintenir l’inflation légèrement au-dessous du niveau de 2 pour cent dans le moyen terme, comme elle l’a fait dans le passé. Cette clarification soulignait la nécessité de prévoir une marge de sécurité suffisante pour se prémunir contre le risque de déflation, qui était alors une source de préoccupation majeure. La politique de la BCE a des effets symétriques, dans la mesure où elle induit des réactions visant à ...

  • Le cadre budgétaire de l’Union économique et monétaire (UEM) a pour principale caractéristique que les politiques des différents pays en matière de finances publiques restent décentralisées mais sont soumises à des règles et à une coordination. Les pays membres sont de ce fait assujettis à une discipline budgétaire qui leur permet de réagir aux fluctuations conjoncturelles de manière tout à la fois flexible et efficace dans la limite de certaines contraintes. Le traité est la pierre angulaire de ce dispositif. Ses dispositions sont détaillées dans le Pacte de stabilité et de croissance (PSC), dont le principe de base est que les gouvernements doivent atteindre et maintenir une position budgétaire proche de l’équilibre ou excédentaire à moyen terme. Le respect de cette règle permet aux stabilisateurs automatiques de jouer librement dans le respect du plafond de ...

  • Comme indiqué dans le chapitre 1 de la présente Étude, la zone euro a fait montre d’une moindre capacité de résistance, face aux chocs négatifs qu’a connus dans une large mesure l’ensemble de la zone OCDE, qu’un groupe de pays en grande partie anglophones (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni) affectés par les mêmes chocs. Dans ces pays, l’activité économique est demeurée plus proche de son évolution tendancielle que dans la zone euro, l’écart de production moyen en valeur absolue y étant demeuré faible. Par ailleurs, l’inflation est restée voisine des objectifs visés dans ces pays, ce qui leur a permis de recourir à la politique monétaire pour réagir énergiquement au ralentissement de la conjoncture internationale. Dans la zone euro, en revanche, l’inflation est demeurée légèrement supérieure à l’objectif retenu malgré une conjoncture maussade, limitant la marge de manœuvre dont disposait la Banque centrale européenne ...

  • La convergence des niveaux de vie entre les régions et les pays n’était pas un objectif dans les premières phases de l’Union européenne car les six pays fondateurs se trouvaient à un stade de développement économique identique. Mais elle constitue désormais un objectif fondamental pour deux raisons. Premièrement, les avantages de l’intégration économique peuvent être inégalement répartis entre les pays et/ou les régions (encadré 5.1). Deuxièmement, les vagues successives d’élargissement ont impliqué des pays et des régions dont le revenu par habitant était bien inférieur à la moyenne. Le rapide rattrapage des niveaux ...