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  • La croissance démographique et économique se traduit par une augmentation rapide de la demande énergétique mondiale, notamment dans les économies émergentes. Bien qu’elle soit associée à une plus grande prospérité, cette demande croissante pose de nouveaux défis. Des problèmes de sécurité énergétique risquent de survenir, l’accroissement du nombre de consommateurs nécessitant toujours plus de ressources énergétiques. La hausse de la consommation de combustibles fossiles entraîne une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et plus particulièrement de dioxyde de carbone (CO2), ce qui contribue au réchauffement global. Parallèlement, le nombre de personnes dépourvues d’accès à l’électricité demeure à un niveau inacceptable.

  • L’énergie est une composante essentielle de l’activité économique. Les services énergétiques modernes permettent d’éclairer nos foyers et nos écoles, concourent aux activités de production et de consommation, assurent confort et mobilité, permettent le pompage de l’eau et contribuent à la santé et au bien-être. L’exploitation des sources d’énergie en remplacement de la force de travail humaine et animale a jeté les bases de la révolution industrielle, une période de développement économique et social sans précédent.

  • L’énergie est une composante essentielle de l’activité économique ; toutefois, nous devons transformer radicalement notre façon de produire, d’acheminer et de consommer l’énergie. Le système énergétique actuel est fortement tributaire des combustibles fossiles, ce qui a un impact délétère sur la qualité de l’air, et contribue de manière significative aux émissions de carbone.

  • La croissance verte sera particulièrement difficile à mettre en oeuvre dans le secteur de l’énergie en raison de la taille de ce dernier, de sa complexité et de sa dépendance au sentier ainsi qu’aux actifs à longue durée de vie. Les politiques de croissance verte dans le secteur énergétique peuvent permettre d’obtenir des résultats importants, comme un renforcement de la gestion des ressources, de l’innovation et des gains de productivité, la création de nouveaux marchés et secteurs et une réduction des dommages environnementaux.

  • Les systèmes énergétiques actuels sont indissociablement liés à des modes de production et de consommation à fortes émissions de CO2 dont il peut être difficile de s’affranchir. La mutation structurelle du secteur de l’énergie impliquera plus qu’un simple remplacement des technologies existantes ; elle touchera aussi les chaînes d’approvisionnement, les infrastructures physiques, les pratiques des consommateurs, les marchés et les systèmes réglementaires. Les pays choisiront l’option la mieux adaptée à leur contexte national, qu’il s’agisse d’un approvisionnement énergétique bas carbone, du captage ou stockage du carbone, ou de l’efficacité énergétique. Les nouveaux actifs à longue durée de vie devront être suffisamment flexibles pour pouvoir s’adapter à l’évolution de la réglementation environnementale et des conditions économiques générales, notamment le prix des combustibles.

  • Le développement et la mise en oeuvre de politiques de croissance verte dans le secteur énergétique nécessitent des informations et des indicateurs appropriés pour étayer l’élaboration et l’analyse des politiques et en surveiller l’application. L’OCDE a élaboré un cadre conceptuel afin de suivre les progrès accomplis sur la voie de la croissance verte. Bien que cet ensemble d’indicateurs soit toujours en cours de perfectionnement, les indicateurs clés pertinents pour le secteur de l’énergie sont ceux qui mesurent la productivité ou l’intensité carbone de la production et la consommation d’énergie (à différents niveaux, notamment national et sectoriel), l’intensité et l’efficacité énergétiques, la recherche et développement et les dépôts de brevets effectués dans le domaine des énergies « propres », ainsi que les taxes et subventions énergétiques.