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  • La mondialisation de l’économie est un processus qui ne peut être arrêté. Les progrès des technologies de l’information et des communications conduisent à l’intégration virtuelle de l’humanité. La libéralisation aux frontières et la déréglementation à l’intérieur des pays favorisent une progression de la productivité et de la prospérité. Dans les pays émergents, des ménages peuvent, pour la première fois, mettre de côté l’argent nécessaire à un voyage du fait que les niveaux de revenu dans ces pays se rapprochent de ceux du monde industrialisé. De plus, la division croissante du travail à l’échelle internationale gonfle le volume des voyages d’affaires.

  • Le principal objectif de ce chapitre est d’examiner comment la mondialisation du tourisme retentit sur le rôle joué par les petites et moyennes entreprises (PME) dans les chaînes de valeur et les réseaux du secteur au niveau de l’offre et de la distribution. Il cherche à établir comment les PME peuvent le mieux exercer leurs activités sur un marché mondialisé alors que leur champ d’action est local, comment elles peuvent le mieux affronter la concurrence aussi bien des fournisseurs locaux que des grandes entreprises du tourisme international et des multinationales et comment elles peuvent le mieux tirer parti des progrès technologiques récents dans le domaine notamment des systèmes d’information et de réservation reposant sur l’Internet. L’analyse s’appuie sur de précédents travaux de l’OCDE et une série d’études de cas consacrées à cette question par plusieurs États membres.

  • En 2005-06, les recettes du tourisme ont atteint environ 37.7 milliards AUD, soit quelque 3.9 % du PIB total de l’Australie, c’est-à-dire une augmentation de 5.5 % par rapport à l’année précédente. Toutefois, comme le taux de croissance de l’ensemble de l’économie australienne a été supérieur, il en est résulté une diminution de la part du tourisme dans le PIB, tombée de 4 % en 2004-05 à 3.9 % en 2005-06. En 2005-06, l’industrie touristique employait environ 464 500 personnes, soit 4.6 % environ de la main-d’oeuvre totale.

  • Selon les méthodes du compte satellite du tourisme, les effets directs du tourisme sur la valeur ajoutée en 2006 ont été de l’ordre de 16.5 milliards EUR, soit 6.4 % du PIB. En 2006, 168 000 personnes (contre 164 100 en 2005) travaillaient dans des hôtels, restaurants et établissements similaires, soit 5.1% de la main-d’oeuvre totale du pays. Il s’agissait de femmes à 60 % environ.

  • Le tourisme relève depuis 2004 des différentes régions (Wallonie, Flandre et Bruxellescapitale). Il n’existe pas de politique du tourisme au niveau fédéral. Ce profil de la Belgique présente les politiques actuelles des régions Wallonie et Flandre. En 2006, le secteur du tourisme a représenté 8 milliards EUR en Belgique. Cette même année, la Belgique a accueilli environ 7 millions de visiteurs étrangers, dont 52 % dans la Région Flandre, 32 % dans la Région Wallonie et 16 % dans la Région Bruxelles (tableau 3.12). Dans la Région Wallonie, le tourisme représente environ 4.8 % du PIB (2003).

  • Le tourisme (interne et international) représente un peu plus de 2 % du PIB canadien et 3.8 % de l’emploi (tableau 3.20), et ces deux chiffres sont restés pratiquement inchangés au cours des cinq dernières années. En 2006, la part des États-Unis, principal marché international du Canada avec 86 % du nombre total de visiteurs, est en diminution. Le nombre total d’arrivées en provenance des États-Unis a diminué de 8.8 % en 2006, pour tomber au-dessous de 30 millions pour la première fois depuis 1972, première année pour laquelle on dispose de statistiques. Le nombre d’arrivées a également diminué durant le premier semestre de 2007. Une forte proportion des visiteurs étrangers (50 %) se rend au Canada pour des activités de loisirs (notamment activités de plein air et sport), pour rendre visite à des parents et amis (18 %) ou en voyage d’affaires, notamment pour assister à des conventions et effectuer des visites à caractère professionnel (10 %).

  • Selon la méthodologie du compte satellite du tourisme (CST), l’industrie touristique de la République tchèque a représenté 3.1 % du PIB en 2005 (tableau 3.101) et celle des hôtels et restaurants, environ 1.8 %. Cette même année, le secteur du tourisme (hôtels et restaurants) a représenté 3.8 % du nombre total d’emplois. Les rentrées de devises se sont élevées à 3.76 milliards EUR en 2005, soit 3.8 % du PIB et 5.9 % des exportations, mais du fait de la forte croissance de l’économie nationale et de la stagnation du tourisme, la part de ce secteur dans les entrées de devises est en diminution.

  • Le tourisme représente 2.8 % du PIB danois et 3.6 % du nombre total d’emplois. La consommation touristique totale au Danemark a représenté 64 milliards DKK en 2005. En 2004, le secteur du tourisme comprenait 9 936 entreprises/compagnies danoises employant près de 29 000 salariés à plein temps. Plus de 50 % de ces entreprises/ compagnies n’employaient pas de salariés (tableau 3.27). En 2006, le nombre de nuitées enregistrées au Danemark s’est réparti de façon presque égale entre les résidents (22.14 millions) et les non-résidents (22.25 millions). Les tendances récentes sont indiquées au tableau 3.25. La récente diminution du nombre de nuitées est due pour une large part au recul du marché clé que constitue l’Allemagne.

  • Les touristes nationaux représentent près de 73 % du nombre total de nuitées en Finlande, bien que la part des voyageurs internationaux soit en augmentation. En 2006, le nombre de visiteurs étrangers en Finlande a augmenté de plus de 6 % pour atteindre 5.3 millions. Leur consommation a progressé de 12.5 % entre 2004 et 2006 et représente 26 % de la consommation touristique totale (qui s’est élevée à 9.6 milliards EUR en 2005). La Finlande alimente en données son compte satellite du tourisme sur une base annuelle et s’est également dotée d’un système régional de compte satellite du tourisme. Ce secteur a représenté 2.4 % du PIB national en 2005 (tableau 3.40). À la fin de cette même année, il existait 22 400 entreprises de tourisme employant quelque 130 000 salariés à temps complet ou partiel. En 2005, le tourisme représentait 7.2 % du nombre total d’emplois et, selon des données provisoires pour 2006, les recettes du tourisme se sont élevées à 1.891 milliard EUR.

  • Le tourisme est un secteur important de l’économie française qui représente 6.3 % du PIB et quelque deux millions d’emplois directs et indirects dans 200 000 entreprises, dont une majorité de PME. Ces dernières années, la France, leader mondial par le nombre d’arrivées de touristes étrangers, a connu une croissance exceptionnelle, en particulier jusqu’en 2001, ce qui a fait du tourisme le secteur numéro un de l’économie nationale du point de vue des rentrées de devises.

  • Selon les calculs du CST, les effets directs du tourisme en termes de valeur ajoutée ont représenté en 2000 quelque 57.5 milliards EUR, soit 3.2 % du PIB. Le nombre d’emplois dépendant directement ou non du tourisme en Allemagne atteint 2.8 millions. Il existe environ 52 900 installations d’hébergement comptant au total plus de 2.5 millions de lits. En Allemagne, 776 000 personnes travaillent dans le tourisme, dont 64 % de femmes. Ce secteur (hôtels et restaurants seulement) emploie quelque 2.12 % de la main-d’oeuvre nationale (tableau 3.3).

  • Selon des évaluations récentes, la contribution (directe et indirecte) du tourisme à l’économie grecque représente 18.2 % du PIB. Le secteur « hôtellerie et restauration » représente la moitié des activités touristiques et assure directement 10.4 % du PIB. En 2005, les dépenses moyennes par touriste se sont élevées à 1 073 USD, ce qui place la Grèce au dixième rang mondial. Si l’on prend en compte les recettes assurées par le tourisme international, qui ont atteint 11 milliards EUR en 2005, on en arrive à l’équivalent de 1 200 EUR par résident, et la Grèce se classe alors au cinquième rang mondial.

  • La contribution directe du tourisme au PIB est de 5 %, mais atteint 8.5 % si l’on prend en compte ses effets indirects. On comptait à la fin de 2005 quelque 75 400 entreprises dans le secteur du tourisme (tableau 3.51), dont 72 % d’entreprises individuelles et 28 % d’entreprises constituées en société. Ce secteur compte 398 000 salariés, soit 8.9 % du nombre total nombre de salariés du pays mais des estimations indiquent un effectif indirect d’environ 490 000 personnes – soit 12.5 % du nombre total de salariés – si l’on prend en compte les activités liées au tourisme.

  • Le tourisme international occupe une place considérable dans l’économie islandaise puisqu’il a représenté 3.9 % du PIB en 2001, 4.7 % en 2002 et 5.1 % en 2003, pour atteindre 6.3 % en 2006. Ce secteur a également assuré 12.6 % des recettes d’exportation en 2006, contre 12.3 % en 2005 (tableau 3.58). Les recettes du tourisme international ont atteint 500 millions EUR en 2006. La croissance est irrégulière depuis 2001, le nombre d’arrivées ayant augmenté de 21 % entre 2000 et 2005 et les recettes du tourisme international de 43 %.

  • En 2006, les recettes assurées par les touristes nationaux et étrangers, d’un montant de 6.09 milliards EUR, ont représenté au total une part du PNB qui équivaut à 5.63 milliards EUR compte tenu des effets multiplicateurs (directs, indirects, induits et dus à l’« interaction avec l’administration »). En conséquence, le montant total des recettes touristiques a représenté 3.7 % du PNB.

  • Les rentrées de devises enregistrées par le Bureau italien des devises (UIC) et la Banque nationale d’Italie témoignent de la place capitale du tourisme dans l’économie italienne. Ces recettes devraient atteindre le niveau record de 30 milliards EUR en 2006. Cette croissance annoncée par l’UIC est même supérieure à celle du marché international et dépasse de loin celle de l’Europe occidentale.

  • Le tourisme est l’un des principaux secteurs de l’économie japonaise. Les dépenses de tourisme effectuées au Japon au cours de l’exercice budgétaire 2005 sont estimées à 24 400 milliards JPY (compte tenu des dépenses de 1 600 milliards JPY des visiteurs). Les dépenses affectées au tourisme par les Japonais en 2005 sont estimées à 27 800 milliards JPY (compte non tenu des dépenses de 1 600 milliards JPY des visiteurs internationaux).

  • En 2006, les recettes totales du tourisme ont atteint 5.3 milliards USD, ce qui représente une diminution de 8.6 % par rapport à l’exercice précédent. Selon le Compte satellite du tourisme, la valeur ajoutée totale du tourisme s’est établie, en 2004, à 17 606 milliards KRW, soit 2.26 % du PIB de la Corée. Le tourisme emploie au total 852 471 salariés, soit 5.04 % du total de la main-d’oeuvre de la Corée (tableau 3.23).

  • En 2006, le Luxembourg a enregistré quelque 2.6 millions de nuitées. Un rapport du Conseil mondial du tourisme et des voyages (CMTV) estime que l’impact économique direct et indirect du tourisme, en 2006, correspond à 2.9 % du PIB (0.8 milliard EUR). Toujours en 2006, le secteur comptait 7 000 salariés, soit 3.9 % de la population active occupée, et 284 établissements d’hébergement. Le tableau 3.66 présente un aperçu du volume du tourisme au Luxembourg en ce qui concerne le total des arrivées et des nuitées. Entre 2002 et 2006, les arrivées ont augmenté de 3.3 % et le total des nuitées a baissé de 4.1 %. Les principaux marchés du Luxembourg sont les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne et la France.

  • Selon le Compte satellite du tourisme pour 2005, le tourisme a représenté 7.7 % du PNB, et soutenu quelque deux millions d’emplois. La part de la consommation du tourisme interne s’est en outre établie à 81.3 % de la consommation finale, et la valeur ajoutée brute à 52 878 millions USD. En 2006, les recettes du tourisme international se sont élevées à 12 177 millions USD, soit 53 % de la valeur des exportations de services.

  • Selon le Compte satellite du tourisme, la valeur ajoutée du tourisme a représenté, en 2006, 13.6 milliards EUR, soit 2.9 % du PIB (tableau 3.84). Selon cette même source, le secteur du tourisme comptait en 2002 environ 395 000 salariés, soit 4.1 % de la population active occupée. En 2006, les Pays-Bas ont accueilli 10.7 millions de visiteurs internationaux, une augmentation de 7 % par rapport à 2005. La durée moyenne des séjours a quelque peu diminué, tandis que le nombre de nuitées a augmenté de 6 %, pour s’établir à 26.9 millions. En ce qui concerne le tourisme interne, on estime à 17.8 millions le nombre de Néerlandais ayant pris leurs vacances aux Pays-Bas, ce qui représente une hausse de 2.9 % par rapport à 2005.

  • Le tourisme international revêt une très grande importance pour l’économie de la Nouvelle-Zélande, puisqu’il représente 18.7 % du total des recettes d’exportation du pays. D’ici à 2012, les recettes du tourisme international, qui s’élevaient à 8.1 milliards NZD à la fin de l’exercice terminé en mars 2005, devraient augmenter de 6.5 % par an et les arrivées internationales, de 4 % par an. La croissance du tourisme a des incidences sur les infrastructures matérielles, les intentions d’investissement et les exigences concernant les compétences de la main-d’oeuvre. Le secteur doit pouvoir s’appuyer sur une main-d’oeuvre suffisante possédant les qualités voulues, en particulier pendant les périodes de pointe.

  • Le tourisme représente 3.1 % du PNB et 6.8% de l’emploi total (tableau 3.75). En 2006, l’emploi dans ce secteur a progressé de 7 % par rapport à l’année précédente. En 2005, la consommation totale du tourisme s’est établie au total à 87 milliards NOK, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente. La consommation du tourisme interne s’est élevée à 43 milliards NOK, celle du tourisme récepteur à 27 milliards NOK et celle du marché des voyages d’affaires et des congrès, à 17 milliards NOK. En 2006, les Norvégiens ont effectué 17.3 millions de voyages d’agrément, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2005. Le tourisme interne est resté inchangé par rapport à l’année précédente et l’augmentation des voyages d’agrément, de 12 %, est donc imputable aux voyages effectués à l’étranger par les touristes norvégiens. En 2006, les Norvégiens ont effectué 69 % de leurs voyages d’agrément en Norvège. Pendant la période 2002-06, le nombre de voyages d’agrément effectués par les Norvégiens à l’étranger a augmenté de 27 %, alors que celui des voyages d’agrément qu’ils ont effectués en Norvège chutait de 7 %.

  • En 2006, le tourisme a représenté 6.1 % du PIB. Les dépenses du tourisme récepteur ont été estimées à 22.4 milliards PLN et celles du tourisme interne, à 18.9 milliards PLN. Les touristes polonais ont dépensé 6.8 milliards PLN à l’étranger. Les voyages d’affaires ont engendré des dépenses de 13.9 milliards PLN tandis que les dépenses publiques liées au tourisme ont été estimées à 2.7 milliards PLN. La valeur totale du tourisme dans l’économie a été estimée à 64.7 milliards PLN.

  • Le Compte satellite du tourisme du Portugal pour l’année 2004 indique que le tourisme a généré 4.6 % du PIB et 4.6 % de la valeur ajoutée brute. Les activités caractéristiques du tourisme ont représenté quelque 88.8 % de cette valeur. En outre, la part du tourisme dans la production intérieure s’est établie à 4.2 %, et la consommation du tourisme intérieur a fourni 9.3 % du PIB ou environ la moitié de cet ensemble.

  • En 2006, les recettes du tourisme international de la Slovaquie ont représenté 2.7 % du PIB, comparativement à 2.6 % en 2005. Elles ont atteint 1 207.7 millions EUR, soit une augmentation de 24.2 % par rapport à 2005. En 2006, les dépenses des touristes slovaques à l’étranger se sont élevées à 841.6 millions EUR, comparativement à 679.8 millions EUR en 2005.

  • Le tourisme est l’un des piliers de l’économie espagnole. Il représente environ 11 % du PIB et de l’emploi et contribue dans une large mesure à compenser le déficit commercial. Avec 58.5 millions de touristes étrangers en 2006 (4.5 % de plus qu’en 2005) et des recettes de près de 40.7 millions EUR (5.6 % de plus qu’en 2005), l’Espagne a consolidé son rang de deuxième destination mondiale en termes d’arrivées et de recettes. Le tourisme emploie plus de 1.7 million de personnes, la plupart (67 %) dans l’hôtellerie.

  • En Suède, le tourisme apparaît de plus en plus comme un moteur important de création d’emplois et d’entreprises ainsi que d’intensification du développement régional. Les séries chronologiques du Compte satellite du tourisme de la Suède, qui couvrent maintenant douze années, ont clairement démontré l’impact considérable du tourisme sur l’économie. En 2006, le tourisme a représenté près de 3 % du PIB.

  • Les voyages et le tourisme figurent parmi les principales activités économiques de la Suisse. Le tourisme est un secteur d’importance primordiale du point de vue de la création d’emplois. En 2006, il a représenté 6.2 % du PIB et généré 8.4 % de l’emploi total. Il entraîne également des retombées positives pour l’économie nationale et locale en incitant les autorités locales, en particulier dans les régions de montagne, à améliorer les infrastructures telles que les routes, les services de communications et les réseaux de transport public, avec l’aide de l’administration fédérale.

  • En 2004, le tourisme a représenté environ 5.3 % du PIB de la Turquie, 66 % de la valeur des exportations de services et 24 % de la valeur des exportations de biens. Au cours de la période 2002-04, ces trois indicateurs ont enregistré une baisse. En 2006, le nombre d’arrivées internationales s’est établi à 19.8 millions, soit une baisse de 6.2 % par rapport à 2005 (une année record où l’on avait enregistré 21.1 millions d’arrivées, soit 20.6 % de plus qu’en 2004.) En 2006, 59 % des visiteurs étrangers provenaient des pays de l’OCDE (contre 60.3 % en 2005) ; 5.6 millions de visiteurs, soit 28.3 du total, provenaient d’Europe orientale. Le principal marché d’origine de la Turquie était l’Allemagne, d’où provenaient 19 % du total des touristes, suivie de la Fédération de Russie et du Royaume-Uni, qui ont fourni respectivement 9.4 et 8.5 % des arrivées.

  • En 2005, on estime que le tourisme a rapporté à l’économie du Royaume-Uni 85 milliards GBP, dont 80 % au titre du tourisme interne. Selon les données pour 2003, le tourisme représente 3.3 % de la valeur ajoutée brute nationale. En 2006, les résidents étrangers auraient effectué, selon les estimations, 32 millions de visites au Royaume-Uni, et dépensé environ 15 milliards GBP.

  • En 2005, on estime que le tourisme a rapporté à l’économie du Royaume-Uni 85 milliards GBP, dont 80 % au titre du tourisme interne. Selon les données pour 2003, le tourisme représente 3.3 % de la valeur ajoutée brute nationale. En 2006, les résidents étrangers auraient effectué, selon les estimations, 32 millions de visites au Royaume-Uni, et dépensé environ 15 milliards GBP. Le secteur des voyages et du tourisme contribue largement au PIB des États-Unis, puisqu’il représente 2.6 % de la valeur ajoutée dans l’économie (tableau 3.36). Dans une économie de 13 000 milliards USD, ce secteur revêt une importance primordiale : il a davantage rapporté que l’assurance ou les services d’utilité publique et sa contribution correspond à plus du double de celles de l’agriculture, de l’automobile ou du pétrole et du gaz. Les exportations au titre des voyages et du tourisme représentent actuellement 26 % de l’ensemble des exportations de services des États-Unis et 7 % de l’ensemble des exportations de biens et services.

  • En 2006, le tourisme a représenté 4.8 % du PIB de la Roumanie, impacts direct et indirect compris. En outre, 5.8 % de la main-d’oeuvre du pays travaillait dans le secteur du tourisme (tableau 3.122). Au cours de la période 2002-06, le nombre d’arrivées, excursions comprises, a progressé de 26 % et celui des nuitées, de 38 %. Les principaux marchés de la Roumanie sont situés en Europe, qui a représenté 82 % de l’ensemble des arrivées en 2005. Suivent les marchés d’Amérique et d’Asie, d’où proviennent respectivement 8.5 et 8.4 % des visiteurs. Les principaux pays à l’origine du tourisme en Roumanie sont l’Allemagne, l’Italie et la France, bien qu’aucun ne représente plus de 14 % des arrivées.

  • En 2006, près de 8.4 millions de ressortissants étrangers ont visité l’Afrique du Sud. Ce nombre, le plus élevé jamais enregistré, représente une augmentation de 13.9 % par rapport à l’année précédente (2005). La croissance moyenne globale s’est en outre établie à 4.5 %. Il est admis que le tourisme n’a jamais eu un impact aussi fort sur l’économie. La part du secteur dans le PIB a augmenté, passant de 4.6 % en 1993 à 8.3 % en 2006. L’Afrique du Sud s’attend à voir passer la part du tourisme dans le PIB à 12 % d’ici à 2014. Le tourisme rapporte plus de 66 milliards ZAR (rands sud-africains) par année à l’économie et représente plus d’un demi million d’emplois.