Regards sur l'éducation 2020
Les indicateurs de l'OCDE
Regards sur l’éducation est le rapport de référence sur l’état de l’éducation dans le monde. Ce rapport étudie la structure, le financement et la performance des systèmes d’éducation des pays de l’OCDE et d’un certain nombre de pays partenaires. Avec plus d’une centaine de tableaux et graphiques – et de nombreux liens vers la base de données de l’OCDE sur l’éducation –, Regards sur l’éducation foisonne d’informations sur les résultats des établissements d’enseignement ; l’impact de l’apprentissage ; l’accès à l’éducation, les taux de scolarisation et les parcours scolaires ; les investissements dans l’éducation ; et les enseignants, l’environnement d’apprentissage et l’organisation de l’enseignement.
L’édition 2020 fait la part belle à la filière professionnelle, dont elle détaille les taux de scolarisation aux différents niveaux d’enseignement, les perspectives professionnelles et sociales des diplômés ainsi que les moyens financiers et humains. Deux nouveaux indicateurs mettent en lumière les différences dans la filière professionnelle entre les pays et décrivent l’effectif diplômé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Un chapitre est entièrement consacré au quatrième objectif de développement durable et fait le point sur la qualité de l’enseignement secondaire et les taux de scolarisation à ce niveau d’enseignement.
Quel est le profil des étudiants en mobilité internationale ?
La mobilité internationale des étudiants a pris beaucoup d’ampleur au cours des 20 dernières années. En 2018, 5.6 millions d’étudiants sont partis faire des études tertiaires à l’étranger, soit plus du double qu’en 2005. De nombreux facteurs personnels, institutionnels, nationaux et mondiaux façonnent la mobilité internationale des étudiants, notamment, pour n’en citer que quelques-uns, les ambitions personnelles et l’amélioration des perspectives professionnelles, le manque d’établissements d’enseignement supérieur de qualité dans le pays d’origine, la capacité d’établissements d’enseignement supérieur d’attirer les talents et les politiques nationales qui encouragent la mobilité internationale aux fins d’apprentissage (Bhandari, Robles et Farrugia, 2018[2]). La demande de compétences dans des économies de plus en plus basées sur le savoir et l’innovation a dopé la demande d’enseignement tertiaire dans le monde, et l’enrichissement des économies émergentes a incité les jeunes issus d’une classe moyenne en plein essor à rechercher des possibilités de formation à l’étranger. Dans le même temps, des facteurs économiques (les tarifs des vols internationaux), technologiques (la possibilité de garder le contact grâce à Internet et aux médias sociaux) et culturels (l’emploi de l’anglais comme langue de travail et d’enseignement) ont largement contribué à démocratiser la mobilité internationale et à la rendre plus accessible que par le passé.
