Stimuler les technologies pour les véhicules à faibles émissions de carbone
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Stimuler les technologies pour les véhicules à faibles émissions de carbone

Les gouvernements multiplient leurs interventions sur les marchés des voitures particulières pour accroître les économies de carburant et réduire les émissions des voitures neuves. Ce rapport examine la logique de ces interventions et se penche sur les mesures d’une efficacité maximum pour un coût minimum.

La Table Ronde a rassemblé des économistes, des responsables politiques et des ingénieurs du secteur de l’automobile. L’objectif était de mieux comprendre les raisons pour lesquelles le marché automobile échoue à engendrer des économies de carburant suffisantes. Les participants se sont tout d’abord demandés si des mesures additionnelles étaient nécessaires, une fois qu’un prix adéquat pour le dioxyde de carbone est établi par la taxation des carburants, et ils ont conclu que des imperfections de marché sont effectivement à l’œuvre et que ces dernières justifient des interventions additionnelles des gouvernements.

Des normes d’économies de carburant sont une partie essentielle d’un ensemble de mesures, et plus le cadre temporel à l’intérieur duquel des objectifs indicatifs sont formulés est long, moins les investissements de l’industrie dans des moteurs et chaînes cinématiques économes sont handicapés par l’incertitude. Les subventions destinées aux véhicules électriques sont plus problématiques à cause du risque de prématurément désigner un vainqueur et d’instituer une dépendance aux subventions. De plus, la production d’électricité doit encore être décarbonée. Cependant, des interventions pour orienter les innovations, de telle sorte que des réductions drastiques de gaz à effet de serre aient lieu, sont justifiées pour autant que le risque de ne pas atteindre les objectifs politiques en matière de changement climatique est perçu comme plus élevé que les risques attachés à ces interventions.

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Publication Date :
20 Dec 2010
DOI :
10.1787/9789282103074-fr
 
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Pourquoi le marché des voitures neuves sous-évalue-t-il généralement la consommation de carburant ? You do not have access to this content

French
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Author(s):
OECD, David L. Greene
Pages :
61–92
DOI :
10.1787/9789282103074-3-fr

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Les voitures particulières sont l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre et elles utilisent des quantités considérables de pétrole, d’où l’importance de la consommation de carburant dans les politiques énergétiques. Le fonctionnement du marché de la consommation de carburant, selon qu’il est efficace ou non, aura une influence non négligeable sur le type de politiques énergétiques et environnementales concernant les véhicules à moteur, ainsi que sur leur intensité. Ce marché présente indubitablement des imperfections, mais leurs conséquences sont difficiles à quantifier. Le présent rapport examine les résultats d’études économétriques, principalement réalisées aux États-Unis, et montre que la situation varie énormément, ce qui témoigne à la fois d’une sousévaluation et d’une surévaluation importantes, en passant par tous les degrés possibles entre ces deux extrêmes. Les rares études de marché disponibles indiquent qu’en général, les consommateurs ne semblent pas suivre le modèle économique rationnel, lorsqu’ils comparent les performances des voitures neuves en termes de consommation de carburant. Récemment, quelques études ont souligné le rôle de l’incertitude et de l’aversion aux risques ou aux pertes dans la prise de décision des consommateurs. L’incertitude conjuguée à l’aversion aux pertes semble constituer un modèle théorique valable de l’évaluation de la consommation de carburant par les consommateurs, avec de profondes implications pour les décisions des constructeurs automobiles en matière de technologie et de conception. Cette théorie suggère que les marchés sous-estiment considérablement les économies de carburant par rapport à leur valeur actualisée attendue. Elle peut également avoir des incidences importantes pour l’analyse d’autres instruments d’action possibles du point de vue du bien-être.
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