Perspectives des migrations internationales

French
Frequency
Annual
ISSN: 
1999-1258 (online)
ISSN: 
1993-0232 (print)
http://dx.doi.org/10.1787/19991258
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Publication annuelle de l’OCDE qui analyse l’évolution récente des mouvements et des politiques migratoires dans les pays de l’Organisation. Chaque édition contient les données statistiques les plus récentes sur les flux et les effectifs d’immigrés, les immigrés sur le marché du travail, et les politiques migratoires. Des rapports par pays contiennent des informations détaillées pour chaque pays de l’OCDE et des chapitres spéciaux sont consacrés à des thèmes d’actualité liés à l’immigration.

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Perspectives des migrations internationales 2017

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Author(s):
OECD
29 June 2017
Pages:
384
ISBN:
9789264276598 (PDF) ; 9789264276611 (EPUB) ;9789264276512(print)
http://dx.doi.org/10.1787/migr_outlook-2017-fr

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Les Perspectives des migrations internationales 2017 – la 41e édition de cette publication annuelle – analysent les évolutions récentes des mouvements et politiques migratoires dans les pays de l’OCDE et dans quelques pays non-OCDE. Le rapport examine l’impact de l’augmentation récente des migrations humanitaires dans les pays concernés. Il observe l’évolution de la situation des immigrés sur le marché du travail dans les pays de l’OCDE, et met l’accent sur les dynamiques de moyen terme et les implications des évolutions structurelles du marché du travail. Il contient un chapitre spécial sur les migrations familiales qui s’attarde sur cette composante importante des migrations et sur les politiques qui les régissent. Une annexe statistique complète la publication.

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  • Avant-propos

    Cette publication est la 41e édition du rapport du Système d’observation permanente des migrations internationales. Le rapport comprend quatre chapitres et une annexe statistique.

  • Éditorial : Intégration, intégration, intégration : le défi pour les politiques migratoires nationales et internationales

    Le pic de la crise humanitaire des réfugiés est derrière nous : les flux sans précédent observés au cours de la deuxième moitié de l’année 2015 et début 2016 ont diminué au cours de l’année passée. Au cours des six premiers mois de l’année 2017, le nombre de débarquements sur les côtes européennes a atteint 72 000, des arrivées légèrement moins nombreuses qu’en 2014, et surtout près de 12 fois moindres que dans la deuxième moitié de 2015. Beaucoup de ceux arrivés en Europe pour fuir des pays en conflit resteront vraisemblablement un certain temps, au moins jusqu’à ce que leurs pays d’origine retrouvent la sécurité. Il est désormais temps de se concentrer sur la manière d’aider ces gens à s’installer dans leurs nouveaux pays d’accueil et à s’intégrer sur le marché du travail. Ce qui demande de repenser les politiques nationales et la coopération internationale.

  • Résumé

    En 2016, les entrées de migrants à caractère permanent dans les pays de l’OCDE ont augmenté pour la troisième année consécutive, selon des données préliminaires. Environ 5 millions de personnes sont venues s’installer dans les pays de l’OCDE en 2016, un chiffre nettement supérieur au précédent pic, observé en 2007, avant la crise économique.

  • Tendances récentes des migrations internationales – flux et politiques

    Ce chapitre donne un aperçu des développements récents intervenus dans le domaine des migrations internationales dans les pays de l’OCDE. Après un bref examen des tendances des flux migratoires en 2016, il analyse ensuite en détail l’évolution des migrations permanentes entre 2007 et 2015, selon les pays et par grandes catégories de migration. La section suivante couvre les migrations temporaires de travail, notamment les travailleurs saisonniers, les travailleurs détachés et les vacanciers actifs. Le chapitre traite ensuite de l’augmentation inédite du nombre de demandeurs d’asile dans les pays de l’OCDE, puis décrit la mobilité internationale des étudiants, la composition des flux migratoires par sexe et par pays d’origine, l’évolution des effectifs de la population née à l’étranger, et l’acquisition de la nationalité dans les pays de l’OCDE. Le chapitre se termine par une section sur les politiques portant sur les principaux changements apportés aux cadres de gestion des migrations, notamment dans l’Union européenne au cours des années 2015-16.

  • Situation des migrants sur le marché du travail et politiques d'intégration dans les pays de l'OCDE

    Ce chapitre examine l’évolution de la situation des immigrés dans les pays de l’OCDE sur le marché du travail sur la période 2011-16. Dans une perspective plus longue, il observe ensuite l’évolution du chômage chez les immigrés depuis la crise économique mondiale de 2007/08 en suivant les adaptations de l’emploi immigré sur la période. Il analyse ensuite les effets potentiels du progrès technique en observant en particulier comment l’automatisation des tâches répétitives peut influer sur la demande future en travailleurs immigrés. Enfin, ce chapitre s’intéresse aux changements récents en matière de politique d’intégration dans les pays membres de l’OCDE, notamment aux mesures qui visent directement l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile et des réfugiés.

  • Portrait des migrations familiales dans les pays de l'OCDE

    Ce chapitre présente les tendances et enjeux principaux des migrations familiales vers les pays de l’OCDE, en s’appuyant sur un large éventail de sources et mettant en évidence les défis émergeants pour la gestion des migrations pour raisons familiales. La famille est le premier motif de migration. Les migrations familiales représentent presque 40 % des entrées et entre le quart et la moitié des immigrés même si leur part dans les migrations totales a diminué ces dernières années. Les migrations pour raisons familiales sont composées de différentes sous-catégories dont la formation d’une famille représente une part croissante. Le chapitre analyse les transformations récentes des politiques de migration familiale et souligne combien ces migrations sont partout permises mais réglementées, en particulier lorsque le parrain est étranger, et l’existence de limites à l’immigration des membres de famille indirects non dépendants. Le chapitre décrit les caractéristiques démographiques, niveaux d’éducation, compétences linguistiques et situation sur le marché du travail des migrants pour raisons familiales comparés aux autres migrants.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Notes par pays : développements récents des mouvements et des politiques migratoires

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    • Australie

      En 2015/16, l’immigration à caractère permanent a progressé de 2 %, avec la délivrance de 209 500 visas, essentiellement sous l’effet d’une augmentation de 28 % des entrées sur le territoire au titre du programme humanitaire. Parmi les visas délivrés, 189 800 ont été octroyés au titre du programme d’immigration (dont 3 500 visas enfant), soit une augmentation de 0.4 % par rapport à 2014/15, 17 600 au titre du programme humanitaire et 2 200 visas ont été accordés à des ressortissants néo-zélandais.

    • Autriche

      En 2015, 198 700 ressortissants étrangers ont établi leur résidence principale en Autriche pour une période d’au moins 90 jours consécutifs, ce qui représente 44 400 entrées (29 %) supplémentaires par rapport à 2014. Dans le même temps, 80 100 ressortissants étrangers ont quitté le pays, soit une hausse de 5 % par rapport à 2014. L’immigration nette était une nouvelle fois positive et s’établissait à 118 500 ressortissants étrangers, en hausse de 53 % par rapport à l’année précédente. Si l’on tient compte des flux migratoires des ressortissants autrichiens (-5 500 en 2015), l’immigration nette totale passe à 113 100 entrées. En janvier 2017, le nombre de ressortissants étrangers s’élevait à 1.3 million (15 % de la population totale), soit une augmentation de 75 000 personnes par rapport à janvier 2016, et de 200 000 par rapport à janvier 2015. Les principaux groupes représentés étaient les Allemands (181 700), les Serbes (118 700) et les Turcs (116 900).

    • Belgique

      En 2015, l’immigration nette d’étrangers (demandeurs d’asile compris), en augmentation de plus de 64 %, s’élevait à 78 000 personnes, contre 47 500 en 2014. Le solde migratoire des Belges est demeuré cependant négatif (-11 000 environ). Comme les années précédentes, en 2015, l’accroissement de la population de la Belgique était dû en majeure partie à l’immigration nette.

    • Bulgarie

      En 2015, comme lors des années précédentes, le solde migratoire a été négatif (-4 200 personnes). La différence entre l’émigration nette de Bulgares (-13 700) et l’immigration nette d’étrangers (+9 500) s’est accrue en 2015, contribuant à une nouvelle baisse de la population. Il faut cependant noter que ces chiffres reposent sur les changements de résidence permanente et qu’ils sont susceptibles de sous-estimer l’ampleur réelle des flux migratoires.

    • Canada

      En 2015, près de 272 000 résidents permanents ont été admis au Canada, ce qui représente le niveau d’admission le plus élevé depuis 2010 et rentre dans la fourchette des quotas d’immigration prévus pour 2015. En 2015, le nombre d’admissions dans la catégorie économique a dépassé les 170 000 personnes, famille accompagnante comprise (+3 % par rapport à 2014). Sur ces 170 000 personnes, 70 100 ont été admises au titre du programme des travailleurs spécialisés, soit un peu plus qu’en 2014. Le programme des candidats des provinces occupait la deuxième place du classement des groupes les plus importants avec 44 500 entrées, même si ce nombre était en baisse par rapport à 2014 (47 600 entrées). Les aidants sont restés le troisième groupe le plus important dans la catégorie économique, avec 27 200 admissions en 2015.

    • Chili

      L’immigration au Chili a fortement augmenté au cours des dix dernières années. Ainsi, en 2006, près de 155 000 étrangers étaient comptabilisés – soit 1 % de la population totale – et ce nombre atteint 456 000 en 2015, correspondant à 2.7 % de la population totale.

    • République tchèque

      En 2015, environ 35 000 immigrés sont arrivés en République tchèque, soit une baisse de 16 % par rapport aux 42 000 recensés en 2014. Le nombre d’émigrés était de 19 000 environ (ressortissants tchèques compris). Ainsi, le solde migratoire de la République tchèque était positif en 2015 (+16 000), mais en baisse de 27 % par rapport à 2014 (+22 000). À la fin de l’année 2015, 465 000 étrangers, dont 20 % environ de ressortissants ukrainiens, étaient des résidents en situation régulière. Si le nombre de migrants titulaires d’un visa temporaire était en baisse depuis 2012, une légère augmentation de 3 % a été observée en 2015, le nombre total de migrants titulaires d’un permis de séjour temporaire dans le pays atteignant 205 000 en fin d’année.

    • Danemark

      Le nombre d’immigrés au Danemark (définis comme les personnes nées à l’étranger, dont les parents ne sont ni citoyens danois ni nés au Danemark) a augmenté de 6 % en 2016. Au 1er janvier 2017, ils étaient 570 000, soit exactement 10 % de la population totale. Les immigrés d’origine polonaise sont le groupe le plus important (39 000), suivis des immigrants syriens (34 000) – les Syriens n’étaient que le 14e groupe le plus important début 2015 – et turques (33 000).

    • Estonie

      La population estonienne était estimée à 1.31 million d’habitants en 2016 (soit une baisse de 0.3 % par rapport à l’année précédente), dont 16 % étaient des ressortissants étrangers. La grande majorité des étrangers sont des immigrés de longue date originaires de différentes régions de l’URSS avant 1991, et leurs descendants.

    • Finlande

      Entre 2014 et 2015, le solde migratoire de la Finlande a diminué de plus de 22 %, passant ainsi à +12 400 personnes. Cependant, il représentait toujours la principale composante de la croissance de la population en 2015. La diminution du solde migratoire a été induite notamment par celle du nombre d’immigrés arrivés en Finlande (28 700 personnes), en deçà du pic de 2014 (31 500 personnes). En outre, l’émigration a augmenté, avec plus de 16 000 personnes quittant la Finlande en 2015. En 2016, le solde migratoire s’élevait à 12 400 personnes, soit le niveau le plus bas enregistré depuis 2007. Le solde migratoire se décompose en un gain de 14 700 étrangers et une émigration nette de nationaux de 2 300 personnes.

    • France

      D’après Eurostat, en 2015, la France affichait un solde migratoire de +65 000 personnes (mineurs et ressortissants français compris), soit un tiers de plus qu’en 2014. Le nombre total d’émigrés s’élevait à 298 000 personnes, en majorité des ressortissants français.

    • Allemagne

      Le solde migratoire a fortement progressé ces dernières années, passant de 180 000 en 2010 à 680 000 en 2014. Il a cependant presque doublé en 2015, atteignant près de 1.2 million, en grande partie du fait de la forte augmentation des demandeurs d’asile en Allemagne. L’immigration humanitaire a reculé considérablement en 2016. Entre janvier et septembre 2016, les principaux pays d’origine des nouveaux immigrés originaires de l’Union européenne étaient la Roumanie (134 000), la Pologne (99 000) et la Bulgarie (51 000). Près de 80 % de l’ensemble des immigrés issus de l’UE et arrivés en Allemagne au cours de cette période venaient de pays de l’UE où les restrictions aux déplacements ont été levées en 2011 ou ultérieurement. Environ 51 000 citoyens croates, pour qui les restrictions aux déplacements ont été entièrement levées en juillet 2015, sont entrés dans le pays en 2015, contre 37 000 en 2014 et 40 000 entre janvier et septembre 2016.

    • Grèce

      D’après l’Enquête sur les forces de travail, la Grèce comptait 586 200 personnes nées à l’étranger, soit 5.5 % de la population totale en 2015. La baisse par rapport au nombre de 900 000 recensé en 2011 est significative même s’il est possible que l’estimation récente soit sous-estimée. Six migrants sur dix étaient originaires d’Albanie ; d’autres groupes, à savoir les Bulgares (31 600), les Roumains (23 200) et les Pakistanais (15 300), étaient également bien représentés.

    • Hongrie

      Selon Eurostat, au 1er janvier 2016, 156 400 ressortissants étrangers résidaient en Hongrie. Ils comptaient pour 1.6 % de la population totale, ce qui représentait une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente. Les principaux pays d’origine de ces ressortissants étaient, comme les années antérieures, la Roumanie (29 700), la Chine (19 800) et l’Allemagne (19 400).

    • Irlande

      Au total, 593 900 étrangers résidaient en Irlande en avril 2016. Ce nombre dépasse le niveau record précédent, enregistré avant la récession de 2008 même si leur part dans la population totale est stable (12.7 %). Les principaux pays d’origine sont les nouveaux États membres de l’UE (238 700 personnes en 2016), comme les années précédentes. Le nombre d’immigrés en provenance des plus anciens pays membres de l’Union européenne a chuté, passant de 52 000 en 2010 à 32 000 en 2016 (soit une baisse de 40 %). Dans le même temps, le nombre de ressortissants de pays hors UE a continué d’augmenter (+4 %) jusqu’à atteindre 207 000 personnes en 2016.

    • Israël

      Israël distingue deux catégories principales d’étrangers pouvant résider légalement sur son territoire : les individus d’origine juive ou ayant un lien avec la communauté juive, qui peuvent immigrer de façon permanente en Israël en application de la Loi relative au retour, ainsi que les membres de la famille des ressortissants israéliens qui jouissent d’un statut légal en vertu de la Loi relative à l’entrée en Israël, et les ressortissants étrangers qui peuvent séjourner provisoirement sur le territoire en qualité de touristes, étudiants, travailleurs étrangers, etc. Au 30 juin 2016, le nombre total de ressortissants étrangers vivant en Israël s’élevait à 217 200 individus, un chiffre en baisse par rapport aux 228 000 individus enregistrés l’année précédente. Ce groupe de ressortissants étrangers est principalement composé de travailleurs temporaires, de demandeurs d’asile ou de touristes dont le visa a expiré, étant donné que les immigrés permanents qui entrent dans le pays en vertu de la Loi relative au retour obtiennent généralement la citoyenneté de façon immédiate dès leur arrivée.

    • Italie

      Environ cinq millions d’immigrés résidaient en Italie en 2015, ce qui correspond à 8.3 % de la population totale. Près d’un tiers d’entre eux étaient nés dans l’Union européenne (UE). Les principaux pays d’origine étaient la Roumanie (1.1 million), l’Albanie (467 000) et le Maroc (437 000). La région accueillant la plus forte proportion d’immigrés était la Lombardie, suivie du Latium et de l’Émilie-Romagne.

    • Japon

      Fin 2016, le nombre de résidents étrangers recensés au Japon a atteint le niveau record de 2.38 millions, soit 1.9 % de la population japonaise. Le groupe le plus important était les Chinois (696 000 personnes, soit 29 % du nombre total de résidents étrangers), suivis des Coréens (453 000 personnes, soit 19 %) et des Philippins (244 000 personnes, soit 10 %).

    • Corée

      En 2015, le nombre d’immigrés admis en Corée pour un séjour permanent s’est établi à 80 700 (+7 % par rapport à 2014). Parmi les immigrés permanents pouvant être classés en fonction du motif d’entrée (46 %), les migrants familiaux représentaient le pourcentage le plus élevé (37 %) et les travailleurs immigrés seulement 2 %. Le nombre d’admissions d’immigrés temporaires est passé de 206 000 en 2014 à 180 000 en 2015, dont 138 000 étaient des travailleurs temporaires et 23 000 des étudiants en mobilité internationale. Le nombre de ressortissants coréens de retour (12 %) a continué d’augmenter en 2015, mais à une cadence plus lente qu’en 2014.

    • Lettonie

      Entre 2014 et 2015, la population de la Lettonie a diminué de 17 100 personnes, passant ainsi à 1.97 million, notamment en raison de l’émigration. Les statistiques officielles du Bureau central de statistique de la Lettonie indiquent que les sorties (20 100) ont dépassé les entrées (9 500), ce qui a entraîné une émigration nette de 10 600 personnes en 2015. Les ressortissants lettons représentaient 52.5 % du nombre total d’entrées et 82.4 % du nombre total de sorties. Les non-citoyens de Lettonie étaient 288 900 au début de l’année 2016, représentant ainsi 14.7 % de la population totale. Les 232 100 non-citoyens de Lettonie, principalement des résidents de longue date venus d’autres régions de l’ex-URSS, représentaient 80 % de la population non lettone et 11.8 % de la population totale. Les 42 300 ressortissants russes représentaient le principal groupe de résidents non lettons, et leur part a augmenté de 1 % par rapport à 2014 (41 900 personnes).

    • Lituanie

      La population lituanienne a continué de décroître, passant, selon les estimations, de 3 millions d’habitants lors du recensement de 2011 à 2.85 millions au début de l’année 2017. Le nombre de ressortissants étrangers résidant en Lituanie a augmenté de 0.8 % en 2016 pour s’établir à 44 600 individus début 2017, soit 1.6 % de la population totale. Les non-citoyens de l’EEE représentaient 86 % des résidents étrangers. Près de la moitié d’entre eux étaient titulaires d’une autorisation de séjour de longue durée.

    • Luxembourg

      L’immigration nette des étrangers a atteint son plus haut niveau en 2015 (11 200 individus), avec une augmentation de 1 % par rapport à 2014. Les arrivées comme les départs ont augmenté régulièrement au cours des cinq dernières années. Globalement, 23 800 personnes sont arrivées au Luxembourg au cours de l’année 2015, dont 5 % de Luxembourgeois, 69 % de ressortissants d’autres pays de l’UE et 26 % de ressortissants de pays tiers non membres de l’UE/EFTA. Les Syriens représentaient le groupe le plus important de ressortissants de pays tiers, avec 680 individus, suivis des ressortissants des États-Unis (550), de l’Iraq (500) et de la Chine (450).

    • Mexique

      L’immigration au Mexique a fortement augmenté au cours des vingt dernières années. D’après l’enquête intercensitaire de 2015, le nombre d’habitants nés à l’étranger a atteint le niveau sans précédent d’un million, soit le double du niveau enregistré en l’an 2000 ; la part de la population née à l’étranger dans la population totale reste cependant inférieure à 1 %. Malgré le nombre croissant d’entrées, le Mexique demeure essentiellement un pays d’émigration et de transit.

    • Pays-Bas

      L’augmentation du nombre d’entrées aux Pays-Bas (de 183 000 individus en 2014 à 205 000 en 2015) a considérablement dépassé celle des sorties (de 148 000 individus en 2014 à près de 150 000 en 2015), de sorte que l’immigration nette a continué de croître pour s’établir à 55 000 individus en 2015. Parmi les individus qui se sont installés aux Pays-Bas en 2015, 45 000 étaient des citoyens néerlandais et 160 000 des étrangers. Un peu plus de la moitié des étrangers (81 000) étaient des ressortissants de l’UE.

    • Nouvelle-Zélande

      Une immigration nette de 69 100 individus a été enregistrée en 2015/16, niveau le plus élevé jamais atteint, avec une augmentation de 19 % par rapport aux 58 300 arrivées enregistrées en 2014/15. Ces chiffres s’expliquent par le faible nombre de ressortissants néo-zélandais qui ont émigré (3 100 personnes, contre 12 300 en 2013/14 et 32 700 en 2012/13), associé à une immigration étrangère nette d’un niveau inédit (72 200 personnes).

    • Norvège

      Le nombre de nouveaux immigrés en Norvège s’élevait à 67 300 en 2015, soit une baisse de 2 800 personnes par rapport à l’année précédente. Quelque 88 % étaient des étrangers et parmi eux, la moitié était originaire de pays de l’UE. La Pologne (8 200 individus) demeurait le principal pays d’origine, suivie de la Syrie (4 000) et de la Suède (3 600). L’immigration en provenance de la Syrie, de l’Érythrée, de la Somalie et de l’Afghanistan a fortement augmenté entre 2014 et 2015.

    • Pologne

      En 2015, le flux d’immigration est resté élevé: 91 400 personnes arrivant de l’étranger ont été enregistrées pour un séjour de plus de trois mois, soit un niveau similaire à celui de 2014 et 13 % de plus qu’en 2013. Les principaux flux d’immigration provenaient d’Ukraine : en 2015, les Ukrainiens représentaient 43 % environ du nombre total d’étrangers, contre respectivement 40 % et 33 % en 2014 et 2013. Ils étaient suivis des Biélorusses (4.7 %), des Vietnamiens (4.4 %), des Allemands (3.9 %), des Chinois (3.5 %) et des Russes (3.2 %).

    • Portugal

      En 2015, le solde migratoire est resté négatif (10 500 personnes), quoiqu’un peu moins que les années précédentes (-30 100 personnes en 2014 et -37 400 en 2012). Dans l’ensemble, le nombre total d’étrangers au Portugal a continué de diminuer, passant de 454 000 personnes en 2009 à 389 000 en 2015 (-1.6 % par rapport à 2014). La part relative des ressortissants des pays lusophones dans le nombre total d’étrangers (43.5 % en 2015) reste importante mais régresse, contrairement à celles des ressortissants britanniques, espagnols et chinois.

    • Roumanie

      Après une diminution de la forte émigration nette de la Roumanie en 2014, l’émigration nette a de nouveau augmenté en 2015, jusqu’à atteindre près de 58 000 personnes. Le nombre d’immigrés temporaires résidant en Roumanie a diminué (-5 % par rapport à 2014) pour la deuxième année consécutive, pour s’établir à près de 130 000 personnes. Selon l’Institut national de Statistique, la population totale résidant en Roumanie en janvier 2016 était de 19,8 millions de personnes, soit une baisse de 110 700 personnes par rapport à 2015 ; les immigrés représentaient 0,5 % de la population totale.

    • Fédération de Russie

      L’immigration nette en Fédération de Russie a augmenté, s’établissant à 262 000 personnes en 2016, soit 7 % de plus qu’en 2015 (245 000). Le flux d’immigrés permanents était de 575 000 personnes (contre 598 000 en 2015). Les principaux pays d’origine des immigrés étaient l’Ukraine (178 000), le Kazakhstan (69 000), l’Ouzbékistan (61 000), le Tadjikistan (53 000) et l’Arménie (44 000). L’émigration au départ de la Fédération de Russie a diminué de manière significative, passant de 353 000 départs en 2015 à 313 000 départs en 2016, mais elle reste supérieure à celle de 2014 (308 000 départs). Ces départs sont essentiellement imputables aux travailleurs immigrés temporaires, qui n’ont pas pu renouveler leur permis de travail en raison des conditions économiques défavorables. Les principaux pays de destination des émigrés étaient l’Ukraine (59 000), l’Ouzbékistan (41 000), l’Arménie (32 000) et le Kazakhstan (32 000).

    • République slovaque

      L’immigration totale vers la République slovaque a augmenté, passant de 5 400 personnes environ en 2014 à près de 7 000 personnes en 2015. De même, l’émigration n’a cessé de croitre, le nombre de personnes émigrant au départ de la République slovaque étant deux fois supérieur à celui de 2010. Le solde migratoire a augmenté pour atteindre +3 000 personnes environ en 2015 (+1 700 personnes en 2014). Tous ces chiffres incluent les ressortissants slovaques.

    • Slovénie

      Le nombre total de citoyens étrangers est passé de 91 400 en 2013 à 107 800 en décembre 2016. Les citoyens étrangers représentaient ainsi 5 % environ de la population totale (qui s’élève à deux millions de personnes environ). Quelque 37 % des citoyens étrangers étaient des femmes.

    • Espagne

      Pour la première fois depuis le début de la crise économique, la migration nette de ressortissants étrangers a été positive en 2015 (+38 300 personnes), ce qui est un indicateur de reprise économique. Cette situation résulte d’une augmentation modérée de l’immigration (+10 %) et d’une chute de l’émigration (plus de 20 %). Malgré un léger déclin du nombre d’immigrés roumains, ces derniers représentaient près de 10 % des 290 000 entrées de ressortissants étrangers en 2015 et restaient donc la première nationalité d’immigration. Les Marocains arrivaient en deuxième position, avec 23 000 immigrés (+4 000 environ). Les Vénézuéliens étaient la deuxième nationalité à afficher la plus forte hausse, le nombre d’immigrés augmentant de 46 % pour atteindre 10 500 personnes, en réaction à la crise dans leur pays d’origine. En outre, l’Espagne est la principale destination des citoyens britanniques en Europe.

    • Suède

      En 2015, l’immigration totale s’élevait à 134 200 personnes (dont 20 400 ressortissants suédois), soit un nombre record et une hausse de 5.7 % par rapport à l’année précédente. Les Syriens formaient le groupe le plus nombreux (28 000), suivis des Érythréens (7 600) et des Polonais (5 600). L’émigration a également été plus forte que jamais (55 800 personnes). Le premier groupe d’émigrants était les Suédois (24 500), suivis des Chinois (2 700), des Indiens (2 200) et des Danois (2 100). Le solde migratoire était de +78 400 personnes en 2015, ce qui représente le nombre le plus élevé jamais enregistré, les Syriens représentant 36 % du solde migratoire total. En 2016, le nombre total d’immigrés a augmenté jusqu’à atteindre 163 000 personnes, tandis que le nombre d’émigrés a diminué, atteignant 46 000 personnes, de sorte que le solde migratoire a augmenté jusqu’à dépasser 117 000 personnes. En 2016, le solde migratoire représentait 81 % de la croissance démographique totale.

    • Suisse

      En 2016, 143 100 étrangers ont immigré en Suisse pour des séjours de longue durée, soit 5 % de moins qu’en 2015. C’est la troisième année consécutive que l’immigration étrangère est à la baisse. Les citoyens des pays de l’UE/AELE ont représenté près de 70% des entrées. Les deux groupes les plus importants, les citoyens allemands et italiens, ont compté respectivement pour 15 % et 13 % du total. Tandis que 63 % des ressortissants de l’UE/AELE se sont rendus en Suisse à des fins professionnelles, les citoyens des pays non membres de l’UE/AELE ont principalement immigré au titre du regroupement familial (49 % des entrées).

    • Turquie

      En 2015, environ 423 000 autorisations de séjour ont été délivrées en Turquie, contre 380 000 en 2014. En outre, près de 900 000 Syriens ont été admis en Turquie au titre du dispositif de protection temporaire en 2015 (contre près d’1 million en 2014). En 2015, les principaux pays d’origine des titulaires d’une autorisation de séjour étaient l’Iraq, la Syrie et l’Azerbaïdjan (environ 33 000 autorisations chacun), suivis de la Russie et du Turkménistan (environ 22 000 autorisations chacun). Par rapport à 2014, il y a eu une augmentation particulièrement notable du nombre d’autorisations délivrées aux immigrés d’Azerbaïdjan, du Turkménistan et de Russie, tandis que le nombre de ressortissants irakiens et surtout afghans a diminué.

    • Royaume-Uni

      Entre 2015 et 2016, la population des citoyens étrangers a progressé de 6.4 %, pour atteindre 5.95 millions de personnes, soit 9.2 % de la population totale. Les pays de l’UE/l’AELE représentaient la totalité de la croissance de la population nationale étrangère en 2014-15. Le nombre de personnes en provenance de pays hors UE/AELE a diminué de 26 000, pour s’établir à 2.29 millions.

    • États-Unis

      Le nombre d’immigrés admis aux États-Unis comme résidents permanents légaux (LPR, Lawful Permanent Resident) a augmenté de 3.4%, passant de 1 016 518 au cours de l’exercice budgétaire 2014 à 1 051 031 en 2015. Plus de la moitié d’entre eux ont obtenu le statut de LPR après leur entrée sur le territoire. Sauf indication contraire, les années mentionnées dans le présent rapport correspondent à des exercices budgétaires. L’exercice budgétaire 2015 a débuté le 1er octobre 2014 et s’est achevé le 30 septembre 2015.

    • Annexe statistique

      A.1. Entrées de personnes étrangères dans les pays de l’OCDE et en Russie 268

    • Liste des membres du groupe d'experts sur les migrations de l'OCDE

      Farid EL KHOLY, Ministère du Travail et des Affaires sociales, Berlin

    • Liste des membres du secrétariat de l'OCDE impliqués dans la préparation de cette publication

      Martina BELMONTE, Analyste juniorYves BREEM, Administrateur

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