Panorama de la santé

French
Frequency
Biennial
ISSN: 
1999-1320 (online)
ISSN: 
1817-0005 (print)
http://dx.doi.org/10.1787/19991320
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La publication Panorama de la santé dévoile les données les plus récentes et les tendances de différents aspects des performances des systèmes de santé des pays de l’OCDE. Elle montre clairement les fortes variations entre pays en ce qui concerne l’état de santé de la population et les risques sanitaires, ainsi que les différences de coûts, d’affectation des ressources et d’activités des systèmes de santé.

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Panorama de la santé 2017

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Panorama de la santé 2017

Les indicateurs de l'OCDE You or your institution have access to this content

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Author(s):
OECD
10 Nov 2017
Pages:
210
ISBN:
9789264283862 (HTML) ; 9789264283855 (EPUB) ; 9789264283848 (PDF) ;9789264283831(print)
http://dx.doi.org/10.1787/health_glance-2017-fr

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Cette nouvelle édition du Panorama de la santé présente les données comparables les plus récentes pour les principaux indicateurs relatifs à la santé et à la performance des systèmes de santé dans les pays de l’OCDE. Les pays candidats et les principaux pays partenaires (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Colombie, Costa Rica, Fédération de Russie, Inde, Indonésie et Lituanie) ont également été inclus dans la mesure du possible. Sauf indication contraire, les données présentées dans cette publication sont tirées des statistiques nationales officielles.

Cette édition contient des nouveaux indicateurs, particulièrement dans le domaine des facteurs de risque pour la santé. Elle place aussi une plus grande emphase sur l’analyse des tendances temporelles. Parallèlement à l'analyse par indicateur, cette édition propose des instantanés et une série de tableaux de bord qui résument les performances comparatives des pays, ainsi qu’un chapitre spécial sur les principaux facteurs à l’origine des gains d’espérance de vie.

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  • Avant-propos

    L’édition 2017 du Panorama de la santé présente les données et tendances comparables les plus récentes concernant les principaux indicateurs de la santé et des systèmes de santé des 35 pays membres de l’OCDE. Ces indicateurs permettent de mieux comprendre les performances des systèmes de santé, en rendant compte des résultats enregistrés en matière de santé, des déterminants non médicaux de la santé, des variations dans l’accès aux soins, de la qualité des soins fournis, et des ressources financières et matérielles allouées à la santé. Pour un sous-groupe d’indicateurs, le Panorama de la santé 2017 contient aussi des données se rapportant à des pays partenaires dont l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, la Fédération de Russie, l’Inde, l’Indonésie et la Lituanie.

  • Resumé

    Le Panorama de la santé 2017 présente des comparaisons internationales de l’état de santé des populations et des performances des systèmes de santé dans les pays membres et partenaires de l’OCDE. Outre une analyse par indicateur, cette édition contient des vues d’ensemble et des tableaux de bord qui offrent une synthèse des performances comparatives des pays, ainsi qu’un chapitre spécial sur les principaux déterminants de l’allongement de l’espérance de vie.

  • Guide du lecteur

    Le Panorama de la santé 2017 présente des comparaisons des principaux indicateurs relatifs à la santé et à la performance des systèmes de santé dans les 35 pays de l’OCDE. Les pays candidats et les principaux pays partenaires (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Colombie, Costa Rica, Fédération de Russie, Inde, Indonésie et Lituanie) ont également été inclus dans la mesure du possible. Sauf indication contraire, les données présentées dans cette publication sont tirées des statistiques nationales officielles.

  • Indicateurs clés : vues d'ensemble des pays de l'OCDE et tableaux de bord nationaux

    Ce chapitre présente un ensemble d’indicateurs, portant sur l’état de santé et la performance des systèmes de santé, sélectionnés dans l’objectif d’apporter un éclairage sur les résultats des pays de l’OCDE dans cinq dimensions: l’état de santé, les facteurs de risque pour la santé, l’accès aux soins, la qualité des soins et les ressources de santé.Ces indicateurs, tirés des principaux chapitres de la publication, sont présentés sous la forme de vues d’ensemble des pays de l’OCDE et de tableaux de bord nationaux. Les premiers illustrent les évolutions dans le temps pour l’ensemble des pays de l’OCDE, et offrent un aperçu des dernières données disponibles (moyenne de l’OCDE, valeurs maximales et minimales). Les tableaux de bord résument la performance relative d’un pays à la moyenne de l’OCDE pour chaque indicateur.Les indicateurs présentés dans ce chapitre ont été choisis en fonction des critères de pertinence au regard de l’action publique, de la disponibilité des données et de la facilité d’interprétation.La sélection et la comparaison des indicateurs visent à saisir les forces et les faiblesses relatives des différents pays de l’OCDE et ainsi d’aider à identifier les priorités possibles pour l’action publique. L’ambition n’est pas d’identifier quel pays a le meilleur système de santé.

  • Quels sont les facteurs à l'origine des gains d'espérance de vie des dernières décennies ? Analyse internationale des états membres de l'OCDE

    Plus le revenu national et les dépenses de santé sont élevés dans un pays, plus l’espérance de vie de sa population est longue. Mais ces facteurs ne peuvent expliquer qu’une partie des écarts constatés entre les pays. Ce chapitre examine les déterminants de la santé, internes et externes au système de santé. Il montre qu’en moyenne, une hausse de 10 % des dépenses de santé par habitant est associée à un allongement de 3.5 mois de l’espérance de vie. Une amélioration de 10 % des modes de vie est associée à un gain de 2.6 mois d’espérance de vie. Les déterminants sociaux plus généraux entrent aussi en ligne de compte. Une hausse de 10 % du revenu par habitant se traduit par un allongement de 2.2 mois de l’espérance de vie, tandis qu’une expansion de 10 % de la couverture de l’enseignement primaire est associée à un gain de 3.2 mois. Les niveaux minimum absolus de revenu sont particulièrement essentiels pour la protection de la santé des individus.Le principal enseignement à tirer de cette analyse sur le plan des politiques publiques est qu’une action coordonnée des ministères de la santé et de ceux responsables de l’éducation, de l’environnement, du revenu et de la protection sociale offrirait de grandes possibilités d’améliorer la santé. Des mesures intersectorielles portant sur les comportements liés à la santé en feraient partie. La collaboration avec le secteur privé occupera aussi une place importante, en particulier avec les employeurs eu égard aux conditions de travail.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts État de santé

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    • Espérance de vie à la naissance

      L’espérance de vie à la naissance s’établissait en moyenne à 80.6 ans dans les pays de l’OCDE en 2015 (). Elle a substantiellement progressé au fil du temps, puisqu’elle est aujourd’hui supérieure de dix ans en moyenne à ce qu’elle était en 1970. Plusieurs pays ont signalé un léger recul de l’espérance de vie entre 2014 et 2015, bien que les données préliminaires pour 2016 permettent de penser que ces baisses étaient temporaires.

    • Espérance de vie selon le sexe et le niveau d'éducation

      Dans tous les pays de l’OCDE, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes demeure prononcé : en moyenne, l’espérance de vie à la naissance atteignait 83.1 ans pour les femmes et 77.9 ans pour les hommes en 2015, soit une différence de 5.2 ans ().

    • Principales causes de mortalité

      Plus de 10 millions de décès ont été enregistrés en 2015 dans les pays de l’OCDE, ce qui correspond à une moyenne de 793 décès pour 100 000 habitants. Les maladies du système circulatoire et le cancer sont les deux causes essentielles de mortalité dans la plupart des pays. Dans l’OCDE, plus d’un décès sur trois est lié à une cardiopathie ischémique, une maladie cérébrovasculaire ou d’autres maladies circulatoires, et un sur quatre au cancer.

    • Mortalité due aux maladies circulatoires

      Malgré un repli considérable ces dernières décennies, les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans la plupart des pays de l’OCDE, où elles ont compté pour plus d’un tiers (36 %) des décès en 2015. La progression de certains facteurs négatifs, comme l’obésité et le diabète (OCDE, 2015), risque d’enrayer ce recul. Les maladies circulatoires regroupent diverses maladies touchant l’appareil circulatoire, notamment les cardiopathies ischémiques (incluant les crises cardiaques) et les maladies cérébrovasculaires comme les AVC.

    • Mortalité due au cancer

      Le cancer est la deuxième cause de mortalité dans les pays de l’OCDE, après les maladies circulatoires ; il a été à l’origine de 25 % des décès en 2015, contre 15% en 1960. Dans plusieurs pays, comme le Danemark, la France, le Japon, les Pays-Bas, le Canada, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Belgique et l’Australie, le taux de mortalités par cancer est supérieur à celui des maladies circulatoires. La part croissante des décès par cancer tient au fait que les taux de mortalité dus à d’autres causes, aux maladies circulatoires notamment, reculent plus rapidement que ceux du cancer.

    • Santé du nourrisson

      Le taux de mortalité infantile, qui mesure la proportion de décès chez les bébés et les enfants de moins d’un an, est la mesure la plus fondamentale de la santé du nourrisson.

    • Santé mentale

      Les maladies mentales représentent une proportion considérable – et croissante – de la charge mondiale de morbidité. On estime qu’une personne sur deux sera atteinte d’une maladie mentale au cours de sa vie, et qu’environ un adulte en âge de travailler sur cinq en souffre à tout moment (OCDE, 2012 ; OCDE, 2015). La dépression à elle seule touche des millions d’individus chaque année. Le présente la prévalence autodéclarée de la dépression en Europe. Le taux de prévalence de la dépression sur douze mois s’établit en moyenne à 7.9 % de la population. Les femmes ont signalé des taux de dépression plus élevés dans tous les pays ; en Espagne, en Lituanie, en Hongrie et en Pologne, la probabilité que les femmes déclarent avoir souffert de dépression au cours de l’année antérieure est supérieure à 50 %, taux qui atteint 66 % au Portugal. Les Islandais ou les Irlandais sont près de trois fois plus nombreux que les Tchèques à faire état d’une dépression (). Ces écarts sont en partie liés à des comportements et des appréhensions différentes de la maladie mentale et de la dépression. Une perception moins stigmatisante de la dépression peut expliquer les taux supérieurs de maladie autodéclaréeet de diagnostic.

    • État de santé général perçu

      La plupart des pays de l’OCDE mènent des enquêtes périodiques qui permettent aux personnes interrogées de rendre compte de différents aspects de leur santé. Une question classique sera formulée de la manière suivante : « Comment décririez-vous votre état de santé général ? ». Malgré le caractère subjectif de la question, les indicateurs de perception de l’état de santé général sont une variable prédictive fiable de la consommation de soins de santé et de la mortalité futures (Palladino et al., 2016).

    • Incidence du cancer

      On estime à 5.8 millions le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2012 dans les pays de l’OCDE, dont 54 % (environ 3.1 millions) concernent les hommes et 46 % (environ 2.7 millions) les femmes. Les plus courants sont le cancer du sein (12.9 % des nouveaux cas de cancer) et de la prostate (12.8 %), suivis du cancer du poumon (12.3 %) et du cancer colorectal (11.9 %). Ces quatre cancers représentent la moitié de la charge de morbidité estimée du cancer dans les pays de l’OCDE (Ferlay et al., 2014).

    • Prévalence du diabète

      Le diabète est une maladie chronique, qui se caractérise par un taux élevé de glucose dans le sang. Il est dû soit à un arrêt de la production d’insuline par le pancréas (diabète de type 1), soit au fait que les cellules du corps ne répondent pas correctement à l’insuline produite (diabète de type 2). Les diabétiques sont plus exposés au risque de maladies cardiovasculaires, comme les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux, ainsi qu’aux risques de perte de la vue, d’amputation du pied ou de la jambe, et d’insuffisance rénale.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Facteurs de risque pour la santé

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    • Tabagisme chez les adultes

      Le tabagisme a de nombreuses conséquences sur la santé ; il est notamment à l’origine de cancers, d’AVC et de maladies coronariennes. Il contribue aussi fortement aux maladies respiratoires comme les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC). Fumer pendant la grossesse peut en outre entraîner un poids faible à la naissance et des maladies chez les nourrissons. Le tabagisme est responsable de la plus forte proportion d’années de vie en bonne santé perdues dans 15 pays de l’OCDE, et se classe au deuxième rang dans 16 autres (Forouzanfar et al., 2016). Selon les estimations de l’OMS, il tue chaque année 7 millions de personnes dans le monde, dont 890 000 sont des non-fumeurs exposés au tabagisme passif. Il est la première cause de décès, de maladie et d’appauvrissement.

    • Consommation d'alcool chez les adultes

      La consommation nocive d’alcool est une cause majeure de mortalité et d’invalidité dans le monde, surtout dans la population d’âge actif (OCDE, 2015). La consommation d’alcool compte parmi les dix principaux facteurs de risque en termes de nombre d’années en bonne santé perdues dans 32 pays de l’OCDE (Forouzanfar et al., 2016), et demeure nettement supérieure à la moyenne mondiale dans l’OCDE. En 2015, l’alcool a été à l’origine de 2.3 millions de décès dus à des cancers et des maladies cardiaques et hépatiques notamment. L’alcool est majoritairement consommé par les 20 % de la population qui boivent le plus. La consommation excessive d’alcool est associée à une probabilité d’emploi plus faible, un absentéisme accru au travail, et une productivité et une rémunération moindres.

    • Tabagisme et consommation d'alcool chez les enfants

      Le tabagisme et la consommation excessive d’alcool pendant l’adolescence peuvent avoir des répercussions immédiates et à long terme sur la santé. L’adoption d’un comportement de fumeur à ce stade de la vie accroît le risque d’accidents cardiovasculaires, de maladies respiratoires et de cancer (Currie et al., 2012). Le tabagisme à l’adolescence a des conséquences néfastes immédiates sur la santé, dont l’addiction, une réduction de la fonction pulmonaire et une croissance pulmonaire déficiente, ainsi que l’asthme (Inchley et al., 2016). Il est également associé à une plus forte probabilité de consommation expérimentale d’autres substances addictives et d’adoption d’autres comportements à risque (O’Cathail et al., 2011). La consommation fréquente d’alcool et l’ivresse chez les adolescents sont associées à des effets psychologiques, sociaux et physiques nocifs, comme l’abandon des études secondaires sans diplôme (Chatterji et DeSimone, 2005).

    • Modes de vie sains chez les adultes

      Une faible consommation de fruits, une faible consommation de légumes et de faibles niveaux d’activité physique comptent parmi les dix principaux facteurs de risque en termes de nombre d’années en bonne santé perdues dans 24, 6 et 16 pays de l’OCDE respectivement (Forouzanfar et al., 2016). À l’échelle mondiale, les régimes alimentaires faibles en fruits ont été à l’origine de près de 3 millions de décès en 2015 ; la consommation faible de légumes en a provoqué près de 2 millions, et le manque d’activité physique, 1.6 million. L’intégration de fruits et de légumes dans l’alimentation quotidienne réduit le risque de maladie coronarienne, d’AVC et de certains types de cancer (OMS, 2014). Ces aliments contiennent des fibres qui diminuent la tension artérielle et régulent l’insuline, ce qui peut influer sur le risque de diabète de type 2 (InterAct Consortium, 2015). Une activité physique régulière améliore le tonus musculaire et la capacité cardiorespiratoire, et réduit le risque d’hypertension, de maladie coronarienne, d’AVC, de diabète et celui lié à différents cancers (OMS, 2017). Son influence favorable sur la santé mentale a également été prouvée (Lindwall et al., 2012). L’OMS recommande pour les adultes au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, 75 minutes d’activité physiqued’intensité soutenue par semaine, ou encore une combinaison équivalente des deux (OMS, 2017).

    • Modes de vie sains chez les enfants

      Un régime alimentaire équilibré et la pratique régulière d’une activité physique dans l’enfance peuvent créer de bonnes habitudes et favoriser un mode de vie sain chez l’adulte. La consommation quotidienne de fruits et de légumes peut réduire le risque de maladies coronariennes, d’AVC et les risques liés à certains types de cancer (Hartley et al., 2013 ; World Cancer Research Fund, 2007). Les directives les plus courantes recommandent la consommation de cinq portions de fruits et légumes par jour au moins. Une activité physique modérée à intense est bénéfique pour la santé physique, mentale et psychosociale de l’adolescent car elle favorise le développement et la solidité du squelette et des muscles, réduit les états de dépression et d’angoisse, et améliore les résultats scolaires (Janssen et LeBlanc, 2010 ; Singh et al., 2012). L’OMS recommande 60 minutes d’activité physique modérée à intense chaque jour pour les enfants âgés de 5 à 17 ans.

    • Surpoids et obésité chez les adultes

      Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque majeurs pour de nombreuses maladies chroniques, dont le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer. En 2015, près de 4 millions de décès ont été liés à un indice de masse corporelle (IMC) élevé, chiffre en hausse de 19.5 % par rapport à 2005 au niveau mondial. L’IMC élevé représente le premier facteur de risque en termes d’années de vie en bonne santé perdues en Turquie, le deuxième dans six autres pays de l’OCDE, et le troisième dans 24 autres pays membres (Forouzanfar et al., 2016). L’obésité a rapidement augmenté dans l’OCDE ces dernières décennies, et les projections indiquent que cette évolution va se poursuivre (OCDE, 2017). Elle touche toutes les catégories de la population, indépendamment du sexe, de l’âge, de l’origine ethnique, du revenu ou du niveau d’instruction, quoique à des degrés divers (Sassi, 2010).

    • Surpoids et obésité chez les enfants

      L’obésité infantile est devenue l’un des plus graves enjeux de santé publique du XXIe siècle. L’obésité peut porter atteinte à la santé physique de l’enfant, sous la forme de maladies cardiovasculaires, endocriniennes ou pulmonaires, et à sa santé psychosociale, en favorisant le développement d’une mauvaise image de soi, de troubles alimentaires et d’états dépressifs (Inchley et al., 2016). Elle peut également compromettre la réussite scolaire (Cohen et al., 2013). De surcroît, l’obésité de l’enfant est une variable prédictive fiable de l’obésité chez l’adulte, qui a des conséquences sanitaires et économiques (OMS, 2016).

    • Pollution atmosphérique

      La pollution atmosphérique est un risque environnemental majeur pour la santé, en particulier pour les enfants et les personnes âgées, car elle peut provoquer des maladies respiratoires et cardiovasculaires, et le cancer du poumon. Un lien a également été établi avec le faible poids des bébés à la naissance, la démence et certaines lésions de l’ADN et du système immunitaire (OMS, 2017). La pollution de l’air extérieur en milieu urbain et rural aurait été à l’origine de 3 millions de décès prématurés dans le monde en 2012 (OMS, 2016). Elle peut en outre avoir des conséquences économiques et sociales substantielles, qui vont des coûts sanitaires à la nécessité de restaurer le cadre bâti et à la production agricole (OCDE, 2015). Les émissions les plus redoutables pour la pollution de l’air sont celles de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote et d’ozone, mais aussi celles de particules fines, ou PM2.5, dont le diamètre est inférieur ou égal à 2.5 μm. Ces dernières sont potentiellement plus dangereuses que les particules de taille supérieure (PM10) car elles peuvent pénétrer dans le système respiratoire et avoir une grave incidence sur la santé. En 2015, la pollution de l’air par les particules a été à l’origine de 4.2 millions de décès dans le monde (Forouzanfar et al., 2016). Selon l’OMS,la pollution est l’une des menaces les plus pernicieuses pour la santé publique mondiale aujourd’hui, et intervient à plus grande échelle que le VIH ou que le virus Ébola (OMS, 2017).

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Accès aux soins

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    • Couverture des soins de santé

      La couverture des soins de santé, par les régimes d’assurance publics et privés, permet de se prémunir contre les aléas financiers d’un accident ou d’une maladie grave. Toutefois, le pourcentage de la population couverte par de tels dispositifs ne constitue pas un indicateur complet de l’accessibilité, car la gamme des services couverts et le degré de participation des patients à leur coût affectent également l’accès aux soins.

    • Besoins en soins de santé non satisfaits en raison de leur coût

      L’accès aux soins de santé est parfois contrarié pour diverses raisons liées au fonctionnement du système de santé (le coût d’un soin médical, l’éloignement du centre de soins le plus proche ou les listes d’attente, par exemple) ou d’ordre personnel (notamment la crainte de ne pas être compris par le médecin ou de manquer de temps pour se soigner). Les personnes qui renoncent aux soins dont elles ont besoin mettent parfois leur santé en danger.

    • Dépenses de santé à la charge des patients

      La protection financière apportée par les régimes d’assurance maladie obligatoires ou volontaires peut sensiblement réduire les dépenses médicales à la charge directe des patients. Toutefois, dans certains pays, cette charge financière peut créer des barrières à l’accès aux soins de santé et à leur utilisation. Les ménages qui ont des difficultés à payer les frais médicaux risquent de reporter les soins de santé dont ils ont besoin, voire d’y renoncer. Globalement, dans les pays de l’OCDE, un cinquième des dépenses de santé sont réglées directement par les patients (voir l’indicateur sur les « Financement des dépenses de santé »).

    • Répartition géographique des médecins

      L’accès aux soins médicaux nécessite un nombre suffisant de médecins et une répartition géographique adéquate de ces derniers sur l’ensemble du pays. La concentration des médecins dans une région et des pénuries dans d’autres peuvent créer des inégalités d’accès aux soins de santé – un accroissement de la durée de déplacement ou des délais d’attente par exemple. La répartition inégale des médecins et les difficultés à les recruter et à les retenir dans certaines régions posent un problème majeur dans la plupart des pays de l’OCDE, en particulier ceux où il existe des zones isolées à faible densité de population, et des zones rurales et urbaines défavorisées.

    • Délais d'attente pour une chirurgie élective

      Les longs délais d’attente pour bénéficier de soins médicaux est un enjeu majeur des politiques de santé pour de nombreux pays de l’OCDE (Siciliani et al., 2013), mais moins important dans d’autres (Allemagne, Belgique, Corée, États-Unis, France, Japon, Luxembourg, Suisse). Les longs délais pour une chirurgie élective (non urgente), comme une opération de la cataracte, une arthroplastie de la hanche ou du genou, suscitent le mécontentement des patients car les bienfaits escomptés du traitement sont reportés, et la douleur et les handicaps perdurent.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Qualité et résultats des soins

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    • Vécu des patients en soins ambulatoires

      La prestation de services de santé adaptés et centrés sur le patient occupe une place grandissante dans les politiques de santé des pays de l’OCDE. Partout, le recours à l’usager des services de santé comme source d’information directe se développe.

    • Prescriptions dans le cadre des soins primaires

      Les prescriptions peuvent servir d’indicateur de la qualité des soins, en complément aux informations relatives à la consommation et aux dépenses (). Les antibiotiques ne doivent par exemple être prescrits que lorsque le besoin en est avéré afin de diminuer le risque d’apparition de souches résistantes. De même, les quinolones et les céphalosporines sont considérées comme des antibiotiques de seconde ligne dans la plupart des instructions posologiques. Elles ne doivent généralement être utilisées que si les antibiotiques de première ligne sont inefficaces. Le volume total des antibiotiques prescrits, et celui des antibiotiques de seconde ligne en pourcentage du volume total, ont été validés comme marqueurs de la qualité des structures de soins primaires.

    • Admissions évitables à l'hôpital

      La plupart des systèmes de santé ont mis en place un « niveau de soins primaires » dont les fonctions consistent notamment à promouvoir la santé et à prévenir les maladies, à gérer les nouveaux problèmes de santé et les affections de longue durée, et à assurer le transfert des patients vers des services hospitaliers lorsque cela est nécessaire. Il s’agit avant tout de préserver la santé des individus en mettant à leur disposition un même centre de soins sur le long terme, en adaptant et en coordonnant les soins pour ceux dont les besoins sont multiples et en favorisant l’autoformation et l’autogestion des patients.

    • Traitement du diabète

      Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque que le corps n’est plus capable de réguler les niveaux excessifs de glucose dans le sang. Dans les pays de l’OCDE, il est une cause majeure de maladie cardiovasculaire, de cécité, d’insuffisance rénale et d’amputation d’un membre inférieur. En 2015, on estimait à plus de 400 millions le nombre d’adultes atteints de diabète dans le monde, chiffre qui devrait dépasser 640 millions à l’horizon 2040. Le diabète a été à l’origine de 5 millions de décès en 2015 (FID, 2015).

    • Mortalité après un accident vasculaire cérébral

      À travers le monde, on estime que près de 26 millions de personnes ont subi un AVC, dont plus de 10 millions de personnes ayant un premier AVC chaque année. L’accident vasculaire cérébral est la deuxième cause mondiale de décès après les maladies cardiaques et représentait à peine moins de 12 % des décès dans le monde en 2013 (American Heart Association, 2017). Les AVC sont la deuxième cause d’invalidité. Ils surviennent lorsque l’irrigation sanguine d’une partie du cerveau est interrompue, ce qui entraîne une nécrose (mort cellulaire) de la partie atteinte.

    • Mortalité après un infarctus aigu du myocarde (IAM)

      La mortalité imputable aux maladies coronariennes a considérablement diminué depuis les années 70 (voir l’indicateur « Mortalité due aux maladies cardiovasculaires » au ). Les progrès sensibles des politiques de prévention, en ce qui concerne le tabagisme notamment (voir l’indicateur « Tabagisme chez les adultes » au ), et du traitement des maladies cardiovasculaires ont favorisé ce recul (OCDE, 2015a).

    • Taux de mortalité hospitalière

      L’écart des taux entre hôpitaux d’un même pays influe sur les variations des taux nationaux de létalité à 30 jours suite à un infarctus aigu du myocarde (IAM). La plupart des pays de l’OCDE ont mis en place des indicateurs nationaux de la performance hospitalière et des programmes de publication d’informations pour vérifier l’incidence des mesures visant à améliorer les coûts, la qualité de la prise en charge et l’accès aux soins hospitalier.

    • Délais d'attente pour une opération après une fracture de la hanche

      Les principaux facteurs de risque d’une fracture de la hanche sont associés au vieillissement, notamment à l’augmentation du risque de chute et à la fragilisation du squelette due à l’ostéoporose. Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie dans la plupart des pays de l’OCDE, le problème de santé publique que représente ce type de fracture devrait gagner en importance dans les prochaines années.

    • Complications chirurgicales

      Le problème de la sécurité des patients continue d’occuper une place centrale dans les politiques de santé et le débat public. Selon les données dont on dispose, plus de 15 % des dépenses et de l’activité hospitalières dans les pays de l’OCDE seraient imputables au traitement des failles de sécurité, dont beaucoup sont évitables (OCDE, 2017a et OCDE, 2017b). Aux États-Unis, l’amélioration systématique de la sécurité des soins aurait permis d’économiser 28 milliards USD entre 2010 et 2015 (AHRQ, 2016).

    • Traumatismes obstétricaux

      La sécurité des patientes lors de l’accouchement peut être évaluée en examinant les cas potentiellement évitables de déchirures du périnée durant un accouchement par voie basse (Harvey, 2015). Ces déchirures s’étendent aux muscles du périnée et à la paroi intestinale et nécessitent une intervention chirurgicale. Elles se produisent le plus souvent dans le cas d’un premier accouchement par voie basse, d’un poids de naissance élevé du bébé, de déclenchement du travail, de position occipitale postérieure, de prolongation de la deuxième phase du travail et d’accouchement avec extraction instrumentale. Figurent parmi les complications possibles les douleurs périnéales persistantes et l’incontinence.

    • Soins aux personnes atteintes de troubles mentaux

      Les problèmes de santé mentale représentent une charge substantielle : une personne sur quatre en souffrirait à tout moment dans les pays de l’OCDE, et une personne sur deux au cours de sa vie (voir l’indicateur « Santé mentale » au  ; OCDE, 2014a). Des soins de qualité prodigués en temps opportun peuvent améliorer les résultats et faire diminuer le nombre de suicides et la surmortalité chez les individus atteints de troubles psychiatriques.

    • Cancer du sein : dépistage, survie et mortalité

      Le cancer du sein est la forme de cancer la plus fréquente chez les femmes dans les pays de l’OCDE, à la fois en terme d’incidence et de prévalence. Une femme sur neuf souffrira d’un cancer du sein à un moment ou à un autre de sa vie. Les facteurs qui augmentent les risques de développer cette maladie sont l’âge, les antécédents familiaux de cancer du sein, la prédisposition génétique, les facteurs de reproduction, une œstrogénothérapie substitutive et l’hygiène de vie, y compris l’obésité, le manque d’activité physique, le régime alimentaire et la consommation d’alcool.

    • Cancer colorectal : survie et mortalité

      Dans les pays de l’OCDE, le cancer colorectal est la troisième forme de cancer le plus couramment diagnostiquée, après les cancers de la prostate et du poumon, chez les hommes, et la deuxième, après le cancer du sein, chez les femmes (voir l’indicateur « Mortalité due au cancer » au ). Plusieurs facteurs augmentent le risque chez certains individus le risque de développer la maladie, notamment l’âge, une colite ulcéreuse, des antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal ou de polypes, et des facteurs liés à l’hygiène de vie comme un régime alimentaire riche en graisses et pauvre en fibres, le manque d’activité physique, l’obésité, le tabagisme et la consommation d’alcool. Partout, son incidence est sensiblement plus élevée chez les hommes que chez les femmes. En général, le cancer du rectum est plus difficile à soigner que celui du côlon car il présente plus de risques de propagation à d’autres tissus, de récidive et de complications post-opératoires.

    • Leucémie chez les enfants : survie et mortalité

      La leucémie est le cancer le plus courant chez les enfants : elle compte pour plus de 30 % des cancers diagnostiqués chez les jeunes de moins de 15 ans dans le monde (CIRC, 2012). Ses causes sont mal connues, mais figurent parmi les facteurs de risque des facteurs héréditaires comme le syndrome de Down (trisomie 21) et des antécédents familiaux de leucémie, et des facteurs non héréditaires comme l’exposition aux rayonnements ionisants. Il existe différents types de leucémie, mais trois quarts environ des cas infantiles sont des leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL). La leucémie myéloïde aiguë vient en deuxième position. Le pronostic diffère en fonction de divers facteurs, dont l’âge, le nombre initial de leucocytes, le sexe, la réaction initiale au traitement d’induction et le type de leucémie. Après cinq ans de rémission complète, les enfants atteints de leucémie aiguë sont considérés guéris car les rechutes sont rares au-delà de ce délai.

    • Vaccinations

      Tous les pays de l’OCDE ont mis en place des programmes de vaccination fondés sur leur interprétation des risques et des avantages de chaque vaccin. Les taux de vaccination des enfants âgés d’un an contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC), la rougeole et l’hépatite B sont élevés dans les pays de l’OCDE (graphiques 6.42 et 6.43). Dans l’ensemble, plus de 95 % des enfants reçoivent le vaccin DTC recommandé et celui contre la rougeole, et près de 94 % se voient administrer un vaccin recommandé contre l’hépatite B. Les taux de vaccination DTC sont inférieurs à 90 % en Indonésie, au Mexique et en Inde. Les taux de vaccination contre la rougeole sont inférieurs à 90 % en Italie, en Indonésie, et en Inde, et ceux contre l’hépatite B inférieurs à 90 % au Mexique, en France, en Indonésie, en Inde et en Allemagne.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Dépenses de santé

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    • Dépenses de santé par habitant

      Les ressources financières que consacre un pays à la santé, à la fois celle des individus et de la population dans son ensemble, et leur évolution au cours du temps sont le résultat d’un large ensemble de facteurs économiques et sociaux, ainsi que des structures de financement et d’organisation du système de santé national.

    • Dépenses de santé en proportion du PIB

      L’évolution des dépenses d’un pays au titre des soins de santé par rapport aux dépenses consacrées à l’ensemble des biens et services dans l’économie peut dépendre aussi bien de la croissance des dépenses de santé que des performances de l’ensemble de l’économie. En 2016, on estime que les dépenses de santé représentaient en moyenne 9.0 % du PIB dans les pays de l’OCDE, un pourcentage globalement stable depuis quelques années. Cela fait suite à une période de croissance des dépenses de santé supérieure à celle de l’ensemble de l’économie dans les années 90 et 2000, pendant lesquelles les dépenses de santé rapportées au PIB ont considérablement augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE.

    • Financement des dépenses de santé

      Les soins de santé peuvent être financés par divers mécanismes. Dans certains pays, ils peuvent être majoritairement financés par des régimes publics qui prennent automatiquement en charge les individus sur la base de leur lieu de résidence. Dans d’autres cas, les régimes d’assurance maladie obligatoire (publics ou privés) couvrent la majeure partie des dépenses de santé. Outre ces mécanismes, une part variable des dépenses de santé est supportée par les paiements directs des ménages (paiements indépendants ou dispositifs de participation aux coûts), ainsi que différentes formes d’assurance maladie volontaire visant à remplacer, compléter ou renforcer l’assurance automatique ou obligatoire.

    • Sources des financements de santé

      Dans tous les pays de l’OCDE, les différents régimes de financement des biens et services de santé dépendent de diverses sources de recettes. Les dispositifs publics, par exemple, se voient généralement allouer une part des recettes publiques (p. ex. impôts sur le revenu et sur les sociétés, taxe sur la valeur ajoutée, etc.). L’assurance maladie sociale est le plus souvent financée par les cotisations sociales versées par les employeurs et les salariés. Toutefois, une part variable des recettes de ces dispositifs peut également provenir des transferts publics. Les principales sources de recettes des régimes d’assurance maladie privée sont les prépaiements obligatoires ou volontaires, qui prennent habituellement la forme de primes régulières versées dans le cadre d’un contrat d’assurance. Les paiements directs proviennent exclusivement des revenus des ménages. Certains dispositifs de financement de la santé (p. ex. dispositifs à but non lucratif ou d’entreprise) peuvent également percevoir des dons ou des revenus supplémentaires tirés d’investissements ou de biens loués. Les dispositifs résidents de financement peuvent également percevoir des transferts de l’étranger dans le cadre d’une coopération bilatérale avec des gouvernements étrangers ou d’autres partenaires de développement. Toutefois, ces transferts ne jouent aucun rôle dans la grande majorité des pays de l’OCDE.

    • Dépenses de santé par type de service

      La répartition des dépenses de santé entre les différents services et biens met en évidence divers facteurs, de la charge de morbidité et des priorités du système jusqu’aux aspects et coûts organisationnels. Les dépenses au titre des soins hospitaliers et ambulatoires constituent la majeure partie des dépenses de santé dans les pays de l’OCDE : en moyenne presque deux tiers des dépenses de santé en 2015 (). Une autre part représentant 19 % des dépenses de santé est consacrée aux biens médicaux (principalement les produits pharmaceutiques), tandis que 14 % se rapportent aux services de soins de longue durée. Les 6 % restants ont été alloués aux programmes de santé publique, à la prévention ainsi qu’à la gouvernance et administration globale du système de santé.

    • Dépenses de santé par prestataire

      Dans les pays de l’OCDE, les biens et services médicaux sont fournis par un large éventail d’établissements, des hôpitaux et des cabinets médicaux aux pharmacies, voire aux ménages privés prenant soin de membres de leur famille. Une répartition par prestataire permet de suivre les dépenses de santé du point de vue des établissements, ce qui complète utilement la répartition des dépenses de santé par fonction (voir indicateur « Dépenses de santé par type de service »).

    • Dépenses en capital dans le secteur de la santé

      Même si les systèmes de santé restent un secteur à forte intensité de main-d’œuvre, le capital a vu son importance s’accroître au cours des dernières décennies en tant que facteur de production des services de santé. Cela s’illustre, par exemple, par l’importance croissante des équipements diagnostiques et thérapeutiques ou par l’expansion des technologies de l’information et des communications (TIC) dans le domaine de la santé (voir le précédent indicateur sur l’adoption des services de santé en ligne dans les cabinets des généralistes et les hôpitaux). Toutefois, le niveau de ressources investi dans les infrastructures, les équipements et les TIC a tendance à varier davantage en fonction des cycles économiques que les dépenses courantes au titre des services de santé, les décisions d’investissement étant souvent plus ponctuelles et pouvant être facilement reportées ou avancées en fonction de la situation économique. Lorsqu’ils décident d’investir dans les infrastructures, les responsables publics doivent non seulement évaluer soigneusement les coûts à court terme, mais aussi les avantages potentiels à court, moyen et long termes. Le ralentissement des investissements dans les infrastructures et les équipements de santé peut également réduire la capacité à traiter les patients et contribuer à allonger les délais d’attente pour différents types de services.

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    • Personnel médico-social

      Le secteur médico-social occupe une part toujours plus importante de la population active dans de nombreux pays du monde (Commission de haut niveau des Nations unies sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique, 2016). En moyenne dans la zone OCDE, les activités médico-sociales comptaient pour 10 % environ de l’emploi total en 2015 (). Le secteur a un poids particulièrement prononcé dans les pays scandinaves, en Finlande et aux Pays-Bas, où il représente 15 à 20 % des emplois.

    • Médecins (nombre total)

      Le nombre de médecins par habitant varie considérablement d’un pays à l’autre au sein de la zone OCDE. En 2015, la Grèce affichait la plus forte densité, avec 6.3 médecins pour 1 000 habitants, mais celle-ci est surestimée car calculée à partir de l’ensemble des médecins autorisés à exercer, quand bien même certains ont abandonné la pratique pour diverses raisons. L’Autriche arrivait en deuxième position avec 5.1 médecins pour 1 000 habitants. La Turquie, le Chili et la Corée enregistraient les chiffres les plus bas parmi les pays de l’OCDE, avec deux médecins environ pour 1 000 habitants. La moyenne de l’OCDE était de 3.4 médecins pour 1 000 habitants. Dans les pays partenaires, le nombre de médecins par habitant était nettement plus faible : il y en avait moins d’un pour 1 000 habitants en Indonésie, en Inde et en Afrique du Sud. En Chine, le nombre de médecins par habitant se situait encore à environ la moitié de la moyenne OCDE, mais avait augmenté de 44 % depuis 2000 ().

    • Répartition des médecins par âge, sexe et catégorie

      La structure du personnel médical par âge et par sexe, ainsi que la répartition entre les différentes catégories de médecins jouent un rôle important dans l’offre de services médicaux. Depuis de nombreuses années, le vieillissement de la population des médecins dans les pays de l’OCDE fait craindre une insuffisance de la relève, bien que les départs à la retraite s’avèrent souvent progressifs et de plus en plus tardifs (OCDE, 2016). D’autre part, le déséquilibre croissant en faveur de différentes spécialisations au détriment de la médecine générale soulève des préoccupations dans de nombreux pays sur l’accès aux soins primaires pour toute la population.

    • Médecins nouvellement diplômés

      Le nombre de médecins nouvellement diplômés reflète dans une large mesure les décisions prises quelques années plus tôt concernant le nombre d’étudiants admis dans les écoles de médecine (décisions concernant le numerus clausus). Depuis 2000, la plupart des pays de l’OCDE ont relevé ce quota en réponse aux préoccupations suscitées par les pénuries, effectives ou potentielles, de médecins (OCDE, 2016), mais les chiffres restent variables d’un pays à l’autre.

    • Rémunération des médecins (généralistes et spécialistes)

      La rémunération selon les catégories de médecins a un impact sur l’attrait financier des différentes spécialités. Dans de nombreux pays, l’État influe sur le niveau et la structure de la rémunération, soit en tant que principal employeur de médecins, soit en tant que client de leurs services, ou encore par la réglementation des honoraires. Du fait de la mobilité internationale croissante des médecins (voir l’indicateur sur la migration des médecins et du personnel infirmier), les niveaux relatifs de rémunération proposés par les différents pays peuvent jouer un rôle non négligeable en matière d’attractivité.

    • Personnel infirmier

      Les infirmiers sont beaucoup plus nombreux que les médecins dans la plupart des pays de l’OCDE et jouent un rôle essentiel dans l’offre de soins, non seulement dans les structures traditionnelles, comme les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée, mais aussi, et de plus en plus, dans les soins primaires (notamment pour prodiguer des soins aux personnes souffrant de maladies chroniques) et à domicile.

    • Personnel infirmier nouvellement diplômé

      Beaucoup de pays de l’OCDE ont pris des mesures, depuis environ dix ans, pour accroître le nombre d’étudiants admis dans les écoles d’infirmiers en réponse aux préoccupations concernant les pénuries, ressenties ou pressenties, de personnel (OCDE, 2016). Néanmoins, les efforts consacrés à la formation de nouveaux infirmiers sont très variables d’un pays à l’autre, ce qui peut s’expliquer par les différences dans le nombre et la structure d’âge des effectifs actuels de la profession (d’où des besoins différents en termes de remplacement), par la capacité d’accueil des écoles d’infirmiers, ainsi que par les perspectives d’emploi futures.

    • Rémunération du personnel infirmier

      Le niveau de rémunération du personnel infirmier est un des facteurs qui influent sur la satisfaction professionnelle et l’attrait de la profession. Il a aussi un effet direct sur les coûts, car les salaires du personnel infirmier sont l’un des principaux postes de dépenses des systèmes de santé.

    • Médecins et personnel infirmier formés à l'étranger

      La migration internationale des médecins et de personnel infirmier n’est pas un phénomène nouveau, mais elle attire fortement l’attention depuis quelques années car on craint qu’elle n’aggrave la pénurie de personnel de santé qualifié dans certains pays. Le Code de pratique mondial pour le recrutement international des personnels de santé, adopté par l’Assemblée mondiale de la santé en mai 2010, a été conçu pour répondre à ces préoccupations. Il fournit aux pays un instrument pour promouvoir un recrutement plus éthique des personnels de santé, en les encourageant à tendre vers « l’autosuffisance » dans la formation des personnels de santé, tout en reconnaissant à toute personne le droit fondamental de migrer.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Servives de santé

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    • Consultations de médecins

      Les consultations de médecins peuvent avoir lieu dans le cabinet ou la clinique du médecin, dans les services de consultations externes des hôpitaux ou, dans certains cas, au domicile des patients. Dans de nombreux pays d’Europe (Danemark, Espagne, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République slovaque et Royaume-Uni par exemple), les patients sont obligés ou incités à consulter un médecin généraliste pour tout nouvel épisode de maladie. Le généraliste peut alors les envoyer consulter un spécialiste, s’il le juge utile. Dans d’autres pays, les patients peuvent consulter directement les spécialistes.

    • Technologies médicales

      Les nouvelles technologies médicales permettent d’améliorer les diagnostics et les traitements, mais elles contribuent également à l’augmentation des dépenses de santé. Cette section présente des données sur la disponibilité et l’utilisation de deux technologies de diagnostic par imagerie : la tomodensitométrie (CT scanner) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les examens de CT et d’IRM aident les médecins à diagnostiquer plus facilement diverses pathologies. Contrairement aux techniques traditionnelles de radiographie et de scanner, les examens par IRM n’exposent pas les patients à un rayonnement ionisant.

    • Lits d'hôpital

      Le nombre de lits d’hôpital fournit une indication sur les ressources disponibles pour l’offre de services aux patients hospitalisés. La présente section fournit des données sur le nombre de lits d’hôpital de façon globale en 2000 et en 2015 et pour différents types de soins (curatifs, de réadaptation, de longue durée et autres fonctions). Elle fournit également un indicateur du taux d’occupation dans le temps des lits affectés aux soins curatifs.

    • Sorties d'hôpital

      Les sorties d’hôpital mesurent le nombre de patients qui quittent un hôpital après y être restés au moins une nuit. Avec la durée moyenne de séjour, il s’agit d’un indicateur important de l’activité hospitalière. L’activité hospitalière est soumise à un certain nombre de facteurs, parmi lesquels la capacité quantitative de traitement des patients dans les hôpitaux, la capacité du secteur des soins primaires à prévenir les admissions hospitalières évitables et l’offre de soins de suite pour la réadaptation et les soins de longue durée.

    • Durée moyenne de séjour à l'hôpital

      La durée moyenne de séjour à l’hôpital est souvent considérée comme un indicateur d’efficience. Toutes choses égales par ailleurs, un séjour plus court diminue le coût par sortie et déplace les soins vers le cadre moins onéreux des soins de suite. Les séjours plus longs peuvent être un indicateur de soins de mauvaise qualité : l’inefficacité des processus hospitaliers peut entraîner des retards en matière de traitement des patients ; à la suite d’erreurs et de soins de mauvaise qualité, les patients peuvent avoir besoin d’un traitement complémentaire ou d’un temps de récupération plus long ; en raison d’une mauvaise coordination entre les différentes parties du système de santé, les personnes peuvent devoir rester à l’hôpital en attendant que les soins courants leur soient prodigués. Dans le même temps, certaines personnes peuvent sortir trop tôt, alors qu’un séjour hospitalier plus long aurait pu améliorer leurs résultats ou réduire le risque de réadmission.

    • Remplacements de la hanche ou du genou

      Les progrès considérables des interventions chirurgicales offrent des options efficaces pour soulager la douleur et le handicap associés à certains troubles musculo-squelettiques. La chirurgie de remplacement de la hanche et du genou est considérée être l’intervention la plus efficace pour le traitement de l’ostéo-arthrite sévère et les fractures de hanche, car elle soulage la douleur, réduit le handicap et permet à certains patients de récupérer une fonction quasi normale.

    • Césariennes

      Les taux d’accouchement par césarienne ont augmenté au fil du temps dans presque tous les pays de l’OCDE, bien que cette tendance se soit inversée, au moins légèrement, dans quelques pays ces dernières années. Les raisons de cette hausse sont notamment l’augmentation du nombre des premières naissances chez des femmes à un âge plus tardif ainsi que des naissances multiples résultant de la procréation médicalement assistée, les préoccupations relatives à la responsabilité pour faute médicale, la commodité de la programmation pour les médecins et pour les patientes et la préférence croissante de certaines femmes pour ce mode d’accouchement. Néanmoins, l’accouchement par césarienne continue d’entraîner une mortalité maternelle plus élevée, une plus forte morbidité maternelle et infantile et plus de complications lors des accouchements ultérieurs, ce qui soulève des questions sur le bien-fondé de césariennes qui ne sont pas toujours médicalement nécessaires.

    • Chirurgie ambulatoire

      Au cours des dernières décennies, le nombre d’actes réalisés en chirurgie de jour a considérablement augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE grâce aux progrès des technologies médicales, en particulier à la diffusion des interventions peu invasives, et de l’anesthésie. Ces innovations ont également accru la sécurité des patients et les résultats de santé, et contribué, dans bien des cas, à réduire le coût unitaire des interventions en raccourcissant la durée de séjour à l’hôpital. Toutefois, l’impact de l’essor des actes de chirurgie de jour sur les dépenses totales de santé n’est pas forcément évident sachant que la réduction du coût unitaire (par rapport à la chirurgie avec hospitalisation) peut être compensée par l’augmentation globale du nombre total d’interventions pratiquées et doit également prendre en compte les coûts supplémentaires associés aux soins de suite et aux services de santé de proximité après les interventions.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Secteur pharmaceutique

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    • Dépenses pharmaceutiques

      Les produits pharmaceutiques jouent un rôle essentiel dans le système de santé. Les responsables publics doivent établir un juste équilibre entre l’accès aux nouveaux médicaments et les incitations proposées aux professionnels du secteur, tout en reconnaissant les limites des budgets de santé. Après les soins hospitaliers et les soins ambulatoires, les produits pharmaceutiques représentent le troisième poste de dépenses de santé le plus important : ils constituaient en moyenne plus d’un sixième (16 %) du total de ces dépenses en 2015 dans les pays de l’OCDE (sans compter les dépenses en produits pharmaceutiques dans les hôpitaux).

    • Pharmaciens et pharmacies

      Les pharmaciens sont des professionnels de la santé formés qui gèrent la distribution des médicaments aux consommateurs/patients et qui contribuent à s’assurer de leur utilisation sûre et efficace. Ces dernières années, le rôle des pharmaciens a changé. Si leur fonction principale reste de dispenser des médicaments dans des pharmacies de détail, ils fournissent de plus en plus des soins directs aux patients (par exemple, des vaccinations contre la grippe en Irlande et en Nouvelle-Zélande, et une aide à l’observance des traitements médicamenteux en Australie, au Japon, en Angleterre et en Nouvelle-Zélande), aussi bien dans les pharmacies de ville que dans le cadre d’équipes intégrées de prestataires de soins.

    • Consommation de produits pharmaceutiques

      De façon générale, la consommation de produits pharmaceutiques continue d’augmenter, à la fois sous l’effet de la demande croissante de médicaments destinés à traiter les maladies liées à l’âge et les affections chroniques, et de l’évolution de la pratique clinique. La présente section examine la consommation de quatre catégories de produits pharma-ceutiques : les antihypertenseurs, les hypocholestérolémiants, les antidiabétiques et les antidépresseurs.

    • Génériques et biosimilaires

      Tous les pays de l’OCDE voient dans le développement du marché des génériques une bonne occasion de renforcer l’efficience des dépenses pharmaceutiques, mais beaucoup ne tirent pas pleinement parti des possibilités offertes par les génériques (). Ces derniers ont représenté en 2015 plus des trois quarts du volume des produits pharmaceutiques vendus aux États-Unis, au Chili, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, mais moins d’un quart du marché au Luxembourg, en Italie, en Suisse et en Grèce.

    • Recherche et développement dans le secteur pharmaceutique

      Le financement de la R-D (recherche-développement) pharmaceutique résulte d’une combinaison complexe de sources publiques et privées. Les gouvernements soutiennent principalement la recherche fondamentale et les travaux de recherche préliminaires. Ce financement se fait au moyen de dotations budgétaires directes, de subventions de recherche, au travers d’établissements de recherche publics et en finançant des établissements d’enseignement supérieur. L’industrie pharmaceutique traduit et applique les connaissances générées par la recherche fondamentale pour développer des produits, et investit dans les vastes essais cliniques nécessaires à l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché. Le secteur reçoit également des subventions directes de R-D ou bénéficie de crédits d’impôt dans de nombreux pays.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Viellissement et soins de longue durée

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    • Évolution démographique

      L’allongement de l’espérance de vie (voir les indicateurs sur l’espérance de vie au ) et la baisse des taux de fécondité signifient que les personnes âgées représentent une proportion toujours plus importante des populations des pays de l’OCDE.

    • Espérance de vie et espérance de vie en bonne santé à 65 ans

      Au cours des dernières décennies, l’espérance de vie à 65 ans a fortement augmenté pour les hommes comme pour les femmes dans les pays de l’OCDE, avec une augmentation de 5.4 années en moyenne depuis 1970 (). Plusieurs facteurs ont contribué à cette progression, notamment les progrès réalisés en matière de soins médicaux et un meilleur accès aux soins, mais aussi des modes de vie plus sains et une amélioration des conditions de vie aussi bien avant qu’après 65 ans.

    • État de santé et incapacité autodéclarés à 65 ans

      La plupart des pays de l’OCDE mènent régulièrement des enquêtes qui permettent aux personnes interrogées de détailler différents aspects de leur santé. On trouve fréquemment dans ces enquêtes une question concernant l’état de santé tel que perçu par les personnes interrogées, laquelle est formulée comme suit : « Comment décririez-vous votre état de santé général ? ». En dépit du caractère subjectif de ces questions, les indicateurs de perception de l’état de santé général fournissent des indications quant à l’évolution de la consommation de soins de santé et de la mortalité (Hirosaki et al., 2017; Schnittker and Bacak, 2014). Il peut toutefois se révéler difficile d’interpréter les écarts que l’on observe d’un pays à l’autre, dans la mesure où les questions des enquêtes peuvent être légèrement différentes et où des facteurs culturels peuvent influencer les réponses.

    • Prévalence de la démence

      La démence correspond à une catégorie de troubles du cerveau qui entraînent des lésions cérébrales provoquant une détérioration progressive des capacités fonctionnelles et des relations sociales de l’individu. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence ; elle représente de 60 à 80 % des cas. Il n’existe aujourd’hui aucun remède ou traitement modifiant le cours de la maladie, mais des politiques meilleures peuvent améliorer la vie des personnes atteintes de démence en les aidant, ainsi que leur famille, à vivre avec la maladie et en veillant à ce qu’elles aient accès à des soins de santé et des prestations à caractère social de haute qualité.

    • Bénéficiaires de soins de longue durée

      Avec l’âge, les individus sont plus susceptibles de développer des incapacités et d’avoir besoin du soutien de leur famille, de leurs amis et des services de soins de longue durée. Par conséquent, si des services de soins de longue durée sont fournis à des groupes d’invalides plus jeunes, la majorité des bénéficiaires de soins de longue durée sont des personnes âgées. En moyenne, dans l’ensemble de l’OCDE, 13 % des personnes de plus de 65 ans reçoivent des soins de longue durée (). Leur proportion varie de 2 % au Portugal à 6 % en Estonie et à plus de 20 % en Israël et en Suisse.

    • Aidants informels

      Dans les pays de l’OCDE, la famille et les amis fournissent la plus grande part des soins aux personnes qui nécessitent des soins de longue durée. Compte tenu du caractère informel des soins prodigués par les proches, il est difficile d’obtenir des données comparables sur le nombre d’aidants familiaux dans chacun des pays, ainsi que sur le temps qu’ils consacrent à ces activités. Les données présentées dans cette section proviennent d’enquêtes nationales et internationales sur la santé, et se réfèrent aux individus âgés de 50 ans et plus qui déclarent fournir des soins et une aide à un proche (membre de la famille ou ami).

    • Emploi dans le secteur des soins de longue durée

      Les soins de longue durée sont un service à forte intensité de main-d’œuvre. Les travailleurs du secteur formel des soins de longue durée sont définis comme le personnel rémunéré, généralement du personnel infirmier et des auxiliaires de vie, qui dispense des soins et/ou une aide aux personnes qui sont limitées dans leurs activités quotidiennes, à domicile ou dans des établissements médicalisés non hospitaliers. Les soins formels sont complétés par le soutien informel, généralement non rémunéré, prodigué par les proches, qui représente une grande partie de la prise en charge des personnes âgées dans tous les pays de l’OCDE (voir l’indicateur sur les aidants informels).

    • Lits de soins de longue durée

      Le nombre de lits dans les établissements de long séjour et dans les unités de soins de longue durée à l’hôpital donne une indication des ressources disponibles pour assurer une prise en charge de longue durée ailleurs qu’au domicile des patients.

    • Dépenses de soins de longue durée

      Les dépenses de soins de longue durée ont connu leur plus forte hausse, toutes fonctions confondues (voir l’indicateur « Dépenses de santé par type de service »), et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir. Le vieillissement de la population s’accompagne d’une augmentation du nombre de personnes nécessitant une prise en charge médico-sociale permanente ; l’augmentation des revenus suscite de fortes attentes en termes de qualité de vie pendant la vieillesse ; l’offre de soins informels risque de diminuer et les gains de productivité sont difficiles à réaliser dans ce secteur à forte intensité de main-d’œuvre. Tous ces facteurs exercent une pression à la hausse sur les dépenses.

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