Panorama de la santé

French
Frequency :
Biennial
ISSN :
1999-1320 (online)
ISSN :
1817-0005 (print)
DOI :
10.1787/19991320
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La publication Panorama de la santé présente les données  les plus récentes et les tendances de différents aspects des performances des systèmes de santé des pays de l’OCDE. Elle montre clairement les fortes variations entre pays en ce qui concerne l’état de santé de la population et les risques sanitaires, ainsi que les différences de coûts, d’affectation des ressources et d’activités des systèmes de santé.

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Panorama de la santé 2013

Latest Edition

Panorama de la santé 2013

Les indicateurs de l'OCDE You or your institution have access to this content

French
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Author(s):
OECD
Publication Date :
21 Nov 2013
Pages :
212
ISBN :
9789264205031 (PDF) ; 9789264204232 (print)
DOI :
10.1787/health_glance-2013-fr

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Cette nouvelle édition du Panorama de la santé présente les données comparables les plus récentes sur la performance des systèmes de santé dans les pays de l’OCDE. Dans la mesure du possible, elle présente aussi des données pour l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Fédération de Russie, l’Inde et l’Indonésie. L’édition 2013 contient de nouveaux indicateurs sur les inégalités en matière de santé, les facteurs de risque chez les enfants, le marché pharmaceutique, la qualité et l’accès aux soins. Chaque indicateur est présenté dans un format qui se veut le plus clair possible : des graphiques illustrent les variations entre pays et dans le temps, des analyses brèves tirent les principaux enseignements des données présentées, et un encadré méthodologique mentionne la définition de l'indicateur et les limitations éventuelles de la comparabilité des données.

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  • Click to Access:  Avant-propos

    L’édition 2013 du Panorama de la santé : Les indicateurs de l’OCDE présente les données comparables les plus récentes sur les principaux indicateurs de la santé et des systèmes de santé des 34 pays membres de l’OCDE. Elle contient aussi, dans la mesure du possible, des données comparables sur les grandes économies émergentes que sont l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la Fédération de Russie, l’Inde et l’Indonésie.

  • Click to Access:  Éditorial : De la croissance des dépenses à la croissance de la productivité dans le secteur de la santé

    Près de six ans après le début de la crise financière et économique mondiale, la situation économique est très variable selon les pays de l’OCDE, entre l’amorce d’une reprise aux États-Unis, au Canada et au Japon, et des perspectives toujours moroses dans de nombreux pays européens. Après une période où, dans le cadre des plans de relance, des ressources importantes ont été allouées aux programmes de protection sociale, le retour à des mesures visant à rétablir l’équilibre budgétaire se traduit souvent par des coupes sombres dans les dépenses. À l’image d’autres postes de dépenses publiques, le secteur de la santé subit aussi des restrictions budgétaires dans de nombreux pays de l’OCDE.

  • Click to Access:  Résumé

    L’édition 2013 du Panorama de la santé présente les tendances et les facteurs qui influent sur l’état de santé de la population, les services médicaux et les politiques de la santé dans les pays de l’OCDE et les BRIICS. Bien que les indicateurs tels que l’espérance de vie ou la mortalité infantile fassent penser que la situation s’améliore globalement, les inégalités en matière de revenu, d’éducation et d’autres indicateurs sociaux ont toujours une incidence profonde sur l’état de santé et l’accès aux soins. Les inégalités dans le domaine de la santé peuvent s’expliquer par des différences de conditions de vie et de travail ainsi que de mode de vie, comme le montrent les données présentées dans cet ouvrage (tabagisme, consommation excessive d’alcool, inactivité physique et obésité, par exemple).

  • Click to Access:  Guide du lecteur

    Le Panorama de la santé 2013 présente des comparaisons des principaux indicateurs relatifs à la santé et aux systèmes de santé dans les 34 pays de l’OCDE et dans certaines grandes économies émergentes (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Fédération de Russie, Inde et Indonésie). Les indicateurs présentés ont été choisis pour leur pertinence et en fonction de la disponibilité et de la comparabilité des données. Sauf indication contraire, ces dernières sont essentiellement extraites des statistiques nationales officielles.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts État de santé

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    • Click to Access:  Espérance de vie à la naissance

      Au cours des dernières décennies, l’espérance de vie à la naissance a augmenté considérablement dans tous les pays de l’OCDE et dans la plupart des économies émergentes. L’amélioration des conditions de vie, le recul de certains facteurs de risque (tabagisme, par exemple) et les progrès enregistrés dans le domaine des soins de santé sont les principales explications de cet accroissement de la longévité.

    • Click to Access:  Espérance de vie selon le sexe et le niveau d'éducation

      Dans tous les pays de l’OCDE, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes reste important : en moyenne, l’espérance de vie à la naissance atteignait en 2011 82.8 ans pour les femmes et 77.3 pour les hommes, soit une différence de 5.5 ans ().

    • Click to Access:  Mortalité due aux maladies cardiovasculaires

      Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de mortalité dans la plupart des pays de l’OCDE et ont représenté 33 % de l’ensemble des décès en 2011. Elles regroupent diverses maladies touchant l’appareil circulatoire, notamment les cardiopathies ischémiques (souvent appelées crises cardiaques) et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

    • Click to Access:  Mortalité due au cancer

      Le cancer représente plus d’un quart du total des décès dans les pays de l’OCDE et constitue, après les maladies de l’appareil circulatoire, la deuxième cause de mortalité. La part des décès imputables au cancer augmente et, dans un certain nombre de pays (Canada, Danemark, France, Japon et Pays-Bas), le cancer est désormais la première cause de décès. Cette évolution tient au fait que la mortalité due à d’autres causes, en particulier aux maladies circulatoires, recule plus rapidement que celle due au cancer.

    • Click to Access:  Mortalité due aux accidents de transport

      On estime à 1.3 million le nombre de personnes qui, chaque année dans le monde, perdent la vie à la suite d’accidents de transport, dont la majorité sont des accidents de la route. Ces derniers sont la cause, à l’échelle mondiale, de 0.5 % des décès chez les femmes âgées de 15 à 45 ans, et de plus de 10 % des décès chez les hommes de cette tranche d’âge (Lozano et al., 2012). Dans les pays de l’OCDE, les accidents de transport ont fait 107 000 morts en 2011, dont 74 % chez les hommes. La plupart des accidents de la route concernent des jeunes, le risque d’accident mortel étant particulièrement élevé entre 15 et 24 ans (Walls et al., 2012 ; OCDE/ITF, 2013).

    • Click to Access:  Suicide

      Cause importante de décès dans de nombreux pays de l’OCDE, le suicide a fait plus de 150 000 morts en 2011. Un ensemble complexe de raisons expliquent qu’une personne attente à sa propre vie, et de nombreux facteurs de risque peuvent prédisposer un individu à tenter de mettre fin à ses jours. Plus de 90 % des suicides ont été le fait de personnes atteintes de troubles psychiatriques comme la dépression grave, les troubles bipolaires ou la schizophrénie (Nock et al., 2008). L’environnement social dans lequel vit la personne compte également beaucoup. Des revenus faibles, une consommation abusive d’alcool ou de drogue, le chômage et la solitude sont autant de facteurs associés à des taux de suicide plus élevés (Qin et al., 2003 ; Crump et al., 2013).

    • Click to Access:  Mortalité infantile

      Le taux de mortalité infantile, qui mesure la proportion de décès parmi les nourrissons et les enfants de moins d’un an, fournit une indication de l’impact de la situation économique et sociale des mères, de leurs modes de vie, ainsi que des caractéristiques et de l’efficacité des systèmes de santé sur la santé des mères et des nouveau-nés.

    • Click to Access:  Santé du nourrisson : faible poids à la naissance

      Le faible poids à la naissance – défini comme inférieur à 2 500 grammes – est un indicateur important de la santé du nourrisson parce qu’il existe une relation étroite entre le poids de naissance et la morbidité et mortalité infantiles. Un faible poids à la naissance peut être dû à deux facteurs : un retard de croissance intra-utérin ou une naissance prématurée. Les nouveau-nés de faible poids risquent plus d’être en mauvaise santé ou de décéder, doivent souvent être hospitalisés plus longtemps après la naissance et sont davantage susceptibles de souffrir de handicaps importants (Unicef et OMS, 2004). Parmi les facteurs de risque de faible poids à la naissance figurent le tabagisme et la consommation excessive d’alcool de la mère, une mauvaise hygiène alimentaire, un faible indice de masse corporelle, un milieu socio-économique défavorisé, la fécondation in vitro et une grossesse multiple.

    • Click to Access:  État de santé général perçu

      La plupart des pays de l’OCDE réalisent régulièrement des enquêtes de santé qui permettent aux répondants d’évaluer différents aspects de leur état de santé. Ces enquêtes comportent souvent une question qui invite les personnes interrogées à décrire leur état santé général tel qu’elles le perçoivent. En dépit du caractère subjectif de cette question, les indicateurs de perception de l’état de santé général fournissent des indications quant à l’évolution de la consommation de soins de santé et de la mortalité (DeSalvo et al., 2005 ; Bond et al., 2006).

    • Click to Access:  Prévalence et incidence du diabète

      Le diabète est une maladie chronique, qui se caractérise par un taux élevé de glucose dans le sang. Il est dû soit à un arrêt de la production d’insuline par le pancréas (diabète de type 1), soit à une diminution de la capacité de cet organe à produire de l’insuline (diabète de type 2). Les diabétiques sont plus exposés au risque de maladies cardiovasculaires, comme les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux. Ils sont aussi plus exposés à des risques de perte de la vision, d’amputation du pied ou de la jambe due à des lésions des nerfs et des vaisseaux sanguins, et d’insuffisance rénale nécessitant des dialyses ou une transplantation.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Déterminants non médicaux de la santé

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    • Click to Access:  Consommation de tabac et d'alcool chez les enfants

      La consommation régulière de tabac et la consommation excessive d’alcool à l’adolescence peuvent avoir des répercussions immédiates et à long terme sur la santé. Les jeunes qui prennent l’habitude de fumer au début de l’adolescence sont davantage exposés au risque d’accidents cardiovasculaires, de maladies respiratoires et de cancer. Ils sont aussi davantage susceptibles de consommer un jour de l’alcool et d’autres drogues. L’abus d’alcool est lui-même associé à un ensemble de problèmes sociaux, ainsi qu’à des troubles physiques et mentaux, parmi lesquels la dépression et l’anxiété, l’obésité et les risques d’accident (Currie et al., 2012).

    • Click to Access:  Surpoids et obésité chez les enfants

      Les enfants en surpoids ou obèses ont plus de risques que les autres d’avoir des problèmes de santé à l’adolescence, de même qu’à l’âge adulte. Chez les jeunes, la surcharge pondérale peut entraîner des troubles orthopédiques et des difficultés psychosociales, comme une mauvaise estime de soi ou la dépression. Un enfant en surpoids risque aussi davantage de devenir un adulte obèse, si bien que les maladies cardiovasculaires, le diabète, certaines formes de cancer, l’arthrose, une qualité de vie moindre et le risque de décès prématuré s’inscrivent parmi les problèmes de santé potentiels (Lobstein, 2010 ; Currie et al., 2012).

    • Click to Access:  Consommation de fruits et de légumes chez les enfants

      L’alimentation joue un rôle déterminant dans le développement des enfants et dans leur santé à long terme. Ainsi, la consommation de fruits durant l’adolescence plutôt que des produits riches en graisses, en sucre et en sel peut les prémunir contre des problèmes tels que l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. La consommation de fruits et de légumes pendant la jeunesse peut contribuer à installer des habitudes qui favoriseront le choix d’une alimentation saine à l’âge adulte.

    • Click to Access:  Activité physique chez les enfants

      La pratique d’une activité physique à l’adolescence est bénéfique pour la santé, et permet de prendre de bonnes habitudes en la matière pour l’âge adulte, ce qui influe sur la santé tout au long de la vie. Les recherches indiquent que l’activité physique joue un rôle dans le développement, les études et le bien-être de l’enfant et de l’adolescent, ainsi que dans la prévention et le traitement de toute une série de problèmes de santé touchant les jeunes, dont l’asthme, les troubles mentaux et les problèmes osseux. Par ailleurs, le lien direct entre la pratique d’une activité physique à l’adolescence et la santé à l’âge adulte est confirmé par les effets qu’elle peut avoir sur le surpoids, l’obésité et les maladies qui en découlent, mais aussi sur les taux de cancer et la santé des os à l’âge adulte. Les répercussions sur la santé de l’activité physique à l’adolescence sont parfois liées au type d’activité pratiquée ; ainsi, les activités aquatiques permettent de lutter efficacement contre l’asthme, et l’exercice physique est recommandé dans le traitement de la mucoviscidose (Hallal et al., 2006 ; Currie et al., 2012).

    • Click to Access:  Consommation de tabac chez les adultes

      Le tabac tue chaque année environ six millions de personnes, dont plus de cinq millions sont des consommateurs directs et plus de 600 000 sont des non-fumeurs exposés au tabagisme passif (OMS, 2013). Il constitue un facteur de risque majeur pour au moins deux des principales causes de mortalité prématurée, à savoir les maladies cardiovasculaires et le cancer, augmentant les risques de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral, de cancer du poumon, du larynx et de la cavité buccale et de cancer du pancréas. De surcroît, il provoque des maladies vasculaires périphériques et de l’hypertension, et favorise fortement des maladies respiratoires comme les maladies pulmonaires obstructives chroniques. Fumer pendant la grossesse peut avoir pour conséquence la naissance de nouveau-nés de faible poids et l’apparition de maladies chez les nourrissons. Le tabac demeure le plus important facteur de risque évitable pour la santé dans les pays de l’OCDE.

    • Click to Access:  Consommation d'alcool chez les adultes

      Le bilan sanitaire d’une consommation nocive d’alcool, en termes de morbidité et de mortalité, est extrêmement lourd dans la plupart des régions du monde (Rehm et al., 2009 ; OMS, 2011d). La consommation d’alcool a de nombreuses conséquences négatives sur la santé, de même que sur le plan social ; elle accroît, entre autres, le risque d’apparition de certains cancers, d’AVC et de cirrhose du foie. De plus, l’exposition du fœtus à l’alcool augmente le risque d’anomalies congénitales et de déficiences intellectuelles. L’alcool est également une cause de décès et de handicaps dus à des accidents et traumatismes, des agressions, des actes de violence, des homicides et des suicides. On estime qu’il cause plus de 2.5 millions de morts chaque année dans le monde (OMS, 2011d). Selon l’OMS, 4 % de la charge mondiale de morbidité est imputable à l’alcool, responsable de quasiment autant de décès et d’incapacités que le tabac et l’hypertension (Rehm et al., 2009). Aux États-Unis, la consommation excessive d’alcool est la troisième cause de mortalité, avec 80 000 décès par an et la perte de 2.3 millions d’années potentielles de vie (CDC, 2012). Les dépenses de santé liées à ce problème sont estimées à 25.6 milliards USD aux États-Unis (Bouchery et al., 2006). Dans la Fédération de Russie, l’abus d’alcool a fortement contribué à l’augmentation du nombre de décès prématurés et au recul de l’espérance de vie observée dans les années 90 (OCDE, 2012c).

    • Click to Access:  Surpoids et obésité chez les adultes

      L’augmentation du surpoids et de l’obésité est un problème de santé publique majeur. Il est reconnu que l’obésité prédispose à de nombreux problèmes de santé, dont l’hypertension, le mauvais cholestérol, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les affections respiratoires (l’asthme), les maladies musculosquelettiques (arthrite) et certaines formes de cancer. De plus, la mortalité augmente progressivement une fois le seuil du surpoids franchi (Sassi, 2010).

    • Click to Access:  Consommation de fruits et de légumes chez les adultes

      L’alimentation joue un rôle déterminant dans la santé. Une consommation insuffisante de fruits et de légumes est un facteur susceptible d’accroître la morbidité. Une alimentation correcte contribue à la prévention de diverses affections chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, le diabète, les AVC, certains cancers, les troubles musculosquelettiques et toute une série de troubles mentaux.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Personnel de santé

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    • Click to Access:  Médecins (nombre total)

      Le nombre de médecins par habitant varie considérablement dans les pays de l’OCDE et les pays émergents. En 2011, la Grèce affichait, de loin, la plus forte densité (6.1 médecins pour 1 000 habitants), suivie par la Fédération de Russie et l’Autriche. Le Chili, la Turquie et la Corée présentaient la densité la plus faible parmi les pays de l’OCDE, avec environ deux médecins pour 1 000 habitants, contre un peu plus de trois médecins pour 1 000 habitants pour la moyenne de l’OCDE. Dans certains pays émergents, la densité était beaucoup plus faible, à l’image de l’Indonésie, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, qui comptaient moins d’un médecin pour 1 000 habitants ().

    • Click to Access:  Répartition des médecins par âge, sexe et catégorie

      Au-delà du nombre total de médecins, la structure du personnel médical par âge et par sexe, ainsi que la répartition entre les différentes catégories de médecins jouent un rôle important dans l’offre de services médicaux. Depuis de nombreuses années, la problématique du vieillissement des médecins dans les pays de l’OCDE suscite des inquiétudes quant à l’insuffisance de la relève, bien que dans plusieurs pays, les départs à la retraite s’avèrent souvent progressifs et de plus en plus tardifs (Pong, 2011). Autre tendance, la part grandissante des femmes parmi les médecins (la  féminisation  des professions médicales) influe sur l’offre globale de services, du fait que leurs temps de travail sont généralement inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. Cet écart tend toutefois à se réduire au sein des nouvelles générations (Maiorova, 2007). À cela s’ajoute le déséquilibre croissant en faveur de la médecine spécialisée au détriment de la médecine générale, qui soulève, dans de nombreux pays, le problème d’un accès adéquat et universel aux soins primaires.

    • Click to Access:  Gynécologues et obstétriciens, et sages-femmes

      Les gynécologues sont spécialisés dans les fonctions et maladies en rapport avec l’appareil reproducteur féminin, tandis que les obstétriciens sont spécialistes de la grossesse et de l’accouchement. Les médecins se spécialisent souvent dans ces deux domaines à la fois et les données présentées dans cette partie ne permettent pas de les distinguer. Les sages-femmes fournissent des soins et des conseils aux femmes durant la grossesse et les différentes phases de l’accouchement et pendant la période postnatale. Elles pratiquent des accouchements dans le cadre d’un exercice indépendant ou en collaboration avec des médecins et des infirmières.

    • Click to Access:  Psychiatres et personnel infirmer en psychiatrie

      Environ 10 % de la population adulte déclarent, à un moment ou à un autre de leur existence, souffrir d’une forme quelconque de trouble mental ou comportemental (OMS, 2001). Les personnes qui rencontrent des problèmes de santé mentale peuvent avoir recours à divers professionnels, tels que les généralistes, les psychiatres, les psychologues, les psychothérapeutes, les travailleurs sociaux et le personnel infirmier spécialisé. Cette partie porte sur deux catégories de prestataires de services de santé mentale – les psychiatres et le personnel infirmier travaillant en psychiatrie –, car on dispose de moins de données comparables sur les autres catégories. Les psychiatres sont compétents pour diagnostiquer et traiter un éventail de problèmes de santé mentale graves, comme la dépression, les troubles de l’apprentissage, l’alcoolisme et la toxicomanie, les troubles alimentaires et les troubles de la personnalité tels que la schizophrénie. Les infirmiers en psychiatrie ont généralement suivi une formation d’infirmier au niveau universitaire et travaillent dans le domaine des services de santé mentale (OMS, 2011e).

    • Click to Access:  Médecins nouvellement diplômés

      Pour maintenir ou augmenter le nombre de médecins, il est indispensable d’investir dans la formation de nouveaux médecins ou de recruter à l’étranger des praticiens déjà formés. Étant donné qu’il faut environ dix ans pour former un médecin, on ne peut répondre à une pénurie existante qu’en recrutant des médecins qualifiés à l’étranger, à moins qu’il n’existe des praticiens sans emploi dans le pays. À l’inverse, dans le cas d’un excédent de médecins ou d’une baisse soudaine de la demande, les nouveaux diplômés peuvent avoir des difficultés à trouver des postes vacants dans leur pays.

    • Click to Access:  Rémunération des médecins (généralistes et spécialistes)

      Le niveau de rémunération des médecins dépend pour partie du niveau général de développement économique d’un pays. Néanmoins, la rémunération des médecins par rapport au salaire moyen en vigueur dans chaque pays est très variable. Par ailleurs, la structure de la rémunération des diverses catégories de médecins a un impact sur l’attrait financier relatif des différentes spécialités. Dans bon nombre de pays, l’État influe directement sur le niveau et la structure de la rémunération, soit parce qu’il fait partie des principaux employeurs de médecins, soit en tant qu’acheteur de soins, ou encore via la réglementation des honoraires.

    • Click to Access:  Personnel infirmier

      Les infirmiers sont beaucoup plus nombreux que les médecins dans la plupart des pays de l’OCDE. Ils jouent un rôle essentiel dans l’offre de soins, non seulement dans les structures traditionnelles comme les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée, mais aussi, de plus en plus, dans les centres de soins primaires (en particulier pour les soins aux personnes souffrant de maladies chroniques) et à domicile.

    • Click to Access:  Personnel infirmier nouvellement diplômé

      Beaucoup de pays de l’OCDE ont pris des mesures, ces dernières années, pour augmenter le nombre d’élèves dans les filières de formation des infirmiers, en réponse aux inquiétudes suscitées par la pénurie, actuelle ou prévue, de personnel. Il est d’autant plus important d’investir davantage dans la formation que la population infirmière vieillit dans de nombreux pays et que les infirmiers de la génération du  baby-boom  approchent de la retraite.

    • Click to Access:  Rémunération du personnel infirmier

      Le niveau de rémunération du personnel infirmier est l’un des facteurs qui influent sur la satisfaction professionnelle et l’attrait de la profession. Il a aussi un effet direct sur les coûts, puisque les salaires représentent l’un des principaux postes de dépenses des systèmes de santé.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Services de santé

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    • Click to Access:  Consultations de médecins

      Les consultations de médecins peuvent avoir lieu dans le cabinet ou la clinique du médecin, dans les services de consultations externes des hôpitaux ou, dans certains cas, au domicile des patients. Dans de nombreux pays d’Europe (Espagne, Danemark, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République slovaque et Royaume-Uni par exemple), les patients sont obligés ou incités à consulter un médecin généraliste avant de voir un spécialiste. Le généraliste peut alors les envoyer consulter un spécialiste, s’il le juge utile. Dans d’autres pays (comme l’Autriche, la République tchèque, l’Islande, le Japon et la Corée), les patients peuvent consulter directement les spécialistes.

    • Click to Access:  Technologies médicales

      Les nouvelles technologies médicales permettent d’améliorer les diagnostics et les traitements, mais elles contribuent également à l’augmentation des dépenses de santé. Cette section présente des données sur la disponibilité et l’utilisation de deux technologies de diagnostic : la tomodensitométrie (CT scanner) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les CT scanners et les appareils d’IRM facilitent les diagnostics en fournissant aux médecins des images des organes internes et des structures du corps. Contrairement aux techniques traditionnelles de radiographie et de scanner, les examens par IRM n’exposent pas les patients à un rayonnement ionisant.

    • Click to Access:  Lits d'hôpital

      Le nombre de lits d’hôpital fournit une indication sur les ressources disponibles pour l’offre de services aux patients hospitalisés. Cette section présente des données sur le nombre total de lits d’hôpital, ainsi que des informations plus spécifiques sur les lits affectés aux soins curatifs (aigus), aux soins psychiatriques, aux soins de longue durée et à d’autres types de soins. Elle fournit également un indicateur du taux d’occupation des lits affectés aux soins curatifs.

    • Click to Access:  Sorties d'hôpital

      Les taux de sortie d’hôpital mesurent le nombre de patients qui quittent un hôpital après y avoir reçu des soins. Avec la durée moyenne de séjour, ce sont des indicateurs importants de l’activité hospitalière. L’activité hospitalière est affectée par un certain nombre de facteurs, comprenant bien sûr la demande pour les soins hospitaliers, mais aussi la capacité des hôpitaux à traiter les patients, la capacité du secteur des soins primaires à prévenir les admissions hospitalières évitables et l’offre de soins post-aigus pour assurer les soins de réadaptation et de longue durée.

    • Click to Access:  Durée moyenne de séjour à l'hôpital

      La durée moyenne de séjour à l’hôpital est fréquemment utilisée comme indicateur d’efficience. Toutes choses égales par ailleurs, un séjour plus court diminue le coût par sortie et déplace les soins vers le cadre moins onéreux des soins post-aigus. Toutefois, un séjour plus court exige généralement une intensité de services plus élevée et coûte plus cher par journée d’hospitalisation. Un séjour trop court peut aussi compromettre l’efficacité du traitement et s’avérer préjudiciable au confort du patient ou à son rétablissement. Si cela se traduit par une augmentation des taux de réadmission, les coûts par épisode de maladie ne diminueront que modérément ou risquent même d’augmenter.

    • Click to Access:  Chirurgies cardiaques

      Les maladies cardiaques sont une cause majeure d’hospitalisation et de décès dans les pays de l’OCDE (voir l’). Les pontages coronariens et les angioplasties ont révolutionné le traitement des cardiopathies ischémiques au cours des dernières décennies. Le pontage coronarien est une opération à thorax ouvert impliquant la greffe de veines et/ou d’artères afin de contourner une ou plusieurs artères obstruées. L’angioplastie coronarienne est une procédure bien moins invasive qui consiste à introduire dans le système artériel un cathéter à l’extrémité duquel est fixé un ballonnet, afin de distendre l’artère coronarienne au point d’obstruction ; la mise en place d’un stent pour maintenir l’artère ouverte accompagne la majorité des angioplasties.

    • Click to Access:  Chirurgies de remplacement de la hanche et du genou

      Les progrès considérables des interventions chirurgicales ont offert des alternatives efficaces pour soulager la douleur et le handicap associés à certains troubles musculo-squelettiques. La chirurgie de remplacement de la hanche et du genou est considérée être l’intervention la plus efficace pour le traitement de l’ostéo-arthrite sévère, car elle soulage la douleur, réduit le handicap et permet à certains patients de retrouver un fonctionnement quasi normal.

    • Click to Access:  Césariennes

      Les taux d’accouchement par césarienne (en pourcentage de toutes les naissances vivantes) ont augmenté dans tous les pays de l’OCDE au cours des dernières décennies, même si récemment un petit nombre de pays ont inversé cette tendance. Cette augmentation s’explique, entre autres, par la réduction du risque de l’accouchement par césarienne, par les préoccupations relatives à la responsabilité pour faute médicale, par la commodité de la programmation de l’accouchement pour les médecins et pour les patientes et par l’évolution de la relation médecin-patiente. Néanmoins, l’accouchement par césarienne accroît le risque de mortalité maternelle, de morbidité maternelle et infantile et de complications pour les accouchements ultérieurs (Minkoff et Chervenak, 2003 ; Bewley et Cockburn, 2002 ; Villar et al., 2006). Ces risques accrus, auxquels s’ajoute le coût financier plus élevé (le coût moyen d’une césarienne est au moins deux fois plus élevé que pour un accouchement normal dans nombre de pays de l’OCDE ; Koechlin et al., 2010), conduisent à s’interroger sur la pertinence de pratiquer des césariennes qui ne sont pas nécessaires sur le plan médical.

    • Click to Access:  Opérations de la cataracte

      Ces dernières décennies, le nombre d’actes réalisés en chirurgie de jour sans hospitalisation a considérablement augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE grâce aux progrès des technologies médicales, en particulier à la diffusion des interventions peu invasives, et de l’anesthésie. Ces innovations ont également accru la sécurité et la santé des patients, et contribué, dans bien des cas, à réduire le coût unitaire des interventions en raccourcissant la durée de séjour à l’hôpital. Toutefois, l’impact sur les dépenses de santé de l’augmentation des actes réalisés en chirurgie de jour dépend non seulement de l’évolution de leur coût unitaire mais aussi de l’augmentation du nombre total d’interventions pratiquées et doit également prendre en compte tout coût supplémentaire lié aux soins post-aigus et aux soins de suite.

    • Click to Access:  Consommation de médicaments

      La croissance des dépenses pharmaceutiques s’est ralentie dans de nombreux pays de l’OCDE ces dernières années (voir l’). Toutefois, pour de nombreuses catégories de médicaments, les quantités consommées continuent de croître, dû en partie à la demande croissante concernant les maladies liées au vieillissement et les maladies chroniques.

    • Click to Access:  Part de marché des médicaments génériques

      Tous les pays de l’OCDE considèrent le développement des marchés des médicaments génériques comme une bonne occasion d’accroître l’efficience des dépenses pharmaceutiques, en proposant des produits moins coûteux que les médicaments sous brevet pour un résultat sanitaire équivalent. En 2011, les génériques représentaient environ trois quarts du volume des produits pharmaceutiques couverts par la couverture médicale de base en Allemagne, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et au Danemark, mais moins d’un quart au Luxembourg, en Italie, en Irlande, en Suisse, au Japon et en France ().

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Qualité des soins

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    • Click to Access:  Admissions évitables à l'hôpital

      La plupart des systèmes de santé ont développé un  niveau de soins primaires  dont la fonction comprend la gestion des nouveaux problèmes de santé qui ne menacent pas directement la vie, la gestion des affections de longue durée et l’aide à la prise de décision des patients lorsqu’un transfert vers des services hospitaliers est nécessaire. Un des principaux objectifs est le bien-être des individus, en fournissant un lieu de soins stable sur le long terme, en adaptant et en coordonnant les soins pour ceux dont les besoins sont multiples et en favorisant l’auto-éducation et l’autogestion des patients (Kringos, 2010). Dans un contexte de prévalence croissante des maladies chroniques dans de nombreux pays de l’OCDE (voir les , ), proposer des soins primaires de haute qualité est une priorité majeure de presque tous les systèmes de santé.

    • Click to Access:  Prescriptions dans le cadre des soins primaires

      Au-delà de la consommation et des dépenses (voir les  Consommation de médicaments  Dépenses pharmaceutiques ), les informations sur les prescriptions peuvent être utilisées en tant qu’indicateur de la qualité des soins de santé. Deux indicateurs complémentaires sont présentés : le volume total des antibiotiques et, plus spécifiquement, le volume des quinolones et des céphalosporines en pourcentage de l’ensemble des antibiotiques.

    • Click to Access:  Mortalité après un infarctus aigu du myocarde (IAM)

      La mortalité due aux maladies coronariennes a diminué sensiblement depuis les années 70 (voir l’ Mortalité due aux maladies cardiovasculaires ). Cette baisse peut être attribuée en partie à de meilleurs traitements, particulièrement lors des phases aiguës d’infarctus du myocarde. Les soins dispensés en cas d’IAM ont fortement évolué au cours des dernières décennies avec l’apparition des unités de soins coronariens et des traitements visant à rétablir rapidement la circulation sanguine (Khush et al., 2005). Les directives en matière de pratiques cliniques fournissent aux cliniciens des informations sur la façon d’optimiser les traitements, et les études ont démontré qu’un plus grand respect de ces directives améliorait les résultats pour la santé (par exemple Schiele et al., 2005 ; Eagle et al., 2005). Toutefois, les patients victimes d’un IAM ne reçoivent pas toujours les soins appropriés, ce qui soulève des inquiétudes concernant la qualité des soins dans quelques pays (Brekke et Gjelsvik, 2009 ; Kotseva et al., 2009).

    • Click to Access:  Mortalité après un accident vasculaire cérébral

      Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et autres maladies cérébrovasculaires représentent plus de 8 % de l’ensemble des décès dans les pays de l’OCDE. Les AVC ischémiques représentent environ 85 % de l’ensemble des cas de maladies cérébrovasculaires. Dans ces AVC, l’irrigation sanguine d’une partie du cerveau est interrompue, ce qui entraîne une nécrose de la partie touchée (les cellules meurent). Le traitement des AVC ischémiques a fait des progrès spectaculaires au cours de la dernière décennie. Des essais cliniques ont clairement démontré les avantages du traitement thrombolytique pour les accidents ischémiques, ainsi que des soins reçus dans des unités dédiées aux AVC qui facilitent le diagnostic et une thérapie précoce et énergique des victimes d’AVC (Hacke et al., 1995 ; Seenan et al., 2007). En dépit des bénéfices cliniques qu’elles apportent, on observe une grande variabilité dans l’accès à ces unités spécialisées dans la prise en charge des AVC, tant au sein des pays qu’entre eux (AIHW, 2013 ; Kapral et al., 2011 ; Indredavik, 2009).

    • Click to Access:  Complications chirurgicales

      La sécurité des patients demeure l’une des principales questions abordées par les politiques de santé et le débat public. De forts taux d’erreurs dans l’administration des soins médicaux ont été révélés à plusieurs reprises, notamment dans le rapport phare de l’Institut de médecine qui estimait que les décès dus à une erreur médicale étaient plus nombreux que ceux imputables à un accident de la circulation ou un cancer du sein (Kohn et al., 2000). Une comparaison robuste des performances entre pairs est essentielle pour créer les conditions d’une amélioration. Deux types d’incidents en lien avec la sécurité des patients peuvent être distingués : les événements sentinelles qui ne devraient jamais se produire comme l’oubli d’un corps étranger (par exemple aiguilles, lames, gaze) à la fin d’une intervention chirurgicale ; et les incidents préjudiciables, comme la septicémie postopératoire, qui ne peuvent jamais être totalement évités, compte tenu du caractère risqué de certaines interventions, même si une hausse des taux de complications peut être le signe de problèmes systémiques.

    • Click to Access:  Traumatisme obstétrical

      La sécurité des patientes lors de l’accouchement peut être évaluée en observant les cas potentiellement évitables de déchirures du périnée survenant lors d’un accouchement par voie vaginale. De telles déchirures s’étendent aux muscles du périnée et à la paroi intestinale et nécessitent une intervention chirurgicale. Elles se produisent le plus souvent dans le cas d’un premier accouchement par voie basse, de poids de naissance élevé du bébé, de déclenchement du travail, de position occipitale postérieure, de prolongation de la deuxième phase du travail et d’accouchement par instrument. Parmi les complications possibles figurent les douleurs périnéales persistantes et l’incontinence. Une étude récente révèle qu’environ 10 % des femmes qui ont subi de telles déchirures souffriront d’une incontinence fécale dans les premiers temps, et que près de 45 % des femmes auront toujours des symptômes après quatre à huit ans (Sundquist, 2012).

    • Click to Access:  Réadmission à l'hôpital non programmée de patients atteints de troubles mentaux

      Le poids des maladies mentales est considérable. Les troubles mentaux et du comportement, notamment les troubles dépressifs majeurs, les troubles anxieux et la schizophrénie représentaient 7.4 % des années de vie en bonne santé perdues en raison d’incapacité au niveau mondial en 2010. De plus, le poids attribuable à ce groupe de maladies a augmenté de 5.9 % entre 1990 et 2010, la schizophrénie et les troubles bipolaires étant les principaux contributeurs à cette hausse (Murray et al., 2013).

    • Click to Access:  Surmortalité due aux troubles mentaux

      La surmortalité est le ratio du taux de mortalité des patients ayant un trouble mental sur le taux de mortalité de la population globale. Une valeur supérieure à un implique que les personnes souffrant de troubles mentaux présentent un risque de décès plus élevé que le reste de la population.

    • Click to Access:  Dépistage, survie et mortalité du cancer du col de l'utérus

      Le cancer du col de l’utérus est en grande partie évitable si les changements précancéreux sont détectés et traités avant la progression de la maladie. La principale cause du cancer du col de l’utérus, qui représente environ 95 % de l’ensemble des cas, est l’exposition sexuelle au papillomavirus humain (PVH) (CIRC, 1995 ; Franco et al., 1999). Les pays ont adopté des politiques différentes en ce qui concerne la prévention et le diagnostic précoce du cancer du col de l’utérus.

    • Click to Access:  Dépistage, survie et mortalité du cancer du sein

      Le cancer du sein est la forme de cancer la plus fréquente chez les femmes. Une femme sur neuf aura un cancer du sein à un moment de sa vie et une sur trente en décédera. Les facteurs de risque qui augmentent les chances d’avoir cette maladie incluent l’âge, les antécédents familiaux de cancer du sein, une œstrogénothérapie, l’hygiène de vie, le régime alimentaire et la consommation d’alcool.

    • Click to Access:  Survie et mortalité du cancer colorectal

      Le cancer colorectal est la troisième forme de cancer la plus couramment diagnostiquée dans le monde, après le cancer du poumon et le cancer du sein, avec plus de 1.2 million de nouveaux cas diagnostiqués tous les ans. Les taux d’incidence sont sensiblement plus élevés pour les hommes que pour les femmes (CIRC, 2011). Plusieurs facteurs exposent certains individus à un risque accru de contracter la maladie, notamment l’âge, la présence de polypes, une colite ulcéreuse, un régime riche en graisses et des facteurs génétiques. La maladie est plus répandue aux États-Unis et en Europe, et reste rare en Asie. Mais dans les pays qui ont adopté un régime alimentaire de type occidental comme le Japon, l’incidence du cancer colorectal est toutefois en augmentation. Aux États-Unis, on estime à 14 milliards USD par an les dépenses totales au titre du traitement du cancer colorectal (Mariotto et al., 2011).

    • Click to Access:  Programmes de vaccination des enfants

      Tous les pays de l’OCDE ont mis en place des programmes de vaccination reposant sur leur interprétation des risques et des avantages de chaque vaccin. Il est clairement établi que les vaccins procurent une protection efficace et sans danger contre des maladies telles que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole et l’hépatite B. Le pourcentage d’enfants protégés contre ces maladies peut être considéré comme un indicateur de la qualité des soins.

    • Click to Access:  Vaccination antigrippale des personnes âgées

      La grippe est une maladie infectieuse courante qui touche entre 5 et 15 % de la population chaque année (OMS, 2009). La plupart des personnes qui contractent la maladie s’en remettent rapidement mais les personnes âgées et les personnes souffrant d’affections chroniques sont plus exposées au risque de complications, voire de décès. La grippe peut avoir un impact majeur sur le système de santé. Au Royaume-Uni, on estime que 779 000 consultations de généralistes et 19 000 hospitalisations sont attribuables à la grippe chaque année (Pitman et al., 2006). À certains moments de l’année, la grippe peut mettre les systèmes de santé en grande difficulté. Par exemple à Toronto au Canada, tous les 100 cas locaux de grippe entraînent une augmentation de 2.5 heures par semaine de déroutement d’ambulances, un signe évident de l’encombrement des services d’urgence (Hoot et al., 2008 ; Schull et al., 2004).

    • Click to Access:  Expériences des patients en soins ambulatoires

      Proposer une offre de soins souple et centrée sur le patient est un objectif de plus en plus fondamental des politiques de santé dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Mesurer et suivre le vécu des patients responsabilise les patients et le public, les implique dans les décisions sur la fourniture et la gouvernance des soins de santé, et permet de mieux savoir dans quelle mesure ils maîtrisent leurs problèmes de santé et les traitements qu’ils reçoivent.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Accès aux soins

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    • Click to Access:  Couverture des soins de santé

      La couverture des soins de santé par les assurances publiques ou privées favorise l’accès aux produits et services médicaux, et permet de se couvrir contre les aléas financiers d’un accident ou d’une maladie grave (OCDE, 2004a). Toutefois, le pourcentage de la population couverte par de telles assurances ne fournit pas un indicateur complet de l’accessibilité, car la gamme de services couverts et le degré de participation des patients au coût de ces services affectent également l’accès aux soins.

    • Click to Access:  Dépenses de santé à la charge des patients

      La protection financière apportée par l’assurance maladie publique ou privée réduit considérablement le montant que les personnes paient directement pour les soins médicaux ; toutefois, dans certains pays, le poids de ces dépenses directes peut créer des barrières à l’accès aux soins de santé et à leur utilisation. Les ménages qui ont des difficultés à payer leurs factures médicales peuvent reporter à plus tard voire renoncer à des soins de santé dont ils ont besoin (Banthin et al., 2008). En moyenne dans les pays de l’OCDE, 20 % des dépenses de santé sont réglées directement par les patients (voir l’ Financement des dépenses de santé ).

    • Click to Access:  Répartition géographique des médecins

      L’accès aux soins médicaux nécessite un nombre suffisant de médecins et une répartition géographique adéquate de ces derniers sur l’ensemble du pays. Un manque de médecins dans certaines régions peut accroître la durée des déplacements ou les délais d’attente des patients et être à l’origine de besoins en soins de santé insatisfaits. La répartition inégale des médecins est un problème important auquel sont confrontés de nombreux pays de l’OCDE, en particulier ceux comptant des régions isolées et à faible densité de population ou des zones urbaines défavorisées.

    • Click to Access:  Inégalités dans les consultations de médecins

      Les problèmes d’accès aux soins de santé peuvent être mesurés grâce aux taux d’utilisation effective des services de santé et aux déclarations de besoins insatisfaits en soins médicaux. Les inégalités dans l’utilisation des soins et les besoins non satisfaits peuvent entraîner une dégradation de l’état de santé et accroître les inégalités en matière de santé.

    • Click to Access:  Inégalités dans les consultations de dentistes

      Les problèmes d’accès aux dentistes persistent dans de nombreux pays, le plus souvent parmi les groupes défavorisés et à faibles revenus. Aux États-Unis par exemple, entre 2005 et 2008 plus de 40 % des personnes de 20 à 64 ans à faibles revenus avaient des caries dentaires non traitées, contre 16 % seulement des personnes à revenus élevés (NCHS, 2011).

    • Click to Access:  Inégalités dans le dépistage du cancer

      Le cancer est la deuxième cause de décès la plus courante dans l’OCDE, responsable de 26 % de l’ensemble des décès en 2011. La détection précoce des cancers colorectaux, du sein et du col de l’utérus grâce aux programmes de dépistage a contribué à l’augmentation des taux de survie au cours des cinq dernières années (voir les ), et de nombreux pays ont choisi d’offrir un large accès au dépistage. Dans la plupart des pays, plus de la moitié des femmes dans les catégories d’âge ciblées par le dépistage ont bénéficié récemment d’une mammographie et d’un examen pelvien ou d’un frottis du col (voir les ).

    • Click to Access:  Délais d'attente pour une chirurgie élective

      Les longs délais d’attente pour bénéficier de soins médicaux constituent un enjeu important des politiques de santé dans de nombreux pays de l’OCDE (Siciliani et al., 2013). Les délais excessifs pour une chirurgie élective (non urgente), comme une opération de la cataracte, une arthroplastie de la hanche ou du genou, sont source de mécontentements car les bénéfices attendus du traitement sont retardés, et la douleur et les handicaps perdurent. Alors que les délais d’attente sont vus comme un enjeu important dans de nombreux pays, pour d’autres ce n’est pas le cas (par exemple l’Allemagne, la Belgique, la Corée, les États-Unis, la France, le Japon, le Luxembourg et la Suisse).

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Dépenses de santé et financement

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    • Click to Access:  Dépenses de santé par habitant

      Le niveau et la progression des dépenses de santé des pays de l’OCDE reflètent un large éventail de facteurs économiques et sociaux, ainsi que la diversité des structures de financement et d’organisation des systèmes de santé nationaux.

    • Click to Access:  Dépenses de santé en proportion du PIB

      L’évolution des dépenses de santé en proportion du PIB est le résultat des fluctuations enregistrées dans le niveau de ces dépenses et dans la croissance de l’économie. La crise économique qui s’est amorcée en 2008 a mis fin à une longue période durant laquelle les dépenses de santé augmentaient plus vite que le PIB dans de nombreux pays de l’OCDE. Ceci a entraîné des changements sensibles de tendance pour ce qui concerne la part des dépenses de santé dans le PIB.

    • Click to Access:  Dépenses de santé par fonction

      Les dépenses au titre des soins hospitaliers et ambulatoires représentent une part importante des dépenses de santé dans les pays de l’OCDE : environ 62 % en moyenne des dépenses de santé courantes en 2011 (). Un autre 20 % des dépenses de santé a été consacré aux produits médicaux (principalement les médicaments, qui constituent 17 % du total), 12 % aux soins de longue durée et les 6 % restants aux services collectifs, comme les programmes de santé publique, la prévention et les dépenses d’administration.

    • Click to Access:  Dépenses pharmaceutiques

      En 2011, les dépenses pharmaceutiques représentaient en moyenne plus d’un sixième (17 %) des dépenses totales de santé dans les pays de l’OCDE, ce qui en fait le troisième poste de dépenses après les soins hospitaliers et les soins ambulatoires.

    • Click to Access:  Dépenses par maladie et par âge

      Il est important de ventiler les dépenses de soins de santé par catégorie de maladie et par tranche d’âge afin de fournir un éclairage utile aux responsables des politiques de santé sur l’affectation des ressources au sein du système. Ces informations peuvent contribuer à l’évaluation de l’impact qu’ont eu récemment, et que pourraient avoir à l’avenir, le vieillissement des populations et l’évolution du profil des maladies en matière de dépenses. De plus, l’analyse des liens entre les dépenses de santé par maladie, les prestations de services (par exemple, les sorties d’hôpital par maladie) et les résultats (par exemple, les taux de survie à la suite d’un infarctus ou d’un cancer) peut faciliter le suivi des performances des systèmes de soins de santé selon les types de maladie (Heijink et al., 2006).

    • Click to Access:  Financement des dépenses de santé

      Dans tous les pays de l’OCDE, les soins de santé sont financés à la fois par des sources publiques et privées. Pour certains pays, le financement public se limite à l’utilisation des recettes fiscales générales du gouvernement, alors que dans d’autres, ce sont les caisses d’assurances sociales qui supportent la plus grosse partie des dépenses de santé. Le financement privé comporte essentiellement les paiements directs par les ménages (soit pour la totalité de l’achat des biens et services soit sous la forme de co-paiements), ainsi que diverses formes d’assurances-santé privées destinées à remplacer ou à compléter la couverture financée par des fonds publics.

    • Click to Access:  Commerce international des services de santé

      Le commerce des services de santé et sa composante la plus médiatisée, le tourisme médical, ont attiré l’attention des médias ces dernières années. Plusieurs facteurs expliquent la croissance des  importations  et des  exportations  dans ce domaine. Les avancées technologiques des systèmes d’information et de communication permettent aux patients ou aux tiers acheteurs de soins de santé de se procurer, à moindre coût et/ou plus rapidement, des traitements de qualité auprès de prestataires à l’étranger. Un accroissement de la portabilité de la couverture médicale, du fait de la mise en place de dispositifs régionaux d’assurance maladie publique ou du développement du marché de l’assurance privée, permet également d’augmenter la mobilité des patients. Tout cela s’accompagne aussi d’une augmentation générale des déplacements occasionnels de populations entre les pays pour les affaires, les loisirs ou pour des raisons spécifiquement médicales.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Vieillissement et soins de longue durée

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    • Click to Access:  Évolution démographique

      Le vieillissement de la population se caractérise par une augmentation de la part de la population âgée, induite par l’allongement de l’espérance de vie (voir l’) et la baisse du taux de fécondité (OCDE, 2011b).

    • Click to Access:  Espérance de vie et espérance de vie en bonne santé à 65 ans

      L’espérance de vie à 65 ans a fortement augmenté pour les hommes comme pour les femmes au cours des 50 dernières années dans les pays de l’OCDE et dans les économies émergentes. Plusieurs facteurs ont contribué à cette progression, notamment les progrès réalisés en matière de soins médicaux et un meilleur accès aux soins, mais aussi des modes de vie plus sains et une amélioration des conditions de vie aussi bien avant qu’après 65 ans.

    • Click to Access:  État de santé et incapacité autodéclarés à 65 ans

      La plupart des pays de l’OCDE mènent des enquêtes périodiques qui permettent aux personnes interrogées de détailler différents aspects de leur santé. On trouve fréquemment dans ces enquêtes une question concernant l’état de santé tel que le perçoivent les personnes interrogées et formulée de la manière suivante :  comment décririez-vous votre état de santé général ? . Malgré la subjectivité de ce type de question, les indicateurs de perception de l’état de santé général constituent de bons facteurs prédictifs du recours futur des individus aux soins de santé et de leur mortalité (DeSalvo, 2005 ; Bond et al., 2006). Il peut toutefois se révéler difficile d’interpréter les écarts de perception de l’état de santé que l’on observe d’un pays à l’autre, dans la mesure où les questions des enquêtes peuvent être légèrement différentes et où des facteurs culturels peuvent influencer les réponses.

    • Click to Access:  Prévalence de la démence

      La démence correspond à une catégorie de troubles du cerveau qui entraînent des lésions cérébrales provoquant une détérioration progressive des capacités fonctionnelles et des relations sociales de l’individu. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence ; elle représente de 60 à 80 % des cas. Il n’existe pas actuellement de traitement capable de stopper la démence, mais des médicaments et d’autres interventions peuvent ralentir la progression de la maladie.

    • Click to Access:  Bénéficiaires de soins de longue durée

      Dans les pays de l’OCDE, de plus en plus de personnes reçoivent des soins de longue durée, principalement sous l’effet du vieillissement de la population et de l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes, mais aussi de la mise en place de nouveaux services et programmes dans de nombreux pays.

    • Click to Access:  Aidants informels

      Les aidants familiaux sont la colonne vertébrale des systèmes de soins de longue durée dans tous les pays de l’OCDE, même si l’on observe des variations sensibles d’un pays à l’autre en ce qui concerne l’importance relative de l’aide informelle prodiguée par des membres de la famille par rapport au recours à des prestataires professionnels. Compte tenu du caractère informel des soins prodigués par les proches, il est difficile d’obtenir des données comparables sur le nombre d’aidants familiaux dans chacun des pays, ni sur le temps qu’ils consacrent à ces activités. Les données présentées dans cette section proviennent d’enquêtes nationales et internationales sur la santé, et se réfèrent aux individus âgés de 50 ans et plus qui déclarent fournir des soins et une aide à un proche (membre de la famille ou ami).

    • Click to Access:  Emploi dans le secteur des soins de longue durée

      La prestation des soins de longue durée est une activité à forte intensité de main-d’œuvre. Les travailleurs formels du secteur des soins de longue durée sont définis comme les travailleurs rémunérés, généralement du personnel infirmier et des auxiliaires de vie, qui dispensent des soins et/ou une aide aux personnes qui sont limitées dans leurs activités quotidiennes, à domicile ou dans des établissements médicalisés non hospitaliers. Les soins de longue durée formels sont complétés par les soins informels, généralement non rémunérés, prodigués par les proches, qui représentent une grande partie de la prise en charge des personnes âgées dans tous les pays de l’OCDE (voir l’).

    • Click to Access:  Lits de soins de longue durée

      Le nombre de lits dans les établissements de long séjour et dans les unités de soins de longue durée à l’hôpital donne une indication des ressources disponibles pour assurer une prise en charge de longue durée ailleurs qu’au domicile des patients.

    • Click to Access:  Dépenses de soins de longue durée

      Au cours des dernières décennies, les dépenses de soins de longue durée ont augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE, et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir du fait du vieillissement de la population et de l’accroissement du nombre de personnes ayant un besoin continu de services de santé et d’aide sociale.

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